7 917 décisions disponibles — page 118/396
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par la société GTM Bâtiment Aquitaine, mandataire d'un groupement d'entreprises, d'un litige relatif au décompte général et définitif d'un marché de conception-réalisation pour la construction d'un bâtiment médico-chirurgical au CHU de Limoges. La société demandait le paiement de travaux supplémentaires, l'indemnisation de préjudices liés à un allongement des délais imputé au maître d'ouvrage, et contestait l'application de pénalités de retard et de retenues. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la société requérante, considérant que les travaux supplémentaires n'étaient pas justifiés, que les retards étaient imputables au groupement, et que les pénalités et retenues étaient fondées sur les stipulations contractuelles. La décision s'appuie sur les principes du droit des contrats administratifs et les clauses du marché.
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant les arrêtés du 3 février 2025 par lesquels le préfet de la Corrèze l’obligeait à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de renvoi, prononçait une interdiction de retour d’un an et l’assignait à résidence. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le défaut de motivation, la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’erreur manifeste d’appréciation, n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par plusieurs syndicats d'internes (ISNI, ISNAR-IMG, FNSIP-BM) demandant l'annulation de la décision implicite du directeur du CHU de Limoges refusant de mettre en place un dispositif de décompte fiable des heures de travail journalières des internes, afin de garantir le respect du plafond réglementaire de 48 heures hebdomadaires. Après l'acceptation d'une médiation par les parties, un accord est intervenu le 5 décembre 2024. Les syndicats requérants ont alors déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Par ordonnance du 17 mars 2025, le tribunal, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête du lycée Saint Cyran, une personne morale de droit public, qui demandait la décharge de la taxe d'habitation pour 2023. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'a pas été transmise par voie électronique via l'application Télérecours, comme l'exigent les articles R. 414-1 et R. 611-8-2 du code de justice administrative pour les personnes morales de droit public. Malgré une demande de régularisation notifiée le 8 février 2024, le lycée n'a pas régularisé sa requête dans le délai imparti de quinze jours.
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. C d’un courrier considéré comme un dépôt de plainte contre la société Musique Shop. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que les conclusions de M. C relèvent des juridictions de l’ordre judiciaire, conformément à l’article 40 du code de procédure pénale, et non du juge administratif.
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant iranien, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet de l’Indre de lui délivrer un rendez-vous et un récépissé pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté que sa demande de titre, déposée en mai 2023, avait fait l’objet d’une décision implicite de rejet en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et qu’une injonction de délivrance d’un récépissé ferait obstacle à l’exécution de cette décision. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience, en vertu de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, qui demandait une remise gracieuse d’un trop-perçu lié au cumul emploi retraite pour les années 2019 à 2022. Le juge a estimé que cette demande était manifestement irrecevable, car il n’appartient pas au juge administratif d’accorder une telle remise, celle-ci relevant de la compétence exclusive de l’administration. La décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes irrecevables sans instruction.
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme C D d’une contestation portant sur la majoration d’une amende pour excès de vitesse. Par une ordonnance du 17 mars 2025, le tribunal a rejeté la requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. Il a rappelé que, conformément aux articles L. 121-5 du code de la route et 521 du code de procédure pénale, les litiges relatifs aux amendes forfaitaires relèvent de la compétence des tribunaux judiciaires. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence matérielle de la juridiction administrative, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus de créer un arrêt de bus au Mas par le service des transports scolaires de Limoges Métropole. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne comportait pas la décision attaquée, en violation de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée via l'application Télérecours, la requérante n'a pas fourni le document manquant dans le délai imparti. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A B comme manifestement irrecevable. Le requérant avait transmis un avis de versement rectificatif concernant des frais de restauration scolaire et d'hébergement, sans exposer les faits, moyens et conclusions exigés par l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a ordonné le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Limoges a donné acte du désistement de M. B C, qui contestait sa suspension conservatoire de quatre mois prononcée par la communauté de communes Marche Occitane - Val d'Anglin. La procédure a été initiée suite à un accord de médiation entre les parties, accepté par la collectivité. Le désistement, pur et simple, a été accepté par la communauté de communes. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, détenu, qui contestait deux sanctions disciplinaires (trente jours de cellule disciplinaire pour violences sur un surveillant, et quinze jours dont huit avec sursis pour violences sur un détenu, ainsi que cinq jours avec sursis pour outrages). Le requérant invoquait l’irrégularité d’un certificat médical manuscrit et des conditions de détention insalubres comme circonstances atténuantes. Le tribunal a jugé qu’aucun texte n’imposait un certificat dactylographié et que les conditions de détention ne constituaient pas un moyen sérieux pour contester la légalité des sanctions, dont la matérialité et la proportionnalité n’étaient pas contestées. La décision s’appuie sur le code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la SAS Soleia 56, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Indre refusant un permis de construire pour une centrale solaire photovoltaïque au sol sur des parcelles agricoles. Le tribunal a jugé que le refus était fondé sur l'article L. 111-4 du code de l'urbanisme, car le projet, bien que combiné à un élevage ovin, ne démontrait pas une activité agricole significative et risquait de compromettre l'exploitation agricole existante. La motivation de l'arrêté a été considérée comme suffisante, et les mentions de l'article L. 101-2 du code de l'urbanisme et de la charte départementale n'ont pas été retenues comme des erreurs de droit, ces éléments servant seulement à contextualiser l'application de l'article L. 111-4.
