Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
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N° TA87-2401716(TA87-2401716)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme A d’une requête visant à obtenir l’annulation du refus implicite de la préfecture de la Creuse d’intervenir, sur le fondement de l’article 72 alinéa 6 de la Constitution, pour contraindre la commune d’Aubusson à lui transmettre plusieurs arrêtés municipaux. En cours d’instance, la préfecture a démontré que les arrêtés litigieux avaient été communiqués à la requérante en décembre 2024. Par une ordonnance du 24 mars 2025, le tribunal a constaté que les conclusions principales de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également rejeté la demande de frais présentée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2401544(TA87-2401544)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme A pour obtenir la communication électronique de sept arrêtés municipaux de la commune d'Aubusson, ainsi que des dommages et intérêts. La commune ayant finalement transmis les documents demandés, le tribunal a constaté, par ordonnance du 24 mars 2025, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête principale. Toutefois, il a condamné la commune à verser 300 euros à Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en raison des frais exposés.
N° TA87-2500470(TA87-2500470)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A D, ressortissant bulgare, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corrèze du 3 mars 2025 l'assignant à résidence dans ce département pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la signature de son auteur était lisible, écartant ainsi le moyen tiré de l'incompétence. Il a également estimé que la mesure d'assignation à résidence, prise sur le fondement des articles L. 732-1 et L. 732-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA87-2500236(TA87-2500236)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A contestant une décision de la CAF de l'Indre ne lui accordant qu'une remise partielle de 337 euros sur un indu d'aide personnelle au logement de 1 348 euros. Saisi en plein contentieux, le juge a constaté que le requérant n'avait pas répondu à l'invitation à motiver sa requête et à fournir des justificatifs, conformément à l'article R. 772-6 du code de justice administrative. Faute d'argumentation et de précisions permettant d'apprécier sa situation de précarité ou sa bonne foi, la requête a été rejetée comme manifestement insuffisamment motivée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du même code. La décision s'appuie sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
N° TA87-2500205(TA87-2500205)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B A contestant le refus de remise de dette d’un indu de prime d’activité de 1 263,39 euros. La requérante n’a pas répondu à l’invitation du tribunal à motiver sa demande et à fournir des justificatifs, comme prévu par l’article R. 772-6 du code de justice administrative. Faute d’argumentation suffisante pour apprécier sa bonne foi ou sa précarité, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement des articles R. 222-1 (4° et 7°) du même code.
N° TA87-2500203(TA87-2500203)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A comme manifestement irrecevable. Le requérant contestait un courriel du préfet de la Corrèze du 31 janvier 2025, considéré comme une simple information et non une décision faisant grief, ainsi qu’une obligation de quitter le territoire français dont il n’a pas produit l’acte malgré une demande de régularisation. La solution retenue est fondée sur les articles R. 222-1 (4°), R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2500457(TA87-2500457)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme C, ressortissante guinéenne, pour contester la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) du 21 février 2025 ordonnant sa sortie du lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile. La requérante invoquait notamment une erreur de droit, une méconnaissance de l'autorité de la chose jugée, et une violation du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme C, jugeant que la décision de l'Ofii était légale et fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA87-2500310(TA87-2500310)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, détenu, qui contestait le refus de remise en cellule de ses biens confisqués. Le juge a estimé que la réponse de l’administration, invitant le détenu à formuler une demande écrite, constituait une simple réponse d’attente ne faisant pas grief et n’étant pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. Se fondant sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, l’ordonnance rappelle que seules les décisions portant une atteinte excessive aux libertés fondamentales des détenus sont contestables, ce qui n’était pas démontré en l’espèce.
N° TA87-2500458(TA87-2500458)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B A, qui demandait la poursuite de l'examen de sa demande de naturalisation classée sans suite. Le juge a considéré que cette demande constituait un recours gracieux directement adressé au juge, ce qui est irrecevable car la juridiction ne peut être saisie que contre une décision administrative. En application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans régularisation possible.
