Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2200995(TA87-2200995)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. et Mme D, ressortissants turcs demandeurs d'asile, contestant les décisions de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) du 22 juin 2022 mettant fin à leurs conditions matérielles d'accueil. L'Ofii justifiait cette cessation par le non-respect des exigences des autorités d'asile, les requérants ayant dissimulé l'obtention préalable d'une protection internationale en Grèce. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, écartant notamment l'incompétence du signataire et le défaut de motivation, et a confirmé la légalité des décisions de l'Ofii. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2200500(TA87-2200500)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus de la préfète de la Haute-Vienne de lui accorder le regroupement familial pour ses deux enfants mineurs. Le tribunal a écarté les moyens de procédure, estimant que les avis du maire et de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) étaient valablement signés. Il a également jugé que la décision attaquée n'était pas entachée d'erreur de droit, de fait, ni d'une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale ou à l'intérêt supérieur de l'enfant, au regard des articles L. 434-8 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201219(TA87-2201219)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A D, ressortissant comorien, qui contestait le refus de la préfète de la Haute-Vienne d’autoriser le regroupement familial pour sa fille. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée en droit et en fait, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration. Sur le fond, il a estimé que la préfète n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en considérant que les ressources mensuelles de M. D (737 euros) étaient inférieures au seuil requis de 1 227 euros, fixé par les articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est donc le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401246(TA87-2401246)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 26 juin 2024 lui refusant le séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en se fondant sur l'absence de visa long séjour pour refuser l'admission exceptionnelle au séjour, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'obligation de quitter le territoire et à l'interdiction de retour, en raison de l'absence d'illégalité de la décision de refus de séjour. Les textes appliqués sont l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401243(TA87-2401243)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la procédure d'avis médical était régulière et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale ni à l'intérêt supérieur de ses enfants, au regard des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales fondées sur l'accord franco-algérien et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200245(TA87-2200245)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. B contestant son transfert de la maison centrale de Saint-Maur vers le centre pénitentiaire d'Alençon-Condé-sur-Sarthe, ordonné par le garde des Sceaux le 21 décembre 2021. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité, considérant que cette décision constitue une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours, car elle ne porte pas atteinte aux droits fondamentaux de l'intéressé. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de procédure pénale, notamment les articles D. 82 et D. 70, ainsi que sur la jurisprudence constante relative aux mesures d'ordre intérieur.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200531(TA87-2200531)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. C, détenu, d’une demande d’indemnisation de 1 000 euros pour le préjudice moral subi du fait d’une sanction disciplinaire de placement en cellule disciplinaire de deux jours, prise le 21 mai 2021 et retirée le 22 juin 2021 pour illégalité. Le tribunal a jugé que l’illégalité de la sanction, bien que fautive, n’engage pas la responsabilité de l’État, car les faits reprochés (refus d’obtempérer) constituaient une faute disciplinaire du deuxième degré au sens de l’article R. 57-7-2 du code de procédure pénale, et que la même sanction aurait pu être légalement prise dans le cadre d’une procédure régulière. En conséquence, la requête de M. C a été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2200520(TA87-2200520)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du garde des Sceaux du 28 février 2022 prolongeant son placement à l'isolement. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article R. 57-7-64 du code de procédure pénale avait été respectée, M. B ayant été informé des motifs et de ses droits. Enfin, le tribunal a estimé que la décision n'était pas entachée d'erreur d'appréciation, les faits invoqués par l'administration étant établis.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2200414(TA87-2200414)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, un ressortissant malien, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) lui notifiant la fin de son hébergement pour demandeur d'asile au 31 mars 2022. Le tribunal a jugé que, suite au rejet pour irrecevabilité de sa demande d'asile par l'Ofpra en raison d'une protection déjà accordée dans un autre État membre, M. A avait perdu son droit au maintien sur le territoire français en application des articles L. 542-2 et L. 531-32 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la décision de l'Ofii, qui ne faisait que tirer les conséquences de cette perte de droit, n'était pas entachée d'illégalité.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2200426(TA87-2200426)

