Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
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N° TA87-2200164(TA87-2200164)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par la commune d'Issoudun d’un litige l’opposant à la société Vertical concernant la reprise des peintures du château d’eau Charles Michels, dont la réhabilitation avait été confiée à cette société en 2012. La commune invoquait une garantie contractuelle décennale spécifique pour la tenue des peintures, que la société contestait en arguant de l’application d’une norme limitant cette garantie à cinq ans. Le tribunal a jugé que la garantie décennale prévue au contrat était opposable à la société Vertical, engageant sa responsabilité contractuelle pour les désordres constatés. Il a condamné la société à verser à la commune la somme de 210 000 euros HT pour la reprise intégrale des peintures, majorée de la TVA applicable, et a mis à sa charge les dépens de l’expertise ainsi qu’une somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2401085(TA87-2401085)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Haute-Vienne. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et fondée sur un examen approfondi de la situation personnelle de l'intéressé. Il a également estimé que le préfet avait légalement pu refuser le renouvellement du titre de séjour "étudiant" en raison du caractère non sérieux des études poursuivies, conformément à l'article 9 de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995 et à l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.
N° TA87-2401083(TA87-2401083)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, ressortissante arménienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Vienne. Le tribunal a jugé que le refus de titre ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, compte tenu de l'absence d'enfant et de la possibilité pour la requérante de bénéficier du regroupement familial. Il a également estimé que la décision d'éloignement était légale, faute d'illégalité du refus de titre sous-jacent. La requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA87-2401866(TA87-2401866)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. F D, ressortissant algérien, contestant les arrêtés du préfet de la Haute-Vienne du 8 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an et une assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de son droit à être entendu, une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que les décisions étaient légales et proportionnées. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA87-2401071(TA87-2401071)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Vienne. Le tribunal a jugé que, compte tenu de la brièveté de son séjour en France et de la possibilité pour elle de solliciter le regroupement familial, la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du 5° de l'article 6 de l'accord franco-algérien. Il a également écarté les moyens tirés du défaut de saisine de la commission du titre de séjour et de la méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA87-2301931(TA87-2301931)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Corrèze de lui délivrer la carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". La décision a été prise sur le fondement des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que de l'arrêté du 3 janvier 2017. Le tribunal a estimé que Mme A ne démontrait pas remplir les critères requis, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou la nécessité systématique d'une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs.
N° TA87-2301485(TA87-2301485)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté l’opposition formée par Mme C contre une contrainte émise par France Travail Nouvelle Aquitaine pour le recouvrement d’un indu de prime de fin d’année de 900,21 euros pour 2020. La requérante invoquait une erreur de l’administration et ses difficultés financières, mais n’a apporté aucun élément établissant le caractère infondé ou inexigible de la dette. Le juge a rappelé que seuls des moyens relatifs à la régularité de la contrainte, au principe, à la quotité ou à l’exigibilité de la créance sont recevables. La décision est fondée sur les articles L. 5426-8-2 et R. 5426-20 du code du travail.
N° TA87-2301464(TA87-2301464)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Corrèze de lui accorder une remise de dette de 2 842,05 euros correspondant à un indu de revenu de solidarité active. Le juge a estimé que l’indu résultait de fausses déclarations répétées de la requérante concernant son chiffre d’affaires, ce qui exclut toute remise gracieuse en application de l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les fins de non-recevoir soulevées par le département.
N° TA87-2301430(TA87-2301430)
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en juge unique, a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la caisse d’allocations familiales de la Corrèze lui accordant une remise partielle de 536,11 euros sur un trop-perçu d’aide personnalisée au logement de 714,81 euros. Le tribunal a constaté que l’intégralité de la dette avait été remboursée par l’intéressé, rendant sans objet sa demande de remise gracieuse totale. En application des articles L. 821-1 et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que de l’article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, le juge a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA87-2301401(TA87-2301401)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, annule la décision du 28 juillet 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Creuse n'avait accordé qu'une remise partielle de 598,50 euros sur un trop-perçu d'aide personnalisée au logement de 1 197 euros. Saisi d'un recours pour excès de pouvoir, le juge accorde une remise totale de la dette, estimant que la situation de précarité de la requérante, caractérisée par un quotient familial de 560 euros et une procédure de surendettement, justifie cette mesure. La décision se fonde sur les articles L. 821-1, L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, en l'absence de manœuvre frauduleuse.
N° TA87-2301279(TA87-2301279)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné le recours en excès de pouvoir de la société Auto Contrôle Quercy-Limousin contre l'arrêté préfectoral du 21 novembre 2022 suspendant son agrément de contrôle technique pour six semaines. La société soutenait une erreur manifeste d'appréciation, mais le tribunal a rejeté sa requête, jugeant la suspension fondée sur le non-respect des conditions de bon fonctionnement des installations prévues par l'article R. 323-14 du code de la route et l'arrêté du 18 juin 1991. Par conséquent, les demandes indemnitaires pour illégalité fautive des arrêtés des 28 juin et 21 novembre 2022 ont également été rejetées, faute d'illégalité établie.
