Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
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N° TA87-2400019(TA87-2400019)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C contestant des indus de prime d'activité (100,98 €) et d'allocation de logement sociale (175,97 €) réclamés par la CAF de la Haute-Vienne. La requérante soutenait que ces indus provenaient d'erreurs de saisie de la caisse. Le juge a estimé que cette circonstance, à la supposer établie, était sans incidence sur le bien-fondé de la dette, Mme C étant tenue de rembourser les sommes indûment perçues. La décision s’appuie sur les articles L. 842-3 du code de la sécurité sociale et L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA87-2400353(TA87-2400353)
Cette requête de M. B A, examinée par le Tribunal Administratif de Limoges (juge unique), conteste le refus de la CAF de la Corrèze de lui accorder une remise gracieuse sur un indu d'allocation de logement sociale de 1 524 euros. Le tribunal rejette la requête, considérant que l'indu est fondé car l'allocation, bien que versée au bailleur, a été déduite du loyer, ce qui constitue un bénéfice pour le requérant. Sur la demande de remise gracieuse, le juge estime que M. B A n'apporte pas la preuve de sa situation de précarité financière, condition nécessaire pour obtenir une remise en application des articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation de la décision de la CAF.
N° TA87-2400689(TA87-2400689)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B contestant le refus de la mutualité sociale agricole Berry-Touraine de lui accorder une remise de dette pour un indu de prime d'activité de 1 216,59 euros. Le juge a estimé que l'erreur de conseil invoquée par le requérant ne justifiait pas automatiquement une remise et que sa situation de précarité n'était pas suffisamment établie pour l'empêcher de rembourser. La décision s'appuie sur les articles L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale, qui conditionnent la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.
N° TA87-2201390(TA87-2201390)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ancien géomètre des finances publiques, contestant son titre de pension qui ne prenait pas en compte une bonification pour enfant. Le requérant soutenait que son temps partiel à 80% pris à la naissance de son deuxième enfant ouvrait droit à cette bonification. Le tribunal a jugé que les moyens tirés de l'incompétence du signataire et de l'insuffisance de motivation de la décision de rejet du recours gracieux étaient inopérants. Sur le fond, il a estimé que la bonification prévue à l'article L. 12 du code des pensions civiles et militaires de retraite n'était pas applicable en l'espèce, car le requérant ne remplissait pas les conditions légales pour en bénéficier.
N° TA87-2300115(TA87-2300115)
Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par Mme B, fonctionnaire retraitée, contestant l'absence de bonification pour adoption dans son titre de pension. La requérante soutenait avoir bénéficié d'un congé d'adoption pour sa fille, ouvrant droit à une bonification d'un an au titre de l'article L. 12 du code des pensions civiles et militaires de retraite. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre, la décision de rejet du recours gracieux ayant été produite en cours d'instance. Sur le fond, le tribunal a annulé le titre de pension et la décision de rejet, considérant que Mme B justifiait de l'interruption d'activité continue d'au moins deux mois dans le cadre d'un congé d'adoption, conformément à l'article R. 13 du même code.
N° TA87-2400528(TA87-2400528)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a annulé partiellement la décision de la caisse d'allocations familiales de l'Indre qui n’accordait qu’une remise de 620,15 euros sur un indu d’aide personnalisée au logement de 2 480,59 euros. Le juge a accordé une remise supplémentaire de 620,15 euros, réduisant la dette de Mme C à 1 240,29 euros. Cette solution est fondée sur la situation de précarité de la requérante, mère seule de deux enfants avec un quotient familial de 737 euros, conformément aux articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
N° TA87-2101218(TA87-2101218)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme D, professeur admise à la retraite pour invalidité, qui contestait le titre de pension du 25 mai 2021. La requérante demandait notamment l'intégration de ses périodes d'activité en Argentine (1986-1996) dans le calcul de sa pension, en se fondant sur la convention bilatérale de sécurité sociale franco-argentine du 22 septembre 2008. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision était inopérant, car le titre de pension n'était pas soumis à une obligation de motivation. Il a également considéré que la requérante ne démontrait pas que l'administration avait commis une erreur de droit en n'appliquant pas les stipulations de la convention bilatérale, ni que le calcul de sa pension était erroné.
N° TA87-2301209(TA87-2301209)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A D contestant l'arrêté du 24 mai 2023 par lequel la préfète de la Creuse a suspendu son permis de conduire pour six mois. Le juge unique a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de signature et d'insuffisance de motivation, en se fondant sur les articles L. 212-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également jugé que la procédure contradictoire n'avait pas à être respectée en raison de l'urgence, conformément à l'article L. 121-2 du même code. La solution retenue confirme la légalité de la suspension administrative.
N° TA87-2301872(TA87-2301872)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, ancienne professeure des écoles, qui contestait son titre de pension pour carrière longue. La requérante invoquait notamment une notification irrégulière et une erreur sur le nombre de trimestres retenus (168 au lieu de 169). Le tribunal a jugé que l'absence de notification par lettre recommandée était sans incidence sur la légalité de la décision. Surtout, il a estimé que l'erreur sur le nombre de trimestres était sans conséquence, car Mme A totalisait 171 trimestres, ce qui lui permettait d'atteindre le pourcentage maximum de pension (75%) prévu par les articles L. 13 du code des pensions civiles et militaires de retraite et L. 161-17-3 du code de la sécurité sociale. La requête a donc été rejetée.
