Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA87-2300313(TA87-2300313)

Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé l'arrêté du 12 janvier 2023 par lequel la préfète de la Haute-Vienne avait ordonné à M. B de remettre ses armes, interdit d'en acquérir ou détenir, retiré son permis de chasse et enregistré cette interdiction au fichier national. Le tribunal a jugé que les propos suicidaires tenus par M. B à Pôle emploi, sans antécédents de violence ni prise en charge médicale, ne suffisaient pas à établir un danger grave pour lui-même ou autrui au sens des articles L. 312-7 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure. La décision préfectorale a donc été annulée pour erreur d'appréciation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401860(TA87-2401860)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C, ressortissante moldave, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 17 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la récence de son séjour en France et de l'absence de liens stables et durables établis avec sa fille. Il a également jugé que la requérante ne remplissait pas les conditions pour obtenir un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi, privées de base légale du fait de la légalité du refus de séjour, ont également été validées.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA87-2301984(TA87-2301984)

Le Tribunal administratif de Limoges a donné acte du désistement pur et simple de M. B, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 12 septembre 2023 refusant son reclassement à l'échelon supérieur. Cette ordonnance, rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, met fin à l'instance sans examen au fond. Aucun texte spécifique autre que le code de justice administrative n'est appliqué.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500348(TA87-2500348)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B dirigée contre l’université de Limoges pour des faits allégués de harcèlement moral et d’atteintes à ses droits de propriété intellectuelle. Le juge a estimé que la requête ne permettait pas d’identifier les libertés fondamentales en cause ni les mesures sollicitées, et qu’elle ne justifiait pas d’une urgence caractérisée. En application de l’article L. 522-3 du même code, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée. Le tribunal a également rappelé au requérant le caractère abusif de sa requête, sans toutefois prononcer d’amende.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2101682(TA87-2101682)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) de lui rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision implicite de rejet, née du silence gardé par le directeur général de l'Ofii, s'était substituée à la décision initiale de la directrice territoriale. Il a également relevé que Mme A n'avait pas sollicité la communication des motifs de cette décision implicite, comme le permet l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, et qu'il ne ressortait pas des pièces du dossier que l'Ofii n'aurait pas procédé à un examen particulier de sa situation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2200492(TA87-2200492)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. et Mme A contestant la délibération du 8 février 2022 par laquelle le conseil municipal de Saint-Priest-Taurion a approuvé la révision de son plan local d'urbanisme (PLU). Les requérants, propriétaires de parcelles classées en zone naturelle, contestaient notamment la procédure d'adoption et le classement de leurs terrains. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, tirés de vices de procédure et d'une erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment les articles L. 101-2 et L. 600-1.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200501(TA87-2200501)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, qui contestait la délibération du 8 février 2022 par laquelle le conseil municipal de Saint-Priest-Taurion a approuvé la révision de son plan local d'urbanisme (PLU). Le tribunal a d'abord écarté les fins de non-recevoir soulevées par la commune, jugeant que M. A, en tant qu'habitant, avait intérêt à agir et que la délibération approuvant un PLU n'est pas soumise à la notification prévue par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Sur le fond, le tribunal a examiné les moyens de légalité externe, notamment l'insuffisance du rapport de présentation au regard des articles L. 151-4 et R. 151-1 du code de l'urbanisme, mais ne les a pas retenus. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401826(TA87-2401826)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corrèze du 24 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas le droit à un recours effectif, ni les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La demande de suspension sur le fondement de l'article L. 752-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a également été rejetée, faute de démonstration d'une atteinte disproportionnée au droit au recours effectif.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200583(TA87-2200583)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, détenu à la maison centrale de Saint-Maur, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de modification des tarifs de cantine. Le tribunal a jugé que la différence de tarification entre les établissements pénitentiaires à gestion publique et ceux à gestion déléguée est la conséquence nécessaire des articles L. 111-3 et D. 332-34 du code pénitentiaire. Ces dispositions imposent que les prix tiennent compte des conditions économiques locales, ce qui justifie légalement la différence de traitement sans créer de rupture d'égalité prohibée par l'article 14 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401873(TA87-2401873)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corrèze du 12 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'insuffisance de motivation des décisions et la méconnaissance des articles 2 et 3 de la Convention européenne des droits de l'homme en raison des risques encourus dans son pays d'origine. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les craintes de la requérante n'étaient pas étayées par des éléments probants, sa demande d'asile ayant été définitivement rejetée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sur le fondement des articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201072(TA87-2201072)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme F et M. D contre la décision de non-opposition à la déclaration préalable de la société TDF pour l'implantation d'une antenne relais à Guéret. La requête a été jugée irrecevable car les requérants n'ont pas notifié leur recours à l'auteur de la décision et au bénéficiaire de l'autorisation dans les quinze jours, comme l'exige l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, alors que l'affichage sur le terrain mentionnait cette obligation. Les moyens soulevés, notamment l'absence d'information des riverains, l'atteinte au paysage et les incertitudes sanitaires, n'ont donc pas été examinés au fond.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2201188(TA87-2201188)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, qui contestait la délibération du 8 février 2022 approuvant la révision du plan local d'urbanisme (PLU) de Saint-Priest-Taurion. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, jugeant que les conseillers municipaux avaient disposé en temps utile du projet de PLU via un lien de téléchargement. Il a également rejeté les moyens de légalité interne, considérant que le classement en zone agricole de la parcelle du requérant n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation et que les règles du PLU respectaient le principe d'équilibre de l'article L. 101-2 du code de l'urbanisme. Enfin, le détournement de pouvoir allégué n'a pas été retenu.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201209(TA87-2201209)

