Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2400195(TA87-2400195)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté l’opposition formée par M. A contre une contrainte émise par la caisse d’allocations familiales de l’Indre pour le recouvrement d’un indu d’aide personnalisée au logement de 218 euros. Le tribunal a estimé que le requérant n’avait pas informé la caisse de son changement de situation professionnelle dans les délais requis et qu’il avait été régulièrement mis en demeure, la notification étant réputée faite à la date de présentation du pli recommandé. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur l’article L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2400303(TA87-2400303)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B contestant la décision de la caisse d'allocations familiales de la Haute-Vienne de ne lui accorder qu’une remise partielle de 622 euros sur un indu d’allocation de logement sociale de 3 110 euros. Le tribunal a estimé que, malgré la bonne foi non contestée de la requérante, celle-ci ne démontrait pas une situation de précarité suffisante pour justifier une remise totale, son quotient familial étant de 909 euros. La décision s’appuie sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui permettent une remise en cas de bonne foi ou de précarité, conditions non réunies en l’espèce.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2400315(TA87-2400315)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C B, qui demandait l'annulation du refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire soudanais contre un permis français. La requérante invoquait un retard dû à la guerre au Soudan et à la transmission tardive de documents par le consulat. Le tribunal a jugé que la demande d'échange, présentée le 20 juillet 2023, était tardive car elle dépassait le délai d'un an suivant la remise de son titre de séjour le 1er juin 2022, conformément à l'article R. 222-3 du code de la route et à l'arrêté du 12 janvier 2012. La solution retenue est le rejet de la requête, le préfet étant tenu de refuser la demande comme tardive.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401203(TA87-2401203)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C contestant l'invalidation de son permis de conduire et les retraits de points associés. Le juge a d'abord constaté un non-lieu à statuer pour trois infractions dont les points avaient été restitués avant l'introduction de la requête. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, rappelant que cette notification ne conditionne pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. Enfin, le tribunal a rejeté l'argument fondé sur le principe de rétroactivité de la loi plus douce (décret n° 2023-1150 du 6 décembre 2023), estimant que les dispositions applicables aux infractions commises avant son entrée en vigueur demeuraient valides.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401535(TA87-2401535)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B C contestant l'arrêté du 29 juillet 2024 du préfet de la Haute-Vienne suspendant son permis de conduire pour six mois. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance du contradictoire et l'erreur de fait. Il a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, que la procédure contradictoire n'avait pas à être respectée en raison de l'urgence, et que les faits de conduite sous stupéfiants étaient établis. La décision se fonde sur les articles L. 224-1 et suivants du code de la route, ainsi que sur les articles L. 121-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2400495(TA87-2400495)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. et Mme B contestant la décision de la Mutualité sociale agricole (MSA) du Limousin du 13 mars 2024, qui leur accordait une remise partielle de 630,13 euros sur un indu de prime d'activité de 1 266,51 euros. Les requérants invoquaient un dysfonctionnement informatique de la MSA pour contester le bien-fondé de l'indu. Le juge a estimé que, malgré l'erreur de saisie imputable à l'administration, les intéressés restaient tenus de rembourser les sommes indûment perçues, conformément aux articles L. 842-3, L. 842-4 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans condamnation aux dépens.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2400407(TA87-2400407)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B C contestant l'invalidation de son permis de conduire et les retraits de points associés. Le juge a d'abord constaté que les conclusions relatives aux infractions des 29 mai 2021 et 6 mai 2023 étaient sans objet, ces dernières n'étant pas retenues. Sur le fond, le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, rappelant que cette notification n'affecte pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. Enfin, il a jugé que le principe de rétroactivité de la loi pénale plus douce était inapplicable, les retraits de points constituant des mesures de police administrative et non des sanctions pénales, sur le fondement des articles L. 223-1 et R. 413-14 du code de la route.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2400369(TA87-2400369)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a été saisi par M. A D pour contester des décisions de récupération d’indu de revenu de solidarité active (RSA), d’allocation de soutien familial (ASF) et d’aide exceptionnelle de fin d’année. Le tribunal s’est déclaré incompétent pour connaître du litige relatif à l’indu d’ASF, relevant du contentieux de la sécurité sociale, et a transmis ces conclusions au tribunal judiciaire de Limoges. Sur le surplus, il a rejeté les conclusions dirigées contre les indus de RSA et d’aide exceptionnelle, en application des articles L. 262-2 et L. 262-9 du code de l’action sociale et des familles, au motif que M. D vivait en concubinage et ne pouvait être considéré comme isolé.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2400717(TA87-2400717)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de la CAF de l'Indre de lui accorder une remise gracieuse d’indu d’aide personnalisée au logement (233,66 €) et de prime d’activité (2 846,26 €). Statuant en plein contentieux, le juge a estimé que si la bonne foi de la requérante n’était pas contestée, sa situation de précarité, caractérisée par un quotient familial de 1 145 euros, ne faisait pas obstacle au remboursement des sommes dues. La décision est fondée sur les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation.

