Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401152(TA87-2401152)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Vienne. Le tribunal a estimé que l'arrêté ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier d'une intégration notable ou d'attaches familiales stables en France malgré une présence depuis 2016. Les moyens soulevés, notamment l'erreur de droit et l'insuffisance de motivation, ont été écartés comme non fondés. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la convention européenne.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201476(TA87-2201476)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. D, brigadier de police, qui demandait une indemnisation complémentaire pour des préjudices résultant de son accident de service du 17 mars 2011. Le tribunal a relevé d'office que le protocole transactionnel signé le 4 décembre 2018 avec le ministre de l'intérieur, exécuté et revêtu de l'autorité de chose jugée, faisait obstacle à toute action en justice ayant le même objet, conformément aux articles 2044 et 2052 du code civil. Par conséquent, les conclusions indemnitaires de M. D ont été jugées irrecevables, et la décision de rejet du 17 août 2022 a été confirmée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2201394(TA87-2201394)

Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé l'arrêté du 13 avril 2022 fixant l'indemnité de Mme C à 1 900 euros, en raison d'un vice de forme substantiel : l'absence de mention du nom et du prénom du signataire, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. En revanche, le tribunal a rejeté la requête dirigée contre l'arrêté du 1er février 2023, estimant que la requérante n'apportait pas la preuve d'une rupture d'égalité de traitement avec les agents de catégorie B de l'État, le principe de parité n'étant pas applicable en l'espèce. Les deux requêtes ont été jointes pour statuer par un seul jugement.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201305(TA87-2201305)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. A, professeur d’enseignement artistique, contestant son compte-rendu d’entretien professionnel pour 2021 et l’avis de la commission administrative paritaire (CAP) ayant rejeté sa demande de révision. Le tribunal a déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre l’avis de la CAP, cet avis étant un acte préparatoire non susceptible de recours, ainsi que celles visant l’ensemble des entretiens professionnels de l’établissement, faute d’intérêt à agir pour le requérant. Sur le fond, la requête a été rejetée, le juge unique estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés au regard des dispositions du décret n° 2014-1526 du 16 décembre 2014 relatif à l’appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires territoriaux.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402008(TA87-2402008)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant les arrêtés du 24 octobre 2024 du préfet de la Haute-Vienne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans et assignation à résidence. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu, l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH et accord franco-algérien), l'erreur manifeste d'appréciation et l'absence de consultation de la commission du titre de séjour, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, appliquant les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2201864(TA87-2201864)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme D, qui contestait la décision de Corrèze Habitat mettant fin à sa disponibilité pour convenances personnelles. Le tribunal a jugé que le placement en disponibilité de la requérante était irrégulier car il visait en réalité à lui permettre d'exercer de nouvelles fonctions sous contrat, ce qui est interdit par le décret n°86-68 du 13 janvier 1986. L'administration se trouvait en situation de compétence liée pour mettre fin à cette situation illégale, rendant inopérants les moyens soulevés. La demande de Mme D a donc été rejetée, de même que ses conclusions au titre des frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA87-2200888(TA87-2200888)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C, qui demandait la condamnation de l'Oniam ou, à titre subsidiaire, du CHU de Limoges à l'indemniser des préjudices subis suite à une intervention chirurgicale du 27 mars 2014. La responsabilité sans faute de l'Oniam n'a pas été retenue, car le dommage ne remplissait pas la condition d'anormalité au regard de l'état de santé initial et de l'évolution prévisible, et les seuils de gravité requis par le code de la santé publique n'étaient pas atteints. La responsabilité pour faute du CHU de Limoges a également été écartée, aucun défaut d'information n'étant établi. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200783(TA87-2200783)

