Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
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N° TA87-2402011(TA87-2402011)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du recteur de l'académie de Limoges refusant l'autorisation d'instruction dans la famille pour l'enfant de Mme E. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne démontrant pas que la scolarisation en établissement compromettrait gravement les intérêts de l'enfant ou de la famille. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation, notamment l'article L. 131-5, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA87-2402026(TA87-2402026)
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme C visant à suspendre l'exécution de la décision du département de la Creuse lui retirant son agrément d'assistante familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les difficultés financières invoquées n'étant pas suffisamment caractérisées au regard des ressources perçues. En outre, aucun des moyens soulevés, tirés notamment du non-respect du délai de convocation devant la commission consultative paritaire départementale, du défaut de motivation de l'arrêté, ou de la méconnaissance du principe non bis in idem, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision de retrait.
N° TA87-2402109(TA87-2402109)
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 16 octobre 2024 par lequel la sous-préfète de Bellac avait ordonné la saisie définitive des armes et munitions de M. C. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, considérant que les conséquences de la décision (vente aux enchères, interdiction de détenir des armes, impossibilité de chasser) résultaient de l'application de la loi et ne concernaient qu'une activité de loisir, sans que le requérant ne justifie d'une atteinte grave et immédiate à ses intérêts. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté.
N° TA87-2401965(TA87-2401965)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 21 octobre 2024 par lequel le président de la communauté de communes du Haut Limousin en Marche avait prolongé la suspension de M. D pour une durée de quatre mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 531-1 et suivants du code général de la fonction publique, en raison de l'absence de faute grave liée au service et de l'irrégularité de la procédure disciplinaire. Il a enjoint à la collectivité de réintégrer provisoirement l'agent dans ses fonctions.
N° TA87-2402031(TA87-2402031)
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a suspendu la décision du préfet de la Corrèze du 25 septembre 2024 mettant fin à l’hébergement d’urgence de M. et Mme C et de leurs trois enfants. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, la fin de l’hébergement exposant la famille à une situation de précarité immédiate, et qu’il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l’absence de motivation suffisante et de l’erreur de droit consistant à conditionner l’accès à l’hébergement d’urgence à la régularité du séjour. La suspension a été prononcée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, en application des principes issus du code de l’action sociale et des familles.
N° TA87-2400121(TA87-2400121)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Madame C B d’un recours en plein contentieux contestant le rejet de sa demande de remboursement d’un crédit de TVA de 4 042 euros pour la période du 1er juillet 2022 au 13 janvier 2023. L’administration fiscale a toutefois accordé ce remboursement par une décision du 17 juin 2024, rendant le litige sans objet. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête.
N° TA87-2401295(TA87-2401295)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme B pour contester un refus de titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français. En cours d’instance, le préfet de la Haute-Vienne a informé le tribunal qu’un titre de séjour d’un an avait été délivré à l’intéressée le 28 juin 2024. Constatant que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions relatives aux frais d’instance ont été rejetées.
N° TA87-2200326(TA87-2200326)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par trois requérants (M. C B, Mme A B et M. D B) demandant la condamnation de l'État à réparer les préjudices résultant de refus de regroupement familial et d'un délai anormalement long de huit ans pour l'obtenir. Ils invoquaient notamment la violation de l'accord franco-algérien, de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, estimant que la responsabilité de l'État n'était pas engagée.
N° TA87-2200545(TA87-2200545)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, détenu au centre de détention d'Uzerche, qui contestait le refus de son classement en formation professionnelle d'agent magasinier. Le tribunal a jugé que cette décision constituait une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours, car elle ne portait pas atteinte aux libertés et droits fondamentaux du détenu. La solution retenue s'appuie sur l'article 717-3 du code de procédure pénale et la jurisprudence relative aux décisions de classement en milieu pénitentiaire.
N° TA87-2200327(TA87-2200327)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi de trois requêtes distinctes (n° 2200326, 2200327, 2200328) par M. C B, Mme A B et M. D B, demandant la condamnation de l'État à leur verser des dommages et intérêts (15 000 € pour les deux premiers, 10 000 € pour le troisième) en raison de l'illégalité de plusieurs refus de regroupement familial et d'un délai anormalement long de huit ans pour y être admis. Les requérants invoquaient la violation de l'accord franco-algérien, de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que le défaut d'exécution de décisions de justice. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que la responsabilité de l'État n'était pas engagée, et a également rejeté les conclusions présentées au titre des frais de justice.
