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Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête en référé suspension de M. A, commerçant, qui contestait l'arrêté du maire de Lille du 22 mai 2025 interdisant la vente d'alcool à emporter de 22h à 7h dans le secteur Masséna-Solférino. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer que la baisse de son chiffre d'affaires était directement imputable à la mesure et qu'elle menaçait la pérennité de son commerce. Il a également jugé qu'aucun des moyens soulevés (discrimination, défaut de motivation, durée excessive) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, la mesure étant proportionnée au regard des infractions constatées dans le secteur. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la SARL Indigo, qui demandait la condamnation de la commune de Leers au paiement d’un solde de marché de 5 382,42 euros et des intérêts moratoires. La société contestait l’application de pénalités de retard, invoquant une sujétion technique imprévue due à la reprise d’un mur en plâtre. Le tribunal a jugé que cette difficulté matérielle ne présentait pas un caractère exceptionnel et n’avait pas bouleversé l’économie du contrat, de sorte que les pénalités étaient justifiées. La solution retenue s’appuie sur les stipulations du cahier des clauses administratives particulières et générales (CCAG-Travaux), ainsi que sur les textes régissant les marchés publics.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du maire de Lille refusant de reconnaître la maladie de Mme B comme imputable au service. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car la décision contestée n’affectait pas directement la rémunération de l’agent, lequel percevait déjà un demi-traitement depuis plus de deux ans sans justifier de sa situation familiale. La requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité, sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Demande de référé liberté rejetée par le Tribunal administratif de Lille. Mme A, ressortissante serbe, sollicitait la délivrance d’une carte de séjour pluriannuelle sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative. Le juge des référés a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour la requérante de justifier de circonstances particulières nécessitant une intervention à très bref délai, compte tenu de son absence de diligences depuis la décision favorable de septembre 2024 et du délai de saisine. La requête a été rejetée par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 15 mai 2025 par lequel le préfet du Nord a refusé le renouvellement du titre de séjour "vie privée et familiale" de M. C. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de la cessation de la communauté de vie avec son épouse et d'une condamnation pénale pour violence. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
Le Tribunal administratif de Lille, saisi par M. B d’une requête en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de l’Oise l’obligeant à quitter le territoire français, a transmis le dossier au Tribunal administratif d’Amiens. Cette transmission est motivée par la fin de la rétention administrative de l’intéressé et l’existence d’un domicile stable à Creil, dans l’Oise, relevant du ressort d’Amiens. La décision se fonde sur les articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, afin d’assurer une bonne administration de la justice.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête en référé suspension de M. A, qui contestait le refus implicite de délivrance d’un titre de séjour et d’un récépissé. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières, et que les conclusions relatives au récépissé étaient irrecevables en l’absence de requête au fond. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative et les règles de recevabilité des référés.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les requêtes de l'EURL Bernard Symoens et de la SAS Hexa Ingénierie contestant des saisies administratives à tiers détenteur et des titres de recettes émis par la commune de Caudry, dans le cadre d'un marché public de prestations intellectuelles résilié pour faute. Le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre les titres exécutoires comme irrecevables, en raison de leur tardiveté et de l'absence de production des actes contestés. S'agissant des actes de poursuite, le tribunal a constaté que la commune avait suspendu les poursuites et levé le blocage des comptes, rendant les conclusions sans objet. Enfin, la demande de résiliation pour faute a été jugée fondée sur des manquements contractuels avérés (surfacturations, retards, désordres non résolus), et le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes des sociétés, les condamnant aux dépens et aux frais d'instance.