Le Tribunal Administratif de Limoges rejette la requête de M. B A. Il confirme la légalité de l'arrêté du 21 avril 2022 par lequel la préfète de la Haute-Vienne lui a interdit d'acquérir ou de détenir des armes. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence, la sous-préfète signataire disposant d'une délégation de signature régulière. Il juge que l'interdiction, fondée sur l'article L. 312-3-1 du code de la sécurité intérieure, est justifiée par le comportement dangereux de M. A, établi par des faits d'enlèvement et de séquestration, sans nécessité d'une condamnation pénale préalable.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201210(TA87-2201210)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B E contestant l'arrêté du 21 avril 2022 de la préfète de la Haute-Vienne lui interdisant l'acquisition et la détention d'armes. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la sous-préfète signataire disposant d'une délégation de signature régulière. Il a jugé que cette mesure de police, fondée sur l'article L. 312-3-1 du code de la sécurité intérieure, était justifiée par le comportement dangereux de M. E, établi par des faits d'enlèvement et de séquestration, sans nécessité d'une condamnation pénale préalable. L'inscription au fichier FINIADA, prévue à l'article L. 312-16 du même code, a été confirmée comme une conséquence légale de cette interdiction.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500174(TA87-2500174)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 15 novembre 2024 par laquelle le préfet de la Corrèze a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. C, ressortissant arménien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, car ce refus empêchait le requérant de séjourner régulièrement, de travailler et de bénéficier d'une couverture sociale, plaçant sa famille avec deux enfants mineurs dans une situation de précarité. Il a également considéré que le moyen tiré de l'erreur de droit au regard des articles R. 431-10, R. 431-11 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500173(TA87-2500173)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 15 novembre 2024 par laquelle le préfet de la Corrèze a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de Mme C, ressortissante arménienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la décision empêchant la requérante de séjourner régulièrement, d'exercer une activité professionnelle et de bénéficier d'une couverture sociale, la plaçant ainsi dans une situation de précarité avec ses deux enfants mineurs. Il a également considéré que le moyen tiré de l'erreur de droit au regard des articles R. 431-10, R. 431-11 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500182(TA87-2500182)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 17 décembre 2024 prolongeant le placement à l'isolement de M. A pour trois mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu du profil pénal du requérant, de son appartenance à un réseau de criminalité organisée et des incidents graves survenus en détention. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code pénitentiaire.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2500165(TA87-2500165)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant sénégalais, d’une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas établie, dès lors que M. A, qui s’est maintenu sur le territoire français malgré l’expiration de son récépissé, ne justifiait pas d’une situation de précarité ou de risques pour sa santé suffisamment graves pour caractériser une urgence justifiant la suspension. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda) et du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500188(TA87-2500188)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 22 janvier 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance des droits à l'information et à l'entretien prévus par les articles 4 et 5 du règlement, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. Il a jugé que la procédure était régulière et que les autorités espagnoles avaient accepté la prise en charge de l'intéressé. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

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OrdonnanceREJETE

TA87-2500119(TA87-2500119)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, qui demandait le réexamen de sa demande de naturalisation. La juridiction a considéré que cette demande constituait un recours gracieux adressé directement au juge, et non un recours contentieux contre une décision administrative, ce qui la rendait manifestement irrecevable. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.

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