Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2301024(TA87-2301024)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de la commune de Badecon-le-Pin, qui contestait la légalité d’une délibération du 23 juin 2022 fixant les tarifs de la redevance des ordures ménagères. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite le 13 juin 2023, soit après l’expiration du délai de recours contentieux de deux mois prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative, la délibération ayant été publiée le 27 juin 2022. En application de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a prononcé le rejet sans régularisation possible. Les conclusions de la communauté de communes au titre des frais de justice ont également été rejetées.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA87-2201869(TA87-2201869)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme B d’un recours contestant le rejet de sa candidature pour l’accès au 2ème grade de secrétaire administratif du ministère de la justice. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance rendue le 4 novembre 2024, le président du tribunal a donné acte de ce désistement, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution au fond n’a été retenue.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401933(TA87-2401933)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion pris par le préfet de la Corrèze à l'encontre de M. A, ressortissant algérien. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la procédure devant la commission d'expulsion, de l'insuffisance de motivation et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA87-2402002(TA87-2402002)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur demande de la commune d'Ussel, a désigné un expert pour examiner un immeuble situé 8 avenue Carnot, présentant un danger suite à des chutes de crépi. La décision est fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, qui permet au maire de solliciter une expertise préalablement à un arrêté de mise en sécurité. L'expert devra se prononcer dans les 24 heures sur l'existence d'un danger grave et imminent et proposer des mesures de protection. La propriétaire et l'architecte des Bâtiments de France ont été informés de la procédure.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401984(TA87-2401984)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait le renouvellement de son récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour, née du silence de l'administration après quatre mois (articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile). En l'absence de péril grave justifiant une dérogation, la demande a été jugée manifestement infondée et rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2200362(TA87-2200362)

Le Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme E, ressortissante guinéenne, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour opposé par le préfet de la Haute-Vienne le 15 juillet 2021. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant la délégation de signature régulière. Sur le fond, il a jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'intérêt supérieur de l'enfant, compte tenu de l'absence de titre de séjour durable, de la situation irrégulière de la requérante et du caractère non probant des liens familiaux invoqués. La requête a été rejetée dans son ensemble.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2200267(TA87-2200267)

Le Tribunal Administratif de Limoges annule la décision du 26 novembre 2021 par laquelle la préfète de la Corrèze a refusé de délivrer un titre de séjour "salarié" à M. B, ressortissant marocain. Le tribunal estime que l'autorisation de travail délivrée par le ministre de l'intérieur pour un contrat à durée indéterminée vaut "visa" du contrat au sens de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. Dès lors, le requérant remplissait les conditions pour obtenir le titre sollicité, et la préfète a commis une erreur de droit. La décision est annulée, et il est enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour dans un délai d'un mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401132(TA87-2401132)

