Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA87-2402172(TA87-2402172)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la compagnie d'assurance Areas Dommages, qui demandait le remboursement partiel des indemnités versées suite à un accident mortel du travail. La juridiction a estimé que le litige, fondé sur la faute inexcusable de l'employeur (la société Lureau) et non sur l'opération de travaux publics, relevait de la compétence de l'ordre judiciaire. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée pour incompétence manifeste de la juridiction administrative.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA87-2401968(TA87-2401968)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme E, agissant en qualité d'ayant-droit de sa mère décédée. L'expert désigné devra se prononcer sur la qualité des soins prodigués à Mme B au sein de l'Ehpad de Bellac et du centre hospitalier intercommunal du Haut-Limousin, notamment concernant la prise en charge de ses douleurs abdominales et syndromes occlusifs. La juridiction a considéré que cette mesure était utile et susceptible de se rattacher à un litige relevant de sa compétence, sans préjuger de la responsabilité des établissements de santé.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500139(TA87-2500139)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A C. Ce dernier contestait la pratique systématique de fouilles à nu à l'issue des parloirs au centre pénitentiaire de Châteauroux, invoquant une atteinte grave à sa dignité et à sa vie privée. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était établie, en l'absence d'éléments suffisants démontrant un défaut de nécessité, de proportionnalité ou de subsidiarité des fouilles. La décision s'appuie notamment sur les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code pénitentiaire.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500089(TA87-2500089)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait les arrêtés du préfet de l'Indre du 12 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement fondé sa décision sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant l'entrée irrégulière et l'absence de titre de séjour de M. B. Les moyens du requérant, tirés de son insertion sociale et de ses garanties de représentation, ont été écartés comme infondés.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500080(TA87-2500080)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 22 novembre 2024 par lequel le président de la communauté de communes du Haut Limousin en Marche a prononcé la révocation de M. D, agent titulaire. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, l’intéressé ne justifiant pas avoir entrepris les démarches nécessaires pour bénéficier de l’allocation de retour à l’emploi, ce qui relativisait l’atteinte grave et immédiate à sa situation financière. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires et celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500065(TA87-2500065)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. et Mme C D, ressortissants irakiens, qui contestaient le retrait du bénéfice des conditions matérielles d'accueil par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii). Le tribunal a jugé que la décision de l'Ofii était légale, car les requérants ne s'étaient pas présentés à leur transfert vers la Suède, ce qui constitue un manquement à leurs obligations. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 551-8, ainsi que sur la directive 2013/33/UE.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500054(TA87-2500054)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Corrèze du 8 janvier 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que le préfet était territorialement compétent et que la signataire de l'arrêté disposait d'une délégation de signature régulière. Il a également estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant n'étaient pas fondés. La décision s'appuie notamment sur les articles R. 732-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402357(TA87-2402357)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 21 décembre 2023 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale) et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a considéré que la décision était fondée sur les articles L. 611-1 (2° et 4°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens soulevés n'étaient pas établis.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402294(TA87-2402294)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corrèze refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de sa situation personnelle et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation liée à son état de santé, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2301321(TA87-2301321)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B contestant la décision de la caisse d'allocations familiales de l'Indre, qui n'avait accordé qu'une remise partielle de 844 euros sur un indu d'aide personnalisée au logement de 1 688 euros. Le juge a estimé que, malgré la bonne foi du requérant, sa situation financière, caractérisée par un quotient familial de 880 euros, ne justifiait pas une remise supplémentaire au regard des charges et ressources présentées. La décision s’appuie sur les articles L. 821-1, L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation, et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, relatifs au recouvrement des indus et aux remises pour précarité.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201630(TA87-2201630)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme Szewezyk, qui contestait l'arrêté du 21 septembre 2022 du président du conseil départemental de la Corrèze retirant son agrément d'assistante maternelle. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature au directeur général des services étant régulière. Sur le fond, il a jugé que le décès d'un enfant de 16 mois à son domicile, survenu après qu'elle l'ait accepté en dortoir, constituait un élément suffisamment établi pour considérer que les conditions de sécurité et de santé n'étaient plus garanties, justifiant le retrait sur le fondement des articles L. 421-3 et L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2200172(TA87-2200172)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. C, doctorant contractuel, d’une demande d’indemnisation pour les préjudices résultant de son licenciement pour abandon de poste, annulé pour vice de procédure par un précédent jugement. Le tribunal rappelle que la radiation pour abandon de poste nécessite une mise en demeure écrite et motivée, informant l’agent des risques encourus, et que l’administration ne peut la prononcer qu’en l’absence de justification médicale ou matérielle. En l’espèce, M. C avait fourni un certificat médical justifiant son absence, ce qui faisait obstacle à la qualification d’abandon de poste. Par conséquent, le tribunal juge que l’arrêté de licenciement est entaché d’une erreur manifeste d’appréciation, engageant la responsabilité de l’université, et condamne celle-ci à verser à M. C 1 673,25 euros au titre du préjudice financier et 3 000 euros au titre du préjudice moral, en application des principes généraux de la responsabilité administrative et des articles 5 et 6 du décret n° 82-453 du 28 mai 1982.