Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200558(TA87-2200558)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de Mme C, agent public, contestant le refus partiel de sa demande de télétravail (un jour par semaine au lieu de deux). La requérante invoquait l'illégalité d'un refus tacite et l'insuffisance de motivation de la décision du 11 août 2022, ainsi qu'une erreur d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions, considérant que la décision attaquée était suffisamment motivée et que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en limitant le télétravail à un jour par semaine, conformément au décret n° 2016-151 du 11 février 2016.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2101839(TA87-2101839)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par le département de la Creuse d’un recours en responsabilité pour des désordres affectant un ouvrage de vêture, ayant entraîné des moisissures et un pourrissement des fixations, rendant l’ouvrage impropre à sa destination. Le tribunal a retenu la responsabilité de la société SOPCZ Scop (constructeur) à hauteur de 80 %, de M. A (architecte) à hauteur de 10 %, et de la SAS Dekra Industrial (contrôleur technique) à hauteur de 10 %, sur le fondement des principes de la responsabilité contractuelle des constructeurs. Il a condamné in solidum ces parties à verser au département la somme de 41 058,33 euros au titre des travaux de réparation, ainsi que les dépens et une somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Les conclusions dirigées contre la SMABTP, assureur de la SOPCZ, ont été rejetées comme portées devant une juridiction incompétente.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200884(TA87-2200884)

Cette décision du Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, rejette la requête de M. D qui contestait son assujettissement à la contribution à l'audiovisuel public pour 2021. Le tribunal a appliqué les articles 1605 et 1605 bis du code général des impôts, rappelant que l'exonération pour les personnes de plus de 60 ans est conditionnée par un revenu fiscal de référence inférieur à un certain seuil. En l'espèce, M. D ne remplissait pas cette condition de revenus, et le moyen tiré d'une erreur de calcul n'a pas été retenu. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'exonération.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA87-2200906(TA87-2200906)

Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé le titre de recette de 100 euros émis par Châteauroux Métropole à l'encontre de la SCP Avocats Centre pour défaut de tri et présentation à contretemps de ses déchets. La juridiction a jugé que la requête n'était pas tardive, car le recours gracieux adressé au comptable public avait dû être transmis à l'ordonnateur, faisant naître une décision implicite de rejet le 25 mai 2022. La solution retenue est fondée sur l'absence de base légale, le règlement de collecte et la délibération du 15 décembre 2021 ne prévoyant pas la possibilité d'infliger une amende administrative de 100 euros. Les textes appliqués sont le code général des collectivités territoriales et le code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200947(TA87-2200947)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la commune de Châteauroux contestant la délibération du 24 mars 2022 par laquelle la commune du Poinçonnet a résilié unilatéralement une convention de 1964 relative à l'extension d'une zone industrielle. Le tribunal a relevé d'office que la commune de Châteauroux, informée de la résiliation au plus tard le 28 avril 2022, avait introduit son recours en contestation de la validité de cette mesure après l'expiration du délai de deux mois, le rendant tardif et donc irrecevable. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et de reprise des relations contractuelles ont été rejetées.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2201256(TA87-2201256)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, un praticien hospitalier, qui demandait la condamnation du centre hospitalier d'Auxerre pour une erreur dans le décompte de son compte épargne-temps (CET) lors de sa mutation. Le tribunal a jugé que le nombre de jours inscrit au CET par l'administration fait foi et qu'il incombait au requérant de prouver l'erreur alléguée, ce qu'il n'a pas fait. En l'absence de faute établie, la responsabilité de l'établissement n'a pas été retenue, et les conclusions indemnitaires de M. C ont été rejetées. La décision s'appuie notamment sur les articles R. 6152-802 et suivants du code de la santé publique.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201518(TA87-2201518)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ingénieur des travaux publics de l’État, contestant le montant de son indemnité de fonctions, sujétions et expertise (IFSE) au titre de 2021 et de son indemnité spécifique de service (ISS) pour 2020. Le requérant soutenait notamment une erreur dans le calcul de l’IFSE, fondé sur un coefficient de modulation individuel (CMI) qu’il estimait erroné, et une violation du principe d’égalité de traitement. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, en application des décrets n° 2003-799 du 25 août 2003, n° 2014-513 du 20 mai 2014 et n° 2021-1681 du 16 décembre 2021.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA87-2400470(TA87-2400470)

Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé la décision du 13 mars 2024 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) avait retiré sa carte professionnelle d'agent de sécurité à M. B. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d'une erreur de fait, le CNAPS n'ayant apporté aucun élément circonstancié pour étayer ses allégations de comportement violent de la part de l'agent, qui exerçait sans contact avec le public. La solution a été fondée sur les dispositions de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. Le CNAPS a également été condamné à verser 600 euros à M. B au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401044(TA87-2401044)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Haute-Vienne. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'irrégularité de la procédure, jugeant que le signataire disposait d'une délégation valide et que la commission du titre de séjour n'avait pas à être saisie. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme A.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2401049(TA87-2401049)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, ressortissante nigérienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Vienne. Le tribunal a jugé que le préfet avait suffisamment motivé sa décision et n'avait pas commis d'erreur de droit en n'examinant pas d'office la situation de la requérante sur le fondement de l'article 10 de la convention franco-nigérienne du 24 juin 1994, dès lors que Mme B n'avait pas sollicité un titre de séjour sur ce fondement. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et qu'elle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401050(TA87-2401050)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Vienne. Le tribunal a estimé que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, car M. C ne remplissait pas les conditions pour obtenir un titre de plein droit. Il a également jugé que les moyens tirés de la violation de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. C, y compris celles relatives à l'obligation de quitter le territoire et aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401052(TA87-2401052)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme E, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 16 avril 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que la procédure d'avis du collège de médecins de l'Ofii était régulière et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du CESEDA, l'intéressée pouvant bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Le tribunal a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de Mme E, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA87-2401056(TA87-2401056)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corrèze refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la présence de M. C constituait une menace pour l'ordre public en raison de ses condamnations pénales récentes et répétées, notamment pour détention et cession de stupéfiants, justifiant le refus de séjour sur le fondement des articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La décision a également été jugée conforme à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé ne démontrant pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401166(TA87-2401166)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant serbe, contestant l'arrêté préfectoral du 24 mai 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-3), compte tenu de la gravité des faits ayant conduit au retrait de son statut de réfugié. Les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour ont été jugées légales, faute d'illégalité du refus de titre de séjour.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401195(TA87-2401195)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, ressortissant azerbaïdjanais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 17 mai 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet de la Haute-Vienne n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que la présence de M. C constituait une menace pour l'ordre public, en raison de ses nombreuses condamnations pénales. Le tribunal a appliqué les articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a jugé que les décisions contestées ne méconnaissaient ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200982(TA87-2200982)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, qui contestait la suspension de sa pension militaire de retraite et le reversement d'un trop-perçu de 6 998,71 euros pour la période du 1er janvier au 29 octobre 2021. Le juge a considéré que le cumul de sa pension avec ses nouveaux revenus d'agent public dépassait le plafond légal fixé par les articles L. 84 et L. 85 du code des pensions civiles et militaires de retraite. Il a également écarté l'argument de M. C sur son ignorance des règles, estimant que l'administration n'avait pas commis d'erreur en incluant son service national dans le calcul de ses droits à pension, conformément à l'article L. 5 du même code. Enfin, la demande de remise gracieuse a été rejetée, faute pour le requérant de démontrer une situation de précarité financière insurmontable.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2201032(TA87-2201032)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande de M. et Mme E tendant à la décharge des taxes d'habitation pour les années 2018, 2019 et 2020 sur un bien situé à Brive-La-Gaillarde. La requête a été jugée irrecevable pour 2018 (absence d'imposition établie) et pour 2019 (défaut de réclamation préalable obligatoire). Sur le fond, pour 2020, les requérants n'ont pas démontré que le bien constituait leur résidence principale au 1er janvier 2020, date du fait générateur de l'impôt, au sens des articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201087(TA87-2201087)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, professeur de lycée professionnel, qui contestait son affectation dans l’académie de Limoges pour l’année 2022-2023, demandant à être muté dans les académies de Paris, Versailles ou Créteil. Le tribunal a jugé que le ministre de l’éducation nationale n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation, aucun poste n’étant ouvert dans sa discipline à Paris et Versailles, et les postes à Créteil ayant été attribués à des candidats prioritaires. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du décret n° 98-915 du 13 octobre 1998, notamment ses articles 17 et 27-1, qui régissent la gestion déconcentrée des personnels enseignants.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2201517(TA87-2201517)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ingénieur des travaux publics, qui contestait le montant de son complément indemnitaire annuel (CIA) pour 2021, fixé à 420 euros par le préfet de l'Indre. Le requérant invoquait une méconnaissance du principe de versement annuel et une erreur manifeste d'appréciation au regard de son évaluation professionnelle. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du non-respect du versement annuel était inopérant et que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste dans la fixation du montant, en application du décret n°2014-513 du 20 mai 2014 portant création du RIFSEEP. La demande d'annulation de la décision du 25 février 2022 et du rejet du recours gracieux a donc été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2400734(TA87-2400734)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. et Mme A, parents d’un enfant décédé au CHU de Limoges, afin d’obtenir l’annulation du refus de l’établissement de leur communiquer des documents relatifs aux causes du décès, notamment la procédure de suivi d’événement indésirable et la revue de mortalité et de morbidité (RMM). Le tribunal a constaté que la requête concernant la RMM (n° 2400735) avait perdu son objet, ce document ayant été communiqué aux requérants en cours d’instance. S’agissant de la demande relative aux autres documents (n° 2400734), le tribunal a rejeté la requête, estimant que le CHU n’avait pas méconnu les dispositions du code des relations entre le public et l’administration ni du code de la santé publique, et que la communication du dossier médical suffisait à satisfaire le droit d’accès des parents.

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