Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
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N° TA87-2401498(TA87-2401498)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 17 juillet 2024 lui retirant son attestation de demandeur d'asile, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et pris par une autorité compétente, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en se fondant sur les décisions de l'Ofpra et de la CNDA. Il a également estimé que les décisions contestées ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de cette même convention, et que l'interdiction de retour était justifiée au regard des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA87-2401507(TA87-2401507)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, ressortissant espagnol, contestant l'arrêté du Préfet de la Haute-Vienne lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas d'une vie privée et familiale stable en France, sa femme étant en situation irrégulière et son fils majeur, et n'a donc pas retenu la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA87-2401486(TA87-2401486)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, ressortissant angolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 31 mai 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a jugé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni à l'intérêt supérieur de ses enfants protégé par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, les décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire, délai de départ, pays de renvoi et interdiction de retour) ont été considérées comme légales. La demande de M. C a été rejetée dans son intégralité.
N° TA87-2401481(TA87-2401481)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, ressortissante sénégalaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 9 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour "vie privée et familiale" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté comportait les considérations de droit et de fait nécessaires. Il a également jugé inopérant le moyen fondé sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requérante n'ayant pas sollicité un titre "étudiant". Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA87-2301876(TA87-2301876)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme I et M. E, qui contestaient le refus d'autoriser l'instruction de leur fils dans la famille pour l'année 2023-2024. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et de vice de procédure, estimant que la commission académique était régulièrement composée et avait respecté les délais prévus par les articles D. 131-11-11 et D. 131-11-12 du code de l'éducation. Sur le fond, le tribunal a jugé que la décision de refus, fondée sur l'absence de situation propre à l'enfant justifiant un projet éducatif familial, ne méconnaissait pas l'article L. 131-5 du code de l'éducation et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA87-2301667(TA87-2301667)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ingénieur d'études, qui demandait l'annulation du compte-rendu de son entretien professionnel pour l'année 2022-2023. Le tribunal a jugé que ce compte-rendu n'est pas un acte soumis à une obligation de motivation au sens du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé que les appréciations portées par la directrice de l'école, fondées sur des faits matériellement établis, ne sont entachées ni d'erreur de fait ni d'erreur manifeste d'appréciation, en application du décret n°2010-888 du 28 juillet 2010.
N° TA87-2301571(TA87-2301571)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. et Mme B demandant l'annulation du refus d'autoriser l'instruction en famille de leur fils pour raisons de santé. La juridiction a considéré que le certificat médical fourni était insuffisant pour démontrer que l'état de santé de l'enfant rendait sa scolarisation impossible dans un établissement scolaire. Le tribunal a également relevé qu'un accompagnement avait été proposé par le lycée mais que les parents n'y avaient pas donné suite. La décision est fondée sur les articles L. 131-5 et R. 131-11-2 du code de l'éducation, qui subordonnent l'autorisation d'instruction en famille à la démonstration de l'impossibilité de scolarisation ou de l'intérêt supérieur de l'enfant.
N° TA87-2300127(TA87-2300127)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en plein contentieux, a annulé la décision du 5 décembre 2022 par laquelle la CPAM de la Haute-Vienne avait refusé le renouvellement de l’aide médicale d’État (AME) à Mme B A. La requérante soutenait résider en France de manière ininterrompue depuis juillet 2019. La CPAM, bien que mise en demeure, n’ayant produit aucun mémoire, est réputée avoir acquiescé aux faits exposés par la requérante en application de l’article R. 612-6 du code de justice administrative. Le tribunal a jugé que Mme B A remplissait les conditions de résidence ininterrompue et de ressources prévues à l’article L. 251-1 du code de l’action sociale et des familles pour bénéficier de l’AME.
N° TA87-2301517(TA87-2301517)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B C, qui contestait le refus de l’Office national des anciens combattants et des victimes de guerre (ONACVG) de lui accorder l’aide sociale prévue par le décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018 pour les enfants d’anciens harkis. Le tribunal a estimé que M. C n’apportait pas la preuve qu’il avait séjourné dans un camp ou hameau de forestage figurant sur la liste annexée au décret, condition nécessaire pour bénéficier du dispositif. La décision de l’ONACVG, fondée sur ce motif, n’a donc pas été jugée entachée d’une erreur de fait. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation et d’injonction ont été rejetées.
N° TA87-2201713(TA87-2201713)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. B, représentant la société Garage du lac, contestant le certificat d'urbanisme négatif délivré le 11 juillet 2022 par le maire de Maussac pour un projet de construction en zone de montagne. Le tribunal a jugé que le maire avait fondé sa décision sur les dispositions de l'article R. 111-14 du code de l'urbanisme, alors que le projet devait être examiné au regard de l'article L. 122-5 du même code, applicable aux communes de montagne. Après avoir substitué ce fondement légal, le tribunal a annulé la décision attaquée, estimant que le projet était en continuité avec le bourg au sens de l'article L. 122-5.
