Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
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N° TA87-2300418(TA87-2300418)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. H et autres visant l’annulation de trois délibérations du conseil municipal de Saint-Junien des 10 novembre 2022. Ces actes constataient la désaffection, prononçaient le déclassement et approuvaient la cession d’une propriété communale (domaine « J ») à la SARL CM Promotions. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l’absence de caractère exécutoire du déclassement, le défaut d’information préalable des conseillers municipaux et la cession à vil prix. La décision s’appuie sur le code général de la propriété des personnes publiques et le code général des collectivités territoriales.
N° TA87-2300166(TA87-2300166)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, ressortissante comorienne, qui contestait le refus de la préfète de la Haute-Vienne de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 423-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif à la délivrance d'une carte "vie privée et familiale", mais le tribunal a jugé qu'elle n'avait pas sollicité ce titre et que la préfète n'avait pas à l'examiner d'office. Les autres moyens, tirés de l'article L. 611-3 du CESEDA (inopérant car relatif aux obligations de quitter le territoire), de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (insuffisamment précis) et du droit à l'instruction (non restreint par le refus de séjour), ont également été écartés. En conséquence, le tribunal a rejeté l'intégralité des conclusions de Mme B, y compris ses demandes d'injonction et de frais d'instance.
N° TA87-2100910(TA87-2100910)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la SAS Le Mas Guigou, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré le 2 décembre 2020 par le maire de Limoges pour une maison individuelle. La juridiction a jugé la requête irrecevable, car le recours gracieux formé par la société le 4 février 2021 n'avait pas été notifié à la bénéficiaire du permis, Mme A, dans les quinze jours suivant son dépôt, en méconnaissance de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Cette absence de notification a empêché la prorogation du délai de recours contentieux, et la connaissance acquise par la société le 4 février 2021 a fait courir ce délai, rendant la requête tardive.
N° TA87-2101703(TA87-2101703)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande de la SARL Hôtel L'Hermitage, qui sollicitait la condamnation de la commune de Buzançais à l'indemniser d'un préjudice d'exploitation de 48 500 euros. La société invoquait la responsabilité sans faute de la commune en raison des travaux d'enfouissement des réseaux réalisés en centre-ville de septembre 2017 à juillet 2018. Le tribunal a estimé que le lien de causalité entre les travaux et la perte de chiffre d'affaires n'était pas établi, la baisse d'activité s'inscrivant dans une tendance globale et pouvant être imputée à des choix de gestion internes. Il a également jugé que les travaux n'avaient pas rendu l'accès à l'établissement excessivement difficile, le préjudice ne présentant donc pas un caractère grave et spécial. La requête a été rejetée sur le fondement des principes de la responsabilité des travaux publics à l'égard des tiers.
N° TA87-2402216(TA87-2402216)
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l’article L. 551-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de la société Inopath, qui contestait son éviction du lot n°2 d’un marché public de prestations d’anatomocytopathologie passé par le CHU de Limoges. La société requérante avait notamment soutenu que le rejet de son offre pour incomplétude était illégal en raison de l’irrégularité du critère de prix. Par ordonnance du 17 décembre 2024, le juge a donné acte du désistement et rejeté les conclusions du CHU de Limoges au titre des frais d’instance.
N° TA87-2200118(TA87-2200118)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, un agriculteur, qui demandait l'annulation de la délibération du 16 décembre 2021 par laquelle le conseil municipal de Varetz a refusé l'élargissement d'un chemin rural. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la violation des règles de vote secret, l'erreur manifeste d'appréciation et le détournement de pouvoir, mais les a écartés comme infondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le juge considérant que la commune n'a pas commis d'illégalité en refusant l'élargissement, notamment au regard des articles L. 161-12 et D. 161-8 du code rural et de la pêche maritime.
N° TA87-2200562(TA87-2200562)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la société Méditel, qui demandait la condamnation de l’Agence de services et de paiement à lui verser 4 984,49 euros pour un préjudice lié à une erreur dans ses déclarations d’absences de salariés en contrat initiative-emploi. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l’Agence ne pouvait être engagée, car le préjudice invoqué était exclusivement imputable à l’erreur commise par la société dans ses déclarations, et que la créance était prescrite. Les conclusions aux fins d’annulation de la décision implicite de rejet ont également été rejetées comme sans incidence sur le litige. La décision s’appuie sur les articles L. 5134-19-1, L. 5134-19-3 et L. 5134-30-1 du code du travail.
N° TA87-2201205(TA87-2201205)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par les parents de A E, victime d'une chute dans la cour de récréation de l'école primaire de Meyssac le 17 septembre 2020. Les requérants recherchaient la responsabilité de la commune pour faute (surveillance insuffisante et défaut de prise en charge) et sans faute (défaut d'entretien normal du jeu à bascule). Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant que la commune n'avait commis aucune faute dans l'organisation de la surveillance et que l'entretien du jeu était normal. La demande de la CPAM de la Charente-Maritime a également été rejetée, faute pour elle d'avoir dirigé son action contre la commune.
