Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
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N° TA87-2401751(TA87-2401751)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, ressortissante sénégalaise, qui contestait l’arrêté du préfet de l’Indre du 22 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que la décision d’interdiction de retour n’était pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation, compte tenu de l’absence d’attaches familiales ou privées en France et du rejet définitif de sa demande d’asile. La solution s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA87-2401713(TA87-2401713)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Indre du 14 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que l'arrêté était suffisamment motivé, que le signataire disposait d'une délégation de compétence régulière, et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, des conclusions à fin d'injonction et des frais de justice.
N° TA87-2401711(TA87-2401711)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant iranien, contestant l'arrêté préfectoral du 17 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'examen de sa situation personnelle, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était légalement fondée sur les articles L. 613-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, après le rejet définitif de sa demande d'asile.
N° TA87-2201781(TA87-2201781)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme E, ressortissante arménienne, qui contestait le refus de titre de séjour pour raisons de santé et la décision rejetant son recours gracieux. La requérante invoquait notamment l'irrégularité de l'avis du collège de médecins de l'Ofii et la méconnaissance des articles L. 425-9 du CESEDA et 8 de la CEDH. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.
N° TA87-2201493(TA87-2201493)
Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé la décision du 17 août 2022 par laquelle le maire de Nieul s'était opposé au raccordement provisoire au réseau électrique de la parcelle de M. A, membre de la communauté des gens du voyage. Le tribunal a jugé que le maire ne pouvait légalement se fonder sur le classement de la parcelle en zone naturelle protégée (NP) par le PLU pour refuser ce raccordement, car l'installation de résidences mobiles constituant l'habitat permanent des gens du voyage est régie par des dispositions spécifiques (loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 et article R. 421-23 du code de l'urbanisme). Il a également estimé que l'article L. 111-12 du code de l'urbanisme ne confère pas au maire le pouvoir de s'opposer à un branchement provisoire en l'absence de construction ou d'installation soumise à autorisation ou déclaration préalable. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 111-12 et R. 421-23 du code de l'urbanisme, ainsi que sur la loi n° 2000-614.
N° TA87-2201339(TA87-2201339)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A qui demandait l'annulation de la délibération du conseil municipal de Saint-Viance du 18 juillet 2022. Cette délibération prononçait la désaffectation et autorisait l'aliénation du chemin rural dit "chemin de Prach". Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de l'enquête publique, estimant que l'erreur matérielle dans le rapport du commissaire enquêteur n'avait pas nui à l'information du public ni influencé la décision. Il a également jugé que le détournement de pouvoir allégué n'était pas établi. La solution s'appuie sur les articles L. 161-1, L. 161-2 et L. 161-10 du code rural et de la pêche maritime.
N° TA87-2201307(TA87-2201307)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite du préfet de l’Indre de lui délivrer un certificat de résidence mention "vie privée et familiale". Le tribunal a estimé que le refus ne méconnaissait pas le 5) de l’article 6 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, faute pour le requérant de démontrer des liens personnels et familiaux suffisamment intenses en France, notamment en raison de la récence de son mariage et de ses attaches persistantes en Algérie. La solution retenue s’appuie sur l’accord franco-algérien et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA87-2201290(TA87-2201290)
Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par une agente du centre hospitalier d'Aubusson contestant un blâme qui lui avait été infligé. La requérante invoquait un défaut de motivation, une méconnaissance des articles L. 133-2 et L. 133-3 du code général de la fonction publique, et le caractère disproportionné de la sanction. En cours d'instance, l'agente s'est désistée de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple et a rejeté les conclusions du centre hospitalier au titre des frais de justice.
N° TA87-2201020(TA87-2201020)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par l'association Véli Vélo d'un recours en excès de pouvoir contre la décision du président de la communauté urbaine Limoges Métropole (CULM) du 23 mai 2022, refusant de mettre en conformité les travaux de rénovation de l'avenue Louis de Broglie avec l'article L. 228-2 du code de l'environnement. Le tribunal a d'abord jugé la requête recevable, l'association justifiant de sa qualité et de son intérêt à agir. Sur le fond, il a annulé la décision litigieuse, considérant que les contraintes techniques et de sécurité invoquées par la CULM ne suffisaient pas à justifier l'absence d'aménagements cyclables lors de la rénovation de la voie urbaine. En conséquence, il a enjoint à la CULM de réaliser ces aménagements dans un délai de six mois, sous astreinte.
N° TA87-2200904(TA87-2200904)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A contre l'arrêté du 12 février 2022 par lequel la préfète de la Creuse s'est opposée à sa déclaration préalable de démolition d'une rampe d'accès. Le tribunal a relevé d'office que la préfète se trouvait en situation de compétence liée, car les travaux, situés dans les abords de l'église Saint-Martin (monument historique), relevaient du permis de démolir (article R. 421-28 du code de l'urbanisme) et non de la déclaration préalable. Par conséquent, l'opposition était légalement justifiée, et les moyens de la requérante ont été écartés.
