Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA87-2500042(TA87-2500042)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une famille avec trois jeunes enfants, dont un nourrisson, vivant dans la rue en période hivernale. Les requérants invoquaient une atteinte grave et manifestement illégale à plusieurs libertés fondamentales, notamment le droit à un hébergement d'urgence, la dignité et l'intérêt supérieur de l'enfant. Le juge a admis les requérants au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a enjoint au préfet de la Haute-Vienne de proposer à la famille une solution d'hébergement d'urgence dans un délai de 24 heures, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, en application des articles L. 345-2-2 et L. 121-7 du code de l'action sociale et des familles.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402389(TA87-2402389)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, ressortissant arménien, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 20 décembre 2024 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et fondée sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et qu'elle ne méconnaissait ni les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni la liberté d'aller et venir. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, y compris sa demande d'aide juridictionnelle provisoire faute de preuve de dépôt.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2401704(TA87-2401704)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme et M. B, suite à la naissance de leur enfant lourdement handicapé après une prise en charge au centre hospitalier de Sarlat puis au CHU de Limoges. La mesure vise à évaluer le suivi de la grossesse, la prise en charge de l’accouchement et les préjudices subis par l’enfant, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Les hôpitaux, bien que ne s’opposant pas à l’expertise, ont formulé des réserves sur leur responsabilité. La demande de frais irrépétibles a été rejetée en l’absence de partie perdante à ce stade.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500030(TA87-2500030)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait au juge des référés de constater une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales (droit au travail, vie privée) en raison du silence de la préfecture sur sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que la condition d’urgence particulière, nécessaire pour obtenir des mesures en référé liberté, n’était pas satisfaite, la requérante ne justifiant pas d’une situation nécessitant une intervention sous 48 heures. En conséquence, la requête a été rejetée par ordonnance, sans qu’il soit besoin d’examiner le fond.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402341(TA87-2402341)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B qui contestait le refus d’exonération et de sursis de paiement de sa taxe foncière 2024. La requérante demandait l’annulation de ce refus et la suspension de l’avis d’imposition sur le fondement de l’article L. 552-1 du code de justice administrative. Le juge a rappelé que sa compétence en matière de référé fiscal, prévue à l’article L. 279 du livre des procédures fiscales, se limite aux litiges portant sur les garanties offertes par le contribuable, et non sur le bien-fondé de l’impôt ou le sursis de paiement. En l’absence de refus de garanties et de litige né sur ce point, la demande a été jugée manifestement irrecevable et rejetée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2402344(TA87-2402344)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé contractuel, a rejeté la requête de la société Isoneo contestant l'attribution du lot n°17 d’un marché public de construction scolaire à la société Isollab. La requérante soutenait que l’offre retenue était anormalement basse, ce qui constituerait un manquement aux principes d’égalité de traitement et de mise en concurrence. Le juge a estimé que la société Isoneo n’établissait pas avoir été privée de son droit d’exercer un référé précontractuel avant la signature du contrat, condition nécessaire pour engager un référé contractuel sur le fondement des articles L. 551-13 et suivants du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu’il soit besoin d’examiner le fond du litige.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402408(TA87-2402408)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait le refus de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) de rétablir ses conditions matérielles d’accueil. Le juge a estimé que la décision de l’Ofii était suffisamment motivée et que le requérant ne démontrait pas d’erreur manifeste d’appréciation, notamment au regard de sa vulnérabilité alléguée liée à la charge de son enfant. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (articles L. 551-15 et L. 551-16) ainsi que sur la directive 2013/33/UE, sans constater de violation des droits fondamentaux invoqués.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402388(TA87-2402388)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante albanaise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une violation de l'intérêt supérieur de son enfant. Le tribunal a estimé que la décision de l'Ofii était suffisamment motivée et que la situation de vulnérabilité de Mme B, mère d'un enfant mineur, avait été examinée sans erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité du refus de rétablissement des conditions matérielles d'accueil.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402343(TA87-2402343)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 29 octobre 2024 par lequel le préfet du Cantal avait suspendu le permis de conduire de M. A pour une durée de cinq mois, suite à un excès de vitesse de 55 km/h. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A n'a pas démontré l'impossibilité d'organiser temporairement ses déplacements professionnels par d'autres moyens (transport alternatif, véhicule sans permis, ou tiers). La décision a été prise en application des articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative, en tenant compte des exigences de sécurité routière.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2402327(TA87-2402327)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 25 octobre 2024 par laquelle le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé le renouvellement de la carte professionnelle d'agent de sécurité de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la décision privant le requérant de ses ressources professionnelles à compter de janvier 2025. