Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA87-2301206(TA87-2301206)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A. Ce dernier contestait le refus de titre de séjour opposé par la préfète de la Haute-Vienne le 2 juin 2023. Le tribunal a relevé que, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet avait délivré à M. A un titre de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" et travail, ce qui avait implicitement retiré la décision attaquée. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction sont devenues sans objet. La demande de frais irrépétibles a été rejetée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401931(TA87-2401931)

Requête de M. A contestant la décision du conseil départemental de la Creuse du 6 octobre 2022 réduisant ses droits au RSA. Le Tribunal administratif de Limoges rejette la requête pour irrecevabilité manifeste, faute pour le requérant d’avoir présenté le moindre moyen d’annulation, malgré une demande de régularisation restée sans suite. La solution est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, ainsi que sur l’article R. 772-6 pour la procédure de régularisation en contentieux social.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2401027(TA87-2401027)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, qui demandait une expertise judiciaire pour des désordres causés par le ruissellement des eaux de la voirie communale sur sa propriété. Le juge des référés a estimé que la mesure d'expertise n'était pas utile, car une expertise amiable contradictoire avait déjà eu lieu en présence de la commune, concluant à sa responsabilité et chiffrant le préjudice. En l'absence de contestation de la commune sur ce rapport, une nouvelle expertise ne présentait pas le caractère d'utilité requis par l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Les conclusions au titre des frais de justice ont également été rejetées.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA87-2302191(TA87-2302191)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de remise d’une dette de prime d’activité de 1 033,73 euros. La requérante invoquait sa précarité financière, mais n’a fourni aucun justificatif ni élément sur sa bonne foi, malgré une demande de régularisation. En application des articles L. 845-3 du code de la sécurité sociale et R. 222-1 du code de justice administrative, le juge a estimé que l’argumentation était insuffisamment précise pour apprécier le bien-fondé de la demande. La requête a donc été rejetée par ordonnance.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2401496(TA87-2401496)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d'expertise pour déterminer les causes et l'origine des désordres affectant un immeuble situé à Chambon-sur-Voueize, à la suite d'inondations répétées liées au réseau d'évacuation des eaux pluviales. La juridiction a rejeté l'exception d'incompétence soulevée par la communauté de communes Creuse confluence, estimant que le litige, impliquant des personnes publiques, relevait potentiellement de l'ordre administratif. L'expert devra également préciser les mesures de remise en état et chiffrer les préjudices subis par la SCI Coquelicot et la SARL Auvergne Comm'Unique. Les dépens sont réservés.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA87-2401843(TA87-2401843)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B contestant le refus partiel de remise d’une dette d’aide personnelle au logement de 1 188 euros. La requérante invoquait sa précarité financière, mais n’a pas fourni les justificatifs nécessaires malgré une demande de régularisation. Faute de preuves suffisantes pour apprécier sa situation, le juge a estimé que la requête n’était pas assortie des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401998(TA87-2401998)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision n'était pas entachée d'incompétence, la signataire bénéficiant d'une délégation de signature régulière, et que le moyen tiré du défaut d'information prévu par l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 n'était pas fondé. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la mesure de transfert.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402001(TA87-2402001)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, contestant l'arrêté du préfet de la Corrèze du 29 octobre 2024 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que la décision était légalement motivée, prise par une autorité compétente, et que le requérant n'avait pas démontré une atteinte à son droit d'être entendu ou une disproportion. Il a également écarté les moyens tirés de l'erreur de droit et de la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en application des articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA87-2401821(TA87-2401821)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A contestant la décision de la caisse d'allocations familiales de l'Indre de ne lui accorder qu'une remise partielle de 171,21 euros sur un indu d'aide personnelle au logement de 343,02 euros. La requérante invoquait une erreur imputable à la caisse, mais ce moyen a été jugé inopérant car le juge de plein contentieux examine uniquement la situation de précarité et la bonne foi du débiteur pour accorder une remise gracieuse. Malgré une invitation à régulariser sa requête, Mme A n'a pas fourni d'éléments sur sa bonne foi ou ses ressources et charges. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, faute de moyens opérants.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA87-2402049(TA87-2402049)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a été saisi par la commune de Dournazac sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, en raison du danger grave et imminent que présente un bâtiment menaçant de s'effondrer sur la voie publique. Le juge a fait droit à la demande et désigné un expert afin qu'il examine l'immeuble, constate l'état de péril et propose les mesures de sécurité nécessaires. L'expert devra accomplir sa mission dans les vingt-quatre heures suivant sa nomination et déposer son rapport au greffe dans les plus brefs délais.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA87-2401775(TA87-2401775)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de remise de dette d’un indu de prime d’activité de 1 832,25 euros. Saisi en plein contentieux, le juge a constaté que la requérante n’avait fourni aucun justificatif de sa situation de précarité ni de sa bonne foi, malgré une demande de régularisation. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant pas de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2401281(TA87-2401281)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de M. et Mme A. Cette mesure vise à identifier les causes des inondations de leur maison, située en contrebas d'une route communale à Aixe-sur-Vienne, et à déterminer les solutions pour remédier au ruissellement des eaux pluviales. Le tribunal a jugé la demande utile car elle est susceptible d'engager la responsabilité de la commune pour défaut d'entretien de la voirie. Les protestations et réserves de la commune ont été rejetées, et les conclusions sur les dépens réservés.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA87-2401524(TA87-2401524)

