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Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme E, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Pas-de-Calais du 15 mai 2025 l'assignant à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que la délégation de signature était régulière et que la décision était suffisamment motivée. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui demandait une injonction de restitution de son passeport. Le juge a rappelé qu'il n'appartient pas au juge administratif d'adresser des injonctions à l'administration à titre principal, en dehors des cas prévus par les articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative. La décision est fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans régularisation.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. B..., ressortissant algérien, d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 6 mars 2023 refusant son changement de statut vers la mention "commerçant" et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en examinant la demande sous l’angle du a) de l’article 7 de l’accord franco-algérien (visiteur) au lieu du c) du même article (activité professionnelle), et a annulé l’arrêté pour ce motif. En conséquence, l’obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination ont également été annulées par voie de conséquence. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... dans un délai de deux mois, sans astreinte, et a mis à la charge de l’État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait la suspension de la décision du préfet du Nord refusant de lui délivrer une carte de résident. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée.
Le Tribunal administratif de Lille a examiné la requête de Mme B A épouse D, agent contractuel du groupe hospitalier Seclin-Carvin, contestant le refus de renouvellement de son contrat à durée déterminée. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de la décision, des vices de procédure et l'absence de matérialité des faits reprochés. Le tribunal a rappelé qu'un agent public ne bénéficie pas d'un droit au renouvellement de son contrat, mais que l'administration ne peut refuser ce renouvellement que pour un motif d'intérêt du service, apprécié au regard des besoins du service ou de considérations tenant à la personne de l'agent. En l'espèce, le tribunal a considéré que le motif tiré de l'évolution favorable de la situation sanitaire et des difficultés relationnelles de l'agent était de nature à caractériser un intérêt du service justifiant le non-renouvellement, sans que cela ne constitue une sanction disciplinaire nécessitant les garanties procédurales invoquées. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et de la loi n° 86-33 du 9
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme B A d’un recours en annulation contre une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées du Nord rejetant sa demande de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé. La requérante a toutefois informé le tribunal s’être trompée d’adresse, son recours étant destiné à la maison départementale des personnes handicapées. Ce courrier a été interprété comme un désistement pur et simple de sa requête. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite du préfet du Nord de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour son fils. Par un mémoire ultérieur, M. A a demandé l’annulation de son propre recours, ce qui a été interprété comme un désistement pur et simple. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société Nord DT pour contester la procédure de passation du lot n° 2 d'un marché public engagée par la communauté urbaine de Dunkerque. La société requérante s'est désistée de sa requête, désistement pur et simple auquel le juge a donné acte. En conséquence, la procédure de référé a été close sans qu'il soit statué sur le fond du litige. Les conclusions de la communauté urbaine de Dunkerque tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées, cette dernière n'étant pas représentée par un avocat.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 21 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle de l'intéressé. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 6-2 de l'accord franco-algérien était infondé, dès lors que M. A ne justifiait pas d'une entrée régulière en France. La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la communauté d'agglomération Grand Calais Terres et Mers d'un recours pour excès de pouvoir contre les décisions implicites du directeur départemental des finances publiques du Pas-de-Calais rejetant ses demandes d'assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) selon la méthode comptable (article 1499 du code général des impôts) pour des installations industrielles (usine de Xblocs, centrale à béton, buffer, terre-pleins, ouvrages d'art) sur le site portuaire de Calais, ainsi que de rectification de la valeur locative du buffer et d'assujettissement à la cotisation foncière des entreprises (CFE) et à la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE). Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que la requérante ne justifiait pas de l'achèvement des constructions au 1er janvier des années d'imposition concernées et que l'administration avait correctement appliqué les règles d'évaluation. Les textes appliqués sont principalement les articles 1380, 1381, 1498, 1499, 1500, 1393, 1447, 1449 et 1586
