Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
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N° TA87-2300354(TA87-2300354)
Le Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante angolaise, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour « étudiant » opposé par la préfète de la Haute-Vienne le 25 novembre 2022. Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale) ni ne révélait une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'entrée irrégulière de l'intéressée, de l'absence d'attaches familiales intenses en France et de la présence de sa famille en Angola. Le moyen tiré de l'article 3 de la même Convention a été jugé inopérant, la décision attaquée ne fixant pas le pays de renvoi.
N° TA87-2500549(TA87-2500549)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Corrèze du 10 mars 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté l'exception d'illégalité soulevée contre l'obligation de quitter le territoire français du 13 juin 2022, estimant que cette mesure ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les articles L. 423-7 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'absence de liens familiaux intenses et stables en France. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA87-2201252(TA87-2201252)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, qui contestait l'arrêté du 13 juillet 2022 par lequel le maire de Saint-Julien-le-Petit, au nom de l’État, ne s’était pas opposé à la déclaration préalable de travaux de M. B pour le remplacement et l’agrandissement d’un balcon. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de l’absence d’affichage de l’arrêté, cette circonstance étant sans incidence sur sa légalité. Le second moyen, relatif à une prétendue méconnaissance d’une règle de distance de 1,90 mètre, a été écarté faute de précisions suffisantes et de référence à un texte applicable. La décision s’appuie sur le code de l’urbanisme et le code de justice administrative.
N° TA87-2500514(TA87-2500514)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A D, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 6 mars 2025 l'assignent à résidence à Limoges pour 45 jours. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation et que le risque de fuite était suffisamment caractérisé, conformément à l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de M. D, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté a été rejetée.
N° TA87-2500545(TA87-2500545)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de Mme A, ressortissante burkinabé, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 20 février 2025 ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé, que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation, et que l'accord des autorités allemandes était présumé acquis. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur les autres moyens.
N° TA87-2300394(TA87-2300394)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la préfète de la Haute-Vienne du 3 mars 2023 classant sans suite sa demande de naturalisation. La requérante n'a pas démontré avoir transmis l'intégralité des pièces demandées dans le délai de la mise en demeure du 26 janvier 2023, notamment le bordereau de situation fiscale, le titre de pension et l'acte de mariage en arabe. Le tribunal a appliqué l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui permet ce classement en cas de non-respect de la mise en demeure. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans préjudice pour l'intéressée de déposer une nouvelle demande.
N° TA87-2402293(TA87-2402293)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté préfectoral du 30 septembre 2024 lui retirant son attestation de demandeur d'asile, lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que l'obligation de quitter le territoire ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de son entrée récente et de sa situation de célibataire sans enfant. La décision a été prise en application des articles L. 613-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA87-2402317(TA87-2402317)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme D, ressortissante arménienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 12 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de la décision. Il a également jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA87-2402352(TA87-2402352)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 29 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen sérieux, et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que la décision était légalement justifiée, notamment en raison de l'absence de liens privés et familiaux suffisamment stables et intenses en France.
N° TA87-2402353(TA87-2402353)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A épouse C, ressortissante albanaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 29 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de son entrée récente sur le territoire et de l'absence de liens familiaux suffisamment stables. Enfin, le tribunal a écarté le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du même code.
N° TA87-2402379(TA87-2402379)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté préfectoral du 9 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de méconnaissance du droit d'être entendu, relevant que la demande de titre de séjour pour raison médicale était postérieure à la décision attaquée. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la décision d'interdiction de retour a été maintenue.
N° TA87-2500092(TA87-2500092)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de M. et Mme B, ressortissants géorgiens, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Haute-Vienne refusant leur titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers, n’étaient pas fondés. Il a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet n’avait pas commis d’erreur d’appréciation. Les demandes d’injonction et les frais de justice ont été rejetés.
N° TA87-2201185(TA87-2201185)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme D, propriétaire riveraine, d’une demande visant à faire cesser l’exploitation porcine de l’EARL de Chamassergue pour troubles anormaux de voisinage, ou à défaut, d’imposer des prescriptions complémentaires. La requérante invoquait un engagement de cessation pris par l’exploitant dans le cadre d’une procédure judiciaire et un défaut d’action du préfet. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions, jugeant que la demande principale relevait de l’autorité administrative et non du juge, et que la décision implicite de rejet du préfet était devenue définitive. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’environnement, notamment les articles L. 511-1 et R. 512-46-26.
N° TA87-2300401(TA87-2300401)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, un ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. Le tribunal a jugé que la décision du directeur général de l'Ofii du 12 janvier 2023 était compétente et que l'administration avait procédé à un examen attentif de sa situation, notamment de sa vulnérabilité, conformément à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que M. A ne démontrait pas une situation de particulière vulnérabilité justifiant l'annulation de la décision, et a donc rejeté l'ensemble de ses demandes.
N° TA87-2300431(TA87-2300431)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, ressortissante guinéenne, qui contestait le refus de délivrance d'un titre de séjour « vie privée et familiale » pris par la préfète de la Haute-Vienne. Le tribunal a estimé que ce refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour la requérante de démontrer une communauté de vie stable avec le père de son enfant. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant), la décision n'ayant ni pour objet ni pour effet de séparer l'enfant de ses parents.
N° TA87-2300441(TA87-2300441)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. C contestant l'arrêté du maire de Saint-Cernin-de-Larche du 24 janvier 2023 s'opposant à sa déclaration préalable pour transformer un garage en habitation. Le tribunal a relevé d'office que le projet, impliquant la création d'une surface de plancher de plus de 20 m², relevait d'un permis de construire en vertu de l'article R. 421-14 du code de l'urbanisme, plaçant le maire en situation de compétence liée pour s'opposer à la déclaration. En conséquence, la requête a été rejetée, et M. C a été condamné à verser 1 200 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA87-2300610(TA87-2300610)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B contestant l'arrêté du maire de Chauffour-sur-Vell du 13 octobre 2022 lui délivrant un certificat d'urbanisme opérationnel négatif pour un projet de construction. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le maire n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation en se fondant sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme pour un risque d'inondation, et sur l'article L. 111-3 du même code pour une urbanisation en dehors des parties actuellement urbanisées. La solution retenue confirme la légalité du refus.
N° TA87-2300615(TA87-2300615)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante équatorienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant". La juridiction a considéré que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision de rejet du recours gracieux était inopérant. Sur le fond, le tribunal a estimé que la préfète n'avait pas méconnu l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison des échecs répétés et de l'absence de progression régulière dans les études de la requérante, justifiant le refus de renouvellement.
N° TA87-2300112(TA87-2300112)
Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé la décision du 28 novembre 2022 par laquelle la préfète de la Haute-Vienne avait refusé d’instruire la demande de titre de séjour de M. C, au motif d’une absence de domiciliation réelle dans le département. Le tribunal a jugé que ce motif, fondé sur une incompétence territoriale, était erroné en droit, dès lors que le dossier de l’intéressé était complet et qu’il justifiait d’une résidence effective dans le département à la date de sa demande. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment l’article R. 431-20, et écarte la fin de non-recevoir soulevée par la préfète.
N° TA87-2402391(TA87-2402391)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, qui contestait une décision de la caisse d'allocations familiales de la Haute-Vienne lui demandant le remboursement d'indus de prestations sociales. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit un exemplaire lisible de la décision attaquée, malgré une demande de régularisation restée sans suite. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 (4°), R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.