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Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête en référé liberté de M. B, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet du Nord de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de certificat de résidence. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les éléments fournis par le requérant (activité professionnelle, mariage prévu dans deux mois, visite à un oncle malade) ne justifiant pas la nécessité d'une mesure dans un délai de quarante-huit heures. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Lille a examiné la requête de Mme B A épouse D, agent contractuel du groupe hospitalier Seclin-Carvin, contestant le refus de renouvellement de son contrat à durée déterminée. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de la décision, des vices de procédure et l'absence de matérialité des faits reprochés. Le tribunal a rappelé qu'un agent public ne bénéficie pas d'un droit au renouvellement de son contrat, mais que l'administration ne peut refuser ce renouvellement que pour un motif d'intérêt du service, apprécié au regard des besoins du service ou de considérations tenant à la personne de l'agent. En l'espèce, le tribunal a considéré que le motif tiré de l'évolution favorable de la situation sanitaire et des difficultés relationnelles de l'agent était de nature à caractériser un intérêt du service justifiant le non-renouvellement, sans que cela ne constitue une sanction disciplinaire nécessitant les garanties procédurales invoquées. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et de la loi n° 86-33 du 9
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme B A d’un recours en annulation contre une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées du Nord rejetant sa demande de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé. La requérante a toutefois informé le tribunal s’être trompée d’adresse, son recours étant destiné à la maison départementale des personnes handicapées. Ce courrier a été interprété comme un désistement pur et simple de sa requête. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite du préfet du Nord de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour son fils. Par un mémoire ultérieur, M. A a demandé l’annulation de son propre recours, ce qui a été interprété comme un désistement pur et simple. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société Nord DT pour contester la procédure de passation du lot n° 2 d'un marché public engagée par la communauté urbaine de Dunkerque. La société requérante s'est désistée de sa requête, désistement pur et simple auquel le juge a donné acte. En conséquence, la procédure de référé a été close sans qu'il soit statué sur le fond du litige. Les conclusions de la communauté urbaine de Dunkerque tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées, cette dernière n'étant pas représentée par un avocat.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 21 mars 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle de l'intéressé. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 6-2 de l'accord franco-algérien était infondé, dès lors que M. A ne justifiait pas d'une entrée régulière en France. La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la communauté d'agglomération Grand Calais Terres et Mers d'un recours pour excès de pouvoir contre les décisions implicites du directeur départemental des finances publiques du Pas-de-Calais rejetant ses demandes d'assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) selon la méthode comptable (article 1499 du code général des impôts) pour des installations industrielles (usine de Xblocs, centrale à béton, buffer, terre-pleins, ouvrages d'art) sur le site portuaire de Calais, ainsi que de rectification de la valeur locative du buffer et d'assujettissement à la cotisation foncière des entreprises (CFE) et à la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE). Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que la requérante ne justifiait pas de l'achèvement des constructions au 1er janvier des années d'imposition concernées et que l'administration avait correctement appliqué les règles d'évaluation. Les textes appliqués sont principalement les articles 1380, 1381, 1498, 1499, 1500, 1393, 1447, 1449 et 1586
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de Mme G, ressortissante marocaine, qui contestait l’arrêté du préfet du Pas-de-Calais du 6 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour « vie privée et familiale », l’obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte, de la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant. La solution retenue confirme la légalité de l’arrêté préfectoral, en application des dispositions du CESEDA et des conventions internationales invoquées.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la société Novartis Pharma AG de quatre demandes de remboursement de crédits de TVA déductible, pour un montant total d'environ 41 575 euros, au titre des mois de juin, novembre et décembre 2021 et d'avril 2022. La société soutenait que l'administration fiscale ne pouvait lui refuser la déduction au seul motif que la dépense n'était pas de même nature que son activité, et invoquait le 1. du II. de l'article 271 du code général des impôts ainsi que la doctrine administrative (BOI-TVA-DED-30-10). Le tribunal a joint les quatre requêtes pour statuer par un seul jugement. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné les moyens soulevés par la société, notamment la nécessité de la dépense pour l'activité économique et l'absence de démonstration par l'administration de son caractère étranger à l'activité.