Refus de titre de séjour pour un ressortissant marocain. Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de M. B contre l'arrêté du préfet du Nord du 2 mai 2023. La décision retient que l'arrêté a été signé par une autorité compétente et que le refus ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B d’une demande visant à assurer la complète exécution d’une ordonnance du 7 avril 2023. Par un mémoire enregistré le 27 juin 2025, M. B a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le juge des référés a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 1er juillet 2025.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B contestant la décision du ministre de l'intérieur constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que plusieurs retraits de points. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives à la décision d'invalidation et aux retraits de points pour les infractions des 12 juillet 2019 et 13 août 2021, ces décisions ayant été retirées par l'administration en cours d'instance. Pour les infractions restantes des 28 juin 2019 et 21 août 2021, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'information préalable, en application des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, estimant que l'administration apportait la preuve de la délivrance de cette information. En conséquence, le surplus des conclusions de la requête a été rejeté.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. C contestant la décision du ministre de l'intérieur du 3 juin 2022 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points consécutifs à des infractions de 2020 et 2021. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la décision d'invalidation et les retraits de points pour les infractions des 28 avril et 16 juillet 2021, le ministre les ayant implicitement retirés en cours d'instance. Concernant l'infraction du 31 juillet 2020, le tribunal a annulé la décision de retrait de points, faute pour l'administration d'avoir apporté la preuve de la délivrance de l'information préalable obligatoire prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. C contestant la décision d'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, le retrait de quatre points suite à une infraction du 14 novembre 2020, et le refus implicite de lui restituer quatre points après un stage de sensibilisation. Le tribunal a constaté que l'administration avait retiré la décision d'invalidation et crédité les points du stage en cours d'instance, rendant sans objet les conclusions sur ces points. Sur le retrait de points contesté, le tribunal a annulé la décision de retrait au motif que l'administration n'avait pas apporté la preuve de la délivrance de l'information préalable obligatoire prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, constituant une garantie essentielle pour le conducteur.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre les décisions du 20 décembre 2022 de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) du Nord, rejetant sa demande d’orientation vers le dispositif d’emploi accompagné ou un établissement médico-social pour adultes. La maison départementale des personnes handicapées (MDPH), défenderesse, n’ayant pas produit de mémoire malgré une mise en demeure, est réputée avoir acquiescé aux faits. Le tribunal, statuant en plein contentieux sur le fondement des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que des articles L. 5213-1 et suivants du code du travail, a examiné les droits de l’intéressé. Il a annulé les décisions attaquées et a accordé à M. B l’orientation vers le dispositif d’emploi accompagné.
Recours de M. B contre une décision du président du conseil départemental du Pas-de-Calais lui accordant une remise gracieuse partielle de son indu de revenu de solidarité active. Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en juge unique, rejette la requête. Il applique l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, estimant que la bonne foi de M. B n’est pas en cause mais que sa situation de précarité n’est pas démontrée faute de pièces justificatives. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B contestant la décision du ministre de l'intérieur du 13 avril 2022 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision, la signataire disposant d'une délégation de signature régulière. Concernant l'infraction du 16 juin 2021, le tribunal a jugé que M. B ne démontrait pas avoir formé une réclamation ayant entraîné l'annulation du titre exécutoire, la réalité de l'infraction étant établie par le paiement de l'amende forfaitaire. La décision s'appuie sur les articles L. 223-1 du code de la route et 530 du code de procédure pénale.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du préfet du Nord de lui restituer quatre points sur son permis de conduire après un stage de sensibilisation à la sécurité routière. Le tribunal a jugé que la décision d’invalidation du permis pour solde de points nul, datée du 10 août 2020, avait été régulièrement notifiée à l’intéressée, bien que le pli n’ait pas été réclamé. En application de l’article L. 223-6 du code de la route, le préfet était tenu de refuser la restitution de points, car le stage avait eu lieu après cette notification. Les arguments de Mme B sur une erreur de calcul des points ou une contestation d’infractions ont été écartés comme inopérants.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A C, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 16 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également estimé que la décision n'était entachée d'aucun défaut d'examen ni d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B contestant un indu de prime d'activité et d'aide personnalisée au logement. La décision attaquée est la décision explicite de la commission de recours amiable de la CAF du Nord du 28 mars 2024, qui s'est substituée à la décision implicite de rejet. Le tribunal a examiné la régularité et le bien-fondé de la décision de récupération de l'indu, en application des articles L. 845-2 du code de la sécurité sociale et R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, incluant sa demande de remise de dette.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête du GIE Ineo Rail contestant un titre exécutoire de 5 352 540,45 euros émis par le syndicat intercommunal de mobilité et d'organisation urbaine du valenciennois pour des désordres affectant le système d'anti-franchissement des rames de tramway. Le tribunal a retenu la substitution de base légale demandée par le syndicat, fondant la créance sur la garantie décennale des constructeurs (articles 1792 et suivants du code civil) plutôt que sur la responsabilité contractuelle. Il a estimé que les désordres, bien qu'affectant des biens meubles dissociables, rendaient les rames impropres à leur destination et n'étaient pas apparents lors de la réception des travaux, engageant ainsi la responsabilité décennale du GIE. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de décharge, avec condamnation du GIE à verser 1 500 euros au syndicat au titre des frais de justice.