Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA87-2201432(TA87-2201432)

Le Tribunal Administratif de Limoges annule la décision du 12 août 2022 par laquelle le directeur du centre hospitalier de Tulle a refusé de reconnaître l'imputabilité au service des accidents dont Mme A, aide-soignante, a été victime les 5 septembre et 7 novembre 2019. Le tribunal retient un vice de procédure, l'administration n'ayant pas établi que Mme A avait été informée de ses droits (consultation du dossier, présentation d'observations, audition) avant la réunion de la commission départementale de réforme, en méconnaissance de l'article 4 de l'arrêté du 4 août 2004. En l'absence de défense du centre hospitalier, qui est réputé acquiescer aux faits, les autres moyens (incompétence du signataire, composition irrégulière de la commission, défaut de motivation de l'avis) sont également fondés. Le tribunal enjoint au centre hospitalier de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de deux mois, sans prononcer d'astreinte.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2400262(TA87-2400262)

Le Tribunal administratif de Limoges a pris acte, par ordonnance du 10 décembre 2024, du désistement pur et simple de l'association PAZ de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à obtenir l'annulation du refus implicite de la commune de Brive-la-Gaillarde de lui communiquer des documents relatifs à la gestion des pigeons. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les conclusions de chaque partie présentées au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA87-2200541(TA87-2200541)

Le Tribunal administratif de Limoges a pris acte, par ordonnance du 10 décembre 2024, du désistement pur et simple de la Fondation des Apprentis d'Auteuil de sa requête en annulation d’une décision de préemption prise par la commune de Saint Just le Martel le 31 décembre 2021. La fondation demandait également la condamnation de la commune à lui verser 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Le désistement étant pur et simple, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement d’instance.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2201594(TA87-2201594)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour l'année 2018, suite à une vérification de comptabilité de son activité de travaux de finition dans le bâtiment. Le tribunal a pris acte d'un dégrèvement partiel de 6 844 euros accordé par l'administration en cours d'instance, déclarant les conclusions correspondantes sans objet. Sur le fond, il a rejeté le moyen de prescription invoqué par M. B, jugeant que l'administration pouvait légalement utiliser les informations bancaires de l'année 2017 dans le cadre du droit de reprise prévu aux articles L. 169 et L. 176 du livre des procédures fiscales, sans que cela n'affecte la période d'imposition en litige. En conséquence, le surplus des conclusions de la requête a été rejeté.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2101899(TA87-2101899)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par le département de la Haute-Vienne d’un litige en plein contentieux relatif à des désordres (fissures) affectant un centre aquatique, imputés à des malfaçons dans l’exécution des travaux et à une erreur de conception. Le département recherchait la responsabilité contractuelle et décennale de la société GTM Bâtiment Aquitaine (constructeur), ainsi que la responsabilité des sociétés de maîtrise d’œuvre et de contrôle technique. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement s’inscrit dans le cadre des principes de la responsabilité des constructeurs, notamment la garantie de parfait achèvement et la garantie décennale, régies par les articles 1792 et suivants du code civil, ainsi que par les stipulations du marché public.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA87-2101404(TA87-2101404)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la SAS Immobilière Carrefour, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2019 et 2020. La société soutenait que le local-type n° 154 retenu par l'administration pour évaluer son immeuble commercial était irrégulier, car il se référait à un local-type détruit puis reconstruit. Le tribunal a examiné la méthode d'évaluation par comparaison prévue à l'article 1498 du code général des impôts, mais a jugé que la requête était tardive, car introduite après le délai légal de réclamation. En conséquence, la demande de réduction des cotisations et les conclusions accessoires ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2401571(TA87-2401571)

Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé l'arrêté du 17 juin 2024 par lequel le préfet de la Haute-Vienne refusait un titre de séjour à M. A B, ressortissant congolais, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa vie commune avec son épouse et son fils mineur en France depuis plus de quatre ans, ainsi que de son intégration sociale et professionnelle. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. A B dans un délai de deux mois.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2001734(TA87-2001734)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A C, institutrice, qui contestait une discrimination salariale et demandait la réparation de ses préjudices (perte de revenus, préjudice moral, etc.) pour un montant total de 497 000 euros. La requête a été jugée irrecevable car la réclamation préalable avait été introduite par un collectif sans mandat, ne liant pas le contentieux. À titre subsidiaire, le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment la violation des principes d'égalité de traitement et de non-discrimination (articles 14 de la CEDH, 157 du TFUE, directive 75/117/CEE), n'étaient pas fondés, en se référant à la décision du Conseil d'État du 22 décembre 2023. Les conclusions indemnitaires et d'injonction ont donc été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401791(TA87-2401791)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme A d’une demande de liquidation provisoire de l’astreinte assortissant une ordonnance de référé du 3 octobre 2023, qui condamnait l’État (rectorat de Mayotte) à lui verser une provision de 15 382,52 euros. Le tribunal a constaté que l’ordonnance n’avait été que partiellement exécutée, laissant un solde impayé de 4 301,65 euros, et que le recteur invoquait une difficulté d’interprétation sans justifier d’un cas fortuit ou de force majeure. En application des articles L. 911-7 et R. 541-1 du code de justice administrative, le tribunal a liquidé provisoirement l’astreinte à hauteur de 7 800 euros, correspondant à 78 jours de retard, et a enjoint à l’État de verser cette somme à Mme A, sans modération ni suppression de l’astreinte.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA87-2201857(TA87-2201857)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, agent hospitalier, qui contestait le refus du centre hospitalier La Valette de reconnaître l'imputabilité au service de son arrêt de travail pour trouble dépressif. La requérante soutenait que cet arrêt faisait suite à un entretien professionnel et à un changement d'affectation constituant un accident de service. Le tribunal a estimé que le lien direct et certain entre ces faits et l'état de santé de l'intéressée n'était pas établi, et que la déclaration d'accident de service était tardive. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code général de la fonction publique et des décrets relatifs aux accidents de service.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2201838(TA87-2201838)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la société Imprimerie Moderne, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022. La société soutenait que ses locaux, délabrés et inutilisables, auraient dû être classés dans une catégorie autre que P1, mais le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les articles 1380, 1415, 1494 et 1498 du code général des impôts, ainsi que sur les articles 310 Q et 324 Z de ses annexes, relatifs à la détermination de la valeur locative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA87-2301786(TA87-2301786)

Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 30 août 2023 portant dessaisissement d’armes. Par un mémoire du 28 novembre 2024, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 10 décembre 2024. Aucune autre solution au fond n’a été retenue, le désistement mettant fin à l’instance.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402206(TA87-2402206)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, qui dénonçait le comportement du jury de la DRAJES lors d’une session d’examen. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni exposé des faits et moyens, ni conclusions claires, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 (4°) du même code, le président du tribunal a prononcé le rejet sans invitation à régulariser.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401373(TA87-2401373)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C, ressortissante brésilienne et syrienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, ce dernier bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les articles L. 423-23 et L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi ont été maintenues.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401379(TA87-2401379)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Vienne. Le tribunal a jugé que l'accord franco-marocain ne fait pas obstacle à l'application des articles L. 421-1 et L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le préfet a valablement exercé son pouvoir discrétionnaire de régularisation. La décision a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2300581(TA87-2300581)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné les recours de Mme B, assistante familiale, contestant la suspension (9 février 2023) puis le retrait (25 mai 2023) de son agrément, ainsi que son licenciement consécutif (13 juin 2023). La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur des actes, un défaut de motivation, des vices de procédure (absence de communication complète du dossier, irrégularité de la commission consultative paritaire) et une erreur d'appréciation au regard des articles L. 421-3, L. 421-6 et R. 421-6 du code de l'action sociale et des familles. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions étaient légalement justifiées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402137(TA87-2402137)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 27 juin 2024 par lequel le préfet de l'Indre a autorisé la société Terreal à exploiter une carrière d'argile à ciel ouvert pour une durée de trente ans. Les requérants, dont l'association "La grosse tuile", invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment en raison de l'insuffisance de l'étude d'impact, de l'atteinte aux espèces protégées et de la méconnaissance des articles L. 411-1 et L. 411-2 du code de l'environnement. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2301303(TA87-2301303)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné les recours de Mme B, assistante familiale, contestant la suspension puis le retrait de son agrément, ainsi que son licenciement consécutif. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur des actes, un défaut de motivation, des vices de procédure (absence de communication complète du dossier, irrégularité de la commission consultative paritaire) et une erreur d'appréciation au regard des articles L. 421-3, L. 421-6 et R. 421-6 du code de l'action sociale et des familles. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées, que la procédure contradictoire avait été respectée et que les faits reprochés, établis par les pièces du dossier, justifiaient légalement les mesures de suspension et de retrait d'agrément pour garantir la sécurité et l'épanouissement des enfants accueillis. Par voie de conséquence, le licenciement de Mme B a été validé.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2301301(TA87-2301301)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné les recours de Mme B, assistante familiale, contestant la suspension puis le retrait de son agrément, ainsi que son licenciement consécutif. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur des actes, un défaut de motivation, des vices de procédure (absence d'information de la commission consultative paritaire, communication incomplète de son dossier) et une erreur d'appréciation au regard des articles L. 421-3, L. 421-6 et R. 421-6 du code de l'action sociale et des familles. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, jugeant que les décisions étaient suffisamment motivées, que la procédure avait été respectée et que les faits reprochés (notamment un signalement pour violences) justifiaient légalement le retrait d'agrément pour garantir la sécurité et l'épanouissement des enfants accueillis. En conséquence, le licenciement, fondé sur ce retrait d'agrément, a été validé.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA87-2201743(TA87-2201743)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. B A d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir sa désinscription du fichier FINIADA. En défense, le préfet de la Haute-Vienne a indiqué que l’interdision d’acquisition ou de détention d’armes avait été levée depuis le 12 janvier 2023. Le tribunal a alors invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, mais M. A n’a pas répondu dans le délai imparti. Par conséquent, le tribunal a donné acte de son désistement d’instance par ordonnance du 10 décembre 2024, en application de l’article R. 222-1 du même code.

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