Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA87-2401499(TA87-2401499)

Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé la décision du préfet de la Corrèze du 19 octobre 2023 retirant le titre de résident de dix ans de M. B, ressortissant tunisien. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu l'obligation de saisir préalablement la commission du titre de séjour, en violation des articles L. 432-13 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette irrégularité de procédure a entraîné l'annulation de la décision de retrait et du rejet implicite du recours gracieux. Le tribunal a également enjoint au préfet de restituer la carte de résident à M. B.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2101650(TA87-2101650)

Le Tribunal Administratif de Limoges, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par les sociétés SCI des Côtes et SCI du Golf, a annulé la décision du 17 août 2021 par laquelle la commune de Bourganeuf refusait de prendre en charge les travaux de réfection d’un mur surplombant un chemin communal. Le tribunal a jugé que ce mur, situé à l’aplomb de la voie publique et empêchant la chute de matériaux, constitue un accessoire indissociable du domaine public routier au sens des articles L. 2111-1, L. 2111-2 et L. 2111-14 du code général de la propriété des personnes publiques, et qu’il appartient dès lors à la commune d’en assurer l’entretien. La solution retenue écarte l’exception d’irrecevabilité soulevée contre la SCI du Golf, l’intérêt à agir de la SCI des Côtes étant suffisant.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401442(TA87-2401442)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, ressortissante comorienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour soins, assorti d'une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que, malgré la gravité de son accident, les avis médicaux et les pièces du dossier ne démontraient pas que son état de santé nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut entraînerait des conséquences d'une exceptionnelle gravité, ni qu'elle ne pourrait pas bénéficier d'un traitement approprié aux Comores. La décision a été fondée sur l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et le tribunal a également écarté le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401414(TA87-2401414)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme D, ressortissante macédonienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 12 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le sous-préfet bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales et d'intégration suffisantes en France, et de la possibilité de retour en Macédoine. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire n'était pas privée de base légale.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401413(TA87-2401413)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme D, ressortissante irakienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 26 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, le sous-préfet bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, Mme D ne justifiant pas d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de son maintien irrégulier et de ses attaches conservées en Irak. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire n'était pas privée de base légale. La requête a été intégralement rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201071(TA87-2201071)

Le Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) a rejeté la requête du GAEC Couinou, qui demandait la condamnation de la commune de Mailhac-sur-Benaize pour le préjudice subi suite au bornage et à la pose d’une clôture délimitant un chemin rural. Le tribunal a jugé que le GAEC ne justifiait pas d’un intérêt à agir, faute de démontrer un droit d’exploitation sur les parcelles concernées. Il a également estimé que le contentieux n’était pas lié, la demande indemnitaire préalable étant irrecevable. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 161-1 et L. 161-4 du code rural et de la pêche maritime, ainsi que sur les règles de compétence administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2200928(TA87-2200928)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. D, détenu, qui contestait la sanction disciplinaire de vingt jours de cellule disciplinaire. Le requérant soulevait plusieurs moyens, notamment l'incompétence de l'autorité de poursuite, l'irrégularité de la composition de la commission de discipline et la violation des droits de la défense. Le tribunal a écarté l'ensemble de ces moyens, jugeant que la procédure était régulière au regard des articles R. 234-14, R. 234-13 et R. 234-2 du code pénitentiaire. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision implicite du directeur interrégional des services pénitentiaires.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200333(TA87-2200333)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme et M. A, qui contestaient un arrêté de non-opposition à déclaration préalable de travaux délivré par le maire d'Ussel à M. D pour la construction d'une terrasse surélevée avec sous-sol. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'arrêté et le rejet du recours gracieux en raison de leur tardiveté, le délai de recours contentieux ayant commencé à courir dès la notification du rejet du recours gracieux. Elle a également jugé irrecevables les conclusions contre la déclaration d'achèvement et de conformité des travaux, celle-ci ne constituant pas une décision administrative faisant grief. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros à M. D et 1 500 euros à la commune d'Ussel.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200155(TA87-2200155)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B et Mme Leroy, conseillers municipaux, qui demandaient l'annulation de la délibération du 16 novembre 2021 par laquelle le conseil municipal de La Souterraine a autorisé la vente de deux terrains de son domaine privé pour 27 700 euros. Le tribunal a jugé qu'aucune disposition n'imposait de publicité préalable pour la cession d'un bien du domaine privé communal et que l'avis du service des domaines n'était pas irrégulier faute de visite sur place. Il a également estimé que le prix de vente, conforme à l'évaluation domaniale, n'était pas sous-évalué et que la cession n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des motifs d'intérêt général invoqués. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 2241-1 du code général des collectivités territoriales et L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA87-2201582(TA87-2201582)

