Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
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N° TA87-2500512(TA87-2500512)
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de M. B A dirigées contre l’arrêté du 6 mars 2025 par lequel la préfète de la Creuse lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi, a prononcé une interdiction de retour de deux ans et l’a assigné à résidence. Le tribunal a estimé que la décision d’éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l’article L. 422-1 du CESEDA, dès lors que M. A, étudiant ayant redoublé, ne justifiait pas d’une perspective sérieuse d’obtention de son diplôme en 2025. Il a également jugé que les décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l’intéressé au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et que l’assignation à résidence était légale au regard des articles L. 731-1 et suivants du CESEDA.
N° TA87-2500117(TA87-2500117)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, ressortissante éthiopienne, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet de la Haute-Vienne n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que les études poursuivies n'étaient pas réelles et sérieuses, en raison de l'absence de validation de trois années universitaires consécutives et d'une progression insuffisante. La décision a été fondée sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et le tribunal a également écarté le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA87-2500024(TA87-2500024)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Corrèze. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que la requérante n'avait pas été empêchée de présenter ses observations. Il a également jugé que le préfet n'avait pas méconnu l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, dès lors que la délivrance d'un titre de séjour en qualité de salarié est subordonnée à la production d'un visa de long séjour, conformément à l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les décisions attaquées ont été validées.
N° TA87-2500010(TA87-2500010)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme D, ressortissante gabonaise, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 18 novembre 2024. Cet arrêté refusait son titre de séjour étudiant, l'obligeait à quitter le territoire, fixait le pays de destination et prolongeait son interdiction de retour. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, et la violation des articles L. 422-1, L. 435-1 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA87-2500005(TA87-2500005)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Vienne. Le tribunal a jugé que le refus de certificat de résidence ne méconnaissait ni le 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien de 1968 ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée irrégulière et récente de l'intéressé, de l'absence de preuve de sa vie familiale et de son défaut d'intégration. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi, qui en découlaient, ont également été validées.
N° TA87-2402398(TA87-2402398)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme D, ressortissante ivoirienne, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 10 octobre 2024. Cet arrêté lui retirait son attestation de demande d'asile, l'obligeait à quitter le territoire français, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, en application des articles L. 611-1 et R. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA87-2401477(TA87-2401477)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné les requêtes de Mme C et M. E, assistants familiaux, contestant leur licenciement sans préavis ni indemnité par le département de la Creuse. Les requérants soutenaient que leur renonciation à renouveler leur agrément devait être assimilée à un retrait d'agrément, imposant à l'employeur de suivre la procédure de licenciement prévue par le code de l'action sociale et des familles, et non une simple démission. Le tribunal a rejeté leurs demandes, considérant que la décision de licenciement était légale et que les moyens invoqués, notamment le défaut de compétence et le détournement de procédure, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 423-8, L. 423-10, L. 423-11 et L. 423-12 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA87-2300535(TA87-2300535)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par la société Edeis pour contester deux titres exécutoires émis par le centre hospitalier La Valette, visant à recouvrer des sommes dues en exécution de jugements antérieurs. La société requérante soutenait que ces titres étaient irréguliers (défaut de signature, motivation insuffisante) et que les montants réclamés étaient en partie infondés. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par l'hôpital, qui affirmait avoir annulé les titres, faute de preuve d'une telle annulation. Sur le fond, le tribunal a annulé les titres exécutoires en raison de leur insuffisance de motivation, sans se prononcer sur le bien-fondé de la créance. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.
N° TA87-2300267(TA87-2300267)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. C D d’une demande d’indemnisation à hauteur de 720 505,47 euros pour les préjudices résultant d’une faute commise lors de sa prise en charge au centre hospitalier d’Aubusson le 24 octobre 2018. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’établissement pour ce retard de diagnostic fautif, en application des principes de la responsabilité hospitalière. Il a condamné le centre hospitalier d’Aubusson et son assureur à verser à M. D une somme totale de 50 288,99 euros, après application d’un taux de perte de chance de 80 %, et a rejeté l’appel en garantie contre l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris. La CPAM de Seine-Saint-Denis a obtenu le remboursement de ses débours à hauteur de 9 014,73 euros, assorti de l’indemnité forfaitaire de l’article L. 376-1 du code de la sécurité sociale.
