Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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DécisionREJETE

TA87-2500665(TA87-2500665)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de M. C, ressortissant marocain, contestant les arrêtés préfectoraux du 27 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et l'assignant à résidence. Le juge a estimé que la mesure d'éloignement était fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'entrée et du maintien irréguliers de l'intéressé. Il a considéré que les moyens soulevés, notamment l'atteinte à la vie privée et familiale et les irrégularités de procédure, n'étaient pas fondés.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA87-2301254(TA87-2301254)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. C, co-propriétaire d'une parcelle, pour contester un arrêté d'alignement individuel pris par le maire de Châlus. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, reconnaissant l'intérêt à agir du requérant en tant que copropriétaire. Sur le fond, il a annulé l'arrêté et la décision de rejet du recours gracieux, estimant que la procédure d'alignement avait été détournée de son objet légal. En effet, l'alignement individuel, régi par l'article L. 112-1 du code de la voirie routière, est un acte déclaratif des limites réelles de la voie publique et ne peut servir à déterminer la propriété d'un arbre ou à attribuer des responsabilités d'entretien.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA87-2500721(TA87-2500721)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a été saisi par la commune de Rochechouart sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune estimait que la façade d'un immeuble appartenant à la SCI Magis présentait un danger grave et immédiat pour la sécurité publique en raison de chutes d'enduit. Le juge a fait droit à la demande en désignant un expert pour constater l'état du bâtiment et, le cas échéant, proposer des mesures de mise en sécurité. Cette décision est une mesure préparatoire à un éventuel arrêté de péril imminent.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA87-2201780(TA87-2201780)

Le Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) était saisi par Mme B de deux requêtes contestant le retrait d’une subvention "MaPrimeRénov’" de 4 500 euros, initialement accordée par l’Agence nationale de l’habitat (Anah). En cours d’instance, l’Anah a retiré sa décision initiale du 9 décembre 2021 et a pris une nouvelle décision de retrait le 6 janvier 2025. Le tribunal a jugé qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre la décision initiale, celle-ci ayant été définitivement retirée, et a considéré que les conclusions devaient être regardées comme dirigées contre la nouvelle décision. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur les requêtes initiales, sans examen des moyens soulevés (irrégularité de procédure, défaut de motivation, méconnaissance de l’article L. 241-1 du code des relations entre le public et l’administration, erreur manifeste d’appréciation). Les textes appliqués incluent le code de la construction et de l’habitation, le code des relations du public et de l’administration, et le code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA87-2300496(TA87-2300496)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C, qui demandait l'annulation du refus de permis de visite pour son conjoint détenu. La décision de refus, fondée sur les articles L. 341-7 et R. 341-2 du code pénitentiaire, a été jugée légale en raison du risque d'incidents lié à la nature et à la gravité des violences conjugales commises par le détenu, malgré l'absence d'interdiction de contact dans le jugement pénal. Le tribunal a estimé que ce refus était nécessaire et proportionné au maintien du bon ordre et de la sécurité, et ne portait pas une atteinte excessive au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA87-2500719(TA87-2500719)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a été saisi par la commune de Rochechouart sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune estimait qu'un bâtiment situé 1 rue Romain Rolland, appartenant à la SCI Granchan, présentait un danger grave et imminent pour la sécurité publique. Le juge a fait droit à cette demande et a désigné un expert avec pour mission d'examiner l'immeuble, de déterminer s'il constitue un danger grave et imminent, et de proposer les mesures nécessaires pour y remédier. L'expert devra accomplir sa mission dans les vingt-quatre heures suivant sa nomination.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA87-2300351(TA87-2300351)

Le Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B, ressortissante guinéenne, qui demandait l'annulation du refus de la préfète de la Haute-Vienne de lui délivrer un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la requérante ne justifiait pas de la contribution effective du père français à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, condition requise par les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme B.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

TA87-2500695(TA87-2500695)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B F H, M. C F G et M. E A. Les requérants sollicitaient une injonction sous astreinte afin que le préfet de la Corrèze leur attribue un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour saisonnier. Le juge a estimé que la demande ne présentait pas un caractère d'urgence ou était manifestement mal fondée, permettant un rejet sans instruction préalable en application de l'article L. 522-3 du même code. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article R. 431-2, ainsi que sur les arrêtés du 22 juin et du 1er août 2023 relatifs aux modalités de dépôt des demandes via le téléservice "ANEF".

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2401820(TA87-2401820)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme D. Cette mesure vise à déterminer les causes et l'étendue des préjudices résultant de sa prise en charge au centre hospitalier de Châteauroux le 1er novembre 2018, à la suite d'une paralysie faciale périphérique. Le tribunal a désigné un expert pour examiner les soins prodigués et évaluer les éventuelles fautes médicales, en rejetant les conclusions relatives aux dépens, qui seront fixés ultérieurement.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA87-2400284(TA87-2400284)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A contestant un indu d’allocation de logement familial de 126 euros émis par la CAF de la Haute-Vienne. Le juge a estimé que la requérante avait omis de déclarer une pension alimentaire perçue en 2022, ce qui justifiait le trop-perçu, et que la décision de la CAF n’était pas entachée d’illégalité. En conséquence, les conclusions indemnitaires pour préjudice moral et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées. La décision s’appuie sur les articles L. 821-1 et R. 822-3 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA87-2400333(TA87-2400333)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme E, ancienne infirmière de l'éducation nationale, contestant la suspension de sa pension de retraite et le titre de perception d'un indu de 89 491 euros émis par l'administration. La requérante soutenait que son employeur, le séminaire des jeunes de B, était un établissement public à caractère industriel et commercial, ce qui aurait dû limiter le cumul emploi-retraite, et invoquait la prescription prévue à l'article L. 93 du code des pensions civiles et militaires de l'Etat. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que l'activité exercée relevait des règles de cumul applicables aux employeurs publics et que la prescription n'était pas acquise. La décision s'appuie sur les articles L. 84 et suivants du code des pensions civiles et militaires de retraite.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA87-2301029(TA87-2301029)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné l'opposition de Mme C à une contrainte émise par la Mutualité Sociale Agricole (MSA) du Limousin pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité de 3 240,23 euros. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions visant l'annulation du document de fin de contrôle et de la mise en demeure, ces actes étant considérés comme préparatoires et non susceptibles de recours. Sur le fond de l'opposition à la contrainte, le tribunal a rejeté la requête, estimant que les moyens soulevés par Mme C n'étaient pas fondés. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 842-1, L. 843-1 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale.

