Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2300692(TA87-2300692)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la déduction de frais de double résidence pour les années 2020 et 2021. La requérante soutenait que ses frais kilométriques étaient justifiés par une mutation professionnelle et des raisons familiales. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de l'absence de coordonnées du conciliateur fiscal sur la décision de rejet. Sur le fond, il a rappelé que la déduction des frais de déplacement de plus de 40 km n'est admise qu'en cas de circonstances particulières, et a estimé que Mme B ne justifiait pas d'un tel motif pour maintenir son domicile à Rosnay. La solution est fondée sur l'article 83 du code général des impôts.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2401994(TA87-2401994)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 11 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d’un an. En cours d’instance, la préfète de la Creuse a retiré cet arrêté le 27 décembre 2024 et délivré un récépissé de demande de titre de séjour, donnant ainsi satisfaction au requérant. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet, et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Les conclusions accessoires présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402257(TA87-2402257)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme B et M. E de recours en excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux du 17 septembre 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d’un an. Les requérants invoquaient notamment une incompétence de l’auteur de l’acte, une atteinte disproportionnée à leur vie privée et familiale au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que des moyens tirés de l’illégalité des décisions subséquentes. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après examen, a rejeté l’ensemble des conclusions des requérants, jugeant les moyens non fondés. La solution retenue confirme la légalité des arrêtés préfectoraux, en application des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2301082(TA87-2301082)

Le Tribunal Administratif de Limoges, saisi par Mme D d’une demande d’indemnisation pour un accident de service survenu le 20 décembre 2017, a examiné sa compétence. En application des articles L. 142-1, L. 142-8 et L. 451-1 du code de la sécurité sociale, le contentieux de la sécurité sociale relève du juge judiciaire, et aucune action en réparation selon le droit commun n’est possible en l’absence de faute inexcusable de l’employeur. Dès lors, le tribunal s’est déclaré incompétent pour connaître des conclusions de Mme D et de la CPAM du Loir-et-Cher, celles-ci relevant de la juridiction judiciaire.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA87-2301057(TA87-2301057)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. B, masseur-kinésithérapeute, contestant la fin anticipée de son détachement pour stage au sein du SDIS de l'Indre et le retrait de l'arrêté initial de détachement. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le SDIS, considérant que le courrier du 16 février 2023 constituait bien une décision attaquable. Sur le fond, le tribunal a annulé les décisions contestées, jugeant que le retrait de l'arrêté du 30 janvier 2023 était illégal car il méconnaissait les dispositions de l'article L. 513-8 du code général de la fonction publique, le détachement pour stage étant un droit pour le lauréat de concours. En conséquence, le tribunal a condamné le SDIS de l'Indre à verser à M. B une somme de 5 000 euros en réparation de son préjudice moral et de carrière, et a rejeté le surplus des conclusions indemnitaires.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402256(TA87-2402256)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné les recours de Mme B et M. E contre des arrêtés préfectoraux du 17 septembre 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, une atteinte disproportionnée à leur vie privée et familiale (article 8 de la CEDH et article L. 423-23 du CESEDA), ainsi que des vices propres aux décisions subséquentes. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, sans annulation ni injonction.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA87-2300974(TA87-2300974)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par la SAS Immobilière Carrefour d'une demande de réduction de ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022, concernant un immeuble commercial à Châteauroux. La société contestait la méthode d'évaluation par comparaison utilisée par l'administration fiscale, arguant que le local-type n°154 retenu était lui-même évalué par référence à un local-type (n°1 ME de Poinçonnet) qui avait été détruit puis reconstruit, le rendant inapte comme terme de comparaison. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la destruction et la reconstruction d'un local-type ne le rendent pas nécessairement inadéquat pour servir de terme de comparaison ultime, et que la société n'apportait pas la preuve que le local-type n°3 de Marzy constituait un terme plus approprié. La solution retenue s'appuie sur l'article 1498 du code général des impôts, qui encadre la détermination de la valeur locative par comparaison.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA87-2300973(TA87-2300973)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de la SAS Carrefour Hypermarchés. La société contestait son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises pour les années 2021 à 2023, concernant un hypermarché à Châteauroux, en demandant la substitution du local-type de comparaison retenu par l'administration. Le tribunal a jugé que la valeur locative non révisée du bien avait été correctement établie par l'administration, laquelle avait proposé à titre subsidiaire un autre local-type pertinent. Les articles 1467 et 1498 du code général des impôts ont été appliqués.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA87-2300966(TA87-2300966)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par la SAS Arnoux Autoprestige pour contester deux titres exécutoires émis par le département de la Corrèze, lui infligeant des pénalités de 4 000 euros chacune pour manquements dans l'exécution d'un marché de transport scolaire. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté des requêtes, estimant que le délai de recours n'avait pas commencé à courir. Sur le fond, il a examiné la légalité des pénalités au regard des stipulations du cahier des clauses administratives particulières (CCAP) et des dispositions du code de la commande publique. La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais la décision a été rendue après une audience publique.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA87-2300965(TA87-2300965)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par la SAS Arnoux Autoprestige pour contester deux titres exécutoires émis par le département de la Corrèze, lui imposant des pénalités de 4 000 euros chacune pour manquements dans l'exécution d'un marché de transport scolaire. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le département, estimant que les requêtes n'étaient pas tardives. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement a été rendu en application des règles du code de la commande publique et du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2300760(TA87-2300760)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B C, qui contestait son reclassement en tant que stagiaire dans le corps des greffiers des services judiciaires. La requérante soutenait que l'arrêté du 1er mars 2023 était insuffisamment motivé et qu'il n'avait pas pris en compte ses services dans le secteur privé. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, car il mentionnait les considérations de droit et de fait, notamment le décompte des services publics retenus. Sur le fond, il a appliqué les articles 14 et 15 du décret n° 2009-1388 du 11 novembre 2009, qui prévoient des règles distinctes pour la reprise des services publics et privés, et a estimé que l'administration avait correctement appliqué ces textes en excluant les services privés non éligibles. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA87-2400342(TA87-2400342)