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, en raison du moyen tiré de la méconnaissance de l'article 230-8 du code de procédure pénale, relatif à la consultation du fichier des antécédents judiciaires (TAJ) dans le cadre d'une enquête administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500026(TA87-2500026)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 2 avril 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) a classé sans suite la demande de regroupement familial de Mme C. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante d'apporter des éléments nouveaux établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation ou à celle de ses filles, malgré le licenciement de leur père. La solution retenue s'appuie sur l'absence de preuves de difficultés financières ou de précarité dans le pays d'origine.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402393(TA87-2402393)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, qui contestait son transfert aux autorités espagnoles (responsables de sa demande d'asile en vertu du règlement UE n° 604/2013) et son assignation à résidence. Le tribunal a estimé que la préfète du Loiret n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'usant pas de la clause dérogatoire de l'article 17 du règlement, et que les décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée à son droit à une vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme). La solution retenue est le rejet des conclusions aux fins d'annulation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402394(TA87-2402394)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait son transfert aux autorités espagnoles (responsables de sa demande d'asile) et son assignation à résidence dans l'Indre. Le tribunal a estimé que la préfète du Loiret n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'usant pas de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement UE n° 604/2013. Il a également jugé qu'il n'appartenait pas aux juridictions françaises de contrôler la régularité des procédures menées par les autres États membres de l'Union européenne. Les décisions attaquées ont été validées, et l'aide juridictionnelle provisoire a été accordée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402366(TA87-2402366)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait les arrêtés du préfet de l'Indre l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et l'assignant à résidence. Le requérant invoquait son état de santé sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, car ces dispositions concernent la délivrance d'un titre de séjour et non la légalité d'une obligation de quitter le territoire français ou d'une assignation à résidence. En conséquence, le surplus des conclusions a été rejeté, sans frais mis à la charge de l'État.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402369(TA87-2402369)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. F, ressortissant libérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux Pays-Bas pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la signataire de l'arrêté disposait d'une délégation de compétence régulière et que la situation de la concubine enceinte de M. F ne caractérisait pas un état de dépendance au sens de l'article 16 du règlement (UE) n° 604/2013. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402329(TA87-2402329)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 5 novembre 2024 par laquelle le directeur de la maison centrale de Saint-Maur avait suspendu pour six mois le permis de visite de la compagne de M. C. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, le requérant n’apportant pas d’élément suffisant démontrant une atteinte grave et immédiate à sa situation, et qu’aucun moyen soulevé n’était propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision au regard des articles L. 341-1 et suivants du code pénitentiaire. L’aide juridictionnelle provisoire a été accordée à M. C.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500019(TA87-2500019)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui demandait la suspension de l’arrêté préfectoral du 31 octobre 2024 prononçant le retrait de sa carte de résident et son expulsion. Le juge a constaté que M. B était placé au centre de rétention administrative de Bordeaux, ce qui rendait le tribunal de Limoges territorialement incompétent en application de l’article R. 776-16 du code de justice administrative. En conséquence, il a rejeté l’ensemble des conclusions de la requête sans renvoyer l’affaire, conformément à l’article R. 522-8-1 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2500016(TA87-2500016)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) refusant les conditions matérielles d’accueil à un couple de demandeurs d’asile mongols et leur enfant mineur. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les requérants n’ayant pas justifié de circonstances particulières rendant indispensable une intervention rapide du juge, et qu’aucun moyen soulevé n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La requête a été rejetée sans audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA87-2500001(TA87-2500001)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’un courriel du 25 novembre 2024 par lequel le chef du service des risques naturels et hydrauliques de la Dreal de Nouvelle-Aquitaine avait modifié, à titre conservatoire, l’organisation du service de M. D. Le juge a estimé que cette mesure constituait une simple mesure d’ordre intérieur, insusceptible de recours, car elle ne portait pas atteinte aux droits statutaires de l’agent, n’entraînait ni perte de responsabilité ni de rémunération, et ne traduisait ni sanction ni discrimination. La requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401714(TA87-2401714)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné les recours de M. B, ressortissant arménien, contre un arrêté préfectoral du 17 juin 2024 lui refusant le séjour et l'obligeant à quitter le territoire, ainsi que contre un arrêté d'assignation à résidence du 16 décembre 2024. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant que le refus de séjour ne méconnaissait pas la décision de l'Union européenne du 4 mars 2022 relative à la protection temporaire des personnes déplacées d'Ukraine, et que les craintes de persécutions en Arménie n'étaient pas établies. Il a également estimé que l'assignation à résidence était proportionnée et ne portait pas une atteinte excessive aux droits du requérant. Les décisions ont été fondées sur les articles L. 611-1, L. 612-1, L. 721-3 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme.

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