Le Tribunal administratif de Limoges a examiné les requêtes de la société Les pâturages du soleil contestant deux arrêtés du préfet de l'Indre refusant des permis de construire pour des centrales solaires photovoltaïques au sol sur la commune de Velles. Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, estimant que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'article L. 111-4 du code de l'urbanisme pour protéger les espaces agricoles. Il a jugé que le projet ne démontrait pas une activité agricole significative et que les autres moyens, notamment sur la motivation et l'application du schéma de cohérence territoriale, étaient infondés. Les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de la société Les pâturages du soleil, qui contestait deux arrêtés du préfet de l'Indre refusant des permis de construire pour des centrales solaires photovoltaïques au sol sur la commune de Velles. Le tribunal a jugé que le refus était légalement fondé sur l'article L. 111-4 du code de l'urbanisme, qui protège les espaces agricoles, et que le projet ne démontrait pas une activité agricole significative compatible avec l'implantation. Il a également écarté les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et de l'erreur de droit, estimant que les documents mentionnés (SCoT, charte départementale) n'étaient que des éléments de contexte. En conséquence, les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. A, ressortissant pakistanais, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour "salarié" par la préfète de la Haute-Vienne, qui s'était déclarée incompétente territorialement. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que le courrier du 11 avril 2022 n'était pas une décision faisant grief et que la demande de titre de séjour n'avait pas été valablement présentée par l'intéressé en personne. Il a également considéré que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 114-2 et L. 114-4 du code des relations entre le public et l'administration étaient inopérants, faute de demande régulière. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, détenu, qui contestait la décision du garde des sceaux du 27 mai 2022 prolongeant son placement à l’isolement pour trois mois. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente et que la procédure, notamment la communication du dossier et le recueil de l’avis médical, était conforme aux articles R. 213-21 et R. 213-30 du code pénitentiaire. Aucune erreur de fait ou d’appréciation n’a été retenue.
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. B et autres, conseillers municipaux, d’une demande d’annulation de la délibération du 7 décembre 2022 par laquelle le conseil municipal de Saint-Priest Taurion a approuvé la cession d’une parcelle pour 40 000 euros. Les requérants invoquaient notamment l’insuffisance d’information des élus, l’absence de déclassement préalable du domaine public, et une vente à un prix inférieur à la valeur vénale sans motif d’intérêt général. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu à statuer et a examiné la recevabilité de la requête au regard de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais la décision s’inscrit dans le cadre des articles L. 2241-1 du code général des collectivités territoriales et du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, détenu à la maison centrale de Saint-Maur, qui contestait son placement à l'isolement ordonné du 2 janvier au 2 avril 2023. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée au regard des articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et R. 213-21 du code pénitentiaire. Il a également jugé que la mesure, fondée sur des motifs de sécurité et de précaution, ne constituait pas une sanction disciplinaire déguisée et n'était pas entachée d'erreur d'appréciation, compte tenu du comportement et de la dangerosité du requérant.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la société Enerinvest, qui contestait la délibération du 8 décembre 2022 de la communauté de communes Haute-Corrèze Communauté approuvant son plan local d'urbanisme intercommunal (PLUI). La société demandait l'annulation du classement de ses parcelles en zone naturelle, estimant que la procédure de concertation et d'enquête publique était irrégulière, que le classement était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et qu'il portait atteinte à la liberté du commerce et de l'industrie. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles L. 103-2 et suivants du code de l'urbanisme, et a rejeté l'ensemble des conclusions de la société.