33 578 décisions disponibles — page 77/1679
**Sujet principal** : Recours contre le rejet d'une demande de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité, jugé irrecevable pour défaut de production de la décision attaquée. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (formation de jugement). **Solution retenue** : La requête est rejetée par ordonnance comme étant manifestement irrecevable, car la requérante n'a pas produit la décision contestée malgré une mise en demeure de régularisation. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (4°), R. 421-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, relatifs aux conditions de recevabilité des recours et au pouvoir de rejet des requêtes irrecevables.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la société Clinique bon secours, qui demandait l'annulation du refus d'agrément de son établissement comme lieu de stage pour les étudiants en pharmacie. Le tribunal a jugé que le directeur de l'ARS n'était pas tenu de recueillir l'avis de la commission régionale avant de statuer, et que le refus, fondé sur une activité insuffisante de la pharmacie, ne constituait ni une erreur de droit ni une rupture d'égalité. La décision s'appuie sur les articles D. 633-9, D. 633-11 et D. 633-14 du code de l'éducation et l'arrêté du 4 octobre 2019.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a rectifié une erreur matérielle dans une précédente décision. Le sujet principal est la correction de l'identité du débiteur d'une condamnation aux dépens. La juridiction a substitué l'OFII à l'État comme organe tenu de verser une somme d'argent à une avocate, en application de l'article R. 741-11 du code de justice administrative relatif aux rectifications d'erreurs matérielles.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'éloignement et de rétention. Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant, notamment sur l'incompétence, l'insuffisance de motivation et la notification, sont manifestement infondés ou inopérants. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant contestait le rejet par la CDAPH de ses demandes d'orientation professionnelle et vers le dispositif d'emploi accompagné, mais n'avait pas exercé au préalable le recours administratif obligatoire. La juridiction a appliqué les articles R. 241-35 du code de l'action sociale et des familles, qui impose ce recours préalable, et R. 222-1 du code de justice administratif permettant le rejet des requêtes irrecevables.
Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de Mme B... contestant le refus de sa carte mobilité inclusion « stationnement ». La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car la requérante n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, pourtant exigé par l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. L'ordonnance de rejet est fondée sur les articles R. 412-1 et R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, donne acte du désistement du requérant, M. A..., qui avait demandé l'injonction de lui délivrer un récépissé valant autorisation de travail. Le désistement est intervenu après que la préfecture a notifié une décision favorable de délivrance d'une carte de séjour et une convocation pour remettre un récépissé. La procédure était fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative relatif aux mesures d'urgence.
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la demande d'une étudiante gabonaise visant à obtenir une autorisation provisoire de séjour pour poursuivre ses études. Le juge des référés estime que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, n'est pas remplie, notamment en raison du délai de saisine et de l'absence de justification d'une nécessité immédiate. La requête est donc rejetée sans examen du fond, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, notamment au regard des conditions de renouvellement prévues par la Convention franco-mauritanienne du 1er octobre 1992 (article 9) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande de provision pour frais d'avocat est également rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande d'indemnisation de Mme E... pour carence de l'État dans la prise en charge médico-sociale de sa fille handicapée. La juridiction a estimé que la requérante n'avait pas démontré l'existence d'une faute de l'administration, notamment en ne prouvant pas avoir effectué les démarches nécessaires auprès des établissements désignés par la CDAPH. La décision s'appuie sur les articles L. 111-1, L. 111-2 et L. 112-1 du code de l'éducation relatifs au droit à l'éducation et à la scolarisation des enfants en situation de handicap.
Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur une demande en responsabilité médicale contre le CHRU de Lille, introduite par une patiente et sa caisse d'assurance maladie. La juridiction a retenu une faute de l'établissement dans la prise en charge, ayant entraîné une perte de chance de 50% d'éviter les complications post-opératoires. En application des articles L. 1142-1 et suivants du code de la santé publique, le tribunal a condamné le CHRU à indemniser partiellement les préjudices de la patiente et à rembourser une partie des débours de la CPAM, en proportion de ce taux de perte de chance.
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de M. B... visant à annuler le refus d'une autorisation de travail. Le tribunal constate que l'administration a pris une décision expresse de clôture de la demande, et non un rejet implicite, en raison de son incomplétude, ce qui rend inopérants les moyens soulevés par le requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration et du code du travail.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du préfet du Nord déclarant irrecevable la demande de carte de séjour « recherche d’emploi ou création d’entreprise » de M. A... Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en considérant que le demandeur, titulaire d'un master et d'un ancien titre étudiant, n'était plus en recherche d'emploi du fait d'un contrat de travail conclu sous condition suspensive d'obtention d'un titre de séjour. La décision est fondée sur les articles L. 422-8 et L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du préfet du Nord refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour d'une ressortissante tunisienne. La juridiction a jugé que ce refus, fondé sur une appréciation du droit au séjour et non sur l'incomplétude du dossier, constituait un refus implicite de titre de séjour insuffisamment motivé. Le tribunal s'est appuyé sur les articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a jugé une demande en responsabilité de la commune d’Estevelles pour défaut d’entretien du chemin d’accès à une propriété. Le tribunal a retenu la responsabilité de la commune, la condamnant à indemniser les requérants pour leur préjudice et à réaliser les travaux nécessaires sous astreinte. La décision s’appuie sur les obligations d’entretien des voies communales prévues par le code de la voirie routière et le code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur une demande d'indemnisation suite à une chute sur un trottoir public. La juridiction a rejeté la requête de la victime contre la commune de Bully-les-Mines, estimant que le lien de causalité entre le dommage et un défaut de l'ouvrage public n'était pas établi. La décision s'appuie sur les principes de responsabilité pour dommages de travaux publics et les règles de preuve applicables en la matière.
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la demande de la société CMR Construction visant à annuler ou réformer une sanction administrative de 21 000 euros prononcée par la DREETS des Hauts-de-France. La juridiction estime que la société a bien eu connaissance de l'arrêt de chantier prescrit le 12 mai 2022 en raison d'un danger grave et imminent lié à un échafaudage non conforme, et qu'elle a méconnu cette injonction en poursuivant les travaux. La décision s'appuie sur les articles L. 4731-1 et R. 4731-1 à R. 4731-3 du code du travail, et considère le montant de l'amende comme légal et proportionné.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande d'indemnisation de M. A... pour préjudice lié à l'absence de renouvellement de son titre de séjour. La juridiction a estimé que l'administration n'avait pas commis de faute, car elle avait finalement délivré un nouveau titre de séjour, et que le lien de causalité entre les agissements administratifs et les préjudices allégués (perte d'emploi, préjudice moral) n'était pas établi. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 423-23, et sur les principes généraux de la responsabilité administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le requérant, un ressortissant britannico-camerounais, contestait la mesure prise suite à son interpellation pour vol sur un ferry, arguant de son séjour légal et de l'absence de compétence des autorités françaises. Le tribunal a rejeté la demande, considérant que l'étranger ne pouvant justifier des conditions régulières d'entrée et de séjour (visa, justificatifs, assurance) pouvait légalement faire l'objet d'une OQTF sur le fondement des articles L. 611-1, L. 311-1 et R. 311-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné un recours en annulation contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant marocain. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet du Nord avait légalement fondé sa décision sur les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de titre de séjour et d'une menace à l'ordre public. Les autres moyens, notamment ceux tirés de la Convention européenne des droits de l'homme, ont également été écartés.