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2101790(TA87-2101790)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par le centre hospitalier gériatrique Jean-Marie Dauzier de Cornil d’une demande de condamnation solidaire de plusieurs sociétés (Socotec, Scapa Architectes, Martinie) pour des préjudices liés à la découverte tardive d’amiante lors de travaux de rénovation. Le requérant invoquait des manquements contractuels et un défaut de conseil, notamment de la part de la société Socotec dans ses missions de repérage, et sollicitait le remboursement de surcoûts et de frais de location. La juridiction a rejeté l’intégralité des demandes du centre hospitalier, considérant que les préjudices allégués n’étaient pas établis ou que les fautes n’étaient pas démontrées. Cette solution s’appuie sur les principes de la responsabilité contractuelle en droit administratif, sans qu’il soit nécessaire d’appliquer des textes spécifiques.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2201244(TA87-2201244)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par la commune de Gentioux-Pigerolles d’une demande de condamnation solidaire de la SAS Wannitube et de la SA Paziaud sur le fondement de la garantie décennale, en raison de fissures et fuites apparues sur un réseau de chaleur livré en 2013. La commune sollicitait une indemnisation de 114 702,69 euros pour les préjudices matériels et 30 000 euros pour la mobilisation de ses organes. Les défenderesses contestaient le caractère décennal des désordres, la recevabilité de la requête et le lien entre les préjudices et les désordres. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la commune, estimant que les désordres ne présentaient pas un caractère décennal au sens des articles 1792 et suivants du code civil.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2201214(TA87-2201214)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A B, un maître de conférences, qui contestait l'arrêté du 7 juin 2022 lui concédant une pension de retraite. Le requérant demandait la prise en compte de la période de maintien en fonction du 28 avril au 31 août 2022 dans le calcul de sa durée d'assurance. Le tribunal a jugé que cette période, intervenue après la prolongation d'activité maximale de dix trimestres autorisée par l'article 1-1 de la loi du 13 septembre 1984, ne pouvait être légalement prise en compte pour la constitution du droit à pension. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code des pensions civiles et militaires de retraite et de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2300263(TA87-2300263)

Le Tribunal Administratif de Limoges, saisi en plein contentieux par Mme D, a ordonné une expertise médicale avant de statuer sur sa demande d'indemnisation des préjudices subis après une césarienne au centre hospitalier de Châteauroux, suivie d'un choc hémorragique et d'un coma. La requérante invoque un manquement fautif de l'hôpital ou, à défaut, un accident médical non fautif ouvrant droit à réparation par l'Oniam au titre de la solidarité nationale. Le tribunal a fait droit à la demande d'expertise, non contestée par les parties, afin de déterminer le lien de causalité et l'étendue des préjudices, sur le fondement des articles L. 1142-1 du code de la santé publique et L. 761-1 du code de justice administrative. La demande de provision de 60 000 euros a été rejetée en l'état.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2300105(TA87-2300105)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, qui demandait l'annulation du refus de La Poste de le rendre éligible au dispositif de Temps Partiel Accompagné Senior (TPAS) pour pénibilité. Le tribunal a jugé que La Poste avait légalement motivé son refus, car les fonctions d'agent de cabine exercées par M. C entre novembre 1995 et juillet 2003 ne figuraient pas parmi les postes reconnus comme pénibles par la décision n°2022-153 du 21 février 2022. Le requérant n'a pas apporté la preuve qu'il exerçait en réalité des fonctions de manutentionnaire, pourtant reconnues comme pénibles, durant cette période. La solution retenue s'appuie sur la décision interne de La Poste du 21 février 2022 et l'accord-cadre du 24 janvier 2014.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA87-2201839(TA87-2201839)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de Mme A, qui contestait la décision du recteur de l'Académie d'Orléans-Tours de l'exclure du bénéfice du complément indemnitaire annuel (CIA) pour l'année 2021. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que le recteur avait commis une erreur de droit. Il a jugé que la mutation de Mme A en fin d'année 2021 ne faisait pas obstacle à l'évaluation de sa valeur professionnelle pour les onze mois travaillés, ni à l'attribution d'un CIA au prorata de cette période, en application des articles 20 de la loi du 13 juillet 1983 et 4 du décret du 20 mai 2014.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA87-2500051(TA87-2500051)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par l’Association Planning Familial 19 pour suspendre la décision du préfet de la Corrèze refusant de renouveler sa convention de financement au titre des missions d’éducation à la vie affective et sexuelle prévues par les articles R. 2311-1 et suivants du code de la santé publique. En cours d’instance, le préfet a retiré sa décision, ce qui a conduit l’association à se désister de ses conclusions principales. Le juge a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 800 euros à l’association au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201523(TA87-2201523)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme D contestant le refus du président du conseil départemental de la Haute-Vienne d'autoriser l'ouverture d'une micro-crèche. La décision était fondée sur le code de la santé publique, notamment les articles R. 2324-18 et R. 2324-19. Le tribunal a jugé que la consultation d'une commission technique non prévue par les textes n'était pas illégale, car le président ne s'est pas estimé lié par son avis et la requérante n'a pas été privée de garanties. Il a également estimé que la procédure d'avis du maire avait été régulièrement suivie. Les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont donc été rejetées.

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