Le Tribunal Administratif de Limoges a constaté le désistement d'office de la SARL Espace des Halles, qui contestait un arrêté préfectoral de fermeture administrative de six mois pour son débit de boissons "l'After". Ce désistement est intervenu après que le juge des référés a rejeté sa demande de suspension, faute de moyen sérieux, et que la société n'a pas confirmé le maintien de son recours en annulation dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. L'ordonnance donne acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du même code.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2300044(TA87-2300044)

Tribunal Administratif de Limoges, 1ère chambre, 12 novembre 2024. Une candidate conteste la délibération du jury de l'examen professionnel de rédacteur principal de 2ème classe, estimant que sa note à l'oral ne reflète pas sa valeur. Le tribunal rappelle que le jury est souverain et qu'il ne lui appartient pas de contrôler son appréciation sur la valeur des candidats. Constatant que la candidate a obtenu une moyenne de 9,33/20, inférieure au seuil de 10/20 requis par l'article 18 du décret du 5 juillet 2013, le tribunal rejette la requête.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2401279(TA87-2401279)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la commune de Jabreilles-les-Bordes. La commune sollicitait une expertise pour constater les désordres affectant le revêtement des allées de son cimetière communal, posé par l'association "Les chantiers des chemins Jacquaires", et notamment la pousse d'herbes et le ravinement par les eaux pluviales. Le tribunal a jugé la mesure utile dans la perspective d'un éventuel litige en responsabilité contractuelle, le cimetière relevant du domaine public communal. Il a donc ordonné une expertise pour décrire les désordres, déterminer leurs causes et évaluer les solutions de reprise.

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DécisionPlein contentieuxANNULE

TA87-2301053(TA87-2301053)

Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé la décision du 5 juin 2023 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) avait refusé à M. A une autorisation préalable d’entrée en formation pour devenir agent privé de sécurité. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d’un vice de procédure, car le CNAPS avait fondé son refus sur des données issues du fichier de traitement des antécédents judiciaires (TAJ) concernant des faits ayant fait l’objet d’un classement sans suite et d’un effacement. Cette consultation était irrégulière au regard des articles 230-8 et R. 40-29 du code de procédure pénale, qui interdisent l’utilisation de telles données dans le cadre d’enquêtes administratives. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 612-20 et L. 612-22 du code de la sécurité intérieure.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA87-2301055(TA87-2301055)

Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé l'arrêté du 13 avril 2022 fixant l'indemnité de Mme C, agent territorial, pour vice de forme : l'arrêté ne comportait pas les nom et prénom de son signataire, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. En revanche, le tribunal a rejeté la requête contre l'arrêté du 1er février 2023, jugeant que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation n'était pas fondé et que la requérante n'établissait pas une rupture d'égalité de traitement avec les agents de l'État. Les textes appliqués sont le code des relations entre le public et l'administration et le code général de la fonction publique.

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DécisionPlein contentieuxANNULE

TA87-2201678(TA87-2201678)

Le Tribunal administratif de Limoges annule la décision du 27 septembre 2022 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé à M. A l’autorisation préalable de suivre une formation aux métiers de la sécurité. Le tribunal juge que le CNAPS a méconnu les articles 230-8 et 40-29 du code de procédure pénale en fondant son refus sur des données issues du fichier de traitement des antécédents judiciaires (Taj) relatives à des faits ayant fait l’objet d’un classement sans suite, dont la consultation est interdite dans ce cadre. En conséquence, il enjoint au CNAPS de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2101606(TA87-2101606)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande de la SARL Adquat architecture, qui sollicitait le paiement d'honoraires complémentaires pour des prestations supplémentaires liées à la construction d'une salle socio-culturelle à Evaux-les-Bains. Le tribunal a estimé que la société requérante n'établissait pas que les travaux supplémentaires et le retard de quinze mois invoqués résultaient de décisions du maître d'ouvrage ou de défaillances de l'entreprise RPGP façades Limoges, et non de ses propres manquements. Il a rappelé que la rémunération de la maîtrise d'œuvre est forfaitaire en application de la loi du 12 juillet 1985 et du code de la commande publique. En conséquence, les conclusions indemnitaires ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2200581(TA87-2200581)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme D, capitaine de gendarmerie, qui contestait sa notation pour l'année 2021. La requérante soutenait que la décision du ministre de l'intérieur, ayant partiellement rejeté son recours administratif préalable obligatoire, était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en raison de l'influence d'une sanction disciplinaire retirée. Le tribunal a considéré que la notation, fondée sur les articles L. 4135-1 et R. 4135-1 du code de la défense, constituait une appréciation objective de la manière de servir et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de Mme D.

Résumé IA