Le Tribunal Administratif de Limoges rejette la requête de M. C, ingénieur des travaux publics de l'État, qui contestait la fixation de son coefficient de modulation individuel à 0,90 pour l'indemnité spécifique de service (ISS) de l'année 2020. Le tribunal écarte le moyen tiré du caractère tardif de la notification, en application du décret n°2003-799 du 25 août 2003, qui prévoyait un versement échelonné de l'ISS à compter de 2022. Il juge également que l'administration n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en fixant ce coefficient, malgré l'appréciation positive de la manière de servir de l'agent. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction sont rejetées.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2401190(TA87-2401190)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande des héritiers de M. O Comte, décédé suite à une pancréatite aiguë post-opératoire au CHU de Limoges. L'expert devra évaluer la conformité de la prise en charge du patient du 20 au 30 mars 2024 et chiffrer ses préjudices. Cette mesure, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, est jugée utile dans la perspective d'un éventuel litige en responsabilité médicale. Les réserves et protestations formulées par les parties (CHU, ONIAM, assureur) sont sans incidence sur l'octroi de l'expertise.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200684(TA87-2200684)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme E, gardienne de la paix, d’une demande d’indemnisation des préjudices subis suite à une agression survenue le 29 mars 2017 dans l’exercice de ses fonctions, reconnue imputable au service. La requérante sollicitait la condamnation de l’État à lui verser 134 794 euros, incluant des pertes de gains professionnels, des frais de formation et divers préjudices corporels et moraux. Le tribunal a rejeté l’intégralité de ses demandes, estimant que les préjudices invoqués relevaient, pour l’essentiel, du régime de la pension civile et militaire de retraite ou de l’allocation temporaire d’invalidité, et que les frais de formation n’étaient pas justifiés au regard des dispositions du code général de la fonction publique. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite et L. 822-30 du code général de la fonction publique.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200610(TA87-2200610)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, gendarme, qui contestait la sanction de blâme du ministre qui lui a été infligée pour des faits de harcèlement et de comportements sexuels. Le tribunal a jugé que la procédure disciplinaire, indépendante de la procédure pénale, était régulière et que M. A avait pu exercer ses droits de la défense. Il a estimé que la matérialité des faits était établie et que la sanction n'était pas disproportionnée au regard des obligations de l'état militaire, en application des articles L. 4111-1, L. 4122-3 et L. 4137-1 du code de la défense.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401143(TA87-2401143)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C, ressortissante macédonienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Vienne. Le tribunal a estimé que la décision de refus ne méconnaissait ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens suffisamment intenses et stables en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, y compris celles relatives à l'obligation de quitter le territoire et à la convention internationale des droits de l'enfant.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401145(TA87-2401145)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B A, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 29 mai 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, ce dernier bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a jugé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son maintien irrégulier en France et de ses attaches familiales conservées au Maroc. La solution s'appuie sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401141(TA87-2401141)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Corrèze refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a estimé que la cessation de la communauté de vie avec son épouse, consécutive à son placement en détention provisoire pour des faits de viol incestueux, justifiait légalement le refus de renouvellement sur le fondement des articles L. 423-3 et L. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les décisions d'éloignement et d'interdiction de retour ont été jugées proportionnées, sans erreur manifeste d'appréciation, au regard des articles L. 611-1, L. 612-8 et L. 612-10 du même code.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2300231(TA87-2300231)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné le recours de M. B, professeur des universités, contestant le refus de la présidente de l'université de Limoges de lui attribuer la prime individuelle (RIPEC 3) pour 2022. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'avis très favorable du Conseil national des universités et une discrimination liée à son état de santé. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la présidente de l'université, sans être liée par les avis consultatifs, avait exercé son pouvoir d'appréciation dans le cadre du décret n° 2021-1895 du 29 décembre 2021 et du code de l'éducation. La solution retenue est le rejet des conclusions aux fins d'annulation et d'injonction, sans faire droit à la demande de l'université au titre des frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2300554(TA87-2300554)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de Mme D contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 225 euros et une remise partielle d’un indu de prime d’activité de 2 384,39 euros. Saisi en plein contentieux, le juge unique a estimé que la décision implicite de rejet de la demande de remise gracieuse du RSA était légale, et que la remise partielle de la prime d’activité accordée par la caisse d’allocations familiales était justifiée. Les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’absence de motivation, de la violation des droits de la défense et de l’erreur d’appréciation, ont été écartés. Les décisions se fondent sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale.

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DécisionPlein contentieuxNON_LIEU

TA87-2301016(TA87-2301016)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, était saisi par Mme D d’un recours contre une décision de la caisse d’allocations familiales de la Haute-Vienne du 11 mai 2023, qui n’avait accordé qu’une remise partielle de 114,28 euros sur un trop-perçu d’aide personnalisée au logement de 228,56 euros. La requérante demandait l’annulation de cette décision afin d’obtenir une remise totale de sa dette. En cours d’instance, la caisse a informé le tribunal que l’indu avait été entièrement remboursé par Mme D en août 2023. Le tribunal a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, en application des articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2301035(TA87-2301035)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la décharge de cotisations de taxe foncière sur une propriété indivise pour les années 2021 et 2022. La demande pour 2021 a été jugée irrecevable en raison de la tardiveté de sa réclamation préalable, conformément à l’article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. Pour 2022, le tribunal a estimé que Mme A restait co-indivisaire du bien au 1er janvier de l’année d’imposition, malgré sa renonciation à la succession, et a donc maintenu l’imposition sur le fondement des articles 1380, 1400 et 1415 du code général des impôts.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2302073(TA87-2302073)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les demandes de Mme B tendant à l'annulation des décisions de refus de remise de dettes pour des trop-perçus de revenu de solidarité active (RSA), d'aide personnalisée au logement (APL) et de prime exceptionnelle de fin d'année. Le tribunal a examiné les requêtes conjointement. Il a appliqué les dispositions du code de l'action sociale et des familles (article L. 262-46) pour le RSA et du code de la construction et de l'habitation (article L. 823-9) pour l'APL, rappelant qu'une remise de dette peut être accordée en cas de bonne foi ou de précarité du débiteur. Après avoir vérifié la situation de Mme B, le tribunal a estimé que les conditions pour une remise gracieuse n'étaient pas réunies et a donc confirmé les décisions de rejet.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2300553(TA87-2300553)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant par un jugement unique, a examiné les requêtes de Mme D contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) et une remise partielle d’un indu de prime d’activité. Pour l’indu de RSA, le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour Mme D d’avoir saisi la commission de recours amiable préalablement, en application des articles L. 262-47 du code de l’action sociale et des familles et R. 262-79 du même code. Concernant l’indu de prime d’activité, le tribunal a annulé la décision de remise partielle de la caisse d’allocations familiales, estimant que la décision était insuffisamment motivée au regard des dispositions de l’article L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration.

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