N° TA87-2500453(TA87-2500453)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le rejet implicite de son recours administratif préalable obligatoire contre une décision de l’ANAH refusant l’octroi de la prime de transition énergétique « Ma Prime Rénov ». La juridiction a constaté que la requête, enregistrée le 4 mars 2025, était manifestement tardive, le délai raisonnable d’un an pour contester la décision implicite née le 10 janvier 2023 expirant le 11 janvier 2024. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2500305(TA87-2500305)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B A C comme manifestement irrecevable. Le requérant avait formé un recours gracieux contre la décision du préfet de la Haute-Vienne classant sans suite sa demande d'acquisition de la nationalité française. Le juge a estimé que cette demande, qui sollicitait la réouverture du dossier, ne relevait pas de l'office du juge administratif, lequel ne peut être saisi que d'un recours contre une décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2500411(TA87-2500411)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A C, qui demandait une injonction au préfet de la Haute-Vienne de réexaminer sa demande de naturalisation. Le juge a considéré que la demande était irrecevable car elle ne visait pas l'annulation d'une décision administrative, mais uniquement une injonction, ce qui n'entre pas dans ses compétences en dehors des procédures d'exécution ou de référé. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables.
N° TA87-2500407(TA87-2500407)
Refus de carte de résident de dix ans. Le Tribunal Administratif de Limoges rejette la requête de Mme B A comme manifestement irrecevable. La requérante demandait au juge de réexaminer sa demande, ce qui constitue un recours gracieux adressé directement au tribunal, et non une contestation d’une décision administrative. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2500403(TA87-2500403)
Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par M. A d’une contestation relative au recouvrement d’une amende prononcée par le juge correctionnel. En application de l’article 707-1 du code de procédure pénale, le tribunal a rappelé que les litiges portant sur le recouvrement d’amendes pénales relèvent de la compétence exclusive des juridictions de l’ordre judiciaire. Par conséquent, l’ordonnance rejette la requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2500394(TA87-2500394)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A B, qui se plaignait de la lenteur d'un médecin pour établir un certificat médical dans le cadre d'un litige sur la saisie de ses armes. Le juge a constaté que la requête ne contenait aucune conclusion dirigée contre une décision administrative, ni demande d’annulation ou d’indemnisation, ce qui la rendait manifestement irrecevable. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement des articles R. 222-1 (4°), R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2500392(TA87-2500392)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. C pour contester une saisie bancaire de 125 euros visant à recouvrer un forfait de post-stationnement majoré. Le tribunal a rejeté la requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. Il a rappelé que, en vertu du code général de la propriété des personnes publiques et du code de l'organisation judiciaire, les litiges liés aux actes de poursuite pour le recouvrement de ces forfaits relèvent de la compétence des juridictions judiciaires. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence de la juridiction administrative.
N° TA87-2500336(TA87-2500336)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Haute-Vienne. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle constituait un recours gracieux adressé au préfet, et non un recours contentieux visant l’annulation d’une décision. Le tribunal a rappelé qu’il ne peut statuer à titre gracieux ni se substituer à l’administration. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2500389(TA87-2500389)
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension présentée par la SARL BK. Celle-ci contestait l'arrêté du 18 novembre 2024 par lequel le président du conseil départemental de l'Indre avait retiré l'autorisation implicite d'ouverture de sa micro-crèche "Panda Kids", ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la société n'établissait pas que la décision contestée préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2500161(TA87-2500161)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. B A pour contester le refus du président du conseil départemental de la Corrèze de lui délivrer une carte mobilité inclusion avec la mention "stationnement pour personnes handicapées". Après avoir invité le requérant à régulariser sa requête, le tribunal a constaté que celle-ci ne comportait que des moyens inopérants ou manifestement insusceptibles de venir au soutien de ses conclusions. En application des articles R. 222-1 et R. 772-6 du code de justice administrative, ainsi que des dispositions du code de l'action sociale et des familles (notamment l'article L. 241-3), le tribunal a rejeté la requête par ordonnance.
N° TA87-2401958(TA87-2401958)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande d’expertise médicale présentée par Mme A sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. La requérante contestait le refus de reconnaissance de ses pathologies comme maladies professionnelles, invoquant un défaut de convocation à une expertise préalable. Le juge des référés a estimé que la mesure sollicitée était dépourvue d’utilité, dès lors que le tribunal saisi au fond pourrait, le cas échéant, ordonner une expertise dans le cadre de ses pouvoirs d’instruction. La solution retenue est donc le rejet de la requête.