Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2101882(TA87-2101882)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de la SCI Domaine de la Jonchère et de l’association "Jonchère Golf Académie" visant à annuler un permis de construire délivré à la SAS Solefra 5 pour une centrale photovoltaïque à Gouzon. Le tribunal a d’abord jugé que les requérants ne justifiaient pas d’un intérêt à agir suffisant, rendant leurs demandes irrecevables. Sur le fond, il a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés d’un vice de forme, d’une insuffisance de motivation, d’une exception d’illégalité du PLU, d’une étude d’impact insuffisante, d’une méconnaissance de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme, d’une erreur manifeste d’appréciation et de l’obligation de surseoir à statuer. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200060(TA87-2200060)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par l'association ADAILE 36 et Mme B pour contester le refus du préfet de l'Indre, le 15 novembre 2021, de délivrer un récépissé de déclaration de création d'association, au motif que les statuts ne prévoyaient pas un bureau d'au moins deux administrateurs. Le tribunal a relevé d'office que la requête était irrecevable, car l'association avait obtenu un récépissé le 16 décembre 2021, après avoir déposé un nouveau formulaire, et ne justifiait donc plus d'un intérêt à agir contre la décision initiale. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'intérêt à agir, sans examiner le fond du litige. Cette décision s'appuie sur les principes de la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d'association et le code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA87-2402227(TA87-2402227)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur demande de la commune d'Argentat sur Dordogne, a désigné un expert pour examiner un mur de soutènement effondré appartenant à l'association Avenir Familial et à l'ensemble scolaire Jeanne d'Arc. La commune invoquait l'absence de mesures conservatoires de la part des propriétaires pour remédier au danger sur la voie publique. La solution retenue est la nomination d'un expert, conformément à l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, avec pour mission de constater l'état du mur, d'évaluer le danger grave et imminent, et de proposer des mesures de mise en sécurité.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA87-2401850(TA87-2401850)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a été saisi par M. C, reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence le 14 mars 2024. Constatant que le préfet de la Corrèze n'a pas offert, dans le délai de six mois, un logement adapté au handicap de la fille du requérant (qui se déplace en fauteuil roulant), le juge a ordonné à l'État de loger ou reloger M. C sous astreinte. La solution retenue applique l'obligation de résultat de l'État en matière de droit au logement opposable.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402068(TA87-2402068)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté de non-opposition à déclaration préalable délivré par le maire d'Eyjeaux à la SAS Totem pour l'installation d'une antenne relais de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas un préjudice suffisamment grave et immédiat, notamment au regard de l'intérêt public lié à la couverture du territoire. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA87-2402202(TA87-2402202)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a été saisi par la commune d’Issoudun sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation. La commune demandait la désignation d’un expert pour constater l’état d’un immeuble menaçant ruine, présentant des lézardes et un risque de chute pour les piétons. Le juge a fait droit à cette demande en désignant un expert chargé d’examiner le bâtiment, de déterminer s’il présente un danger grave et imminent, et de proposer les mesures de sécurité nécessaires. Cette décision s’inscrit dans la procédure préalable à un éventuel arrêté de mise en sécurité.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402223(TA87-2402223)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A visant à suspendre la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) du 25 novembre 2024 lui refusant les conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie. Il a considéré que la précarité invoquée par la requérante, une femme seule sans enfant, ne caractérisait pas une vulnérabilité particulière justifiant une intervention d'urgence. Le tribunal a également relevé que le dépôt tardif de la demande d'asile, plus de quatre mois après l'entrée en France, ne constituait pas un cas de force majeure suffisant pour démontrer l'urgence.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402121(TA87-2402121)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait son assignation à résidence. Le juge a écarté les moyens d’incompétence du signataire, de méconnaissance du contradictoire et d’insuffisance de motivation. La décision a été prise sur le fondement du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402184(TA87-2402184)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision 48SI du 31 octobre 2024 par laquelle le ministre de l’intérieur a invalidé le permis de conduire de M. B pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les éléments fournis par le requérant (activité de restaurateur et maladie de son épouse) ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, compte tenu notamment de la possibilité d’utiliser les transports en commun et des antécédents d’infractions graves au code de la route. La requête a donc été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA87-2402195(TA87-2402195)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D, mère d'un enfant de 7 mois, qui demandait à être maintenue dans un hébergement d'urgence. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante n'avait pas démontré avoir effectué des démarches suffisantes auprès du service intégré d'accueil et d'orientation (SIAO) ou du 115 pour obtenir un hébergement. En conséquence, aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'a été caractérisée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402055(TA87-2402055)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi en référé par M. B, agent territorial, pour demander la suspension de son exclusion temporaire de fonctions de 12 mois avec sursis de 10 mois, prononcée par le président de la communauté d'agglomération Châteauroux Métropole pour actes de désobéissance. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, absence de faute, disproportion de la sanction) n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n°89-677 du 18 septembre 1989 relatif à la procédure disciplinaire applicable aux fonctionnaires territoriaux.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201086(TA87-2201086)

