Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA87-2500212(TA87-2500212)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a été saisi par la commune du Poinçonnet sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune sollicitait la désignation d'un expert pour constater l'état dangereux d'un bâtiment menaçant de s'effondrer sur un commerce mitoyen. Le juge a fait droit à cette demande en désignant un expert, avec pour mission d'examiner le bâtiment, de déterminer s'il présente un danger grave et imminent, et de proposer des mesures de mise en sécurité. La décision s'appuie sur les dispositions précitées du code de la construction et de l'habitation ainsi que sur le code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500209(TA87-2500209)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de carte de résident présentée par M. B, ressortissant tunisien. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la situation de précarité administrative invoquée par le requérant résulte de ses propres choix procéduraux et non de la décision contestée. En effet, M. B disposait déjà de titres de séjour provisoires délivrés suite à des décisions de justice antérieures, et il n'a pas justifié avoir sollicité leur renouvellement. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions accessoires.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA87-2500070(TA87-2500070)

Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par Mme B d’un recours visant à contester le refus du président du conseil départemental de Corrèze de lui délivrer une carte “mobilité inclusion” mention “stationnement”. Par une ordonnance du 5 février 2025, le tribunal a rejeté cette requête comme manifestement irrecevable, au motif qu’elle se bornait à transmettre un recours gracieux adressé à l’administration, sans constituer une demande d’annulation ou indemnitaire relevant de sa compétence. La décision s’appuie sur les articles R. 222-1 et L. 211-1 du code de justice administrative, rappelant que le juge administratif ne peut statuer à titre gracieux ni se substituer à l’administration.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA87-2400662(TA87-2400662)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de la communauté urbaine Limoges Métropole visant à étendre une mission d'expertise déjà ordonnée à deux sociétés sous-traitantes. La demande a été jugée irrecevable car présentée après l'expiration du délai de deux mois suivant la première réunion d'expertise, conformément à l'article R. 532-3 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête pour tardiveté.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201827(TA87-2201827)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de l'association Véli-Vélo qui demandait l'annulation de la décision du président du conseil départemental de la Haute-Vienne refusant de créer un itinéraire cyclable sur une section de la RD 29 après des travaux. Le tribunal a jugé que la requête était mal dirigée, car la compétence pour réaliser des aménagements cyclables sur une route départementale en agglomération relève du maire au titre de ses pouvoirs de police de la circulation, et non du département. Il s'est fondé sur les articles L. 2212-1, L. 2212-2 et L. 2213-1 du code général des collectivités territoriales, ainsi que sur l'article L. 228-2 du code de l'environnement. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200471(TA87-2200471)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B A, détenu à la maison centrale de Saint-Maur, qui demandait l’annulation du refus implicite de lui restituer une plaque chauffante. Le tribunal a jugé que cette décision constituait une mesure d’ordre intérieur insusceptible de recours, car le retrait de l’objet, justifié par des motifs de sécurité, n’avait causé que des désagréments mineurs et ne portait pas atteinte à ses droits fondamentaux au-delà des contraintes inhérentes à la détention. La requête a donc été déclarée irrecevable, sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens soulevés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401593(TA87-2401593)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corrèze lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif au travailleur saisonnier, M. B n'ayant pas formulé de demande sur ce fondement. Il a également estimé que le requérant ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du CESEDA pour obtenir une admission exceptionnelle au séjour. En conséquence, la décision de refus de séjour étant légale, l'obligation de quitter le territoire français l'est également.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2401574(TA87-2401574)

Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé l'arrêté du 29 juillet 2024 par lequel le préfet de la Haute-Vienne refusait un titre de séjour à M. C, ressortissant tunisien, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancienneté et de l'intensité des liens familiaux du requérant avec son épouse française et sa belle-famille, établis depuis 2020. Le tribunal a ainsi fait droit à la demande d'annulation de M. C, sans se prononcer sur les autres moyens soulevés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2400942(TA87-2400942)

Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé la délibération du 26 janvier 2024 par laquelle le conseil municipal de Bommiers avait exercé son droit de préemption urbain sur une parcelle, ainsi que le rejet du recours gracieux. Le tribunal a jugé que la commune n'avait pas justifié, à la date de la décision, de la réalité d'un projet d'action ou d'opération d'aménagement répondant aux objets de l'article L. 300-1 du code de l'urbanisme, les éléments invoqués (audit de 2010, projet de création de lots) étant insuffisamment précis et actuels. La solution retenue se fonde sur les articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2300018(TA87-2300018)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de la SA Saint-Michel, une agence de location de véhicules, contestant une amende administrative de 5 000 euros infligée par le préfet de la Corrèze pour défaut d'affichage des prix et de remise de devis. Le tribunal a constaté que l'amende concernant l'absence de devis (2 500 euros) avait été retirée par l'administration, entraînant un non-lieu à statuer sur cette partie. Pour le surplus, relatif au défaut d'affichage des prix, le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés par la société, notamment l'accessibilité des prix via des tablettes tactiles, n'étaient pas fondés au regard de l'arrêté du 17 mars 2015 et du code de la consommation.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA87-2402234(TA87-2402234)

