Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2400022(TA87-2400022)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme D, ressortissante mongole, qui demandait l'annulation du refus implicite du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire mongol contre un permis français. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article 5 de l'arrêté du 12 janvier 2012, l'échange est subordonné à l'existence d'un accord de réciprocité entre la France et la Mongolie, lequel fait défaut. Les arguments de la requérante, tirés de la nécessité du permis pour ses déplacements familiaux et professionnels ainsi que de la barrière linguistique, ont été écartés comme inopérants. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de la route et de l'arrêté du 12 janvier 2012.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2400015(TA87-2400015)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de Mme B A contestant le refus de la commission de médiation de la Haute-Vienne de reconnaître sa demande de logement comme prioritaire et urgente. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l’introduction de la requête, l’intéressée avait signé un bail de logement social, rendant son recours sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté les demandes accessoires, notamment celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2302208(TA87-2302208)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B contestant un indu d’allocation de logement sociale de 1 305,69 euros réclamé par la caisse d’allocations familiales de la Creuse. La requérante invoquait une erreur de saisie de la caisse concernant ses frais réels. Le juge a estimé que, même en cas d’erreur administrative, Mme B reste tenue de rembourser la somme indûment perçue, sauf à démontrer une situation de précarité, ce qu’elle n’a pas fait. La décision s’appuie sur les articles L. 821-1 et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’article L. 553-2 du code de la sécurité sociale.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402304(TA87-2402304)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la sanction d’exclusion temporaire de fonctions de six mois (dont quatre avec sursis) infligée à un agent par l’OPH Limoges Habitat. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant ayant saisi le tribunal tardivement, alors que la majeure partie de la sanction était déjà exécutée, sans justifier de son manque de diligence. La requête a été rejetée sans examen des moyens de légalité soulevés.

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DécisionPlein contentieuxDESISTEMENT

TA87-2200487(TA87-2200487)

Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par la SARL Sols et peintures brivistes d’une demande en plein contentieux visant à condamner sa cotraitante, la SARL Teknisols, à lui verser 54 150,36 euros pour des prestations réalisées en exécution de trois marchés publics de construction. La requérante s’est désistée de son action par un mémoire du 5 décembre 2024, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, la SARL Sols et peintures brivistes a été condamnée à verser 1 200 euros à la SARL Teknisols au titre des frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2201231(TA87-2201231)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, fonctionnaire de La Poste, qui contestait le refus du Service des Retraites de l'État (SRE) de réviser sa pension de retraite. Le requérant demandait la prise en compte de services accomplis entre février 2020 et juillet 2022, période durant laquelle il avait obtenu une prolongation d'activité après avoir atteint la limite d'âge. Le tribunal a jugé que la pension avait été liquidée sur la base des services effectivement accomplis et que le SRE n'avait commis aucune erreur. La demande indemnitaire dirigée contre La Poste pour défaut d'information a été rejetée comme irrecevable, faute de liaison du contentieux et de chiffrage du préjudice. La décision s'appuie notamment sur la loi n° 84-834 du 13 septembre 1984 relative à la limite d'âge dans la fonction publique.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2302036(TA87-2302036)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, qui demandait l'annulation de la décision de la caisse d'allocations familiales de l'Indre refusant le versement rétroactif de sa prime d'activité pour la période d'avril 2017 à janvier 2021. Le tribunal a appliqué les articles L. 845-4 et L. 553-1 du code de la sécurité sociale, qui fixent une prescription biennale pour le paiement des prestations. Constatant que la demande de Mme A, déposée le 7 février 2023, était présentée après l'expiration de ce délai de deux ans, le juge a estimé que la prescription s'opposait au versement sollicité. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.

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DécisionPlein contentieuxANNULE

TA87-2302013(TA87-2302013)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. A E d’un recours de plein contentieux contre la décision du 19 octobre 2023 du président du conseil départemental de la Haute-Vienne réduisant de 50 % son revenu de solidarité active (RSA) pour août 2023. Le requérant contestait cette sanction en arguant ne pas s’être soustrait à ses obligations de suivi et ne pas avoir reçu les courriers l’invitant à un rendez-vous ou le nouveau contrat d’engagement réciproque. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le département, jugeant la requête suffisamment motivée. Statuant en qualité de juge de plein contentieux, il a examiné les droits de l’intéressé au regard des articles L. 262-28, L. 262-29, L. 262-35 et L. 262-37 du code de l’action sociale et des familles, et a annulé la décision attaquée, rétablissant M. E dans ses droits au RSA pour la période litigieuse.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA87-2301949(TA87-2301949)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné trois requêtes de Mme F et de M. D contestant des indus d’aides sociales (aide exceptionnelle de fin d’année, aide exceptionnelle de solidarité et aide au logement familial) notifiés par la caisse d’allocations familiales de la Corrèze. Les requérants invoquaient notamment des vices de forme (absence de signature, défaut de procédure contradictoire, absence d’avis de la commission de recours amiable) et contestaient le bien-fondé des indus. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, jugeant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que les décisions de la CAF étaient régulières. Cette solution s’appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de l’action sociale et des familles.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2301967(TA87-2301967)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur du 29 août 2023 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, à la suite de multiples infractions routières. Le tribunal a d’abord déclaré irrecevables les conclusions relatives aux infractions des 20 juillet 2021 et 15 mars 2022, les points correspondants ayant été restitués avant l’introduction de la requête. Sur le fond, il a rejeté le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, rappelant que cette notification n’affecte pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. Enfin, s’agissant des autres infractions, le tribunal a jugé que l’administration n’apportait pas la preuve de la délivrance de l’information préalable prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, constituant une garantie substantielle, et a donc annulé la décision attaquée.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA87-2301947(TA87-2301947)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné les requêtes de Mme F et de M. D contestant des indus d'aide exceptionnelle de fin d'année (274,41 €), d'aide exceptionnelle de solidarité (150 €) et d'aide au logement familial (3 380 €) notifiés par la CAF de la Corrèze. Les requérants invoquaient notamment des vices de forme (absence de signature, défaut de procédure contradictoire) et des moyens de fond (erreur de droit, situation financière). Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser les textes appliqués dans le résumé fourni.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2301911(TA87-2301911)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en juge unique, était saisi par Mme B d’une opposition à une contrainte émise par Pôle emploi (devenu France travail) pour le recouvrement d’un indu d’allocation de solidarité spécifique de 2 052,86 euros. En défense, France travail a indiqué avoir annulé la contrainte attaquée postérieurement à l’introduction de la requête. Le tribunal a constaté que les conclusions de Mme B étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a rejeté la demande de frais de justice présentée par la requérante.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2201286(TA87-2201286)

