Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
7 917 décisions disponibles — page 146/396
N° TA87-2300722(TA87-2300722)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme A, infirmière anesthésiste au centre hospitalier de Brive, d’une demande indemnitaire pour préjudice financier résultant du paiement incomplet de ses heures de garde de 24 heures entre octobre 2020 et octobre 2022. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir tirée de l’exception de recours parallèle, faute pour l’établissement de justifier d’une décision individuelle devenue définitive. Sur le fond, il a jugé que l’organisation des gardes, qui ne permettait pas aux agents de vaquer librement à leurs occupations personnelles, constituait du temps de travail effectif au sens du décret n° 2002-9 du 4 janvier 2002. En conséquence, le centre hospitalier a été condamné à verser à Mme A une indemnité de 7 218,70 euros, assortie des intérêts au taux légal et de leur capitalisation, en réparation du préjudice subi.
N° TA87-2300304(TA87-2300304)
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté l’opposition formée par M. et Mme B contre une contrainte émise par la caisse d’allocations familiales de l’Indre pour le recouvrement d’un trop-perçu de prime d’activité de 911,67 euros. Les requérants invoquaient leur incapacité financière à payer, mais le tribunal a jugé que ce moyen était inopérant, car seul le principe, la quotité ou l’exigibilité de la créance peuvent être contestés. En l’absence de contestation du bien-fondé de l’indu, la contrainte a été validée sur le fondement des articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale.
N° TA87-2300302(TA87-2300302)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B contestant des indus de prime d'activité et d'aides au logement notifiés par la CAF de l'Indre. Le juge a relevé que la décision initiale du 22 février 2022, comportant les mentions légales des voies et délais de recours, était devenue définitive faute de réclamation dans le délai de deux mois, rendant tardif le recours administratif formé le 25 novembre 2022. En conséquence, la requête a été jugée irrecevable.
N° TA87-2300716(TA87-2300716)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme B, infirmière anesthésiste au centre hospitalier de Brive, d’une demande d’indemnisation pour le paiement incomplet de ses heures de garde de 24 heures entre 2018 et 2022. La requérante soutenait que ces périodes de permanence constituaient du temps de travail effectif non rémunéré conformément au décret du 4 janvier 2002. Le tribunal a rejeté l’exception de recours parallèle soulevée par l’hôpital, faute de preuve d’une décision individuelle antérieure. Sur le fond, il a retenu la responsabilité de l’établissement pour avoir méconnu les dispositions du décret n° 2002-9 du 4 janvier 2002.
N° TA87-2300251(TA87-2300251)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par la commune de Lussat pour contester un avis de sommes à payer émis par le SIAEP Boussac-Gouzon, relatif à sa consommation d'eau potable pour 2020, incluant un tarif fuite. Le tribunal a relevé d'office son incompétence, considérant que le service public de distribution d'eau potable est un service public industriel et commercial (SPIC) en vertu de l'article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales. Il en a déduit que le litige, opposant un usager à un SPIC, relève de la compétence des juridictions judiciaires et non administratives. Par conséquent, la requête de la commune a été rejetée comme irrecevable devant cette juridiction.
N° TA87-2401981(TA87-2401981)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la suspension de son allocation de revenu de solidarité active (RSA) par le département de la Corrèze. La requérante invoquait son incarcération comme empêchement aux démarches nécessaires au maintien de l’allocation. Le tribunal a considéré que ce moyen était inopérant et que l’argumentation n’était pas assortie des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé. La décision a été prise sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, après une invitation à régulariser la requête restée sans effet.
N° TA87-2300717(TA87-2300717)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. B, infirmier anesthésiste au centre hospitalier de Brive, d’une demande d’indemnisation pour le paiement incomplet de ses heures de garde de 24 heures entre 2018 et 2022. Le requérant soutenait que ces périodes constituaient du temps de travail effectif, non rémunéré conformément au décret n° 2002-9 du 4 janvier 2002, et sollicitait 40 978,80 euros en réparation de son préjudice financier. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de l’exception de recours parallèle, faute pour l’établissement de justifier d’une décision individuelle devenue définitive. Sur le fond, il a jugé que le centre hospitalier avait commis une faute en ne rémunérant pas intégralement les heures de garde comme du temps de travail effectif, en violation des dispositions du décret du 4 janvier 2002, et a condamné l’établissement à indemniser M. B.
N° TA87-2402215(TA87-2402215)
Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par la société Page Personnel d’un recours contre un ordre de recouvrement de 8 000 euros émis par l’Agence de services et de paiement pour un trop-perçu d’aide aux employeurs d’apprentis. En application de l’article R. 312-10 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que le litige relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Grenoble, dans le ressort duquel se trouve l’établissement à l’origine du litige. Par conséquent, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Grenoble.
N° TA87-2300204(TA87-2300204)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, qui contestait un avis de sommes à payer de 250 euros émis par le centre hospitalier de Brive-la-Gaillarde. Cette somme correspondait à la facturation d’une chambre particulière et d’une télévision, prestations demandées par le patient sans prescription médicale d’isolement. Le tribunal a appliqué l’article R. 162-27 du code de la sécurité sociale, qui prévoit que ces prestations sont à la charge du patient en l’absence de prescription médicale. La solution retenue confirme la validité de la créance hospitalière, sans lien avec l’erreur médicale alléguée par le requérant.
N° TA87-2402214(TA87-2402214)
Le Tribunal administratif de Limoges, saisi par la société Page Personnel d’une contestation d’un ordre de recouvrement d’un trop-perçu d’aide aux employeurs d’apprentis, s’est déclaré territorialement incompétent. Il a estimé que le litige, relatif à l’activité professionnelle de la société, relevait de la compétence du tribunal dans le ressort duquel se trouve l’établissement concerné, à Toulouse (Haute-Garonne). En application des articles R. 312-10 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a transmis le dossier au Tribunal administratif de Toulouse.
