Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
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N° TA87-2200104(TA87-2200104)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné le recours en excès de pouvoir de M. B, ressortissant algérien, contre le refus du préfet de la Haute-Vienne de lui délivrer un certificat de résidence pour raisons de santé. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du vice de procédure concernant l'avis du collège de médecins de l'Ofii, et de la méconnaissance des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale fondée sur l'avis médical défavorable. Les textes appliqués sont l'article 6-7° de l'accord franco-algérien et les articles R. 425-11 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA87-2200208(TA87-2200208)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme A d’un recours en plein contentieux contre le refus du chef d’établissement du centre de détention d’Uzerche de lui délivrer un permis de visite pour M. D, ainsi que contre le rejet hiérarchique de ce refus par la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Bordeaux. La requérante soutenait notamment une méconnaissance de l’article 35 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009 et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. En cours d’instance, Mme A s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 29 octobre 2024, sans examiner le fond du litige.
N° TA87-2200746(TA87-2200746)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra) de lui reconnaître la qualité d'apatride. Le tribunal a jugé que la requérante n'apportait pas la preuve de démarches répétées et assidues auprès des autorités serbes ou kosovares pour établir qu'aucun État ne la considère comme son ressortissant, conformément à l'article 1er de la convention de New York du 28 septembre 1954 et à l'article L. 582-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision de l'Ofpra.
N° TA87-2401871(TA87-2401871)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de Mme A, ressortissante mauritanienne, contestant l'arrêté du 11 octobre 2024 du préfet du Loiret l'assignant à résidence dans l'Indre pour 45 jours. La requérante invoquait l'illégalité de cet arrêté par exception d'illégalité de la décision de transfert vers l'Espagne, responsable de sa demande d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que la décision de transfert était légale, notamment en ce qu'elle était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens, sur le fondement du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA87-2400753(TA87-2400753)
Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé la décision du 4 avril 2024 par laquelle le préfet de la Haute-Vienne refusait de délivrer un certificat de résidence à M. C, ressortissant algérien et père d’un enfant français. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les stipulations du 4) de l’article 6 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, dès lors que M. C justifiait exercer l’autorité parentale et subvenir aux besoins de son enfant. La solution retenue repose sur l’application de cet accord et des dispositions du code civil relatives à l’autorité parentale.
N° TA87-2200378(TA87-2200378)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, demandeur d'asile turc, qui contestait la décision du 25 janvier 2022 de l'Ofii mettant fin à son hébergement. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car la décision ne faisait pas grief au requérant, celui-ci ayant librement renoncé à l'hébergement proposé par un courrier du même jour. La solution retenue est fondée sur l'absence d'intérêt à agir, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés ou les textes invoqués comme la directive 2013/33/UE ou le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA87-2401139(TA87-2401139)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. G, ressortissant congolais, contestant l'arrêté préfectoral du 26 avril 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Il a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.
N° TA87-2401903(TA87-2401903)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert vers la Suisse en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut d'information et de procédure contradictoire, ainsi que la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE. Il a jugé que la décision de transfert était légale et que les conditions de prise en charge en Suisse ne présentaient pas de défaillances systémiques. En conséquence, le tribunal a également rejeté les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA87-2301467(TA87-2301467)
Le Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) a examiné les recours de M. A, ressortissant guinéen, contestant les refus de titre de séjour « vie privée et familiale » en tant que parent d’enfant français et pour raisons de santé. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, considérant que les décisions préfectorales étaient suffisamment motivées et que la présence de M. A constituait une menace pour l’ordre public. Il a estimé que les refus ne méconnaissaient ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, ni les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (notamment l’article L. 425-9).
N° TA87-2201382(TA87-2201382)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné les requêtes de M. A, ressortissant guinéen, contestant les refus de titre de séjour opposés par la préfète de la Haute-Vienne. Le tribunal a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la décision du 20 juin 2022, celle-ci ayant été implicitement retirée par une décision ultérieure du 28 novembre 2022. Concernant le refus de titre de séjour pour raison de santé, le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision était suffisamment motivée et que la préfète n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA87-2401133(TA87-2401133)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le refus de séjour ne méconnaissait ni le 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment intenses en France. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi, dépourvues de base légale du fait de la légalité du refus de séjour, ont également été validées.
N° TA87-2200952(TA87-2200952)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de la préfète de la Haute-Vienne d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a jugé que, même en incluant la pension d'ancien combattant (contrairement à ce qu'avait retenu l'administration), les ressources du demandeur n'atteignaient pas le seuil requis par les articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la séparation de longue durée du couple et de l'absence de nécessité impérieuse de la présence de l'épouse.
N° TA87-2200843(TA87-2200843)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du 13 février 2022 par lequel la préfète de la Haute-Vienne l'a assigné à résidence à Limoges pour six mois. Le tribunal a constaté que M. A, ayant obtenu un titre de séjour valable, s'est désisté de son instance, rendant la requête sans objet. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, sans se prononcer sur le fond du litige. Aucune application des textes invoqués (CESDH, CESEDA) n'a été nécessaire pour cette solution procédurale.
N° TA87-2200463(TA87-2200463)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, ressortissante mauricienne, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour opposé par la préfète de la Haute-Vienne le 8 février 2022. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Sur le fond, il a jugé que le refus ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses en France, malgré une présence de près de dix ans.
N° TA87-2200497(TA87-2200497)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait le refus de la préfète de la Haute-Vienne de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a estimé que ce refus ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a relevé que M. A, célibataire et sans enfant, ne justifiait pas de liens personnels et familiaux suffisamment intenses en France, malgré une présence de cinq ans et une récente insertion professionnelle.
N° TA87-2401973(TA87-2401973)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par un couple avec deux jeunes enfants (1 an et 4 ans) pour obtenir leur maintien dans l'hébergement d'urgence. Les requérants, en situation régulière mais sans ressources et suivis psychiatriquement, soutenaient que la décision de mettre fin à leur hébergement constituait une atteinte grave et manifestement illégale à leur liberté fondamentale d'hébergement d'urgence et à l'intérêt supérieur de leurs enfants (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant). Le tribunal a fait droit à leur demande en leur accordant l'aide juridictionnelle provisoire et en enjoignant au préfet de la Haute-Vienne de les maintenir dans le dispositif d'hébergement d'urgence, appliquant ainsi les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 345-2 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA87-2401869(TA87-2401869)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 24 octobre 2023 par laquelle le maire de Couzeix ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de la société Free Mobile pour l'installation d'un pylône d'antennes téléphoniques. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, les requérants n'apportant pas la preuve d'un préjudice grave et immédiat, et que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2401935(TA87-2401935)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A C. Celle-ci contestait la décision du préfet de la Corrèze mettant fin à son hébergement d'urgence, invoquant une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier d'un préjudice suffisamment grave et immédiat, et a rejeté la demande sans audience. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives à l'hébergement d'urgence.
N° TA87-2401938(TA87-2401938)
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme et M. C. Les requérants demandaient la suspension de la décision du préfet de la Corrèze mettant fin à leur hébergement d'urgence. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, les intéressés n'ayant pas justifié de circonstances particulières établissant un préjudice grave et immédiat. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives à l'hébergement d'urgence.
N° TA87-2400913(TA87-2400913)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande d'expertise de la SCI Paulgar. Cette expertise vise à déterminer les causes et l'étendue des désordres (affaissement de terrain) affectant sa propriété, potentiellement liés à un aqueduc souterrain public. Le tribunal a ordonné cette mesure utile, malgré les protestations et réserves émises par la communauté urbaine Limoges métropole sur sa responsabilité, dans la perspective d'un éventuel litige en responsabilité administrative.