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) du Nord rejetant sa demande d’allocation aux adultes handicapés (AAH). Le juge a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que, selon les articles L. 142-1 du code de la sécurité sociale et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, les litiges relatifs à l’AAH relèvent de la compétence du juge judiciaire spécialisé en contentieux technique de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Lille se déclare incompétent pour connaître de l'opposition formée par M. A contre une contrainte émise par la CAF du Nord pour recouvrer un indu d'allocation de logement familiale de 377 euros pour juin 2018. La solution retenue est fondée sur l'application combinée de l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale et du II de l'article 23 de l'ordonnance n°2019-770 du 17 juillet 2019. En effet, la notification de payer étant antérieure au 1er janvier 2020, le litige relève de la compétence de la juridiction judiciaire, et non administrative. Par conséquent, la requête de M. A est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par le CROUS de Lille d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la CAF du Nord rejetant sa contestation d’un indu d’allocation de logement sociale (ALS) de 213,64 euros. Le tribunal a relevé d’office un moyen tiré de l’incompétence de la juridiction administrative, au motif que le litige portait sur un indu notifié avant le 1er janvier 2020. En application de l’ordonnance n°2019-770 du 17 juillet 2019, le contentieux du paiement des indus d’ALS relève désormais de la compétence des juridictions judiciaires. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête du CROUS comme portée devant une juridiction incompétente.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la sanction disciplinaire d'exclusion temporaire d'une journée infligée à une manipulatrice en électroradiologie du CHU de Lille. La requérante contestait des faits de modification frauduleuse d'un logiciel de facturation via son matricule, soutenant avoir été victime d'une usurpation d'identité. Le tribunal a jugé que l'administration n'apportait pas la preuve que l'agent était à l'origine des faits reprochés, les éléments présentés (matricule visible, absence de preuve de connexion directe) ne permettant pas d'établir sa responsabilité. En conséquence, la décision du 1er juin 2022 a été annulée pour défaut de matérialité des faits.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord du 29 mai 2024 lui refusant un titre de séjour étudiant, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Le tribunal a ainsi validé la décision préfectorale, considérant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Lille était saisi d'une opposition à une contrainte émise par la CAF du Nord pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement familiale de 407 euros. La requérante contestait la contrainte en invoquant son incapacité de payer due à un redressement judiciaire. Le tribunal a relevé d'office un moyen tiré de son incompétence, constatant que l'indu avait été notifié avant le 1er janvier 2020. En application de l'article 23 de l'ordonnance n°2019-770 du 17 juillet 2019 et des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, le litige relève de la compétence de la juridiction judiciaire. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant comorien, qui contestait l'arrêté du sous-préfet de Dunkerque refusant son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a examiné les moyens tirés de l'irrégularité de la procédure et de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, le tribunal estimant que les décisions attaquées étaient légales et proportionnées.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision de la caisse d'allocations familiales du Pas-de-Calais refusant une remise d'indu de prime d'activité de 1 179,44 euros à Mme A. Le juge a accordé une remise totale de la dette, estimant que la requérante était de bonne foi, n'ayant pas été informée que son contrat d'apprentissage ne la qualifiait pas comme salariée. Il a également constaté sa situation de précarité financière, avec un quotient familial de 666 euros, rendant le remboursement impossible sans compromettre ses besoins élémentaires. La décision s'appuie sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet du Nord de lui délivrer un certificat de résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait pu légalement refuser le titre de séjour en raison de la menace pour l'ordre public que constituait la présence de M. A, compte tenu de ses multiples condamnations pénales pour trafic de stupéfiants, violences et rébellion. La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, notamment son article 6, et sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à l'ordre public.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme B d’un recours contre une décision du président du conseil départemental du Pas-de-Calais du 13 novembre 2023, qui n’avait accordé qu’une remise partielle de son indu de revenu de solidarité active (RSA). Statuant en qualité de juge de plein contentieux, le tribunal a examiné la situation de précarité de la requérante, composant un foyer avec deux enfants mineurs et présentant un quotient familial de 520 euros. Constatant que sa bonne foi n’était pas contestée et que sa situation financière ne lui permettait pas de rembourser le solde de 285,22 euros, le tribunal a annulé la décision attaquée et accordé la remise totale de la dette, sur le fondement de l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la SARL Transports Soussi, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 26 juillet 2022 interdisant la circulation des poids lourds de plus de 19 tonnes sur une section de la RD 59. La société soutenait que cette interdiction, prise pour des motifs de sécurité publique, créait un risque supplémentaire en raison de l'itinéraire de substitution. Le tribunal a jugé que le risque pour la sécurité justifiant l'arrêté était établi et que l'argument de la société, non démontré, était sans incidence sur la légalité de la décision. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 2215-1 du code général des collectivités territoriales et R. 411-5 du code de la route.