Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
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N° TA87-2001214(TA87-2001214)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé provision, a pris acte du désistement de Mme B, qui a indiqué ne plus maintenir sa requête après le jugement rendu au fond dans le litige l’opposant au centre hospitalier de Châteauroux. La requérante demandait une provision de plus de 10 millions d’euros en réparation des préjudices subis lors de son accouchement, en raison d’une faute médicale déjà reconnue par la cour administrative d’appel de Bordeaux. Ce désistement entraîne également la déchéance des conclusions de la caisse primaire d’assurance maladie, qui était intervenante dans l’instance. Aucune provision n’a donc été allouée.
N° TA87-2102026(TA87-2102026)
Cette décision du Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) concerne le litige opposant M. C de D à l'État, suite au classement sans suite de sa demande de permis d'aménager et aux oppositions à ses déclarations préalables pour des travaux sur un site classé à Collonges-la-Rouge. Le tribunal a rejeté la requête de M. C de D, jugeant que la décision de classement sans suite était légale car les pièces complémentaires fournies étaient insuffisantes, et que les avis défavorables de l'architecte des bâtiments de France n'étaient entachés d'aucune erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'urbanisme, du code de l'environnement et du code du patrimoine, notamment en matière de protection des sites classés et des abords de monuments historiques.
N° TA87-2200247(TA87-2200247)
Le Tribunal Administratif de Limoges rejette la requête de M. A, un ressortissant somalien, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence, la directrice territoriale disposant d'une délégation de signature valide. Il juge que la cessation des conditions matérielles d'accueil, fondée sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), est conforme à l'article 20 de la directive 2013/33/UE, car cette disposition transpose correctement les hypothèses de retrait prévues par la directive. Enfin, le tribunal estime que le requérant n'apporte pas d'éléments établissant que sa vulnérabilité n'aurait pas été prise en compte, conformément à l'article D. 744-38 du CESEDA.
N° TA87-2101495(TA87-2101495)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Haute-Vienne du 29 avril 2021 refusant son titre de séjour. En cours d’instance, la Cour nationale du droit d’asile a reconnu le statut de réfugié à Mme B le 4 janvier 2022, ce qui lui ouvre droit à une carte de résident de dix ans, aux effets au moins équivalents au titre sollicité. Le tribunal a donc constaté, par ordonnance du 15 octobre 2024, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales et à fin d’injonction, devenues sans objet. Les conclusions accessoires fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA87-2401069(TA87-2401069)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de M. C et Mme D, ressortissants algériens, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Haute-Vienne leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et article 6 de l'accord franco-algérien) et un vice de procédure pour absence de saisine de la commission du titre de séjour. Le tribunal a estimé que les décisions préfectorales étaient légales, en retenant que les intéressés ne justifiaient pas d'une intégration suffisante ni de liens personnels et familiaux intenses en France. La solution s'appuie sur les stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA87-2401060(TA87-2401060)
Le Tribunal administratif de Limoges rejette la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l’arrêté préfectoral du 23 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal estime que le refus ne méconnaît ni l’article 6§5 de l’accord franco-algérien ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de l’entrée très récente en France (mars 2023) et des attaches familiales conservées en Algérie. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles à fin d’injonction et d’astreinte.
N° TA87-2200384(TA87-2200384)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme D, qui contestait la décision de la préfète de la Haute-Vienne lui demandant de restituer sa carte nationale d'identité. Le tribunal a jugé que la préfète était en situation de compétence liée pour retirer ce titre, car un jugement définitif du tribunal de grande instance de Bordeaux avait constaté l'extranéité de Mme D et l'obtention frauduleuse de son certificat de nationalité française. En conséquence, les moyens soulevés par la requérante, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'erreur de fait, ont été écartés comme inopérants. La solution retenue s'appuie sur les articles 29 et 30 du code civil et le décret n° 55-1397 du 22 octobre 1955.
N° TA87-2200464(TA87-2200464)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet de l'Indre. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du CESEDA était inopérant, car M. C n'avait pas sollicité un titre au titre de la vie privée et familiale. Il a également écarté le moyen fondé sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de la brièveté de son séjour et de ses attaches conservées au Congo. Enfin, le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'article L. 435-1 du CESEDA, sans autre précision dans l'extrait fourni.