N° TA87-2300348(TA87-2300348)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, médecin de l'éducation nationale, qui contestait le refus implicite de prendre en compte son indice majoré 1982 pour le calcul de sa pension de retraite. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article L. 15 du code des pensions civiles et militaires de retraite, la pension doit être liquidée sur la base de l'indice détenu depuis au moins six mois à la date de cessation des services. Or, l'arrêté revalorisant l'indice de Mme A, pris le 23 novembre 2021, n'a pas été suivi d'une modification de sa grille indiciaire, et elle n'a pas justifié de six mois de services effectifs dans ce nouvel indice avant son départ à la retraite le 1er décembre 2022. La requête a donc été rejetée comme non fondée.
N° TA87-2301342(TA87-2301342)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A contestant deux décisions du ministre de l’intérieur du 13 juillet 2023 portant retrait de quatre points de son permis de conduire pour des infractions commises les 21 et 23 octobre 2022. Le juge a écarté le moyen tiré de la non-imputabilité des infractions, estimant qu’il relevait du seul juge pénal. Il a également considéré que l’administration avait apporté la preuve de la délivrance de l’information préalable requise par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, les plis recommandés ayant été régulièrement présentés à l’adresse du requérant. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. A.
N° TA87-2201000(TA87-2201000)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du département de la Creuse de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". Pour obtenir ce titre, le juge a rappelé qu'il faut justifier d'une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique. En l'espèce, Mme B n'a produit aucune pièce médicale démontrant qu'elle remplissait ces conditions, sa seule allégation d'un état d'invalidité étant insuffisante. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA87-2300059(TA87-2300059)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A contestant le retrait d'un point de son permis de conduire décidé par le ministre de l'intérieur le 18 novembre 2022. Le juge a estimé que le défaut de notification de la décision de retrait n'affecte pas sa légalité, mais seulement son opposabilité. Il a également jugé que l'administration avait bien délivré l'information préalable requise par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, via l'avis de contravention. Enfin, le tribunal a rappelé que le paiement de l'amende forfaitaire établit la réalité de l'infraction, rendant inopérante la contestation de la qualité d'auteur de l'infraction.
N° TA87-2400114(TA87-2400114)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné les requêtes de Mme C, professeure retraitée ayant repris une activité salariée, contestant un certificat de suspension de sa pension pour cumul d'emploi et un titre de perception de 66 679 euros pour indu de pension. La requérante invoquait la prescription des sommes réclamées antérieures à 2019, sur le fondement de l'article L. 93 du code des pensions civiles et militaires de retraite et de l'article 2224 du code civil, ainsi que la carence fautive de l'administration. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que la prescription n'était pas acquise et que le titre de perception était régulier, confirmant ainsi la validité de la suspension de pension et de la récupération de l'indu.
N° TA87-2400547(TA87-2400547)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de remise d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 2 324,90 euros. Le juge a estimé que l’omission déclarative de la requérante, qui avait indiqué que ses enfants vivaient avec elle alors qu’ils résidaient à Mayotte, constituait une fausse déclaration au sens de l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles. Cette fausse déclaration faisait obstacle à toute remise gracieuse, même en cas de précarité. La solution retenue est fondée sur les articles L. 262-46 et R. 262-37 du même code.
N° TA87-2500493(TA87-2500493)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association Concienta, sport et Cie. Celle-ci demandait la communication d'un avis défavorable du SPIP de la Corrèze, qui avait motivé le refus de financement du préfet. Le juge a estimé que la condition d'urgence et d'utilité n'était pas remplie, car l'association pouvait solliciter la production de ce document dans le cadre d'un recours contentieux via les pouvoirs d'instruction du juge. La demande a donc été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais d'instance.
N° TA87-2500636(TA87-2500636)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B A qui demandait l'annulation d'une décision du 6 octobre 2022 réduisant de 75 euros son allocation de revenu de solidarité active (RSA). Le juge a rappelé que, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, son office ne lui permet pas de prononcer l'annulation de mesures administratives, mais seulement des mesures provisoires. La demande a donc été jugée manifestement mal fondée et rejetée sans examen de l'urgence.
N° TA87-2500609(TA87-2500609)
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la sanction d’exclusion temporaire de six mois (dont deux avec sursis) infligée à un infirmier cadre du CHU de Limoges. Le requérant invoquait l’urgence financière et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment un défaut de motivation et une erreur de fait. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la sanction, fondée sur des manquements professionnels (envoi de photos à caractère sexuel et propos racistes). La requête a été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner la condition d’urgence, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2402113(TA87-2402113)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur la demande du CCAS de Marcillac-la-Croisille, a ordonné une expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à déterminer la réalité, l'origine et les conséquences des désordres affectant la toiture de l'Ehpad communal, notamment des infiltrations et fuites constatées depuis 2018. Le juge a fait droit à la demande, considérant l'expertise utile dans la perspective d'un éventuel litige principal relevant de la compétence de la juridiction administrative. Les protestations et réserves formulées par les parties défenderesses n'ont pas été retenues, et la question des dépens a été réservée.
N° TA87-2500501(TA87-2500501)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait le refus du préfet de la Haute-Vienne de lui restituer son permis de conduire. Le juge a constaté que la demande de M. A, qui sollicitait un réexamen de sa situation personnelle et professionnelle, constituait en réalité un recours gracieux adressé directement au tribunal, et non une requête contentieuse visant l’annulation d’une décision ou une indemnisation. En application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, une telle requête ne peut être examinée par le juge administratif, qui ne peut être saisi que d’un recours contre une décision administrative préexistante.