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de Mme G, ressortissante marocaine, qui contestait l’arrêté du préfet du Pas-de-Calais du 6 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour « vie privée et familiale », l’obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte, de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant. La solution retenue confirme la légalité de l’arrêté préfectoral, en application des dispositions du CESEDA et des conventions internationales invoquées.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la société Novartis Pharma AG de quatre demandes de remboursement de crédits de TVA déductible, pour un montant total d'environ 41 575 euros, au titre des mois de juin, novembre et décembre 2021 et d'avril 2022. La société soutenait que l'administration fiscale ne pouvait lui refuser la déduction au seul motif que la dépense n'était pas de même nature que son activité, et invoquait le 1. du II. de l'article 271 du code général des impôts ainsi que la doctrine administrative (BOI-TVA-DED-30-10). Le tribunal a joint les quatre requêtes pour statuer par un seul jugement. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné les moyens soulevés par la société, notamment la nécessité de la dépense pour l'activité économique et l'absence de démonstration par l'administration de son caractère étranger à l'activité.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) du Nord rejetant sa demande d’allocation aux adultes handicapés (AAH). Le juge a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que, selon les articles L. 142-1 du code de la sécurité sociale et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, les litiges relatifs à l’AAH relèvent de la compétence du juge judiciaire spécialisé en contentieux technique de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A. Ce dernier, déjà bénéficiaire d'un jugement du 26 mai 2025 enjoignant au préfet du Nord de l'héberger sous astreinte, sollicitait une nouvelle injonction. Le juge estime que la demande est mal fondée, car elle se heurte à l'autorité de la chose jugée et ne révèle pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale distincte de celle déjà traitée. Les dispositions des articles L. 345-2 et L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que le II de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, sont appliqués.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. F, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Pas-de-Calais du 6 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour "vie privée et familiale", l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et du 1 de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. F, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 1er avril 2025 par laquelle le maire de Lozinghem avait retiré sa décision de non-opposition à la déclaration préalable de Free mobile pour la construction d'un pylône de téléphonie. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, eu égard à l'intérêt public de la couverture mobile et aux intérêts de la société requérante. Il a également considéré que le moyen tiré de l'illégalité du retrait, fondé sur l'absence d'illégalité de la décision initiale au regard des articles A 10 du PLU et R. 111-27 du code de l'urbanisme, était de nature à créer un doute sérieux.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par le CROUS de Lille d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la CAF du Nord rejetant sa contestation d’un indu d’allocation de logement sociale (ALS) de 213,64 euros. Le tribunal a relevé d’office un moyen tiré de l’incompétence de la juridiction administrative, au motif que le litige portait sur un indu notifié avant le 1er janvier 2020. En application de l’ordonnance n°2019-770 du 17 juillet 2019, le contentieux du paiement des indus d’ALS relève désormais de la compétence des juridictions judiciaires. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête du CROUS comme portée devant une juridiction incompétente.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la société Free Mobile d’une demande de suspension de l’arrêté du maire de Coudekerque-Branche du 3 avril 2025 s’opposant à la déclaration préalable pour l’installation d’une station relais de téléphonie mobile. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, la société ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts ou à l’intérêt public lié à la couverture 5G, malgré un déploiement partiel de ses obligations. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code des postes et communications électroniques.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme B pour contester la décision du 8 septembre 2023 refusant la reconnaissance de l'imputabilité au service d'un accident survenu le 12 avril 2018. La requérante s'est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire du 11 juin 2025. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 26 juin 2025.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la demande de Mme A, aide-soignante en contrat à durée déterminée, qui contestait le non-renouvellement de son contrat par un EHPAD et sollicitait une indemnisation pour préjudices financier et moral. La requérante invoquait notamment le non-respect du délai de prévenance prévu par le décret du 6 février 1991, un défaut de motivation et une discrimination liée à son état de santé. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'établissement, jugeant la requête recevable. Sur le fond, il a estimé que la responsabilité de l'EHPAD n'était pas engagée, faute pour Mme A d'établir un lien de causalité direct entre les fautes alléguées et les préjudices invoqués.