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DécisionPlein contentieuxANNULE

TA87-2400744(TA87-2400744)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a annulé la décision du 16 avril 2024 par laquelle la CAF de la Creuse avait refusé une remise d’indu de prime d’activité de 871,62 euros réclamée à Mme A. Le tribunal a estimé que la bonne foi de la requérante, mère isolée avec un quotient familial de 649 euros, n’était pas contestée et que sa situation de précarité justifiait une remise partielle. Sur le fondement de l’article R. 845-3 du code de la sécurité sociale, il a accordé une remise de 220 euros, ramenant la dette à 651,62 euros.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxANNULE

TA87-2400605(TA87-2400605)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en juge unique, a annulé la décision du 1er février 2024 par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Creuse a refusé une remise d'indu d'aide personnalisée au logement de 2 861,06 euros. La requérante, Mme A, avait déclaré des frais réels inexacts, mais sa bonne foi n'était pas contestée et sa situation de précarité (quotient familial de 790 euros, vivant seule avec un enfant) a été reconnue. Appliquant les articles L. 821-1, L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, le tribunal a accordé une remise partielle de 1 000 euros, ramenant la dette à 1 861,06 euros.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2400585(TA87-2400585)

Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé l'arrêté du 6 février 2024 par lequel la préfète de police des Bouches-du-Rhône avait suspendu le permis de conduire de M. B pour une durée de neuf mois. Le juge a relevé que la suspension maximale légale pour un excès de vitesse supérieur à 40 km/h est de six mois en application de l'article L. 224-2 du code de la route, et que les cas permettant une prolongation à un an ne sont pas applicables. La décision préfectorale a donc été jugée entachée d'une erreur de droit. Le tribunal a enjoint à la préfète de restituer le permis de conduire à M. B dans un délai de quinze jours.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2400313(TA87-2400313)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté l’opposition formée par M. A contre une contrainte émise par France Travail Nouvelle Aquitaine pour le recouvrement d’un indu d’allocation de solidarité spécifique de 9 471,35 euros. Le requérant contestait la créance en affirmant avoir toujours déclaré ses activités, mais le tribunal a retenu qu’il avait exercé une activité salariée et perçu une allocation aux adultes handicapés, ce qui a généré deux indus distincts. La solution s’appuie sur les articles R. 5425-2 et L. 5423-7 du code du travail, qui régissent respectivement le cumul de l’allocation avec une activité professionnelle et avec l’allocation aux adultes handicapés. La requête a été rejetée comme non fondée.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA87-2400295(TA87-2400295)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en juge unique, a été saisi par Mme A d’un recours en plein contentieux contre le refus de la caisse d’allocations familiales de la Haute-Vienne de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 447,90 euros. Constatant que Mme A avait intégralement remboursé sa dette le 14 octobre 2024, sans contester le bien-fondé de l’indu, le tribunal a jugé que la requête était devenue sans objet. En application des dispositions du code de la sécurité sociale et du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401088(TA87-2401088)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A qui demandait l’annulation de l’arrêté du préfet de la Haute-Vienne suspendant son permis de conduire pour excès de vitesse. Le préfet avait initialement prononcé une suspension de neuf mois, mais l’a ramenée à six mois par un arrêté modificatif, conformément à l’article L. 224-2 du code de la route. Le juge a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions, la durée légale maximale de six mois ayant été respectée après modification. La requête a donc été rejetée, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500323(TA87-2500323)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 17 décembre 2024 interdisant temporairement à M. B d’exercer des fonctions d’encadrement sportif auprès de mineurs. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant ne démontrant pas une situation d’extrême précarité, et que la requête ne soulevait aucun moyen sérieux de nature à créer un doute sur la légalité de la décision. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2301687(TA87-2301687)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande de M. A, ouvrier qualifié exerçant comme chauffeur-accompagnateur, qui réclamait le versement du complément de traitement indiciaire prévu par le décret n° 2020-1152 modifié. Le juge a estimé que, bien que M. A transporte et accompagne des enfants handicapés, ses fonctions de conduite et de maintenance des véhicules restent principales, l'accompagnement socio-éducatif n'étant qu'accessoire et ne représentant pas plus de la moitié de son temps de travail. Par conséquent, il ne remplissait pas les conditions pour bénéficier de cette prime. La demande de frais de justice de M. A a également été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2302035(TA87-2302035)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de Mme A, agent du Crous, contestant un blâme et une modulation à la baisse de son indemnité spéciale forfaitaire. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur le blâme, celui-ci ayant été retiré par l'administration après l'introduction du recours. En revanche, il a annulé la décision de modulation de l'indemnité, estimant que les faits reprochés (propos irrespectueux) n'étaient pas établis, contrairement aux attestations de collègues. La solution retenue s'appuie sur la décision du 3 avril 2023 du Cnous relative à l'indemnité spéciale forfaitaire. Le tribunal a enjoint au Crous de rétablir l'indemnité pour novembre 2023, sans astreinte.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2400099(TA87-2400099)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la condamnation de la caisse d'allocations familiales de la Haute-Vienne pour une erreur de gestion ayant entraîné un indu de prime d'activité. Le tribunal a jugé que, même si l'indu résultait d'une erreur de la caisse, cette circonstance n'affectait pas l'obligation de rembourser le trop-perçu, et que la récupération de l'indu ne constituait pas un préjudice indemnisable. Il a également estimé que le préjudice moral invoqué découlait de la situation de trop-perçu et non d'une faute de l'organisme payeur. La décision s'appuie sur les articles L. 842-1 et L. 842-2 du code de la sécurité sociale.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA87-2401176(TA87-2401176)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a annulé la décision du 21 juin 2024 du président du conseil départemental de l'Indre refusant à Mme A la carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a estimé que, malgré les critères stricts de l'arrêté du 3 janvier 2017, les circonstances très particulières de l'espèce (cardiomyopathie dilatée sévère en attente de greffe, dyspnée invalidante) justifiaient l'attribution de la carte. La solution retenue se fonde sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles.

Résumé IA