N° TA87-2301177(TA87-2301177)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de la caisse d'allocations familiales de la Haute-Vienne de lui accorder une remise gracieuse sur deux indus de prime d'activité (429,04 € et 389,27 €). La requérante invoquait une erreur de calcul et sa situation financière difficile. Le tribunal a estimé que l'indu résultait d'une déclaration incomplète de ses ressources par Mme B, sans qu'elle établisse l'erreur alléguée, et qu'elle ne justifiait pas d'une précarité suffisante pour justifier une remise. La décision s'appuie sur les articles L. 843-1 et L. 845-3 du code de la sécurité sociale.
N° TA87-2300701(TA87-2300701)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme E contestant un trop-perçu de prime d'activité de 951,45 euros. La Caf de l'Indre avait pris en compte la situation de concubinage de la requérante avec la personne l'hébergeant, sur la base d’un rapport d’enquête établissant une vie commune stable et continue depuis 2015. Le juge a appliqué les articles L. 842-1, L. 842-7 et R. 842-3 du code de la sécurité sociale, ainsi que l’article 515-8 du code civil, pour confirmer que la composition du foyer était correcte. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation de la décision de la Caf.
N° TA87-2201569(TA87-2201569)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, technicien de l'environnement, qui contestait le refus implicite de l'Office français de la biodiversité de lui verser une prime de restructuration de service suite à un changement de résidence administrative. La juridiction a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, constatant que le délai de deux mois pour contester la décision implicite de rejet née le 28 août 2022 expirait le 31 octobre 2022, alors que la requête n'a été enregistrée que le 3 novembre 2022. Le tribunal a également rejeté les conclusions à fin d'injonction comme irrecevables par voie de conséquence. Cette décision s'appuie sur les articles R. 421-1 du code de justice administrative et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA87-2201264(TA87-2201264)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C, qui demandait l'annulation du refus de délivrance d'un agrément en qualité d'assistante maternelle. La décision, fondée sur les articles L. 421-3 et R. 421-3 du code de l'action sociale et des familles, a estimé que les lacunes constatées lors des visites d'évaluation, notamment l'absence de posture professionnelle et la méconnaissance des besoins de l'enfant, justifiaient le refus. Le tribunal a considéré que les conditions d'accueil ne garantissaient pas la sécurité, la santé et l'épanouissement des mineurs, conformément au référentiel applicable.
N° TA87-2201220(TA87-2201220)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A C, surveillant pénitentiaire, qui contestait un arrêté du garde des sceaux du 19 avril 2022 portant son reclassement. Le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par le ministre, estimant que la requête était tardive. Il a considéré que M. C avait eu connaissance de l'arrêté au plus tard le 21 avril 2022, date de son recours gracieux, et qu'il n'avait pas établi la réception de ce recours, de sorte que le délai de deux mois pour saisir le tribunal était expiré le 24 août 2022. La décision est fondée sur l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2200939(TA87-2200939)
Taxe d'habitation – Résidence secondaire – Personne âgée en Ehpad – Tribunal administratif de Limoges – Irrecevabilité pour réclamation prématurée. Le tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. E D, agissant pour son père, qui contestait la taxe d'habitation due pour un logement dont ce dernier est propriétaire, alors qu'il réside en Ehpad. La solution retenue est l'irrecevabilité de la requête, car la réclamation préalable à l'administration fiscale a été présentée avant la mise en recouvrement de l'imposition, en méconnaissance de l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales.
N° TA87-2200527(TA87-2200527)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du département de la Corrèze de reconnaître l'imputabilité au service de son épicondylite bilatérale. La requérante n'a pas démontré que ses tâches de travailleur social correspondaient à la liste limitative des travaux prévue par le tableau n° 57 des maladies professionnelles. La décision s'appuie sur l'article 21 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et les articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale.
N° TA87-2401078(TA87-2401078)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, contestant le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Vienne. Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée récente en France et de la possibilité de reconstituer la cellule familiale en Algérie. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA87-2101904(TA87-2101904)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête des sociétés Cogedim et Six Ares contestant la délibération du 29 mars 2021 autorisant la vente d’un ensemble immobilier par le département de la Creuse à la société Linkcity, dans le cadre d’un appel à projet. Les requérantes soutenaient que cette cession constituait un marché public de travaux, soumis aux règles de la commande publique, et que la pondération des critères de sélection des offres prévue à l’article R. 2152-27 du code de la commande publique avait été méconnue. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que le contrat de vente portait sur une dépendance du domaine privé du département et ne relevait pas du code de la commande publique. Il a également écarté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par le département, la délibération attaquée n’ayant pas été rapportée.