Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
7 917 décisions disponibles — page 128/396
N° TA87-2500154(TA87-2500154)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la poursuite de l'examen de sa demande de naturalisation classée sans suite par la préfecture de la Haute-Vienne. Le juge a considéré que cette demande constituait un recours gracieux adressé directement au juge administratif, et non un recours contentieux contre une décision administrative, ce qui la rendait manifestement irrecevable. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2500116(TA87-2500116)
Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par M. B C d’un recours en excès de pouvoir visant à obtenir l’annulation du transfert de propriété de plusieurs parcelles à Mme A D et le rétablissement de la propriété de la SNCF. Le juge a constaté que ce litige portait sur le droit de propriété, une matière relevant de la compétence du juge judiciaire et non du juge administratif. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA87-2500123(TA87-2500123)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de l'association Mares et Chemins, qui demandait l'annulation du rapport et des conclusions d'un commissaire enquêteur dans le cadre d'une enquête publique relative à l'aliénation d'un chemin rural. Le tribunal a jugé que ces conclusions constituent des mesures préparatoires insusceptibles de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir, en application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée sans invitation à régularisation.
N° TA87-2500148(TA87-2500148)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B A qui contestait un avis de saisie administrative à tiers détenteur émis pour le recouvrement d’amendes forfaitaires majorées. Le juge a estimé que la contestation de ce recouvrement, qui concerne la procédure pénale et les poursuites qui en sont indissociables, relève de la seule compétence de la juridiction judiciaire, et non de l’ordre administratif. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée pour incompétence manifeste de la juridiction administrative.
N° TA87-2300013(TA87-2300013)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme C d’un recours en plein contentieux visant à contester l’arrêté interministériel du 11 juillet 2022 refusant de reconnaître l’état de catastrophe naturelle pour la commune de Beaulieu-sur-Dordogne au titre de la sécheresse et de la réhydratation des sols en 2021. Par un mémoire enregistré le 5 novembre 2024, la requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 13 février 2025. Les conclusions du ministre de l’intérieur tendant à la condamnation de Mme C au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
N° TA87-2301215(TA87-2301215)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Haute-Vienne du 14 avril 2023 refusant son titre de séjour « vie privée et familiale ». En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressée un titre de séjour temporaire le 13 mai 2024, retirant implicitement la décision contestée. Le tribunal, appliquant l’article R. 222-1 du code de justice administrative, constate que les conclusions en annulation et en injonction sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer. Il rejette également la demande de frais d’instance présentée par la requérante.
N° TA87-2402364(TA87-2402364)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B contestant la décision de la CAF de la Creuse de ne lui accorder qu’une remise partielle d’un indu de revenu de solidarité active de 2 999,94 euros. La requérante invoquait sa précarité financière et une erreur de la caisse, mais n’a fourni aucun justificatif de sa situation ou de sa bonne foi, malgré une demande de régularisation. Faute d’éléments permettant d’apprécier le bien-fondé de ses moyens, le juge a appliqué l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative pour rejeter la requête comme manifestement insuffisamment motivée.
N° TA87-2500095(TA87-2500095)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A B, qui demandait le réexamen de sa demande de naturalisation classée sans suite. La juridiction a considéré que cette demande constituait un recours gracieux directement adressé au juge, ce qui est irrecevable en vertu des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rappelé que le juge ne peut être saisi que pour contester une décision administrative ou demander une indemnité, et non pour solliciter un réexamen administratif.
N° TA87-2301710(TA87-2301710)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de la SARL Polycentre qui sollicitait la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés au titre de l’exercice clos en 2019. La société contestait le refus de l’administration fiscale d’admettre en déduction la rémunération de son gérant, à hauteur de 72 000 euros pour 2019 et de 60 000 euros pour 2018. Le tribunal a jugé que la société n’avait pas justifié la réalité de ces charges, faute de produire les documents requis (procès-verbal d’assemblée, déclaration sociale nominative), et que le caractère non excessif de la rémunération était sans incidence sur ce défaut de justification. La solution retenue s’appuie sur les articles 39-1 et 38-2 du code général des impôts, relatifs à la déduction des charges et à la détermination du bénéfice net.
N° TA87-2200663(TA87-2200663)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande de la société Eveha Services Administration, qui sollicitait la restitution de 305 313 euros de crédit d'impôt recherche (CIR) pour 2020. La société contestait le rejet partiel de sa créance, fondé sur un rapport d'expert du ministère de la recherche utilisant une grille d'analyse qu'elle jugeait illégale. Le tribunal a jugé que l'illégalité de cette grille ne pouvait être invoquée car la décision de l'administration fiscale ne reposait pas directement sur ce document, mais sur l'avis de l'expert. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes spécifiques au-delà de la procédure contentieuse.
