Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
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N° TA87-2101373(TA87-2101373)
Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé la décision du 30 avril 2021 par laquelle le préfet de la Haute-Vienne a refusé d'admettre l'épouse et les trois enfants de M. C, ressortissant algérien, au bénéfice du regroupement familial. La juridiction a jugé que la procédure était irrégulière, faute pour le préfet de justifier avoir recueilli l'avis du maire de Limoges, pourtant obligatoire en vertu des articles L. 421-1 et R. 421-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constituant une garantie pour le demandeur. Cette irrégularité a privé M. C d'une garantie, entraînant l'annulation de la décision sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
N° TA87-2200129(TA87-2200129)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant la clôture automatique de sa demande d'autorisation de travail par le ministère de l'intérieur, intervenue par un courriel du 17 janvier 2022. Le tribunal a constaté que le préfet de l'Indre, mis en demeure, n'a pas produit de mémoire en défense, ce qui vaut acquiescement aux faits allégués par le requérant. La solution retenue est l'annulation de la décision de clôture, au motif qu'elle méconnaît les dispositions des articles L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 5221-1 du code du travail, M. B remplissant les conditions pour obtenir une autorisation de travail.
N° TA87-2101355(TA87-2101355)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. F de G contestant les arrêtés préfectoraux du 9 mars 2021 fixant une astreinte administrative de 300 euros par jour pour des travaux non autorisés dans un site classé, et du 22 juin 2021 liquidant cette astreinte à 18 000 euros. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées, que le titre de perception n'était pas entaché d'irrégularité, et que la réalité des manquements était établie. Il a estimé que le montant de l'astreinte n'était pas disproportionné au regard de la gravité des infractions commises dans le site classé de Collonges-la-Rouge, en application du code de l'environnement.
N° TA87-2401432(TA87-2401432)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant arménien, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 17 juin 2024 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut d'examen sérieux, jugeant la délégation de signature régulière et la motivation suffisante. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'annulation et d'injonction, sans que les moyens soulevés au titre des articles L. 421-1, L. 435-1 et L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ne soient considérés comme fondés.
N° TA87-2200113(TA87-2200113)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B C, ressortissant soudanais, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son récépissé de demande de titre de séjour. Le tribunal a estimé que, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour était déjà née avant sa demande de renouvellement de récépissé. Dès lors, l'administration était légalement tenue de refuser ce renouvellement, rendant inopérants les moyens soulevés par le requérant. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte.
N° TA87-2401754(TA87-2401754)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) de lui rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la décision de l'Ofii était suffisamment motivée et que le requérant n'avait pas démontré de situation de vulnérabilité particulière justifiant une dérogation. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-8 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs aux conditions matérielles d'accueil des demandeurs d'asile.
N° TA87-2400983(TA87-2400983)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, ressortissante macédonienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de son mariage avec un compatriote résident. Le tribunal a jugé que la décision n'était pas entachée d'illégalité, considérant que les liens personnels et familiaux de l'intéressée en France n'étaient pas suffisamment établis pour justifier un droit au séjour.
N° TA87-2300180(TA87-2300180)
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en juge unique, était saisi par Mme C d’un recours contre une décision de la caisse d’allocations familiales de l’Indre ne lui accordant qu’une remise gracieuse partielle de 165,25 euros sur un trop-perçu d’aide personnalisée au logement de 661 euros. Le tribunal a annulé cette décision en considérant que la situation de précarité de la requérante justifiait une remise supplémentaire de 25 % de la dette restante. Il a accordé à Mme C une remise complémentaire de 165,25 euros, ramenant le solde dû à 330,50 euros, sur le fondement des articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA87-2300833(TA87-2300833)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A C, qui contestait l'invalidation de son permis de conduire pour perte de points suite à des infractions routières. Le juge a écarté le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, estimant que cette notification n'affecte pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. Il a également jugé que l'administration avait apporté la preuve de la délivrance de l'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route pour l'infraction du 13 septembre 2022, constatée via un procès-verbal électronique. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. C, y compris celles relatives à la restitution de son permis et aux frais de justice.
N° TA87-2300920(TA87-2300920)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme I d’un recours contre le refus implicite de l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) de lui communiquer plusieurs documents administratifs, notamment les cartes professionnelles et actes d’assermentation d’agents. Le tribunal a jugé que les conclusions relatives à la carte professionnelle d’un agent et à une réponse inexistante étaient devenues sans objet. Sur le fond, appliquant les articles L. 311-1 et L. 311-6 du code des relations entre le public et l’administration, il a estimé que les procès-verbaux d’assermentation des six agents sont communicables, mais que les actes de nomination doivent être occultés pour protéger le secret de la vie privée. La solution retenue est un rejet partiel de la requête, avec injonction de communiquer les procès-verbaux d’assermentation sous quinze jours, sans astreinte.
