Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
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N° TA87-2300125(TA87-2300125)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, détenu à la maison centrale de Saint-Maur, qui contestait son placement à l'isolement ordonné du 2 janvier au 2 avril 2023. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée au regard des articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et R. 213-21 du code pénitentiaire. Il a également jugé que la mesure, fondée sur des motifs de sécurité et de précaution, ne constituait pas une sanction disciplinaire déguisée et n'était pas entachée d'erreur d'appréciation, compte tenu du comportement et de la dangerosité du requérant.
N° TA87-2402158(TA87-2402158)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné le recours de M. B, ressortissant algérien, contre l'arrêté du préfet de l'Indre refusant de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour en tant qu'accompagnant de son enfant malade, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a annulé cet arrêté, jugeant que le préfet avait commis une erreur de droit en fondant sa décision sur les articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que la situation de M. B relevait du 7) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Cette annulation a également entraîné celle de l'obligation de quitter le territoire français.
N° TA87-2402157(TA87-2402157)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de Mme B, ressortissante algérienne, contestant le refus du préfet de l'Indre de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour en tant qu'accompagnante de son enfant malade, assorti d'une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral du 24 octobre 2024, estimant que le préfet avait commis une erreur de droit en se fondant sur les articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que la situation de Mme B, régie par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, relevait du 7) de son article 6. Cette annulation a également entraîné celle de l'obligation de quitter le territoire français et de la décision fixant le pays de renvoi. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B dans un délai de deux mois.
N° TA87-2402131(TA87-2402131)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant togolais, contestant l'arrêté préfectoral du 19 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée, en relevant que les deux avis du collège de médecins de l'Ofii n'étaient pas contradictoires mais reflétaient une évolution de son état de santé. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en sollicitant un second avis médical, cette demande étant justifiée par l'écoulement du temps depuis le premier avis. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour ont été maintenues. La décision s'appuie sur les articles L. 425-9 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA87-2402122(TA87-2402122)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. A, ressortissant syrien, contestant l'arrêté préfectoral du 10 octobre 2024 lui retirant son attestation de demandeur d'asile, lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a constaté que le préfet de la Haute-Vienne avait, par une décision du 12 décembre 2024, abrogé l'arrêté contesté, rendant sans objet les conclusions en annulation et en injonction. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes et rejeté la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle faute de justification. Les conclusions relatives aux frais d'instance ont été rejetées, l'État n'étant pas la partie perdante.
N° TA87-2200526(TA87-2200526)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la SAS Soleia 56, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Indre refusant un permis de construire pour une centrale solaire photovoltaïque au sol sur des parcelles agricoles. Le tribunal a jugé que le refus était fondé sur l'article L. 111-4 du code de l'urbanisme, car le projet, bien que combiné à un élevage ovin, ne démontrait pas une activité agricole significative et risquait de compromettre l'exploitation agricole existante. La motivation de l'arrêté a été considérée comme suffisante, et les mentions de l'article L. 101-2 du code de l'urbanisme et de la charte départementale n'ont pas été retenues comme des erreurs de droit, ces éléments servant seulement à contextualiser l'application de l'article L. 111-4.
N° TA87-2200537(TA87-2200537)
Le Tribunal administratif de Limoges a examiné les requêtes de la société Les pâturages du soleil contestant deux arrêtés du préfet de l'Indre refusant des permis de construire pour des centrales solaires photovoltaïques au sol sur la commune de Velles. Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, estimant que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'article L. 111-4 du code de l'urbanisme pour protéger les espaces agricoles. Il a jugé que le projet ne démontrait pas une activité agricole significative et que les autres moyens, notamment sur la motivation et l'application du schéma de cohérence territoriale, étaient infondés. Les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA87-2200538(TA87-2200538)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de la société Les pâturages du soleil, qui contestait deux arrêtés du préfet de l'Indre refusant des permis de construire pour des centrales solaires photovoltaïques au sol sur la commune de Velles. Le tribunal a jugé que le refus était légalement fondé sur l'article L. 111-4 du code de l'urbanisme, qui protège les espaces agricoles, et que le projet ne démontrait pas une activité agricole significative compatible avec l'implantation. Il a également écarté les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et de l'erreur de droit, estimant que les documents mentionnés (SCoT, charte départementale) n'étaient que des éléments de contexte. En conséquence, les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.