N° TA87-2200575(TA87-2200575)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par la société le Domaine de Meilhac d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 24 janvier 2022 du président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine lui refusant une aide au titre du dispositif NA-Rebond. La région soutenait que la requête était irrecevable, mais le tribunal a écarté cette fin de non-recevoir, estimant que la société avait bien formulé des conclusions et des moyens. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de refus, jugeant que la société, qui exerce une activité de restauration et café en plus de la location de gîtes, entre dans les secteurs d’activité éligibles définis par la délibération n° 2020.2276.SP du conseil régional.
N° TA87-2200842(TA87-2200842)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la SARL IMC Telecom, qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés, de rappels de TVA et d'amendes fiscales pour les années 2016 à 2018. La société contestait notamment la compétence territoriale du vérificateur, le défaut de communication de documents obtenus par droit de communication, et le bien-fondé des rectifications comptables et des pénalités pour manquement délibéré. Le tribunal a jugé que la procédure de contrôle était régulière, que les rectifications étaient fondées sur une comptabilité non probante et des discordances non justifiées, et que les pénalités étaient légalement motivées et proportionnées. La décision s’appuie sur les articles 1729, 1729 D et 1759 du code général des impôts, ainsi que sur les articles L. 76 B et L. 80 D du livre des procédures fiscales.
N° TA87-2401707(TA87-2401707)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 18 juin 2024 lui refusant un titre de séjour pour études, assorti d'une obligation de quitter le territoire et d'une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation en exigeant un visa de long séjour, conformément à l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens soulevés, notamment le vice de procédure et l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés, confirmant la légalité de l'arrêté.
N° TA87-2401561(TA87-2401561)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corrèze lui refusant un titre de séjour "salarié" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée, contrairement à ce que soutenait le requérant. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article R. 426-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et des articles 3 et 9 de l'accord franco-marocain n'étaient pas fondés. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral a été rejetée.
N° TA87-2402373(TA87-2402373)
Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par Mme A d’un recours contestant le refus de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de lui accorder l’allocation aux adultes handicapés (AAH). En application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, le tribunal a constaté que ce litige relève de la compétence exclusive du tribunal judiciaire. Par conséquent, il a rejeté la requête pour incompétence manifeste de la juridiction administrative, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Le dossier a été transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Limoges, conformément à l’article 32 du décret du 27 février 2015.
N° TA87-2401778(TA87-2401778)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé provision, a été saisi par la communauté d'agglomération Châteauroux-Métropole d'une demande de condamnation des sociétés Guignard SAS, Axima Concept SA, Renaudat Centre Construction SA et Slee à lui verser une provision de 26 662,47 euros. Cette demande faisait suite à la condamnation de la communauté d'agglomération à payer cette somme à un sous-traitant (société Boutillet) pour le solde d'un marché de construction d'un centre aquatique, somme qu'elle estimait devoir être supportée par le groupement d'entreprises titulaire du marché. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la créance invoquée par la communauté d'agglomération, fondée sur un protocole transactionnel, n'était pas suffisamment établie pour être regardée comme non sérieusement contestable au sens de l'article R. 541-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2400354(TA87-2400354)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Corrèze de le prendre en charge au titre de l’aide sociale à l’enfance. La requête a été jugée manifestement irrecevable, car le requérant n’avait pas produit la décision attaquée, en méconnaissance des exigences de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rappelé que la prise en charge par l’aide sociale à l’enfance, prévue aux articles L. 221-1, L. 222-5 et L. 223-2 du code de l’action sociale et des familles, relève de décisions judiciaires ou de l’accord des représentants légaux, et non d’une demande directe du mineur. En conséquence, les conclusions à fin d’injonction et celles relatives aux frais d’instance ont également été rejetées.
N° TA87-2402367(TA87-2402367)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Limoges, rendue le 3 février 2025, concerne un litige opposant la société Le Plein de Super à l’Agence de services et de paiement (ASP) au sujet d’un ordre de reversement d’une aide à l’embauche dans le spectacle (AESP). Le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au Tribunal Administratif d’Orléans. Il applique les articles R. 312-10 et R. 351-3 du code de justice administrative, estimant que la compétence revient au tribunal du ressort où se trouve l’établissement de la société, situé en Indre-et-Loire.
N° TA87-2402405(TA87-2402405)
Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la CDAPH de la Haute-Vienne lui refusant l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Le tribunal a constaté que, selon les articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ce litige relève de la compétence du tribunal judiciaire, et non de la juridiction administrative. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a rejeté la requête pour incompétence manifeste. Le dossier a été transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Limoges.
N° TA87-2500114(TA87-2500114)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, qui contestait l’inaction du maire et du conseil municipal de Malemort en matière d’entretien de la voirie et de stationnement dangereux. D’une part, la plainte dirigée contre les élus relève de la compétence judiciaire, et non administrative. D’autre part, la demande d’injonction adressée à titre principal à l’administration est manifestement irrecevable. La requête a donc été rejetée sur le fondement des articles R. 222-1, R. 421-1 du code de justice administrative et L. 2122-21 du code général des collectivités territoriales.