N° TA87-2300503(TA87-2300503)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de l'association des pêcheurs professionnels en eau douce du bassin Loire-Bretagne. Celle-ci contestait le cahier des charges du 11 octobre 2022, approuvé par la préfète de la Creuse, qui limitait l'exploitation du droit de pêche de l'État à la seule pêche de loisir pour la période 2023-2027. Le tribunal a écarté l'exception d'incompétence soulevée par la préfète, mais a jugé que les moyens invoqués (incompétence de l'auteur de l'acte, irrégularité de la procédure, violation de la liberté d'entreprendre, erreur de droit et erreur manifeste d'appréciation) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement, notamment les articles L. 435-1 et R. 435-2 et R. 435-10.
N° TA87-2300585(TA87-2300585)
Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé le titre exécutoire émis le 6 décembre 2022 par le centre hospitalier Esquirol, qui réclamait à Mme C le paiement de 3 453,66 euros pour des frais d'hospitalisation sous contrainte. La requérante contestait notamment le défaut de motivation du titre, qui ne précisait pas les bases de liquidation de la dette. Le tribunal a jugé que le titre exécutoire, en ne mentionnant ni les éléments de calcul ni les bases de la liquidation, méconnaissait l'article 24 du décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique. Cette annulation pour vice de forme n'empêche pas l'administration d'émettre un nouveau titre régularisé.
N° TA87-2300721(TA87-2300721)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme C, infirmière anesthésiste au centre hospitalier de Brive, qui demandait réparation du préjudice financier subi en raison du paiement incomplet de ses heures de garde de 24 heures entre juillet 2019 et octobre 2022. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'hôpital, estimant que l'exception de recours parallèle n'était pas fondée faute de preuve d'une décision individuelle définitive. Sur le fond, le tribunal a examiné le litige au regard du décret n°2002-9 du 4 janvier 2002 relatif au temps de travail dans la fonction publique hospitalière. La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la qualification des périodes de permanence comme temps de travail effectif et leur rémunération.
N° TA87-2300720(TA87-2300720)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. C, infirmier anesthésiste au centre hospitalier de Brive, d’une demande d’indemnisation pour le paiement incomplet de ses heures de garde de 24 heures entre 2018 et 2022. Le requérant soutenait que ces périodes constituaient du temps de travail effectif non rémunéré conformément au décret n° 2002-9 du 4 janvier 2002. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l’hôpital, estimant que l’existence d’une décision individuelle définitive n’était pas établie. Sur le fond, il a jugé que l’organisation des gardes litigieuses méconnaissait les dispositions du décret de 2002, engageant ainsi la responsabilité de l’établissement pour faute.
N° TA87-2300395(TA87-2300395)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C contestant un titre exécutoire de 400 euros émis par le syndicat mixte Evolis 23 pour inexécution de travaux de mise en conformité de son installation d'assainissement non collectif. Le tribunal a retenu l'exception d'incompétence soulevée par le syndicat, jugeant que le litige, né des rapports entre un service public industriel et commercial (le SPANC) et un usager, relève de la compétence des juridictions judiciaires et non de l'ordre administratif, en application des articles L. 2224-8 et L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales.
N° TA87-2300153(TA87-2300153)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de M. C. Celui-ci contestait les décisions implicites du ministre de l'intérieur refusant de lui restituer des points de permis de conduire, notamment pour une infraction du 16 octobre 2020. Le tribunal a jugé que l'absence de notification individuelle d'un retrait de points n'affecte pas la légalité de ce retrait, mais seulement son opposabilité. Il a également rappelé que la réalité de l'infraction était établie par l'émission d'un titre exécutoire, conformément aux articles L. 223-1 et L. 225-1 du code de la route.
N° TA87-2300719(TA87-2300719)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme B, infirmière anesthésiste, d’une demande d’indemnisation pour le paiement incomplet de ses heures de garde de 24 heures entre 2018 et 2022 au centre hospitalier de Brive. La requérante soutenait que l’organisation du travail méconnaissait le décret du 4 janvier 2002, les périodes de permanence constituant un temps de travail effectif non rémunéré intégralement. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de l’exception de recours parallèle, faute pour l’établissement de justifier d’une décision individuelle définitive. Sur le fond, il a jugé que la responsabilité du centre hospitalier était engagée pour avoir appliqué des modalités de rémunération fautives, en violation des textes applicables, et a condamné l’établissement à indemniser la requérante.
N° TA87-2402221(TA87-2402221)
Le Tribunal administratif de Limoges, saisi par la société Page Personnel d’un recours contre un ordre de recouvrement émis par l’Agence de services et de paiement pour un trop-perçu d’aide aux apprentis, s’est déclaré territorialement incompétent. Il a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, seul compétent en application de l’article R. 312-10 du code de justice administrative, car le litige concerne un établissement situé à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).
N° TA87-2402334(TA87-2402334)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision 48 SI du 31 octobre 2024 par laquelle le ministre de l'intérieur a invalidé le permis de conduire de M. B pour solde de points nul. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car si M. B exerce la profession de chauffeur livreur, il ne justifie pas avoir perdu son emploi et son comportement routier dangereux et réitéré (six infractions entre 2019 et 2023) compromet la sécurité routière. En conséquence, la requête est rejetée, y compris les conclusions accessoires.
N° TA87-2401879(TA87-2401879)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B contestant un trop-perçu de RSA et de prime d’activité. La requérante invoquait uniquement des erreurs matérielles (nom de l’allocataire et adresse incomplète) sans fournir d’argumentation de fond. Malgré une demande de régularisation adressée par le tribunal, elle n’a pas répondu dans le délai imparti. En application de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement infondée.