N° TA87-2402094(TA87-2402094)
Le Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B, ressortissante géorgienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 4 septembre 2024 lui retirant son attestation de demande d'asile, l'obligeant à quitter le territoire français, l'interdisant de retour et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a jugé légal le retrait de l'attestation, fondé sur le rejet de sa demande d'asile par l'Ofpra en procédure accélérée (pays d'origine sûr), et a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation. Il a également estimé que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CESDH). La solution s'appuie notamment sur les articles L. 542-2 et L. 531-24 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA87-2201748(TA87-2201748)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. A, ressortissant pakistanais, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour "salarié" par la préfète de la Haute-Vienne, qui s'était déclarée incompétente territorialement. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que le courrier du 11 avril 2022 n'était pas une décision faisant grief et que la demande de titre de séjour n'avait pas été valablement présentée par l'intéressé en personne. Il a également considéré que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 114-2 et L. 114-4 du code des relations entre le public et l'administration étaient inopérants, faute de demande régulière. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA87-2201810(TA87-2201810)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. B et autres, conseillers municipaux, d’une demande d’annulation de la délibération du 7 décembre 2022 par laquelle le conseil municipal de Saint-Priest Taurion a approuvé la cession d’une parcelle pour 40 000 euros. Les requérants invoquaient notamment l’insuffisance d’information des élus, l’absence de déclassement préalable du domaine public, et une vente à un prix inférieur à la valeur vénale sans motif d’intérêt général. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu à statuer et a examiné la recevabilité de la requête au regard de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais la décision s’inscrit dans le cadre des articles L. 2241-1 du code général des collectivités territoriales et du code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA87-2201843(TA87-2201843)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, détenu, qui contestait deux sanctions disciplinaires (trente jours de cellule disciplinaire pour violences sur un surveillant, et quinze jours dont huit avec sursis pour violences sur un détenu, ainsi que cinq jours avec sursis pour outrages). Le requérant invoquait l’irrégularité d’un certificat médical manuscrit et des conditions de détention insalubres comme circonstances atténuantes. Le tribunal a jugé qu’aucun texte n’imposait un certificat dactylographié et que les conditions de détention ne constituaient pas un moyen sérieux pour contester la légalité des sanctions, dont la matérialité et la proportionnalité n’étaient pas contestées. La décision s’appuie sur le code pénitentiaire.
N° TA87-2402074(TA87-2402074)
Le Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) a annulé l'arrêté du 18 octobre 2024 par lequel le préfet de la Corrèze refusait un titre de séjour à Mme B, ressortissante libanaise, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en estimant que Mme B ne justifiait pas d'une progression dans ses études, alors qu'elle produisait des attestations de réussite (DU FLaViC, DELF B2) et un certificat de scolarité en L2 droit pour 2024/2025. La décision s'appuie sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'arrêté préfectoral est annulé.
N° TA87-2402057(TA87-2402057)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme A, ressortissante camerounaise, pour contester deux arrêtés du préfet de police du 26 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de douze mois. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 541-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif qu'elle bénéficiait du droit de se maintenir en France en raison d'une demande d'asile. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la demande d'asile de Mme A avait été rejetée comme manifestement infondée par le ministre de l'intérieur, ce qui la privait du droit de se maintenir sur le territoire français et rendait légale l'obligation de quitter le territoire. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA87-2402054(TA87-2402054)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. A, ressortissant guinéen, pour contester un arrêté préfectoral du 16 septembre 2024 lui refusant le séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. En cours d'instance, le préfet de la Haute-Vienne a retiré cet arrêté le 10 décembre 2024 pour réexaminer la situation de l'intéressé. Constatant que les décisions attaquées avaient été retirées, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et en injonction. Il a également condamné l'État à verser 800 euros au conseil de M. A au titre des frais d'instance, en application des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridictionnelle.
N° TA87-2500424(TA87-2500424)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant par un juge unique, a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait les arrêtés du 20 février 2025 du préfet de la Haute-Vienne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour de deux ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
N° TA87-2500413(TA87-2500413)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant par un juge unique, a rejeté la requête de M. C, ressortissant géorgien et russe, contestant les arrêtés du 20 février 2025 du préfet de la Haute-Vienne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans, et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du droit d'être entendu, l'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et l'insuffisance de motivation, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA87-2500423(TA87-2500423)
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. D, ressortissant marocain, contestant les arrêtés du 20 février 2025 du préfet de la Haute-Vienne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans, et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de la liberté d'entreprise, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, et la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
N° TA87-2500371(TA87-2500371)
Le Tribunal administratif de Limoges, saisi en référé-suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme C de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction. La requérante, réfugiée statutaire, contestait le refus implicite du préfet de l'Indre de lui délivrer une carte de résident, mais a obtenu une attestation de prolongation d'instruction régularisant sa situation. Le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces demandes et a rejeté les conclusions présentées au titre des frais de justice.
N° TA87-2500299(TA87-2500299)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 30 décembre 2024 instaurant un régime dérogatoire de fouilles intégrales à l'encontre de M. B, détenu au centre pénitentiaire de Châteauroux. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'atteinte à la dignité et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.