Le Tribunal Administratif de Limoges annule l'arrêté du 8 novembre 2024 par lequel le préfet de la Corrèze a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant égyptien, et l'a obligé à quitter le territoire. La juridiction retient que le préfet a commis une erreur de droit en n'examinant pas, lors du réexamen ordonné par un précédent jugement, le droit au séjour de l'intéressé sur le fondement de la mention "étudiant" (article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile). Cette illégalité entraîne l'annulation de l'ensemble des décisions contestées, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2300317(TA87-2300317)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant le refus du préfet de la Corrèze de changer son statut de "travailleur temporaire" en "salarié". Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions contre l'obligation de quitter le territoire, cette décision étant inexistante. Sur le fond, il a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet s'était fondé sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, et non sur l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, écartant ainsi les moyens d'insuffisance de motivation et d'erreur de droit.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA87-2300335(TA87-2300335)

Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé la décision du 15 décembre 2022 par laquelle la préfète de la Haute-Vienne refusait de délivrer une carte de résident de dix ans à M. A, ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que la préfète ne pouvait opposer une menace à l'ordre public fondée sur des condamnations pénales anciennes et mineures, et qu'elle avait commis une erreur de droit en appliquant les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au lieu des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Il a enjoint à la préfète de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai d'un mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2300280(TA87-2300280)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de la préfète de la Haute-Vienne de lui délivrer une carte de résident de dix ans. Le tribunal a jugé que la décision initiale du 21 novembre 2022, confirmée par le rejet du recours gracieux le 6 janvier 2023, était légale. Il a écarté les moyens d’incompétence du signataire, de défaut de motivation et d’erreur manifeste d’appréciation, en application des articles L. 412-5 et L. 426-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2300346(TA87-2300346)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour opposé par le préfet de la Haute-Vienne. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que M. A, ne pouvant justifier de la nationalité italienne, ne pouvait prétendre à un titre de séjour en qualité de citoyen de l'Union européenne sur le fondement de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201622(TA87-2201622)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, technicien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 6 juillet 2022 établissant le tableau d'avancement au grade de technicien principal de 1ère classe pour l'année 2022. Le tribunal a d'abord déclaré irrecevable le moyen soulevé tardivement par le requérant concernant un prétendu vice de procédure lié à l'avis de la commission d'avancement. Sur le fond, le tribunal a considéré que le département de la Creuse n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne retenant pas M. B, et que le tableau d'avancement avait été établi conformément aux lignes directrices de gestion et aux textes applicables, notamment le code général de la fonction publique et la loi du 26 janvier 1984.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2300377(TA87-2300377)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de la préfète de la Haute-Vienne de lui délivrer une carte de résident de dix ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la procédure de consultation du maire avait été régulièrement effectuée et que l'autorité de la chose jugée du jugement de 2019 ne faisait pas obstacle à un nouvel examen de sa situation, notamment au regard de l'absence de preuve de contribution effective à l'entretien de son enfant français. La décision s'est fondée sur les articles L. 423-10 et L. 413-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 371-2 du code civil.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201528(TA87-2201528)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de Mme A B, ressortissante marocaine, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 22 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de l'illégalité d'un arrêté préfectoral du 24 mai 2022 refusant le renouvellement de son titre de séjour et d'un délai anormal d'instruction. La requérante invoquait notamment une méconnaissance des articles L. 423-1 et L. 423-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de violences conjugales ayant entraîné la rupture de la vie commune, ainsi qu'une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, sans se prononcer sur le fond, en application des dispositions du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401764(TA87-2401764)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, ressortissante bangladaise, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 19 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a considéré que la décision était légalement fondée, notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La requête a été rejetée dans son ensemble, incluant les demandes d'aide juridictionnelle provisoire et d'injonction.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201224(TA87-2201224)

Le Tribunal administratif de Limoges rejette la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de la préfète de la Corrèze de lui délivrer une carte de résident " résident de longue durée - UE " de dix ans. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence du signataire de la décision, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Sur le fond, il estime que M. B ne justifie pas d'une résidence régulière ininterrompue d'au moins cinq ans, condition posée par l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison d'une interruption de séjour régulier entre février et mars 2020. La requête est donc rejetée dans son ensemble.

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