Le Tribunal Administratif de Limoges rejette la requête de M. A, un ressortissant afghan demandeur d'asile, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 19 janvier 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal estime que la décision est suffisamment motivée et que, malgré l'envoi simultané de la lettre d'intention et de la décision finale, le requérant a pu présenter ses observations et a continué à percevoir l'allocation, ce qui ne l'a pas privé d'une garantie. La solution retenue est fondée sur les articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2201793(TA87-2201793)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, détenu, qui contestait son affectation à la maison centrale de Saint-Maur. La juridiction a jugé que la décision de transfert, qui s’est substituée à une décision antérieure retirée, constitue une mesure d’ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir. Le tribunal a estimé que cette mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni aux stipulations de l’article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201555(TA87-2201555)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant russe, qui contestait le refus du préfet de la Corrèze d’autoriser le regroupement familial pour son épouse arménienne. Le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de l’absence de preuve d’une résidence habituelle de l’épouse en France et de la stabilité professionnelle du requérant. Il a également jugé que M. B ne pouvait invoquer la directive européenne n°2003/86/CE, celle-ci ayant été transposée en droit français avant la décision attaquée. La demande d’annulation et d’injonction a donc été rejetée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2201701(TA87-2201701)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. B d’une demande d’indemnisation de 15 000 euros en raison de l’interruption de sa prise en charge par l’aide sociale à l’enfance (ASE) à compter du 9 mars 2020 et des conditions de sa reprise en charge après le jugement du 15 mai 2020 du tribunal judiciaire de C. Le tribunal a jugé que la décision du président du conseil départemental de la Haute-Vienne de mettre fin à l’accueil provisoire était illégale, car M. B a été reconnu mineur par décision judiciaire, engageant ainsi la responsabilité du département pour la période du 9 mars au 2 avril 2020. En revanche, il a estimé que la juridiction administrative était incompétente pour connaître des fautes alléguées après le jugement du 15 mai 2020, ces litiges relevant de l’autorité judiciaire. Le département a été condamné à verser 2 000 euros à M. B pour préjudice moral et troubles dans ses conditions d’existence, sur le fondement des articles L. 221-1 et L. 222-5 du code de l’action sociale et des familles.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201733(TA87-2201733)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour en qualité d'étranger malade. Le tribunal a jugé que la décision du 17 août 2022 de la préfète de la Haute-Vienne était légale, notamment en ce qui concerne la compétence du signataire et l'application de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme le refus de délivrance du titre de séjour pour soins, au profit d'un titre "étudiant".

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201741(TA87-2201741)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. F, détenu, qui contestait la sanction disciplinaire de 12 jours de confinement infligée pour insultes envers le personnel pénitentiaire. Le tribunal a jugé que la décision du directeur interrégional des services pénitentiaires de Dijon, prise sur recours administratif préalable obligatoire, s'était substituée à la sanction initiale. Il a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur des poursuites, en se fondant sur une délégation de signature régulièrement publiée. La requête a été rejetée sur le fondement des articles R. 57-7-15 et R. 57-7-6 du code de procédure pénale.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200590(TA87-2200590)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. B, détenu à la maison centrale de Saint-Maur, qui demandait réparation pour 218 fouilles à nu subies entre novembre 2018 et septembre 2021, estimées contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et aux articles 57 de la loi pénitentiaire et R. 57-7-79 et R. 57-7-80 du code de procédure pénale. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'État n'était établie, les fouilles étant justifiées par les nécessités de sécurité propres à un établissement pénitentiaire central. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de la loi du 24 novembre 2009 et les principes de proportionnalité et de nécessité, sans retenir de préjudice indemnisable.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2201771(TA87-2201771)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. B d’une demande d’indemnisation de 35 000 euros à l’encontre du département de la Haute-Vienne, pour le préjudice résultant de l’interruption de sa prise en charge par l’aide sociale à l’enfance le 9 mars 2020 et des conditions de sa reprise en charge après l’arrêt de la cour d’appel de C du 21 janvier 2021. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la juridiction administrative était incompétente pour connaître des conclusions relatives à la période postérieure à l’arrêt de la cour d’appel, et que la décision du 9 mars 2020, prise sur la base d’une expertise médicale et d’une décision du procureur de la République, n’était pas entachée d’illégalité fautive. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code civil, sans engagement de la responsabilité du département.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2200751(TA87-2200751)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de la préfète de la Haute-Vienne de lui délivrer un titre de séjour pour raison de santé. Le tribunal a jugé que la procédure d'avis du collège de médecins de l'Ofii était régulière, les pièces du dossier permettant de vérifier sa composition et le caractère collégial de l'avis. Sur le fond, il a estimé que le requérant ne démontrait pas que son état de santé nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut entraînerait des conséquences d'une exceptionnelle gravité, ni qu'il ne pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, en application de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, la décision ne porte pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA87-2200908(TA87-2200908)

Le Tribunal Administratif de Limoges annule le refus de titre de séjour opposé par la préfète de la Haute-Vienne à Mme C, ressortissante comorienne, mère de deux enfants français. La préfète s'est fondée à tort sur l'absence de communauté de vie avec son conjoint français, alors que les pièces du dossier établissent que ce dernier résidait en métropole avant l'arrivée de la requérante et qu'ils ont conclu un contrat de location commun. La décision est annulée pour erreur de fait, en application des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2200993(TA87-2200993)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. et Mme D, ressortissants turcs, pour contester les décisions de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) du 22 juin 2022 mettant fin à leurs conditions matérielles d'accueil. L'Ofii justifiait cette cessation au motif que les requérants avaient dissimulé avoir déjà obtenu une protection internationale en Grèce. Le tribunal a rejeté les requêtes, écartant les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, et a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées au regard des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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