Résumé IA
DécisionANNULE

TA87-2400318(TA87-2400318)

Le Tribunal administratif de Limoges a annulé la décision du 12 février 2024 par laquelle la caisse d’allocations familiales de la Haute-Ville n’avait accordé qu’une remise partielle de 50 % sur un trop-perçu d’allocation de logement sociale de 4 451 euros. Statuant en plein contentieux, le juge a estimé que la situation de précarité du requérant, caractérisée par un quotient familial de 376 euros, justifiait une remise supplémentaire de 800 euros, ramenant la dette à 1 425,50 euros. La décision s’appuie sur les articles L. 821-1 et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui permettent une remise en cas de précarité et de bonne foi.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

TA87-2301600(TA87-2301600)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant par un juge unique, a été saisi par M. B A d’une requête contestant la décision d’invalidation de son permis de conduire et les retraits de points afférents à plusieurs infractions routières. Le ministre de l’intérieur a opposé un non-lieu à statuer, démontrant que les décisions contestées avaient été retirées et que le solde de points du requérant était redevenu positif. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet, et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. La demande de frais d’instance a été rejetée, aucune circonstance particulière ne justifiant leur mise à la charge de l’État.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA87-2500600(TA87-2500600)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corrèze l'assignant à résidence pour 45 jours dans le cadre de son éloignement. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, ce dernier bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également rejeté le moyen relatif à l'absence de notification dans une langue compréhensible, faute d'éléments probants et en raison de la signature de l'arrêté et de la notice d'information sans interprète. La décision se fonde sur les articles L. 732-7 et R. 732-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA87-2400091(TA87-2400091)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus de la CNRACL de lui accorder un départ anticipé à la retraite au titre des carrières longues. La requérante soutenait que ses droits étaient ouverts dès le 1er août 2023, mais le tribunal a rappelé que, pour les agents nés à compter du 1er janvier 1962, l'âge légal de départ est fixé à 62 ans et 6 mois par la loi du 14 avril 2023. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions du code des pensions civiles et militaires de retraite et du code de la sécurité sociale.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA87-2300540(TA87-2300540)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné les requêtes de Mme E, ancienne infirmière de l’éducation nationale, contestant la suspension de sa pension de retraite et le titre de perception d’un indu de 89 491 euros, consécutifs à sa reprise d’activité au sein du collège épiscopal « séminaire de jeunes » de B. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, jugeant que cet établissement, relevant du régime concordataire local d’Alsace-Moselle, est un établissement public administratif et non un établissement public industriel et commercial. En conséquence, les règles de cumul emploi-retraite applicables aux agents publics s’appliquent, et la prescription quinquennale prévue à l’article L. 93 du code des pensions civiles et militaires de retraite n’a pas été retenue, faute pour Mme E d’avoir satisfait à ses obligations déclaratives.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA87-2300836(TA87-2300836)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme G D, veuve C, qui contestait son titre de pension de réversion. La requérante soutenait que la part réservée à la première épouse divorcée, vivant en concubinage notoire, devait lui être attribuée, et que la seconde épouse divorcée, remariée, n'avait plus droit à pension. Le tribunal a jugé qu'aucune disposition législative ou réglementaire ne permet à la veuve de bénéficier de la part d'une épouse divorcée privée de ses droits en raison d'un concubinage notoire, cette perte étant réversible. Il a également estimé que la requérante n'établissait pas que la seconde épouse divorcée était remariée au jour du décès. La décision s'appuie sur les articles L. 38, L. 43, L. 44 et L. 46 du code des pensions civiles et militaires de retraite.

Résumé IA
DécisionREJETE

TA87-2400564(TA87-2400564)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A contestant la décision de la caisse d'allocations familiales de la Haute-Vienne, qui n'avait accordé qu'une remise partielle de 725,70 euros sur un trop-perçu d'aide personnalisée au logement de 2 419 euros. Le juge a estimé que, malgré la bonne foi de la requérante et l'erreur de saisie commise par la caisse, celle-ci ne justifiait pas d'une situation de précarité suffisante pour obtenir une remise supplémentaire. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 821-1, L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.

Résumé IA
DécisionANNULE

TA87-2400115(TA87-2400115)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné les requêtes de Mme C, professeure retraitée ayant repris une activité salariée, contestant le certificat de suspension de sa pension (3 août 2022) et le titre de perception (8 mars 2023) réclamant le remboursement d'un indu de 66 679 euros. La requérante invoquait la prescription des sommes antérieures à 2019, sur le fondement de l'article L. 93 du code des pensions civiles et militaires de retraite, et la carence fautive de l'administration. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que la prescription n'était pas acquise et que le titre de perception était régulier, confirmant ainsi la validité de la suspension de la pension et de la récupération de l'indu.

Résumé IA