N° TA87-2200543(TA87-2200543)
Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé deux certificats d'urbanisme négatifs délivrés le 19 octobre 2021 par le maire d'Aixe-sur-Vienne, qui refusaient à Mme A la possibilité de construire une maison individuelle sur ses terrains. La juridiction a jugé que ces décisions étaient insuffisamment motivées, le maire s'étant contenté d'affirmer que le projet compromettait l'aménagement de la zone sans fournir d'explications concrètes, en méconnaissance de l'article R. 410-14 du code de l'urbanisme. La solution retenue est l'annulation des certificats et de la décision de rejet du recours gracieux, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA87-2200900(TA87-2200900)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la SCI Copa, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 15 avril 2022 par lequel le maire de Brive-la-Gaillarde avait refusé de lui délivrer un permis de construire pour un projet de modification et surélévation de bâtiments. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, faute pour la SCI Copa d'avoir exercé un recours préalable obligatoire devant le préfet de région contre l'avis défavorable de l'architecte des bâtiments de France, conformément aux articles L. 632-2 du code du patrimoine et R. 424-24 du code de l'urbanisme. Par conséquent, la demande d'annulation a été rejetée, et la SCI Copa a été condamnée à verser 3 000 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA87-2201173(TA87-2201173)
Le Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme B épouse D, ressortissante algérienne, contre le refus de titre de séjour "vie privée et familiale" opposé par la préfète de la Creuse le 5 mai 2022. La requérante invoquait notamment une erreur de fait, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision attaquée n'était entachée d'aucune illégalité au regard des textes invoqués.
N° TA87-2201470(TA87-2201470)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande de M. C, qui sollicitait la restitution des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2021, en raison de la vacance de son appartement. Le juge a estimé que le requérant ne rapportait pas la preuve que la vacance était indépendante de sa volonté, condition requise par l'article 1389 du code général des impôts pour obtenir un dégrèvement. Il a notamment relevé l'absence de preuve de l'état du logement et le caractère insuffisant des démarches de relocation. La demande de dommages et intérêts a également été rejetée, faute de réclamation préalable.
N° TA87-2400772(TA87-2400772)
Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par Mme C, une ressortissante ivoirienne demandant l’asile, pour contester la décision du 19 avril 2024 par laquelle l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) avait cessé ses conditions matérielles d’accueil, motif pris de son placement en fuite dans le cadre d’une procédure Dublin. La requérante soutenait notamment ne pas avoir été informée personnellement de la date de son transfert vers la Belgique et que les autorités n’avaient pas assuré son préacheminement. Le tribunal a constaté que l’Ofii avait rétabli Mme C dans ses droits dès le 31 mai 2024, y compris l’hébergement et l’allocation pour demandeur d’asile, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes, en application des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et du code de justice administrative.
N° TA87-2401070(TA87-2401070)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de M. C et Mme D, ressortissants algériens, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Haute-Vienne leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6 de l'accord franco-algérien, ainsi qu'un défaut de saisine de la commission du titre de séjour. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées n'étaient entachées d'aucune illégalité, considérant que le préfet avait suffisamment motivé ses refus et que les atteintes à la vie privée et familiale n'étaient pas disproportionnées au regard de la situation des intéressés. Les textes appliqués sont la Convention européenne des droits de l'homme, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA87-2401059(TA87-2401059)
Le Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, qui contestait le refus de titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Vienne. La requérante invoquait une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et du 5) de l’article 6 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le tribunal a jugé que, malgré sa présence en France depuis 2015, Mme A n’établissait pas de liens personnels ou familiaux d’une intensité suffisante, étant célibataire, sans enfant et conservant des attaches en Algérie. La décision de refus n’a donc pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
N° TA87-2401058(TA87-2401058)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour et les mesures d'éloignement associées. Le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral du 23 février 2024, estimant que le préfet de la Corrèze avait méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, M. A justifiant d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour ont également été annulées. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois.
N° TA87-2200175(TA87-2200175)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant nigérian, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 23 novembre 2021 prononçant son expulsion. La juridiction a estimé que la mesure d'expulsion était justifiée, car la présence de l'intéressé constituait une menace grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de sa condamnation pour proxénétisme aggravé et traite d'êtres humains. Le tribunal a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la gravité des faits et de l'absence de gages de réinsertion.
N° TA87-2401235(TA87-2401235)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 17 mai 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, la délégation de signature étant régulière. Sur le fond, il a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.
N° TA87-2400957(TA87-2400957)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 2 mai 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation du requérant. Le tribunal a notamment jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas fondé, compte tenu des circonstances de l'espèce. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA87-2101581(TA87-2101581)
Le Tribunal Administratif de Limoges était saisi par la société Pew Anzeme d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal d’Anzême du 30 juin 2021 résiliant une convention d’occupation du domaine public liée à un projet éolien. Le tribunal a relevé que, selon l’article R. 311-5 du code de justice administrative, les litiges relatifs aux autorisations d’occupation du domaine public pour des installations éoliennes relèvent de la compétence en premier et dernier ressort des cours administratives d’appel. En conséquence, il a estimé ne pas être compétent pour statuer sur cette affaire et a transmis le dossier à la cour administrative d’appel compétente.