N° TA87-2500662(TA87-2500662)
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a été saisi par la commune d'Ardentes sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune demandait la désignation d'un expert en raison du danger présenté par le pignon d'une grange menaçant de s'effondrer sur la voie publique. Le juge a fait droit à cette demande en désignant un expert chargé d'examiner le bâtiment, de déterminer s'il présente un danger grave et imminent, et de proposer les mesures nécessaires pour y remédier. L'expert devra accomplir sa mission dans les vingt-quatre heures et déposer son rapport au greffe dans les plus brefs délais.
N° TA87-2500647(TA87-2500647)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a été saisi par la commune de Larche sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, en raison du péril imminent causé par un bâtiment dont des ardoises tombent sur le domaine public et dont les murs menacent de s’effondrer. Le juge a fait droit à la demande en désignant un expert chargé d’examiner l’immeuble, de constater l’existence d’un danger grave et imminent, et de proposer les mesures nécessaires pour y remédier. L’expert devra accomplir sa mission dans les vingt-quatre heures suivant sa nomination et déposer son rapport dans les plus brefs délais.
N° TA87-2500206(TA87-2500206)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A B contestant le refus de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de la Haute-Vienne de lui reconnaître la qualité de travailleur handicapé. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit la décision attaquée ni justifié de l'exercice du recours administratif préalable obligatoire devant la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH), comme l'exigent les articles R. 412-1 du code de justice administrative et R. 241-35 du code de l'action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation notifiée par le greffe, Mme B n'a pas fourni les documents requis dans le délai imparti. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête.
N° TA87-2500296(TA87-2500296)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A B contestant le refus de la maison départementale des personnes handicapées de la Corrèze de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement". La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme B n'a pas justifié avoir formé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, comme l'exige l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation du tribunal, elle n'a pas fourni les preuves nécessaires dans le délai imparti. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans examen au fond.
N° TA87-2402125(TA87-2402125)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme B A pour contester des décisions de la maison départementale des personnes handicapées de la Haute-Vienne concernant la carte "mobilité inclusion", l'allocation adulte handicapé (AAH) et son orientation professionnelle. S'agissant de l'AAH, le tribunal s'est déclaré incompétent, jugeant que ce litige relève du juge judiciaire (pôle social du tribunal judiciaire de Limoges) en application des articles L. 821-5 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Pour la contestation relative à la carte "mobilité inclusion", la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable, faute pour Mme A d'avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, conformément à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA87-2402043(TA87-2402043)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C B, qui contestait le refus du président du conseil départemental de Corrèze de réexaminer son dossier de remise de dette. La requérante n'a pas fourni les éléments demandés pour justifier sa bonne foi ou sa précarité financière, malgré une invitation à régulariser sa requête en application de l'article R. 772-6 du code de justice administrative. En l'absence de réponse dans le délai imparti, le tribunal a considéré la requête comme manifestement irrecevable et l'a rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA87-2500627(TA87-2500627)
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Haute-Vienne du 10 septembre 2024 accordant le concours de la force publique pour l'expulsion de Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun moyen sérieux n'était de nature à créer un doute sur la légalité de la décision, notamment en l'absence d'erreur manifeste d'appréciation. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'organiser une audience.
N° TA87-2500230(TA87-2500230)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait le refus de la maison départementale des personnes handicapées de la Haute-Vienne de lui reconnaître la qualité de travailleur handicapé. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme A n’a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées, comme l’exigent les articles R. 241-35 et R. 241-6 du code de l’action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation notifiée par le greffe, la requérante n’a pas produit les pièces nécessaires dans le délai imparti. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a donc été rejetée par ordonnance.
N° TA87-2500507(TA87-2500507)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur la demande de la préfète de la Creuse, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 19 septembre 2024 par lequel le maire de Faux-la-Montagne ne s'était pas opposé à une déclaration préalable pour la construction d'un atelier d'artiste. La solution retenue se fonde sur l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, qui permet au préfet de demander la suspension sans condition d'urgence. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'avis conforme défavorable du préfet, plaçant le maire en situation de compétence liée, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. Les articles L. 174-1 et L. 111-3 du code de l'urbanisme ont également été appliqués pour apprécier la situation du projet en zone non urbanisée.
N° TA87-2500511(TA87-2500511)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait les arrêtés du préfet de la Corrèze du 10 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit à une vie privée et familiale, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'absence de droit à être entendu ou de l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA87-2500476(TA87-2500476)
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 21 février 2025 refusant le séjour et obligeant M. A D, représentant légal de M. C B, à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requête en annulation avait un caractère suspensif et que l'intéressé pouvait poursuivre sa formation en attendant le jugement au fond. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative. L'aide juridictionnelle provisoire a néanmoins été accordée.