N° TA87-2301012(TA87-2301012)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Corrèze du 9 février 2023 lui retirant son permis de conduire. En cours d’instance, le préfet a retiré sa décision contestée et rétabli l’intéressée dans ses droits, ce qui a privé le litige d’objet. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée par Mme A au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2301637(TA87-2301637)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B contestant l'arrêté du préfet du Puy-de-Dôme suspendant son permis de conduire pour neuf mois suite à un contrôle routier positif aux stupéfiants. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure contradictoire préalable n'était pas requise en raison de l'urgence liée au danger pour la sécurité routière. La décision s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur les dispositions du code de la route relatives à la suspension du permis.
N° TA87-2301768(TA87-2301768)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision "48 SI" du 18 août 2023 invalidant son permis de conduire. Le ministre de l’intérieur a soulevé un non-lieu à statuer, arguant que le stage de sensibilisation effectué par le requérant avait permis la restitution de points, rendant la décision contestée caduque. Le tribunal a constaté que le stage avait effectivement rétabli un solde de points positif, privant d’objet la requête, et a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation. Les conclusions à fin d’injonction ont été rejetées, le jugement n’impliquant aucune mesure d’exécution. Cette solution s’appuie sur les articles R. 223-1 et R. 223-8 du code de la route.
N° TA87-2401028(TA87-2401028)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant espagnol d’origine marocaine, contestant l’arrêté préfectoral du 30 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de circulation de deux ans. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la menace pour l’ordre public, fondée sur une condamnation pour proxénétisme aggravé, justifiait légalement les mesures prises au regard des articles L. 200-6 et L. 251-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également jugé que ces mesures ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l’intéressé (article 8 de la CESDH) ni à l’intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la CIDE). En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA87-2401077(TA87-2401077)
Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé l'arrêté du 6 mai 2024 par lequel le préfet de la Corrèze avait ordonné l'expulsion de M. B, ressortissant marocain présent en France depuis plus de vingt ans. Le tribunal a jugé que le préfet était incompétent pour prendre cette décision, car, en application des articles L. 631-3 et R. 632-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, seule l'autorité ministérielle pouvait prononcer l'expulsion d'un étranger justifiant d'une résidence régulière de plus de vingt ans. Par voie de conséquence, les décisions de retrait du titre de séjour et de fixation du pays de destination ont également été annulées.
N° TA87-2200338(TA87-2200338)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B A, qui demandait l'annulation du refus de la préfète de la Haute-Vienne de lui délivrer une carte de résident "longue durée - UE". Le tribunal a jugé que la procédure de saisine du maire pour avis avait bien été respectée et que le requérant ne justifiait pas de ressources stables, régulières et suffisantes au sens de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
N° TA87-2200025(TA87-2200025)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. B, de nationalité algérienne, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 6 janvier 2022 l'assignant à résidence pour six mois. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'exception d'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, celle-ci ayant été confirmée par un arrêt définitif de la cour administrative d'appel de Bordeaux. Il a également écarté le moyen d'incompétence du signataire, ce dernier disposant d'une délégation de signature régulière. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens, sur le fondement des articles L. 731-1 et L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA87-2201238(TA87-2201238)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A contestant la mise en demeure de la commune de Brive-la-Gaillarde de réaliser des travaux sur un talus situé sur sa propriété. Le tribunal a jugé que ce talus, bien qu’en surplomb de la voie publique, ne constituait pas un accessoire indissociable de celle-ci au sens des articles L. 2111-2 et L. 2111-14 du code général de la propriété des personnes publiques, faute de lien physique ou fonctionnel avec la voirie. Par conséquent, la commune n’était pas responsable de son entretien et la mise en demeure était fondée. Les conclusions de M. A ont été rejetées, et aucune somme n’a été mise à la charge des parties au titre des frais de justice.
N° TA87-2300690(TA87-2300690)
Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé la décision implicite de refus du directeur de l'Institut français du cheval et de l'équitation (IFCE) de communiquer à M. E l'acte de nomination pour assermentation d'un agent. Le tribunal a jugé que ce document administratif était communicable en application des articles L. 311-1 et L. 342-1 du code des relations entre le public et l'administration, sous réserve de l'occultation des mentions relevant de la vie privée. Il a enjoint à l'IFCE de procéder à cette communication dans un délai de deux mois, sans astreinte.
N° TA87-2300691(TA87-2300691)
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en juge unique, a annulé le refus implicite du directeur de l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) de communiquer à M. D l’acte de nomination pour assermentation d’un agent. Le tribunal a jugé que ce document administratif était communicable en application de l’article L. 311-1 du code des relations entre le public et l’administration, sous réserve d’occultation des mentions relevant de la vie privée. Il a enjoint à l’IFCE de procéder à cette communication dans un délai de deux mois, sans astreinte.