Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

7 917 décisions disponibles — page 156/396

DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200081(TA87-2200081)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme I et autres, propriétaires de parcelles à Saint-Pantaléon-de-Larche, qui demandaient l'annulation de la délibération du 18 novembre 2021 approuvant la révision du plan local d'urbanisme (PLU). Les requérants contestaient notamment l'absence d'avis personnel et motivé du commissaire enquêteur, en violation de l'article R. 123-19 du code de l'environnement, et une erreur manifeste d'appréciation dans le classement de leurs terrains en zone naturelle. Le tribunal a jugé que le rapport du commissaire enquêteur était suffisamment motivé et que le classement en zone N n'était pas entaché d'erreur manifeste, les parcelles étant situées dans un secteur à enjeux environnementaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles fondées sur l'article L. 153-21 du code de l'urbanisme, et la condamnation des requérants à verser 3 000 euros à la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200083(TA87-2200083)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. B d’une demande d’indemnisation de 24 611 euros, estimant que l’État avait engagé sa responsabilité en raison de l’illégalité de certificats d’urbanisme négatifs (29 mai 2020 et 4 février 2021) et du comportement contradictoire de l’administration, qui lui avait précédemment délivré des certificats positifs (2015 et 2018). Le tribunal rejette la requête, considérant que l’illégalité partielle du certificat du 4 février 2021 (absence de liste des taxes) n’est pas en lien avec les préjudices allégués, et que les certificats positifs antérieurs, à portée informative et temporaire, ne créent pas de droit acquis à construire. Aucune faute de nature à engager la responsabilité de l’État n’est retenue, et les demandes de M. B sont rejetées, y compris celle fondée sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2200203(TA87-2200203)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la société Towercast demandant l'annulation de l'arrêté du 15 décembre 2021 par lequel le maire de Lissac-sur-Couze a refusé de lui délivrer un permis de construire pour une antenne relais de diffusion TNT et radio. Le tribunal a jugé que le refus était suffisamment motivé et que le projet, par ses dimensions et son implantation sur un point haut du relief, portait une atteinte au caractère des lieux avoisinants, justifiant le refus sur le fondement de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la société requérante.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200324(TA87-2200324)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A contestant l'arrêté du préfet de l'Indre du 20 janvier 2022 lui ordonnant de se dessaisir de ses armes. Le tribunal a jugé que le préfet était en situation de compétence liée, car le bulletin n°2 du casier judiciaire de M. A mentionnait une condamnation pour violences volontaires avec arme et en réunion, infractions relevant des articles 222-11 et 222-12 du code pénal, visées par l'article L. 312-3 du code de la sécurité intérieure. En conséquence, les autres moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et la disproportion, ont été écartés comme inopérants. La demande de frais de justice a également été rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2200334(TA87-2200334)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme F D, qui contestait l'arrêté du 20 janvier 2022 par lequel le préfet de l'Indre avait ordonné la saisie définitive de ses armes et munitions. La requérante invoquait l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence en raison d'une délégation de signature régulière, et a jugé la motivation suffisante au regard des informations préalablement communiquées à l'intéressée. Sur le fond, il a estimé que le préfet avait fait une exacte application des articles L. 312-7 et suivants du code de la sécurité intérieure, compte tenu du comportement et de l'état de santé de Mme D présentant un danger grave pour elle-même ou autrui.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200482(TA87-2200482)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, détenu, qui contestait la sanction disciplinaire de quatorze jours de cellule disciplinaire (dont quatre avec sursis) infligée pour violences. Le requérant invoquait une méconnaissance du principe du contradictoire et l'absence de faute justifiant la sanction. Le tribunal a estimé que la procédure disciplinaire, notamment la consultation des pièces et l’audition des témoins, n’avait pas méconnu les droits de la défense au regard des articles 726 et R. 57-7-16 du code de procédure pénale. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la sanction disciplinaire.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2200651(TA87-2200651)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant syrien, qui contestait le refus de la préfète de la Haute-Vienne de lui délivrer un titre de séjour pour raisons de santé. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence du signataire et de vice de procédure concernant l’avis du collège de médecins de l’Ofii, jugé régulièrement produit. Sur le fond, le tribunal a estimé que la décision attaquée ne méconnaissait ni l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, et qu’elle n’était pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402156(TA87-2402156)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en n'utilisant pas la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, la requérante ne justifiant pas de liens familiaux stables et intenses en France. Il a également estimé que le moyen tiré d'un risque en cas de retour en Allemagne n'était pas établi. La solution retenue s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401916(TA87-2401916)