Le Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) a examiné la requête du groupement d'employeurs "Emploi en Limousin" contestant une décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) du 7 septembre 2022. Cette décision mettait à sa charge une contribution spéciale de 29 200 euros pour l'emploi de quatre salariés étrangers sans autorisation de travail (article L. 8251-1 du code du travail) et une contribution forfaitaire de 8 496 euros pour frais de réacheminement. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la contribution forfaitaire, l'Ofii l'ayant retirée en cours d'instance. Sur le fond, le tribunal a rejeté les conclusions d'annulation et de décharge de la contribution spéciale, estimant que le montant n'était pas disproportionné et que l'employeur n'avait pas respecté son obligation de vérification prévue à l'article L. 5221-8 du code du travail.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2201574(TA87-2201574)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la fédération de l'Indre pour la pêche et l'association Indre Nature, qui demandaient l'annulation de l'arrêté préfectoral du 2 septembre 2022 autorisant l'extension d'un élevage porcin et l'augmentation de capacité d'une unité de méthanisation de l'EARL Van Den Broek. Les juges ont écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de l'avis du CODERST, de l'insuffisance de l'étude d'impact et de la méconnaissance des articles L. 511-1 et L. 541-1 du code de l'environnement, ainsi que de la directive 2008/120/CE sur la protection des porcs. La solution retenue confirme la légalité de l'autorisation au regard des textes applicables, dont le code de l'environnement et les arrêtés ministériels relatifs aux installations classées et à la méthanisation.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2201456(TA87-2201456)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A qui demandait la condamnation du syndicat Energies Haute-Vienne (SEHV) pour des dommages causés à sa propriété lors de travaux d'enfouissement de lignes électriques. Le tribunal a jugé que les dommages invoqués (fissure, infiltrations, détérioration du terrain) n'étaient pas imputables aux travaux publics, l'expertise n'ayant établi aucun lien de causalité direct. La demande d'indemnisation pour reprise inacceptable de la fissure par la société Allez et Cie a également été rejetée, cette société n'étant pas liée au marché public du SEHV. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les frais de justice, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'exception d'incompétence soulevée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402253(TA87-2402253)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, annule la décision du 20 novembre 2024 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) a refusé à Mme C, ressortissante guinéenne mineure, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal juge que l'Ofii a commis une erreur de droit en considérant la demande d'asile de Mme C comme une demande de réexamen, alors qu'il s'agissait d'une première demande présentée en son nom propre, et que ce motif ne pouvait justifier un refus sur le fondement de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint à l'Ofii de lui accorder ces conditions matérielles d'accueil dans un délai de huit jours.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402224(TA87-2402224)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la décision de l'Ofii, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légale car la requérante n'avait pas déposé sa demande d'asile dans le délai requis sans motif légitime, et qu'elle ne justifiait pas d'une vulnérabilité particulière justifiant une dérogation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

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OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA87-2402239(TA87-2402239)

**Résumé de la décision** Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par l'Ordre des avocats du barreau de Limoges et l'OIP-SF afin de faire cesser les atteintes graves aux libertés fondamentales des détenus de la maison d'arrêt de Limoges, en raison de conditions de détention dégradées (surpopulation, punaises de lit, vétusté, problèmes de chauffage et d'hygiène). Le juge des référés a ordonné à l'administration pénitentiaire de prendre, sous un mois, des mesures concrètes pour remédier aux carences les plus graves, notamment en matière de lutte contre les nuisibles, de réparation des installations sanitaires et de chauffage, et d'amélioration des conditions d'occupation des cellules. La solution retenue impose des injonctions précises et un suivi sous astreinte, sans toutefois ordonner la fermeture de l'établissement, estimant que des mesures correctives proportionnées et urgentes étaient de nature à faire cesser l'atteinte manifestement illégale aux droits des personnes détenues.

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OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA87-2402029(TA87-2402029)

Le Tribunal Administratif de Limoges, saisi d’un recours en plein contentieux par Mme B contre un refus de subvention de l’Agence de services et de paiement (ASP) pour l’acquisition d’un véhicule propre, s’est déclaré incompétent territorialement. Appliquant les articles R. 312-1 et R. 351-3 du code de justice administrative, il a estimé que la décision attaquée, prise par les services régionaux de l’ASP à Amiens, relevait de la compétence du tribunal administratif d’Amiens. Par ordonnance du 16 décembre 2024, le dossier a été transmis à cette juridiction.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402151(TA87-2402151)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Limoges, rendue le 16 décembre 2024, rejette la requête de Mme A qui demandait la démolition d’un bâtiment pour non-respect des règles d’urbanisme. Le tribunal se déclare incompétent pour connaître de ce litige, estimant que cette demande relève de la compétence du juge judiciaire en application de l’article L. 480-5 du code de l’urbanisme. La requête est donc rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sur le fondement du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA87-2402037(TA87-2402037)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A contestant le retrait de la prime "MaPrimeRénov" par l'Agence nationale de l'habitat. Le requérant se bornait à contester le motif de rejet sans apporter de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a jugé que ce moyen unique n'était pas assorti des précisions nécessaires. La décision s'appuie sur le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à cette prime.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA87-2401194(TA87-2401194)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A contestant la remise partielle de dette de prime d'activité accordée par la CAF de la Haute-Vienne. La requérante n'a pas justifié de sa bonne foi ni de sa situation de précarité, malgré une demande de régularisation du tribunal. Faute d'avoir fourni les précisions nécessaires, sa requête a été jugée manifestement insuffisamment motivée. La décision s'appuie sur les articles L. 845-3 du code de la sécurité sociale et R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA87-2401846(TA87-2401846)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B contestant le refus de remise d’un indu de prime d’activité de 1 420,38 euros. Le requérant invoquait un défaut d’information de la part de la caisse d’allocations familiales, mais n’a pas fourni les précisions nécessaires pour établir sa bonne foi ou sa précarité, malgré une demande de régularisation. En application de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, la remise d’un indu est subordonnée à ces conditions, que le tribunal ne pouvait apprécier faute d’éléments. La requête a donc été rejetée comme manifestement insuffisamment motivée, sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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