N° TA87-2201769(TA87-2201769)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C A, assistante maternelle contractuelle de droit public, qui contestait son licenciement pour faute grave prononcé par le maire d'Ussel le 14 octobre 2022. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la violation du code du travail, jugeant que la requérante, agent d'un service public administratif, relevait du droit public et non du droit privé. Il a également rejeté le moyen relatif à un vice de procédure, estimant qu'aucun texte ni principe général n'impose un délai maximal entre l'entretien préalable et la sanction, même après une suspension de fonctions. Enfin, le tribunal a considéré que la matérialité des faits était établie et que la sanction de licenciement n'était pas disproportionnée, confirmant ainsi la légalité de la décision attaquée.
N° TA87-2201807(TA87-2201807)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B C. Il a d'abord jugé irrecevables, car tardives, les conclusions dirigées contre les délibérations du conseil municipal de Fursac de 2017 et 2018. Ensuite, se fondant sur le caractère de service public industriel et commercial (SPIC) du service d'assainissement, le tribunal a estimé que la juridiction administrative était incompétente pour connaître des conclusions relatives aux actes de recouvrement (avis de sommes à payer, lettre de relance, saisie administrative à tiers détenteur), ces litiges relevant de la compétence du juge judiciaire. La demande présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
N° TA87-2500261(TA87-2500261)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Haute-Vienne de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour "étudiant". Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour justifier une intervention dans un délai de quarante-huit heures, n'était pas remplie, la seule échéance d'expiration de son titre ne suffisant pas à caractériser une telle urgence. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA87-2500249(TA87-2500249)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) du 31 janvier 2025 refusant les conditions matérielles d'accueil à l'enfant B D C. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que la requête en annulation de cette même décision, enregistrée sous le n° 2500250, devait être jugée dans un délai de quinze jours en application des articles L. 555-1 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte ont été rejetées par voie de conséquence.
N° TA87-2500197(TA87-2500197)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A B, qui contestait les arrêtés du 29 janvier 2025 par lesquels la préfète de la Creuse lui avait fait obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans, et l'avait assigné à résidence. Le juge unique a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en particulier les articles L. 612-2, L. 612-3, L. 612-6, L. 612-10 et L. 731-1.
N° TA87-2500163(TA87-2500163)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de M. B C, ressortissant tunisien, dirigées contre deux arrêtés préfectoraux du 23 janvier 2025. Le premier arrêté l'obligeait à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de renvoi et prononçait une interdiction de retour de deux ans ; le second l'assignait à résidence pour 45 jours. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était fondée sur l'absence de titre de séjour et de demande d'asile, et que les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas établis, compte tenu de l'entrée irrégulière récente et de l'absence d'attaches familiales stables en France. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation, sans admission à l'aide juridictionnelle provisoire, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA87-2500162(TA87-2500162)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de M. C, ressortissant tunisien en situation irrégulière, qui contestait un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de retour de deux ans, et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et d’une erreur manifeste d’appréciation, n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions de la préfète de la Creuse, fondées sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA87-2401806(TA87-2401806)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de Mme B, ressortissante gabonaise, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la procédure avait été régulière et que les décisions préfectorales étaient fondées. En conséquence, il a rejeté la requête de Mme B et mis à sa charge une somme de 750 euros au titre des frais de justice.
N° TA87-2401805(TA87-2401805)
Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé l'arrêté du 12 juillet 2024 par lequel le préfet de la Haute-Vienne avait refusé de délivrer un certificat de résidence algérien à Mme C, ressortissante algérienne, et l'avait obligée à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur le moyen tiré de l'illégalité du refus de titre de séjour, le préfet n'ayant pas saisi le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) pour avis, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que la requérante invoquait des problèmes de santé graves. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination, dépourvues de base légale, sont également annulées. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à Mme C une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois.
N° TA87-2300380(TA87-2300380)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la SAS Ambulances de Treignac, qui contestait le refus de l'Agence Régionale de Santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine de lui délivrer une autorisation de mise en service d'un véhicule ambulance supplémentaire. Le tribunal a considéré que l'ARS était tenue de refuser cette autorisation, car le nombre réel de véhicules de transport sanitaire dans le département de la Corrèze (227) dépassait déjà le nombre théorique fixé par arrêté (108). La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique et l'arrêté n° 2018/18 du 13 juin 2018 du directeur général de l'ARS Nouvelle-Aquitaine.