Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402271(TA87-2402271)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corrèze du 11 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le juge a estimé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni ne méconnaissait l'intérêt supérieur de son enfant, et que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit en n'examinant pas d'office son état de santé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2201767(TA87-2201767)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en formation collégiale, a examiné la demande de la société Astralab visant à obtenir l’annulation du refus d’autoriser le licenciement de M. A, salarié protégé. Le tribunal a joint les deux requêtes et a considéré que la décision explicite du ministre du travail du 16 décembre 2022 s’était substituée à la décision implicite antérieure. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête en estimant que l’administration n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en refusant l’autorisation de licenciement, les faits reprochés n’étant pas suffisamment établis ou graves pour justifier le licenciement d’un salarié protégé. Cette solution a été rendue en application des dispositions du code du travail relatives à la protection des représentants du personnel.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401691(TA87-2401691)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de titre de séjour "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Vienne. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en n'examinant pas son pouvoir discrétionnaire de dispense de visa, car M. A ne remplissait pas les conditions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (entrée irrégulière et absence de poursuite d'études supérieures). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant la demande d'injonction et les frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200861(TA87-2200861)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les demandes de la SARL Loft Conversion, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 40 675 euros en réparation des pertes de chiffre d'affaires subies lors des confinements liés à la pandémie de covid-19. La société invoquait la responsabilité pour faute de l'État, en raison d'une prétendue méconnaissance du principe de précaution, et, à titre subsidiaire, la responsabilité sans faute pour rupture d'égalité devant les charges publiques. Le tribunal a estimé que la requérante n'établissait pas la réalité et l'étendue de son préjudice ni le lien de causalité direct avec les mesures sanitaires contestées. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200554(TA87-2200554)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C D contestant la sanction de sept jours de cellule disciplinaire prononcée par la commission de discipline de la maison centrale de Saint-Maur. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'agent ayant engagé les poursuites et du président de la commission, ainsi qu'une erreur de qualification des faits et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que les délégations de signature étaient régulières et que la composition de la commission de discipline respectait les règles prévues aux articles R. 57-7-5, R. 57-7-6 et R. 57-7-13 du code de procédure pénale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2200522(TA87-2200522)

Cette décision du Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) rejette la requête de M. B, détenu à la maison centrale de Saint-Maur, qui demandait l'annulation de la décision du 4 avril 2022 du directeur interrégional des services pénitentiaires (DISP) de Dijon prolongeant son placement à l'isolement. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence, jugeant que le DISP était bien l'autorité compétente pour prolonger l'isolement au-delà de six mois mais avant un an, conformément aux articles R. 57-7-67 et R. 57-7-74 du code de procédure pénale. Il écarte également le vice de procédure soulevé, estimant que les dispositions de l'article R. 57-7-64 du même code n'exigent pas l'avis d'un psychiatre mais seulement celui du médecin intervenant dans l'établissement. En conséquence, la requête est rejetée dans son ensemble.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2401682(TA87-2401682)

Le Tribunal administratif de Limoges a annulé l'arrêté du 27 juin 2024 par lequel le préfet de la Corrèze refusait de délivrer un titre de séjour à M. D, ressortissant comorien père d’un enfant français, et l’obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait fait une inexacte application de l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en estimant que M. D justifiait contribuer effectivement à l’entretien et à l’éducation de son enfant depuis sa naissance, notamment par des virements réguliers et des preuves de présence. En conséquence, la décision de refus de titre de séjour a été annulée, entraînant par voie de conséquence l’annulation de l’obligation de quitter le territoire français.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401665(TA87-2401665)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet de la Corrèze du 2 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses en France. Par conséquent, les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination, notamment ceux tirés de l'exception d'illégalité et de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention, ont été écartés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200469(TA87-2200469)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. C, détenu à la maison centrale de Saint-Maur, contestant la décision de retenue de sa plaque chauffante pour trois mois. Le tribunal a relevé d'office que cette décision constitue une mesure d'ordre intérieur, insusceptible de recours pour excès de pouvoir, car elle ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit de propriété garanti par l'article 1er du premier protocole additionnel à la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu des exigences de sécurité et d'ordre dans l'établissement pénitentiaire. Par conséquent, les conclusions en annulation ont été rejetées comme irrecevables, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2200407(TA87-2200407)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C, ressortissante géorgienne, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Indre de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé que le silence gardé par l'administration sur sa demande de rendez-vous n'avait fait naître qu'une décision implicite de rejet de cette demande, et non un refus de titre de séjour. En tout état de cause, il a estimé que Mme C ne justifiait pas de liens personnels ou familiaux suffisamment intenses en France pour que le refus méconnaisse l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2200317(TA87-2200317)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A comme irrecevable. Celle-ci contestait la décision du maire de Saint-Laurent-sur-Gorre s'opposant à sa déclaration préalable pour le remplacement de fenêtres par du PVC, au motif que le projet se situait dans les abords d'un monument historique. Le tribunal a relevé d'office que Mme A n'avait pas, comme l'exige l'article R. 424-14 du code de l'urbanisme, saisi au préalable le préfet de région d'un recours contre l'avis conforme défavorable de l'architecte des Bâtiments de France, rendu en application des articles L. 621-30 et suivants du code du patrimoine.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2300188(TA87-2300188)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en formation collégiale, a examiné la demande de la Selas Astralab visant à obtenir l'autorisation de licencier M. A, un salarié protégé. La société contestait le refus de l'inspectrice du travail et du ministre du travail, estimant que les faits reprochés étaient établis et suffisamment graves. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société n'apportait pas la preuve que le licenciement était sans lien avec le mandat représentatif du salarié. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la protection des salariés investis de fonctions représentatives.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2201640(TA87-2201640)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. A d’une demande d’indemnisation pour les dommages causés à sa propriété par une fuite généralisée du réseau public d’évacuation des eaux pluviales traversant son terrain. Se fondant sur le rapport d’expertise, le requérant invoquait la responsabilité sans faute de la communauté d’agglomération du Grand Guéret en raison des préjudices graves et spéciaux subis. La collectivité contestait le lien de causalité direct entre l’ouvrage public et les désordres, évoquant des défauts du réseau privé. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le lien de causalité direct et certain n’était pas établi, et a mis à la charge de M. A une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxANNULE

TA87-2201639(TA87-2201639)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de l'association Sources et Rivières du Limousin qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 18 juillet 2022 enregistrant un élevage de porcs exploité par le GAEC Fraysse-Bosredon. Le tribunal a jugé que le projet, situé à proximité de zones écologiques sensibles, ne nécessitait pas d'évaluation environnementale ni de procédure d'autorisation, car il restait en dessous des seuils réglementaires. Il a également estimé que les capacités techniques et financières de l'exploitant étaient suffisantes, que l'étude d'incidences Natura 2000 était complète, et que les consultations des communes et l'information du public étaient régulières. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement, notamment les articles relatifs aux installations classées, et rejette l'ensemble des moyens soulevés, y compris ceux tirés d'erreurs manifestes d'appréciation.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA87-2201602(TA87-2201602)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme C pour contester la cession d’une voie communale située à Montrol-Sénard, réalisée par acte notarié du 4 avril 2022 au profit de M. E. Le tribunal a jugé que cet acte de cession, ne comportant aucune clause exorbitante du droit commun et n’ayant pas pour objet l’exécution d’un service public, relevait du droit privé. En conséquence, il a rejeté les conclusions dirigées contre cet acte et le refus implicite du maire de l’annuler, pour incompétence de la juridiction administrative. La solution retenue s’appuie sur les principes généraux de distinction entre contrats administratifs et contrats de droit privé, sans application spécifique des textes invoqués (CGCT, CG3P, code de la voirie routière) pour ce motif d’incompétence.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201531(TA87-2201531)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. F D et M. A D, qui demandaient l'annulation de la décision du 19 octobre 2022 par laquelle la maire de la commune de Vallière ne s'est pas opposée à la déclaration préalable de la société Phoenix France Infrastructures pour l'implantation d'équipements de radiotéléphonie mobile. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance de l'article L. 422-7 du code de l'urbanisme, l'absence d'avis conforme de l'architecte des Bâtiments de France, et l'application de la loi montagne. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit précisé dans l'extrait fourni si les moyens ont été jugés infondés ou si d'autres motifs ont été retenus.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2400711(TA87-2400711)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du 20 février 2024 par lequel la maire de la commune des Cars s’est opposée à sa déclaration préalable pour l’implantation d’un tracker solaire sur une parcelle agricole. La requérante soutenait notamment que l’installation constituait une installation agrivoltaïque au sens de la loi APER du 10 mars 2023, et que la décision était insuffisamment motivée et entachée d’erreurs de droit et d’appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les motifs de l’opposition étaient fondés, notamment sur l’absence de lien de nécessité avec l’exploitation agricole et sur les dispositions du PLUI interdisant les parcs photovoltaïques sur terres agricoles. La solution s’appuie sur les articles L. 111-29 du code de l’urbanisme et les dispositions de la loi APER.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401695(TA87-2401695)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 26 avril 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requête a été jugée irrecevable pour tardiveté, le recours ayant été introduit après l'expiration du délai de deux mois suivant la notification de l'arrêté, sans que la demande d'aide juridictionnelle n'ait interrompu ce délai. Le tribunal a appliqué les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, ainsi que l'article 43 du décret du 28 décembre 2020 relatif à l'aide juridictionnelle.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2300265(TA87-2300265)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de titre de séjour et la prolongation d’un an de son interdiction de retour sur le territoire français. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence du signataire et de vice de procédure, jugeant que la délégation de signature était régulière et que l’administration n’avait pas à solliciter de pièces complémentaires en application de l’article L. 114-5 du code des relations entre le public et l’administration. La solution retenue confirme la légalité des décisions fondées sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, sans méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200319(TA87-2200319)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les demandes de la SARL Loft Conversion, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 40 675 euros en réparation des pertes de chiffre d'affaires subies lors des confinements liés à la pandémie de covid-19. La société invoquait la responsabilité pour faute de l'État, en raison d'une prétendue méconnaissance du principe de précaution, et, à titre subsidiaire, la responsabilité sans faute pour rupture d'égalité devant les charges publiques. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, faute pour la société d'avoir établi la réception de sa demande indemnitaire préalable par les services du Premier ministre, ce qui n'avait pas permis de lier le contentieux. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

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