Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
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N° TA87-2500524(TA87-2500524)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant par un juge unique, a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait les arrêtés du préfet de la Haute-Vienne du 7 mars 2025 lui refusant le séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour de quatre ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA87-2500433(TA87-2500433)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la demande de suspension de la révocation de M. B, agent d’entretien de l’Ehpad « Résidence Pierre Bazenerye », prononcée le 6 janvier 2025. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a estimé qu’aucun des moyens soulevés (vice de procédure, défaut de motivation, erreur de fait, disproportion, détournement de pouvoir) n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée en raison de l’absence de moyen sérieux. La requête a été rejetée, y compris les conclusions au titre des frais d’instance.
N° TA87-2500510(TA87-2500510)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc en situation irrégulière, qui contestait les arrêtés du préfet de la Corrèze du 10 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit à une vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA87-2300828(TA87-2300828)
Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par la société Chardon automobiles pour contester quatre décisions de l’Agence de services et de paiement (ASP) lui réclamant un trop-perçu de 2 000 euros par véhicule au titre du bonus écologique, dans le cadre de contrats de location longue durée. La société soutenait que les contrats, bien que dépourvus de numéro, étaient identifiables par un code-barres et un numéro d’affaire unique. L’ASP opposait la tardiveté des requêtes et l’absence de certificat de conformité justifiant l’éligibilité des véhicules. Le tribunal a joint les instances et rejeté les requêtes, considérant que la société ne démontrait pas l’éligibilité des véhicules au bonus écologique faute de produire les documents requis. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’énergie relatives au bonus écologique et sur la convention liant la société à l’ASP.
N° TA87-2300829(TA87-2300829)
Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par la société Chardon automobiles pour contester quatre décisions de l'Agence de services et de paiement (ASP) lui réclamant un trop-perçu de 2 000 euros par dossier au titre du bonus écologique, pour des locations longue durée de véhicules électriques. La société soutenait que les contrats de location, bien que dépourvus de numéro, étaient identifiables par un code-barres et un numéro d'affaire unique. L'ASP opposait la tardiveté des requêtes et l'absence de certificat de conformité du constructeur pour vérifier l'éligibilité des véhicules. Le tribunal a ordonné la jonction des quatre instances (n° 2300828, 2300829, 2300830, 2300831) pour statuer par une seule décision.
N° TA87-2300830(TA87-2300830)
Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par la société Chardon automobiles pour contester quatre décisions de l'Agence de services et de paiement (ASP) du 24 février 2023, lui réclamant un trop-perçu de 2 000 euros par dossier au titre du bonus écologique pour des locations longue durée de véhicules électriques. La société soutenait que les contrats de location, bien que dépourvus de numéro de contrat, comportaient un code-barre et un numéro d'affaire unique suffisants pour justifier l'avance du bonus. L'ASP opposait la tardiveté des requêtes et l'absence de certificat de conformité constructeur pour vérifier l'éligibilité des véhicules. Le tribunal a prononcé la jonction des instances et a rejeté les requêtes, considérant que la société ne démontrait pas le respect des conditions d'octroi du bonus écologique, notamment en ne fournissant pas les justificatifs requis par la réglementation applicable (décret n° 2020-656 du 30 mai 2020 et arrêté du 30 mai 2020).
N° TA87-2300134(TA87-2300134)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, ressortissante roumaine, qui contestait la décision du 1er décembre 2022 de la préfète de la Haute-Vienne classant sans suite sa demande de naturalisation pour dossier incomplet. La juridiction a jugé que, conformément à l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, l’administration était fondée à classer la demande sans suite après mise en demeure, faute pour Mme A d’avoir fourni l’intégralité des certificats de scolarité demandés dans le délai imparti. Le tribunal a également précisé qu’un tel courrier de classement ne constitue pas une décision faisant grief, rendant le recours irrecevable.
N° TA87-2500068(TA87-2500068)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant nigérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 16 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 423-23 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH, n'étaient pas fondés, sans que la décision ne précise davantage l'analyse de la situation personnelle et familiale du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B.
N° TA87-2500090(TA87-2500090)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de M. et Mme B, ressortissants géorgiens, qui contestaient les arrêtés du 27 novembre 2024 du préfet de la Haute-Vienne leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales.
N° TA87-2300978(TA87-2300978)
Le Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) a annulé la décision du 24 février 2023 par laquelle la préfète de la Haute-Vienne a classé sans suite la demande de naturalisation de M. B, ressortissant tunisien. La juridiction a estimé que l'administration avait commis une erreur manifeste d'appréciation en exigeant un nouveau bordereau de situation fiscale, alors que M. B avait déjà fourni des documents récents et à jour, et que les autres pièces demandées avaient été transmises dans les délais. Cette solution s'appuie sur l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, qui permet un classement sans suite uniquement si le demandeur ne défère pas à une mise en demeure de produire des pièces nécessaires à l'examen de sa demande.
N° TA87-2500503(TA87-2500503)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. D E, ressortissant dominicain, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Indre du 11 mars 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que l'assignation à résidence était légalement fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les obligations de présentation n'entravaient pas de manière disproportionnée sa vie privée et familiale, faute de preuve de liens intenses avec son enfant.