Le Tribunal Administratif de Limoges, saisi par M. B, ressortissant marocain, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 17 juin 2024 lui refusant un titre de séjour en qualité de conjoint de Français, l’obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi, a rejeté l’ensemble de ses demandes. La juridiction a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée, ne méconnaissait pas les dispositions de l’article L. 423-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ni les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, et n’était entachée d’aucune erreur de fait. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi, ainsi que le rejet du recours gracieux, ont été jugés légaux.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA87-2402136(TA87-2402136)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, annule l'arrêté du 13 novembre 2024 par lequel le préfet de la Corrèze avait assigné à résidence M. B, ressortissant algérien, dans ce département. Le juge a retenu que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en fixant le lieu d'assignation à résidence dans le département de la Corrèze, alors que l'intéressé justifiait être hébergé à Aurillac (Cantal). Cette décision est fondée sur les articles L. 733-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent que le périmètre d'assignation soit délimité autour du lieu de résidence effectif de l'étranger.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401567(TA87-2401567)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 12 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit à une vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son entrée irrégulière, de son maintien en situation irrégulière malgré une précédente obligation de quitter le territoire, et du caractère récent de son mariage avec une ressortissante française. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi, fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-algérien, ont été jugées légales.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2400886(TA87-2400886)

Le Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre la délibération du 13 mai 2024 par laquelle la communauté de communes Ventadour-Egletons-Monédières a approuvé la cession d’une parcelle à la société Farges pour 400 000 euros. Les requérantes invoquent notamment l’insuffisance de motivation, l’irrégularité de la procédure de convocation, l’absence de purge de leur droit de priorité en vertu de l’article L. 421-1 du code de l’expropriation, et l’illégalité de la vente au regard des règles d’urbanisme et de la déclaration d’utilité publique. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais les moyens soulevés portent sur le respect des articles L. 2121-10 à L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales, L. 421-1 du code de l’expropriation, et L. 153-54, L. 600-12, L. 174-3, L. 111-3 et L. 300-1 du code de l’urbanisme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401352(TA87-2401352)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne refusant de lui délivrer un titre de séjour "salarié" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le refus était légal, car M. A ne justifiait pas du visa de long séjour exigé par les articles L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 5221-2 du code du travail. Il a également estimé que les conditions de l'article L. 435-1 du même code pour une admission exceptionnelle au séjour n'étaient pas remplies, compte tenu de l'entrée irrégulière et de la courte durée de séjour régulier de l'intéressé. Les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et d'astreinte ont donc été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2401338(TA87-2401338)

Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé l'arrêté du 18 juin 2024 par lequel le préfet de la Haute-Vienne refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant algérien, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son mariage avec une ressortissante algérienne titulaire d'un titre de séjour de longue durée et de la durée de son séjour en France. Le tribunal a donc enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. A dans un délai de deux mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401273(TA87-2401273)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, ressortissante béninoise, qui contestait le refus de séjour pour raisons médicales et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Vienne. La requête a été jugée irrecevable car tardive, la décision attaquée datant du 17 avril 2024 et la requête n'ayant été enregistrée que le 13 juillet 2024, soit au-delà du délai de recours contentieux de deux mois. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées, et la demande de frais de justice présentée par la requérante a été rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2300028(TA87-2300028)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A C, ressortissante comorienne, qui contestait le refus de séjour du préfet de la Haute-Vienne. La requérante invoquait notamment sa qualité de parent d'enfant français et la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision, celui-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également rappelé que les titres de séjour délivrés à Mayotte n'autorisent le séjour que sur ce territoire, conformément à l'article L. 441-8 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201551(TA87-2201551)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, ressortissant ougandais, qui contestait le refus de séjour pour raisons médicales opposé par la préfète de la Haute-Vienne. Le requérant invoquait des vices de procédure dans l'avis du collège de médecins de l'Ofii, une méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Le tribunal a jugé que la décision attaquée n'était entachée d'aucune irrégularité et a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2101621(TA87-2101621)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. B contestant la délibération du 9 juillet 2021 par laquelle le conseil municipal de Saint-Alpinien a refusé de se prononcer en faveur de son projet de construction. Le tribunal a relevé d'office que cette délibération constituait un simple acte préparatoire à une éventuelle décision d'urbanisme, et non une décision faisant grief. Par conséquent, les conclusions aux fins d'annulation de cet acte préparatoire ont été jugées irrecevables, et la requête a été rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2101779(TA87-2101779)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. et Mme A, propriétaires d'un étang, qui contestaient un arrêté préfectoral du 3 septembre 2021 les mettant en demeure d'abaisser le niveau d'eau de leur retenue pour assurer la sécurité de la digue. Les requérants invoquaient notamment une insuffisance de motivation, un délai insuffisant pour présenter leurs observations, et une absence d'urgence ou de manquement à leurs obligations. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée et que l'arrêté, fondé sur les articles L. 171-7 et L. 171-8 du code de l'environnement, était justifié par l'urgence et le danger immédiat pour la sécurité publique, sans erreur de fait ou d'appréciation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2101873(TA87-2101873)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la commune de Gouzon demandant l'annulation du permis de construire délivré par la préfète de la Creuse à la SAS Solefra 5 pour une centrale photovoltaïque. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de transmission de l'avis défavorable de la commune, jugeant que l'avis favorable tacite du maire était intervenu et que l'absence de cet avis dans le dossier d'enquête publique n'avait pas nui à l'information du public ni influencé la décision. Les autres moyens, fondés sur la méconnaissance des articles R. 111-26 et R. 111-27 du code de l'urbanisme, ont également été rejetés.

Résumé IA