Le Tribunal Administratif de Limoges a condamné le centre hospitalier de Guéret à indemniser Mme D, médecin, pour l'annulation fautive de son remplacement prévu du 27 juin au 1er juillet 2022. La juridiction a retenu la responsabilité de l'hôpital pour promesse non tenue, le courriel de confirmation du 17 juin 2022 constituant un engagement ferme annulé tardivement sans motif valable. Mme D a obtenu 3 000 euros pour la perte de rémunération, 600 euros pour les frais d'avocat, et 400 euros pour le préjudice moral, soit un total de 4 000 euros. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité administrative et le code de la santé publique.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2301698(TA87-2301698)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme D contestant les décisions de la caisse d'allocations familiales de la Haute-Vienne relatives à des indus de prime d'activité. La requérante invoquait une erreur de déclaration de ses ressources, mais le tribunal a estimé que sa bonne foi n'était pas remise en cause. Cependant, il a jugé que sa situation de précarité, avec un quotient familial de 812 euros, ne justifiait pas une remise totale ou partielle des dettes restantes. La décision s’appuie sur les articles L. 842-4, R. 844-2 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2301776(TA87-2301776)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté l’opposition formée par M. A contre une contrainte émise par France Travail (anciennement Pôle emploi) pour le recouvrement d’un indu d’allocation de solidarité spécifique de 4 560,09 euros. Le requérant invoquait la nullité de ses bénéfices d’auto-entrepreneur, son invalidité et son incapacité financière, mais ces moyens ont été jugés inopérants dans le cadre d’une opposition à contrainte. La décision s’appuie sur les articles L. 5426-8-2 et R. 5426-20 du code du travail, qui encadrent la procédure de contrainte.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA87-2301775(TA87-2301775)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait la suspension de six mois de son permis de conduire prononcée par le préfet de la Côte-d'Or le 27 septembre 2023. Mme B soutenait que les tests salivaires positifs aux stupéfiants résultaient de la prise de médicaments prescrits. Le tribunal a jugé que la requête était recevable, car suffisamment motivée. Cependant, il a rejeté la demande d'annulation au fond, en application des articles L. 224-1, L. 224-2 et L. 235-2 du code de la route, au motif que les vérifications prévues par ces textes établissaient que l'intéressée conduisait après usage de stupéfiants.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA87-2402319(TA87-2402319)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur la demande de la commune du Dorat, a désigné un expert pour examiner un immeuble situé 4 boulevard Saint Louis, appartenant à une succession vacante (Mme C, veuve A, décédée sans héritiers). La commune invoquait un danger grave et immédiat pour la sécurité publique dû au risque de chute d’éléments sur le domaine public. Le juge a fait droit à la demande sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, en application de la procédure de référé prévue à l’article R. 556-1 du code de justice administrative. La mission de l’expert consiste à constater l’état du bâtiment, évaluer le danger et proposer des mesures de mise en sécurité.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA87-2402296(TA87-2402296)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B et Mme D. Celle-ci demandait notamment le rétablissement d’un chemin communal et la rectification d’actes notariés, en invoquant une atteinte à leur droit de propriété. Le juge a estimé que les conclusions dirigées contre des notaires et des particuliers relevaient du droit privé et échappaient à la compétence de la juridiction administrative. Il a également considéré que la demande ne présentait pas le caractère d’urgence requis pour une procédure de référé liberté. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable en partie et mal fondée pour le surplus.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402225(TA87-2402225)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé contractuel sur le fondement des articles L. 551-13 et suivants du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Pizzorno environnement industries. Celle-ci demandait la suspension et l’annulation du contrat de concession conclu le 1er juillet 2024 entre le syndicat de transport et de traitement des ordures ménagères de la Corrèze et la société Soval pour l’exploitation d’une unité de valorisation énergétique. Le juge a estimé que la requête était irrecevable, la société requérante ne justifiant pas d’un intérêt à agir au sens de l’article L. 551-14 du code de justice administrative, faute d’avoir présenté une offre et de démontrer que les irrégularités alléguées l’en auraient dissuadée. Par ailleurs, le moyen tiré de la modification substantielle de la durée du contrat (portée de 20 à 25 ans) a été écarté comme inopérant, cette question relevant de l’exécution du contrat et non de sa passation.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402314(TA87-2402314)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A B fondée sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Le requérant alléguait des actes de harcèlement moral et de violences de la part de l'université de Limoges, mais n'a pas précisé les libertés fondamentales en cause ni les mesures demandées. Le juge a également constaté l'absence d'urgence justifiant une intervention à très bref délai. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

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