N° TA87-2201797(TA87-2201797)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A D, qui contestait la décision du 28 novembre 2022 prolongeant son placement au quartier d'isolement au-delà d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de publicité de la délégation de signature, de l'irrégularité de la procédure contradictoire, de l'insuffisance de motivation et de l'erreur d'appréciation. Il a jugé que la décision était régulièrement signée par délégation, que le requérant avait été mis en mesure de présenter ses observations, et que l'avis médical requis par l'article R. 213-30 du code pénitentiaire avait été recueilli. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA87-2200160(TA87-2200160)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. F C, détenu à la maison centrale de Saint-Maur, qui contestait la sanction disciplinaire de vingt jours de cellule (ramenée à dix-huit jours par le directeur interrégional) pour menaces et tentative d'agression sur le personnel pénitentiaire. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment les vices de procédure (placement préventif, composition de la commission, droits de la défense) et l'erreur d'appréciation, mais les a écartés comme non fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision du 16 décembre 2021, confirmant ainsi la légalité de la sanction disciplinaire. Les textes appliqués sont les articles R. 57-7-19, R. 57-7-15 et R. 57-7-32 du code de procédure pénale, ainsi que la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridictionnelle.
N° TA87-2201513(TA87-2201513)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. D, détenu à la maison centrale de Saint-Maur, qui contestait la saisie d'une plaque chauffante dans sa cellule. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire de la décision bénéficiant d'une délégation régulière, et celui d'un défaut de motivation, la décision mentionnant les motifs de sécurité et le texte applicable. Il a également jugé que la saisie ne méconnaissait pas l'article R. 332-44 du code pénitentiaire, l'administration ayant acquiescé aux faits mais le contrôle du juge portant sur la qualification juridique. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais de justice.
N° TA87-2200671(TA87-2200671)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme D G, ressortissante algérienne, qui contestait le refus de la préfète de la Haute-Vienne de lui délivrer un certificat de résidence d'un an, au profit d'une autorisation provisoire de séjour de six mois. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de la décision et une erreur de droit fondée sur l'article L. 425-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la décision étant régulièrement signée par le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation. Il a également jugé que, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régissant de manière complète le séjour des ressortissants algériens, Mme D G ne pouvait utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 425-6 du CESEDA.
N° TA87-2401260(TA87-2401260)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 18 juin 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a jugé que le refus de titre de séjour en qualité de conjoint de Français était légal, faute pour M. A de justifier d'une entrée régulière en France, condition exigée par l'accord franco-algérien. Enfin, le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la récence de son mariage et de son installation en France.
N° TA87-2200505(TA87-2200505)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B C, détenu à la maison centrale de Saint-Maur, qui demandait l'annulation de la décision du 18 février 2022 ordonnant son placement en cellule d'isolement pour trois mois. Le tribunal a jugé que la procédure n'était pas entachée d'irrégularité, l'administration ayant accompli les diligences nécessaires pour permettre l'assistance d'un avocat, conformément aux articles R. 57-7-64 du code de procédure pénale et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, il a estimé que la décision, fondée sur la découverte d'un téléphone portable et d'outils artisanaux, ne révélait pas d'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles R. 57-7-62 et R. 57-7-73 du code de procédure pénale.
N° TA87-2200159(TA87-2200159)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. B, détenu, contestant la sanction disciplinaire de douze jours de cellule prononcée à son encontre et confirmée par le directeur interrégional des services pénitentiaires de Dijon. Le requérant soulevait plusieurs moyens, notamment l'incompétence de l'autorité de poursuite, l'irrégularité de la composition de la commission de discipline, la violation des droits de la défense et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a rappelé que le recours administratif préalable obligatoire se substitue à la décision initiale, rendant irrecevables les moyens tirés de vices propres à cette dernière, mais permettant de contester la régularité de la procédure disciplinaire. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la légalité de la décision du directeur interrégional au regard des articles R. 57-7-15 et R. 57-7-32 du code de procédure pénale.
N° TA87-2201297(TA87-2201297)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, détenu à la maison centrale de Saint-Maur, qui demandait l'annulation de la décision du 24 août 2022 prolongeant son placement à l'isolement pour une durée de trois mois. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que la décision avait été signée par une autorité compétente, que la procédure avait respecté les droits de la défense prévus à l'article R. 213-21 du code pénitentiaire, et que le rapport motivé du directeur interrégional des services pénitentiaires était bien présent. La solution retenue confirme la légalité de la prolongation de l'isolement.
N° TA87-2200418(TA87-2200418)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, un ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui contestait le refus de la préfète de la Haute-Vienne de lui accorder le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que les avis du maire et de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) avaient été régulièrement émis. Il a également jugé que la préfète ne s'était pas crue liée par l'insuffisance de ressources et que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, les ressources de M. A étant inférieures au seuil exigé par les articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA87-2200328(TA87-2200328)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi de trois requêtes (n° 2200326, 2200327, 2200328) par M. C B, Mme A B et M. D B, demandant la condamnation de l'État pour des refus de regroupement familial et un délai anormalement long de huit ans pour l'obtenir. Les requérants invoquaient la violation de l'accord franco-algérien, de la convention européenne des droits de l'homme et de la convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que le défaut d'exécution de décisions de justice. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant que la responsabilité de l'État n'était pas engagée.