N° TA87-2201587(TA87-2201587)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, qui contestait sa radiation de la liste des demandeurs d’emploi pour une durée d’un mois, prononcée par Pôle emploi le 10 août 2022. Le requérant s’était absenté sans motif légitime à deux rendez-vous fixés par ses services. Le tribunal a jugé que la radiation était fondée sur l’article L. 5412-1 du code du travail, et que M. A n’apportait aucun élément justifiant ses absences. La décision a donc été confirmée, et l’ensemble des conclusions de la requête rejetées.
N° TA87-2101722(TA87-2101722)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. B, locataire d'un bien immobilier appartenant au domaine privé de la commune de Cussac, qui demandait réparation pour un préjudice de jouissance et un préjudice moral suite à l'inertie de la commune face à un arrêté de péril. Le tribunal a rejeté la requête en se déclarant incompétent, considérant que le litige, né d'un contrat de bail de droit privé portant sur un bien du domaine privé communal, relève de la compétence du juge judiciaire et non de l'ordre administratif. Cette solution s'appuie sur les articles L. 2111-1 et L. 2331-1 du code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA87-2200857(TA87-2200857)
Le Tribunal administratif de Limoges rejette la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait la décision du 23 mai 2022 par laquelle le directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) avait mis fin à ses conditions matérielles d’accueil. Le tribunal estime que la décision est suffisamment motivée et que l’Ofii a fait une exacte application de l’article L. 551-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en retenant que M. A avait dissimulé avoir déjà obtenu une protection internationale en Grèce, manquant ainsi à ses obligations d’information. La requête est rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions relatives aux frais d’instance.
N° TA87-2200844(TA87-2200844)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B contestant la minoration de sa subvention "Ma Prim Rénov'" de 3 400 à 1 400 euros. La juridiction a accepté la substitution de motif demandée par l'Agence nationale de l'habitat (Anah), estimant que le nouveau montant était justifié par la nature des travaux réalisés et les ressources du demandeur, conformément au décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 et à l'arrêté du 14 janvier 2020. La décision implicite de rejet née du recours administratif préalable s'est substituée à la décision initiale du 30 décembre 2021.
N° TA87-2200832(TA87-2200832)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, un principal de collège, qui contestait le refus de reconnaissance de son accident de service survenu le 23 août 2021. Le tribunal a jugé que le délai de quinze jours pour déclarer l'accident, à compter de la première constatation médicale du 9 novembre 2021, n'avait pas été respecté, la déclaration ayant été effectuée le 26 novembre 2021. Il a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur de droit et que M. A ne justifiait d'aucun motif légitime ou cas de force majeure pour excuser ce retard, conformément aux articles 47-2 et 47-3 du décret n°86-442 du 14 mars 1986.
N° TA87-2200715(TA87-2200715)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le remboursement d’un trop-perçu d’aides du fonds de solidarité Covid-19 (décret n° 2020-371). La requérante n’a pas démontré que les justificatifs fournis (factures en espèces, bordereau URSSAF) établissaient suffisamment son chiffre d’affaires de référence pour mars, avril et mai 2019. Le tribunal a considéré que l’administration avait légalement réclamé le remboursement des 4 500 euros, faute de preuve de la perte de chiffre d’affaires exigée par l’ordonnance n° 2020-317. La décision confirme le bien-fondé des titres de perception émis le 30 novembre 2021.
N° TA87-2402263(TA87-2402263)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Indre l'assignant à résidence pour 45 jours à Châteauroux. Le tribunal a jugé que cette mesure, qui ne l'astreignait pas à son domicile plus de douze heures par jour, constituait une simple restriction de liberté et non une privation de liberté, rendant inopérant le moyen tiré de l'article 66 de la Constitution. Il a également écarté le moyen fondé sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la mesure était nécessaire et proportionnée. La solution s'appuie sur les articles L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Constitution et la Convention européenne.
N° TA87-2402291(TA87-2402291)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait les arrêtés du préfet de la Corrèze du 3 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi, prononçant une interdiction de retour de cinq ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de base légale, la méconnaissance de l'article L. 611-1 4° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'erreur manifeste d'appréciation et la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, de même que les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.
N° TA87-2402247(TA87-2402247)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des droits à l'information et à l'entretien prévus par les règlements européens (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, appliquant les critères de détermination de l'État membre responsable de l'asile.
N° TA87-2402290(TA87-2402290)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté les requêtes de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait les arrêtés du préfet de la Corrèze du 3 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour de cinq ans, et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était fondée sur le rejet de sa demande d'asile par l'OFPRA et la CNDA, et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas établis. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.