Tribunal Administratif de Limoges, 1ère chambre. Requête de Mme C, puéricultrice au centre hospitalier de Guéret, contestant une retenue sur salaire pour absence de service fait les 29 et 30 janvier 2022, suite à un test Covid-19 positif. Le tribunal rejette la requête, considérant que l'agent devait être placé en congé de maladie et justifier de son infection par un arrêt de travail dérogatoire ou un test positif, ce qu'elle n'a pas fait. Application des articles L. 712-1, L. 822-1 et L. 822-5 du code général de la fonction publique, et du décret n°2021-15 du 8 janvier 2021.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2302232(TA87-2302232)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a examiné les requêtes de M. B C contestant des indus d'aide exceptionnelle de fin d'année (2020 et 2021) et de prime d'activité, notifiés par la caisse d'allocations familiales de la Corrèze. Le requérant invoquait notamment l'absence d'information sur l'utilisation d'un traitement algorithmique, le défaut de procédure contradictoire, et contestait la perte de sa résidence habituelle en France. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la caisse avait correctement appliqué les dispositions des codes de la sécurité sociale et de l'action sociale et des familles.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2300228(TA87-2300228)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. Jovanovic, commissaire stagiaire, qui demandait l’annulation de la décision implicite de rejet du ministre de l’intérieur refusant de reconnaître son infarctus du 26 novembre 2021 comme accident de service. La juridiction a jugé la requête irrecevable, faute pour le requérant d’avoir fourni la preuve de la date de dépôt de sa demande initiale auprès de l’administration, conformément aux articles R. 421-2 et R. 412-1 du code de justice administrative. En l’absence de cette pièce justificative, la naissance d’une décision implicite de rejet n’a pu être établie.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA87-2300931(TA87-2300931)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté les trois requêtes de Mme F. Celle-ci contestait des décisions de la caisse d'allocations familiales de l'Indre lui réclamant le remboursement d'indus d'aide exceptionnelle de solidarité (1 000 euros), d'aide personnalisée au logement (7 311 euros) et d'aide exceptionnelle de fin d'année (609,80 euros). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut d'assermentation de l'agent, de la méconnaissance du droit de communication et du défaut de motivation, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et de décharge.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2300235(TA87-2300235)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B contestant une saisie administrative à tiers détenteur (SATD) émise pour le recouvrement d’une redevance d’assainissement due à la commune de Fursac. Les conclusions dirigées contre la délibération du 26 février 2018 fixant le tarif ont été jugées tardives et irrecevables. S’agissant de l’avis de sommes à payer et de la SATD, le tribunal a relevé que le service d’assainissement est un service public industriel et commercial (SPIC) et que les litiges avec ses usagers relèvent de la compétence des juridictions judiciaires, non de l’ordre administratif. La requête a donc été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, en application des articles L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales et R. 421-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2300264(TA87-2300264)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C, préparatrice hospitalière, qui contestait le refus du centre hospitalier d'Aubusson de reporter ses congés annuels non pris en 2021 et 2022. La requérante invoquait une insuffisance de motivation et une méconnaissance de la directive européenne 2003/88/CE sur le temps de travail. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le refus de report était légal, car les congés non pris en raison d'une absence pour maladie avaient déjà été reportés automatiquement sur l'année suivante conformément à la circulaire du 20 mars 2013, et que la demande de Mme C portait sur des congés excédant cette période de report. La solution retenue s'appuie sur le décret n°2002-8 du 4 janvier 2002 et la directive 2003/88/CE.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2300385(TA87-2300385)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi d'un recours en excès de pouvoir par Mme A, représentante légale de son fils, contre la décision du 17 janvier 2023 par laquelle la rectrice de l'académie de Limoges a confirmé l'exclusion définitive de l'élève du lycée Léonard Limosin. Après avoir examiné les faits reprochés à l'élève, le tribunal a jugé qu'ils étaient établis et constituaient des manquements caractérisés au règlement intérieur, justifiant une sanction disciplinaire. Il a également estimé que la sanction d'exclusion définitive n'était pas disproportionnée, compte tenu de la gravité et de la répétition des faits, ainsi que des antécédents disciplinaires de l'élève. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de Mme A. La décision s'appuie notamment sur les dispositions de l'article R. 511-13 du code de l'éducation.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200818(TA87-2200818)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme C et M. F B, ayants droit de M. K B, décédé le 25 janvier 2019, d’une demande d’indemnisation des préjudices résultant de fautes commises par le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Limoges lors de sa prise en charge. Le CHU a reconnu sa responsabilité à hauteur de 60 % pour perte de chance de survie, suite à une endocardite infectieuse contractée lors d’une hospitalisation. Le tribunal a appliqué le I. de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique pour engager la responsabilité pour faute de l’établissement. La solution retenue par le jugement est la condamnation du CHU à indemniser les requérants et la CPAM de la Charente-Maritime pour ses débours, avec intérêts et indemnité forfaitaire de gestion.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2300645(TA87-2300645)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné les requêtes de M. B C contestant trois décisions de la caisse d'allocations familiales de la Corrèze mettant à sa charge des indus d'aide exceptionnelle de fin d'année (2020 et 2021) et de prime d'activité. Le requérant invoquait notamment l'absence d'information sur l'utilisation d'un traitement algorithmique, le défaut de procédure contradictoire et une erreur d'appréciation sur sa résidence habituelle en France. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la caisse avait légalement justifié les indus. Les décisions attaquées ont été maintenues, sans application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

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