N° TA87-2201237(TA87-2201237)
Le Tribunal Administratif de Limoges annule la décision du 18 août 2022 par laquelle la directrice territoriale de l'Ofii a mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A, demandeur d'asile. Le tribunal juge que l'absence de M. A à une convocation, due à un mouvement de grève et immédiatement excusée par les services de la préfecture, ne constitue pas un manquement aux exigences des autorités chargées de l'asile au sens de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est donc l'annulation de la décision contestée pour erreur d'appréciation.
N° TA87-2201684(TA87-2201684)
Le Tribunal Administratif de Limoges annule la décision du 29 septembre 2022 par laquelle le maire de Limoges demandait à l'association "Art primordial du monde" de retirer un panneau publicitaire amovible installé sans autorisation sur le domaine public. La juridiction a jugé que cette décision, constituant une mesure de police, était insuffisamment motivée car elle ne mentionnait pas les dispositions légales et réglementaires applicables, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. La commune de Limoges est condamnée à verser 900 euros à l'association au titre des frais de justice.
N° TA87-2201685(TA87-2201685)
Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé la décision du 29 septembre 2022 par laquelle le maire de Limoges demandait à l'association "A la cour" de retirer un panneau publicitaire amovible installé sans autorisation sur le domaine public. La juridiction a jugé que cette décision, constituant une mesure de police, était insuffisamment motivée en droit car elle ne mentionnait pas les dispositions légales applicables, notamment celles du code général de la propriété des personnes publiques, en violation des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a annulé la décision et condamné la commune de Limoges à verser 900 euros à l'association au titre des frais de justice.
N° TA87-2300001(TA87-2300001)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de l'association L214, qui contestait l'arrêté préfectoral du 2 septembre 2022 autorisant l'extension d'un élevage porcin et d'une unité de méthanisation dans l'Indre. La juridiction a soulevé d'office l'irrecevabilité de la requête, estimant que l'association, non agréée au titre de l'article L. 141-1 du code de l'environnement et de ressort national, ne justifiait pas d'un intérêt à agir contre une décision ne soulevant pas de questions excédant les circonstances locales. La solution retenue est donc le rejet pour irrecevabilité, sans examen des moyens de fond invoqués (insuffisance de l'étude d'impact, méconnaissance des articles L. 181-27, L. 181-3, L. 211-1, L. 511-1 et L. 110-1 du code de l'environnement).
N° TA87-2401388(TA87-2401388)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté préfectoral du 9 juillet 2024 refusant de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le refus ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a relevé que M. B, célibataire et sans enfant, ne justifiait pas de liens personnels et familiaux d'une intensité suffisante en France, malgré la présence de son père, et qu'il conservait des attaches dans son pays d'origine. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français, fondée sur ce refus légal, a également été jugée valide.
N° TA87-2401398(TA87-2401398)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, un ressortissant marocain, qui contestait le refus du préfet de la Corrèze de lui délivrer un titre de séjour en qualité de salarié, assorti d'une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était signée par une autorité compétente et que le requérant ne pouvait pas se prévaloir de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 régissant son cas. Il a estimé que les éléments d'insertion sociale et professionnelle avancés par M. B ne constituaient pas des motifs exceptionnels justifiant une régularisation. En conséquence, la décision de refus de séjour étant légale, l'obligation de quitter le territoire a également été validée.
N° TA87-2401579(TA87-2401579)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant surinamais, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a jugé la requête irrecevable car introduite tardivement, au-delà du délai de recours de trente jours prévu à l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a considéré que la notification de l'arrêté était régulière dès le 12 juillet 2024, date de la première présentation du pli recommandé, et que la remise ultérieure en mains propres ne valait pas notification. Par conséquent, la requête déposée le 29 août 2024 était hors délai.
N° TA87-2401580(TA87-2401580)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. F, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Vienne. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni le 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien de 1968. Il a estimé que les liens personnels et familiaux de M. F en France n'étaient pas suffisamment intenses pour justifier un droit au séjour.
N° TA87-2402201(TA87-2402201)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de M. B A, ressortissant malien, dirigées contre un arrêté préfectoral du 28 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, prolongeant une interdiction de retour d’un an, et l’assignant à résidence. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, tirés notamment de l’insuffisance de motivation, du défaut d’examen, du risque d’enrôlement forcé au Mali et de la méconnaissance des articles L. 421-1 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme.
N° TA87-2402245(TA87-2402245)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de M. B A, ressortissant malien, qui contestait un arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 28 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour d'un an, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, le risque d'enrôlement forcé au Mali, et la méconnaissance des articles L. 421-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés. Pour l'assignation à résidence, le tribunal a jugé que la mesure était légale et proportionnée, ne portant pas une atteinte excessive au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les conclusions des parties fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA87-2402308(TA87-2402308)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci contestait le refus d'accès à la maison d'arrêt de Limoges pour assister un agent lors d'un entretien disciplinaire, invoquant une atteinte grave aux droits de la défense et aux droits syndicaux. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les entretiens litigieux s'étant déjà déroulés avant l'introduction de la requête et aucun nouvel entretien n'étant annoncé. En conséquence, l'ordonnance a été rendue sans audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code.
N° TA87-2401584(TA87-2401584)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 12 juillet 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision de refus de séjour ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment intenses et stables en France. Le tribunal a également jugé que l'obligation de quitter le territoire n'était pas entachée d'illégalité, le préfet n'étant pas en situation de compétence liée et ayant procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressée. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.