Le Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 29 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que le refus de séjour ne méconnaissait ni l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de justificatifs de liens personnels et familiaux suffisamment stables en France. Par conséquent, les décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour) ont été jugées légales, le préfet n'ayant pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2200047(TA87-2200047)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. C D, détenu à la maison centrale de Saint-Maur, contestant la décision de la directrice de l'établissement imposant son menottage systématique lors de ses déplacements. Le requérant invoquait notamment un défaut de base légale, une erreur d'appréciation et une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la mesure, fondée sur les articles 717-1 du code de procédure pénale et 22 de la loi pénitentiaire, était justifiée par la dangerosité et le profil particulier du détenu, et ne constituait pas un traitement inhumain ou dégradant. La solution retenue confirme la légalité de la décision administrative au regard des textes applicables.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA87-2200063(TA87-2200063)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, un ressortissant comorien, qui contestait l'arrêté de la préfète de la Corrèze l'assignent à résidence pour deux mois. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et que la préfète avait bien examiné sa situation. Il a considéré que les conditions de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient remplies, car l'éloignement de M. B était impossible à court terme après sa remise en liberté. Enfin, le tribunal a estimé que les contraintes de l'assignation n'étaient pas disproportionnées, malgré l'hébergement du requérant à Limoges, et a rejeté la demande de frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2200126(TA87-2200126)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné le recours de M. A, ressortissant marocain, contre le refus de la préfète de la Corrèze de lui délivrer un titre de séjour "salarié". Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que la décision de refus était légale. Il a jugé que, conformément à l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et à l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, la délivrance d'un tel titre est subordonnée à la possession d'un visa de long séjour, condition que M. A ne remplissait pas. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2200128(TA87-2200128)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Indre du 21 janvier 2022 l'assignant à résidence pour six mois avec deux pointages hebdomadaires. Le requérant critiquait la durée de six mois et la fréquence des présentations, arguant de difficultés pratiques et du respect de ses précédentes obligations. Le tribunal a jugé que le respect antérieur des obligations ne faisait pas obstacle à une nouvelle assignation de six mois, et que la fréquence de deux pointages par semaine était légale car inférieure au maximum d'une présentation par jour prévu par l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA87-2200197(TA87-2200197)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné deux requêtes de M. B, exploitant d’un centre de paintball sur une parcelle classée en espace boisé. La première contestait un arrêté municipal de mise en demeure de remettre les lieux en état, la seconde un refus de permis d’aménager. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de M. B, jugeant que l’activité de paintball, par ses aménagements, constituait un changement d’affectation du sol incompatible avec le classement de la parcelle en espace boisé au plan local d’urbanisme (PLU). La solution retenue s’appuie sur les articles L. 113-1 et L. 421-1 du code de l’urbanisme, qui prohibent les occupations de nature à compromettre la conservation des boisements.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2101612(TA87-2101612)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de M. B, exploitant d’un centre de paintball sur une parcelle classée en espace boisé. Il a confirmé la légalité de l’arrêté municipal de mise en demeure de remise en état du terrain, estimant que les aménagements réalisés sans autorisation préalable constituaient une infraction au code de l’urbanisme. Le tribunal a également validé le refus de permis d’aménager, jugeant que le projet était incompatible avec la protection des boisements. Les décisions s’appuient sur les articles L. 421-1 et suivants du code de l’urbanisme relatifs aux autorisations d’urbanisme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2200597(TA87-2200597)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme D épouse B, qui contestait le refus de la préfète de la Haute-Vienne d’autoriser le regroupement familial pour son époux. La juridiction a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que la préfète ne s’était pas crue liée par la seule condition de ressources, ayant procédé à un examen global de la situation. Le tribunal a également jugé que l’administration n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en estimant que les ressources de la requérante n’étaient pas stables et suffisantes au sens des articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Enfin, les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la convention internationale des droits de l’enfant ont été écartés.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2401917(TA87-2401917)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant les arrêtés du préfet de l'Indre du 6 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le juge a estimé que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son entrée irrégulière et de l'absence de demande de titre de séjour. Il a également jugé que le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour étaient justifiés, et que l'assignation à résidence dans l'Indre n'était pas entachée d'erreur de fait. Les décisions ont été fondées sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401911(TA87-2401911)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme D, ressortissante camerounaise, qui contestait l’arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert vers le Portugal. La requérante invoquait sa volonté d’insertion en France (inscription universitaire, engagement associatif) pour demander l’application de la clause discrétionnaire de l’article 17 du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a estimé que ces circonstances ne suffisaient pas à caractériser une erreur manifeste d’appréciation de la part du préfet. La décision confirme le transfert vers le Portugal, État responsable de l’examen de la demande d’asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401898(TA87-2401898)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait les arrêtés préfectoraux du 11 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401123(TA87-2401123)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A B, ressortissant bulgare, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 12 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, que la procédure contradictoire avait été respectée et que le requérant, qui avait déjà fait l'objet de sept mesures d'éloignement antérieures, ne pouvait se prévaloir d'une vie privée et familiale stable en France. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2200093(TA87-2200093)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui demandait l'annulation du refus du préfet de la Haute-Vienne de lui délivrer une carte de résident de dix ans en qualité de parent d'enfant français. La requérante soutenait notamment que la décision méconnaissait l'article L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les stipulations de la convention européenne des droits de l'homme et de la convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que la décision attaquée n'était pas entachée d'illégalité, considérant que les conditions posées par les textes applicables n'étaient pas remplies ou que les moyens soulevés étaient infondés. La solution retenue est donc le rejet de la requête, confirmant le refus de délivrance du titre de séjour sollicité.

Résumé IA