Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
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N° TA87-2301140(TA87-2301140)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné les requêtes de M. A, un ancien militaire, contestant les décisions de la commission de recours de l'invalidité (CRI) relatives à ses taux d'invalidité pour un état de stress post-traumatique (ESPT) et des séquelles au poignet gauche. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que la procédure suivie par la CRI était régulière et que les décisions attaquées n'étaient entachées d'aucune erreur d'appréciation. Il a notamment considéré que les moyens soulevés par M. A, tirés de l'irrégularité de la commission consultative médicale et de l'insuffisance de motivation des fiches descriptives des infirmités, n'étaient pas fondés. Les décisions ont été rendues sur le fondement du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre.
N° TA87-2500463(TA87-2500463)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant les arrêtés du 3 février 2025 par lesquels le préfet de la Corrèze l’obligeait à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de renvoi, prononçait une interdiction de retour d’un an et l’assignait à résidence. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le défaut de motivation, la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’erreur manifeste d’appréciation, n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA87-2500132(TA87-2500132)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme C D d’une contestation portant sur la majoration d’une amende pour excès de vitesse. Par une ordonnance du 17 mars 2025, le tribunal a rejeté la requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. Il a rappelé que, conformément aux articles L. 121-5 du code de la route et 521 du code de procédure pénale, les litiges relatifs aux amendes forfaitaires relèvent de la compétence des tribunaux judiciaires. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence matérielle de la juridiction administrative, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2402390(TA87-2402390)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A B comme manifestement irrecevable. Le requérant avait transmis un avis de versement rectificatif concernant des frais de restauration scolaire et d'hébergement, sans exposer les faits, moyens et conclusions exigés par l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a ordonné le rejet de la requête.
N° TA87-2402354(TA87-2402354)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus de créer un arrêt de bus au Mas par le service des transports scolaires de Limoges Métropole. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne comportait pas la décision attaquée, en violation de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée via l'application Télérecours, la requérante n'a pas fourni le document manquant dans le délai imparti. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.
N° TA87-2300195(TA87-2300195)
Le Tribunal Administratif de Limoges a donné acte du désistement de M. B C, qui contestait sa suspension conservatoire de quatre mois prononcée par la communauté de communes Marche Occitane - Val d'Anglin. La procédure a été initiée suite à un accord de médiation entre les parties, accepté par la collectivité. Le désistement, pur et simple, a été accepté par la communauté de communes. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement.
N° TA87-2500243(TA87-2500243)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, qui demandait une remise gracieuse d’un trop-perçu lié au cumul emploi retraite pour les années 2019 à 2022. Le juge a estimé que cette demande était manifestement irrecevable, car il n’appartient pas au juge administratif d’accorder une telle remise, celle-ci relevant de la compétence exclusive de l’administration. La décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes irrecevables sans instruction.
N° TA87-2500490(TA87-2500490)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant iranien, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet de l’Indre de lui délivrer un rendez-vous et un récépissé pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté que sa demande de titre, déposée en mai 2023, avait fait l’objet d’une décision implicite de rejet en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et qu’une injonction de délivrance d’un récépissé ferait obstacle à l’exécution de cette décision. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience, en vertu de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA87-2500368(TA87-2500368)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. C d’un courrier considéré comme un dépôt de plainte contre la société Musique Shop. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que les conclusions de M. C relèvent des juridictions de l’ordre judiciaire, conformément à l’article 40 du code de procédure pénale, et non du juge administratif.
N° TA87-2201675(TA87-2201675)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par plusieurs syndicats d'internes (ISNI, ISNAR-IMG, FNSIP-BM) demandant l'annulation de la décision implicite du directeur du CHU de Limoges refusant de mettre en place un dispositif de décompte fiable des heures de travail journalières des internes, afin de garantir le respect du plafond réglementaire de 48 heures hebdomadaires. Après l'acceptation d'une médiation par les parties, un accord est intervenu le 5 décembre 2024. Les syndicats requérants ont alors déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Par ordonnance du 17 mars 2025, le tribunal, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement.
N° TA87-2400182(TA87-2400182)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête du lycée Saint Cyran, une personne morale de droit public, qui demandait la décharge de la taxe d'habitation pour 2023. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'a pas été transmise par voie électronique via l'application Télérecours, comme l'exigent les articles R. 414-1 et R. 611-8-2 du code de justice administrative pour les personnes morales de droit public. Malgré une demande de régularisation notifiée le 8 février 2024, le lycée n'a pas régularisé sa requête dans le délai imparti de quinze jours.