N° TA87-2300124(TA87-2300124)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, ressortissante iranienne, qui contestait la décision de la préfète de la Haute-Vienne de classer sans suite sa demande de naturalisation pour dossier incomplet. La requérante n’avait pas fourni, dans le délai de quinze jours imparti, le bordereau de situation fiscale requis, pièce jugée nécessaire à l’instruction. Le tribunal a estimé que ce défaut justifiait légalement le classement sans suite, en application de l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Par conséquent, toutes les conclusions de Mme B, y compris celles aux fins d’injonction et de frais de justice, ont été rejetées.
N° TA87-2400404(TA87-2400404)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. F D et autres contre la décision du maire de Couzeix de ne pas s'opposer à la déclaration préalable de la société Free Mobile pour l'installation d'un pylône de 42 mètres. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée au regard de l'article R. 424-5 du code de l'urbanisme. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et du plan local d'urbanisme, considérant que l'impact visuel était limité dans un environnement déjà artificialisé. Enfin, il a rappelé que le respect du code des postes et des communications électroniques et le principe de précaution ne relèvent pas de l'autorisation d'urbanisme.
N° TA87-2300831(TA87-2300831)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par la société Chardon Automobiles pour contester quatre décisions de l'Agence de Services et de Paiement (ASP) lui réclamant un trop-perçu de 2 000 euros par véhicule au titre du bonus écologique. La société soutenait avoir avancé cette aide à ses clients dans le cadre de contrats de location longue durée, et que ces contrats, bien que dépourvus de numéro, étaient identifiables par un code-barres. L'ASP a opposé la tardiveté des requêtes et l'absence de production du certificat de conformité nécessaire pour vérifier l'éligibilité des véhicules. Le tribunal a ordonné la jonction des quatre instances et a rejeté les requêtes, considérant que la société ne justifiait pas de l'éligibilité des véhicules au bonus écologique faute de produire les certificats de conformité requis.
N° TA87-2201742(TA87-2201742)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, détenu, qui contestait son placement et son maintien en régime contrôlé de détention au centre pénitentiaire de Châteauroux. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions, en raison d'une délégation de signature régulièrement publiée. Sur le fond, il a jugé que les décisions étaient justifiées par le comportement de M. C, qui avait accumulé de nombreuses sanctions disciplinaires pour des faits de violence et de menaces, conformément aux articles L. 211-4 et D. 211-36 du code pénitentiaire. La solution retenue est le rejet de la requête, les décisions n'étant pas entachées d'erreur d'appréciation.
N° TA87-2300275(TA87-2300275)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de l'association Saint-Junien environnement contestant le refus du maire de Chaillac-sur-Vienne de rétablir la circulation sur un chemin rural. Le tribunal a constaté que la circulation avait été rétablie dès mars 2023, rendant sans objet la demande d'annulation de la décision du 28 décembre 2022. Il a également jugé irrecevables les conclusions à fin d'injonction présentées à titre principal, notamment celles visant à faire appliquer un arrêté municipal ou à modifier l'assiette du chemin. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté le surplus des demandes, sans faire droit aux frais de justice sollicités.
N° TA87-2300159(TA87-2300159)
Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé la décision du 4 août 2022 par laquelle l'Agence de services et de paiement (ASP) réclamait à la société Dominique Vivier automobiles un trop-perçu de 4 000 euros au titre du bonus écologique, ainsi que le titre exécutoire et le rejet du recours gracieux. Le tribunal a jugé que l'ASP avait fait une inexacte application de l'article D. 251-9 du code de l'énergie en considérant que la facture ne démontrait pas l'avance du bonus, alors que la mention et l'attestation de l'acheteuse établissaient la déduction. La solution retenue est l'annulation des actes contestés.
N° TA87-2300347(TA87-2300347)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. D C contestant la décision du 15 février 2023 prolongeant son placement à l'isolement à la maison centrale de Saint-Maur. Le requérant invoquait notamment l'irrégularité de la procédure contradictoire, l'absence d'avis médical préalable compatible avec son état de santé, et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire, notamment les articles R. 213-21 et R. 213-30, ainsi que sur la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA87-2300140(TA87-2300140)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait la décision de la préfète de la Haute-Vienne de classer sans suite sa demande de naturalisation pour dossier incomplet. Le tribunal a jugé que ce courrier de classement ne constituait pas une décision faisant grief et que le requérant n'était donc pas recevable à en demander l'annulation. Il a constaté que M. B n'avait pas produit, dans le délai imparti, les pièces complémentaires exigées (notamment des documents fiscaux), conformément à l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La solution retenue est fondée sur le code civil et le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA87-2200274(TA87-2200274)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, détenu à la maison centrale de Saint-Maur, qui contestait une décision du 18 novembre 2021 ordonnant une retenue de 40 euros sur son compte nominatif pour la dégradation d’un lavabo dans sa cellule. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation, de méconnaissance des droits de la défense et d’erreur de fait ou d’appréciation. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée, que le signataire disposait d’une délégation de signature régulière, et que la procédure contradictoire avait été respectée. La solution s’appuie sur les articles D. 332 et 728-1 du code de procédure pénale, alors en vigueur.