Le Tribunal Administratif de Limoges a statué sur les requêtes de la SAS Carrefour Hypermarchés, qui contestait la cotisation foncière des entreprises (CFE) due pour son hypermarché de Châteauroux au titre des années 2021 à 2023. La société soutenait que le local-type n° 154 retenu par l'administration pour évaluer la valeur locative n'était pas pertinent, car il se référait à un bâtiment détruit puis reconstruit, et proposait un autre terme de comparaison. L'administration fiscale a défendu le calcul initial tout en proposant à titre subsidiaire un autre local-type de substitution. Le tribunal a joint les deux affaires et, après examen, a rejeté les demandes de la société, jugeant que la valeur locative non révisée de l'hypermarché avait été correctement établie sur la base des textes applicables, notamment les articles 1467 et 1498 du code général des impôts.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200624(TA87-2200624)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par l'Ehpad La Bruyère d'une demande en réparation de désordres affectant le carrelage de son établissement, survenus dans le cadre d'un marché de travaux conclu en 2010. Le tribunal a examiné la responsabilité décennale des constructeurs, incluant l'entreprise, les maîtres d'œuvre et le bureau de contrôle, sur le fondement des principes régissant la garantie décennale des constructeurs. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les débats portent sur le caractère décennal des désordres et la répartition des responsabilités entre les différents intervenants, ainsi que sur l'application des articles du code de justice administrative relatifs aux frais d'expertise et aux dépens.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2300012(TA87-2300012)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande de M. et Mme D, qui sollicitaient la décharge de la taxe d'habitation pour l'année 2022 sur un logement meublé de tourisme. Le tribunal a jugé que, bien que le bien soit proposé à la location saisonnière, les requérants en conservaient la libre disposition en dehors des périodes de location, faute de justifier d'une location ininterrompue. En application des articles 1407 et 1415 du code général des impôts, cette situation les rend redevables de la taxe d'habitation. La solution retenue confirme que la double imposition avec la cotisation foncière des entreprises (CFE) n'est pas exclue si le logement fait partie de l'habitation personnelle du contribuable.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402021(TA87-2402021)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Vienne. Le tribunal a jugé que le refus de délivrance d'un certificat de résidence algérien était légal, faute pour le requérant de détenir un visa de long séjour, condition impérative posée par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Il a également écarté comme inopérant le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la demande de titre n'ayant pas été présentée au titre de la vie privée et familiale. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français, dépourvue de base légale du fait de la légalité du refus de titre, a été confirmée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2402050(TA87-2402050)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet de la Moselle du 14 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni à l'intérêt supérieur de l'enfant protégé par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a également estimé que le refus de délai de départ volontaire était justifié par le risque de soustraction à l'obligation, compte tenu d'une précédente mesure d'éloignement, conformément aux articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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TA87-2302051(TA87-2302051)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation de la décision du préfet de la Haute-Vienne refusant son titre de séjour. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'une erreur de droit, estimant que le préfet pouvait légalement invoquer l'absence de contribution à l'entretien de l'enfant, même sans demande fondée sur l'article L. 423-7 du CESEDA. Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la CEDH et de l'article L. 423-23 du CESEDA, ni ne méconnaissait l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2300033(TA87-2300033)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B D, propriétaire d’un logement à Ussel, qui demandait la décharge de la taxe d’enlèvement sur les ordures ménagères (TEOM) pour 2021 et 2022, ou subsidiairement un dégrèvement partiel de la taxe foncière. Le tribunal a jugé que la TEOM est une imposition indépendante du volume d’ordures produit, et que la vacance du logement n’affecte pas son assujettissement, sauf à justifier d’une vacance de trois mois pour raisons indépendantes de la volonté du contribuable, ce que M. D n’a pas démontré. Les conclusions subsidiaires relatives à la taxe foncière ont été rejetées faute de moyens de droit suffisants. La décision s’appuie sur les articles 1520, 1521 et 1524 du code général des impôts.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA87-2300042(TA87-2300042)

Le Tribunal Administratif de Limoges était saisi d'un recours en plein contentieux par MM. B et D A contestant une délibération de la commission syndicale de la section d'Espagnagol relative à l'attribution de terres sectionales. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt pour agir, leurs conclusions étant irrecevables. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code rural, tout en rappelant la compétence de la juridiction administrative pour les contestations relatives au partage et à la jouissance des biens communaux.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2300109(TA87-2300109)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la délibération du jury d’admission à l’examen professionnel de rédacteur principal 2ème classe. La requérante invoquait la partialité du jury en raison de la présence d’un membre ayant déclaré la connaître, mais n’a pas apporté de précisions suffisantes sur l’attitude reprochée ou son caractère déstabilisant. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la partialité ou de la rupture d’égalité de traitement n’était pas assorti d’éléments permettant d’en apprécier le bien-fondé. La décision s’appuie sur les dispositions de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 et des décrets n° 2012-939 et n° 2012-924 du 1er août 2012 relatifs au statut des rédacteurs territoriaux.

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