N° TA87-2201012(TA87-2201012)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, détenu, qui contestait la décision du garde des sceaux du 27 mai 2022 prolongeant son placement à l’isolement pour trois mois. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente et que la procédure, notamment la communication du dossier et le recueil de l’avis médical, était conforme aux articles R. 213-21 et R. 213-30 du code pénitentiaire. Aucune erreur de fait ou d’appréciation n’a été retenue.
N° TA87-2201348(TA87-2201348)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. A contestant l'arrêté préfectoral du 15 avril 2022 lui ordonnant de se dessaisir de ses armes et lui retirant la validation de son permis de chasser, ainsi que les rejets de ses recours gracieux et hiérarchique. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 312-11 du code de la sécurité intérieure n'avait pas été respectée, l'urgence invoquée par le préfet n'étant pas suffisamment justifiée par la seule gravité des faits reprochés ou l'appartenance présumée à une mouvance violente. En conséquence, l'arrêté a été annulé pour vice de procédure, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA87-2201440(TA87-2201440)
Le Tribunal administratif de Limoges rejette la requête de M. A, demandeur d’asile, qui contestait la décision du 30 septembre 2022 de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) mettant fin à sa prise en charge dans un centre d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada) à Uzerche. Le requérant avait quitté l’hébergement après l’avoir accepté, invoquant des motifs d’éloignement des transports et commerces, mais le tribunal estime qu’il ne remet pas sérieusement en cause la légalité de la décision. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA87-2201720(TA87-2201720)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. B d’une demande d’annulation d’un certificat d’urbanisme opérationnel négatif délivré le 23 septembre 2022 par le maire de Saint-Maur pour sa parcelle cadastrée section AR 688. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le maire avait légalement motivé son refus par l’absence de desserte suffisante de la parcelle par les réseaux publics (eau, électricité, assainissement), conformément aux articles L. 410-1, R. 410-1 et R. 410-13 du code de l’urbanisme. Il a jugé que les arguments de M. B, notamment sur la possibilité technique de raccordement ou l’existence d’un précédent certificat positif, n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité du certificat négatif et rejette l’ensemble des conclusions du requérant.
N° TA87-2401301(TA87-2401301)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de l’association ADDE et d’autres requérants visant à annuler un courrier du 2 juin 2024 de la coordinatrice du bureau régional d’aide juridictionnelle, qui imposait des conditions de signature pour les demandes d’aide juridictionnelle. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, estimant que les requérants ne justifiaient pas d’un intérêt suffisamment direct et certain pour contester un acte à portée locale. En conséquence, la demande de condamnation de l’État aux frais de justice a également été rejetée.
N° TA87-2301520(TA87-2301520)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant sur renvoi de la cour administrative d'appel de Bordeaux, a examiné la demande de la SARL Hôtel-Restaurant Le Saint Psalmet tendant à l'annulation du refus implicite du maire d'Eymoutiers d'abroger son arrêté du 24 janvier 2022 réglementant la circulation et le stationnement lors des marchés. La société requérante soutenait notamment que l'arrêté était insuffisamment motivé, qu'il méconnaissait l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales et qu'il n'était pas proportionné. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les restrictions étaient justifiées par des motifs de sécurité publique.
N° TA87-2300807(TA87-2300807)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui contestait le refus du préfet de la Haute-Vienne d’autoriser le regroupement familial pour son fils. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que le refus était légalement fondé sur l’insuffisance des ressources de Mme A, conformément à l’article 4 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de la Convention internationale des droits de l’enfant ont été écartés.
N° TA87-2500516(TA87-2500516)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a été saisi par la commune de Saint Sulpice le Dunois sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation. La commune demandait la désignation d’un expert pour constater l’état de danger d’un bâtiment vétuste et abandonné appartenant à Mme A D, menaçant la sécurité des personnes et des biens mitoyens. Le juge a fait droit à cette demande en désignant un expert chargé d’examiner le bâtiment, de déterminer s’il présente un danger grave et imminent, et de proposer les mesures nécessaires pour y remédier. Cette décision s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation ainsi que sur le code de justice administrative.
N° TA87-2300183(TA87-2300183)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la société Enerinvest, qui contestait la délibération du 8 décembre 2022 de la communauté de communes Haute-Corrèze Communauté approuvant son plan local d'urbanisme intercommunal (PLUI). La société demandait l'annulation du classement de ses parcelles en zone naturelle, estimant que la procédure de concertation et d'enquête publique était irrégulière, que le classement était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et qu'il portait atteinte à la liberté du commerce et de l'industrie. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles L. 103-2 et suivants du code de l'urbanisme, et a rejeté l'ensemble des conclusions de la société.