Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2300878(TA87-2300878)

Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par M. C d’un recours en excès de pouvoir contre la décision « 48 SI » du 11 avril 2023 du ministre de l’intérieur, invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a constaté que plusieurs retraits de points contestés avaient été annulés et qu’un stage de sensibilisation avait permis la restitution de points, rendant le solde positif et privant d’objet les conclusions principales. Sur le surplus, le juge a rejeté le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, rappelant que cette notification n’affecte pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité. Il a également écarté le moyen tiré du défaut d’information préalable, prévu par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, sans préciser le fondement du rejet dans l’extrait fourni.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2101694(TA87-2101694)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 12 août 2021 du président de la communauté de communes Ouest-Limousin imposant le pass sanitaire dans les médiathèques. Les requérants contestaient notamment la compétence de l’auteur de l’acte et l’absence de justification de la densité de population. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision était fondée sur le décret du 7 août 2021 pris en application de la loi du 5 août 2021, et que le président disposait de la compétence nécessaire pour édicter une telle mesure sans consultation préalable du conseil communautaire.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2101320(TA87-2101320)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de la société Milkar contestant une décision du directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 15 février 2021. Cette décision mettait à sa charge une contribution spéciale de 18 250 euros et une contribution forfaitaire de 2 124 euros pour l'emploi d'un travailleur étranger sans autorisation de travail. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation des titres de perception, faute de production de ces documents, et a écarté les moyens de la requête, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et la bonne foi de la société. En application du principe de l'application immédiate de la loi répressive plus douce, issu de la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024, le tribunal a réduit le montant de la contribution spéciale à 3 650 euros, conformément à l'article R. 8253-2 du code du travail.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2300992(TA87-2300992)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A D, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 2 mai 2023 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le requérant invoquait un défaut d'information préalable au retrait de points, en application des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le tribunal a jugé que, pour les infractions constatées par procès-verbal électronique ou par radar automatique, le paiement de l'amende forfaitaire par l'intéressé établissait qu'il avait reçu les informations requises, et que le moyen n'était donc pas fondé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2301801(TA87-2301801)

Le Tribunal administratif de Limoges annule le refus implicite du directeur de l'Institut français du cheval et de l'équitation (IFCE) de communiquer à M. G les cartes professionnelles, procès-verbaux d'assermentation et actes de nomination pour assermentation de trois agents. Le juge estime que ces documents sont administratifs et communicables en vertu de l'article L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration, sous réserve d'occultation des mentions relevant de la vie privée pour les cartes professionnelles et les actes de nomination, conformément à l'article L. 311-6 du même code. La solution retenue s'appuie sur l'avis favorable de la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA) du 21 septembre 2023.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401034(TA87-2401034)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A C, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne lui retirant la protection subsidiaire et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable en raison de sa tardiveté, M. A C n'ayant pas démontré avoir été informé de la décision attaquée à une date postérieure à sa notification régulière. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives aux délais de recours contentieux.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401033(TA87-2401033)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 16 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a notamment écarté le moyen d'incompétence du signataire, en retenant que le sous-préfet bénéficiait d'une délégation de signature régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sans que le jugement ne précise l'analyse des autres moyens soulevés (violation des articles L. 435-1, L. 422-1 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH). Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et le code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2301881(TA87-2301881)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par un détenu, M. D, demandant réparation pour 19 fouilles à nu subies entre 2020 et 2023, qu'il estimait contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et aux dispositions du code de procédure pénale. Le tribunal a constaté que l'intéressé avait signé un protocole transactionnel avec l'administration, acceptant une indemnisation de 100 euros et renonçant à toute action pour ces faits. En conséquence, il a jugé que les conclusions indemnitaires étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les frais de justice ont été rejetés.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2302060(TA87-2302060)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. C contestant la décision du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour perte de points. Le tribunal a constaté que la restitution de quatre points suite à un stage de sensibilisation avait rendu le solde positif, rendant sans objet l'annulation de l'invalidation. Concernant la demande de restitution d'un point pour une infraction du 30 septembre 2022, le juge a rejeté la requête, car cette infraction avait entraîné un retrait de plusieurs points, ne permettant pas l'application de l'article L. 223-6 du code de la route.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401004(TA87-2401004)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut d'examen sérieux, jugeant la délégation de signature régulière et l'instruction suffisante. Il a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni le 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien, compte tenu de l'absence de liens familiaux intenses et stables et du maintien en situation irrégulière malgré des mesures d'éloignement antérieures.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA87-2400751(TA87-2400751)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat à lui verser 4 000 euros au titre de la prime "MaPrimeRénov'". Le juge a considéré que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables, car un litige relatif à une subvention relève du recours pour excès de pouvoir et non du plein contentieux. M. B aurait dû demander l'annulation de la décision implicite de rejet de son recours préalable. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401343(TA87-2401343)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) à lui verser 8 413 euros au titre de la prime "MaPrimeRénov'". Le juge a estimé que la requête était irrecevable car, s'agissant d'un litige relatif à une subvention, le requérant devait présenter des conclusions en annulation de la décision implicite de rejet de son recours préalable, et non des conclusions purement indemnitaires. Cette irrecevabilité n'était pas susceptible d'être régularisée. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceREJETE

TA87-2401748(TA87-2401748)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C qui demandait l’annulation d’un courriel du 12 septembre 2024 fixant des modalités d’organisation temporaires au sein de la DREAL Nouvelle-Aquitaine. Le juge a estimé que cette demande d’annulation excédait sa compétence, le référé ne pouvant prononcer que des mesures provisoires. Subsidiairement, les mesures contestées ont été qualifiées de simples mesures d’ordre intérieur, insusceptibles de recours car ne portant pas atteinte aux droits statutaires, à la rémunération ou aux libertés fondamentales de l’agent. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement des articles L. 511-1, L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

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OrdonnanceREJETE

TA87-2401761(TA87-2401761)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 17 mai 2024 par laquelle la présidente de la section disciplinaire de l'Université de Limoges a exclu M. A de l'établissement pour un an avec annulation de son semestre pour fraude. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant, tirés d'irrégularités de procédure et d'une absence de preuve de la fraude, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la sanction. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401427(TA87-2401427)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de MM. C comme manifestement irrecevable. Celle-ci demandait, à titre principal, d’enjoindre à la commune de Nieul de déclasser et de céder une parcelle du domaine public, et à titre subsidiaire, d’enjoindre au maire d’en reprendre possession. Le juge a rappelé qu’il ne peut prononcer d’injonctions à l’encontre de l’administration en dehors des cas prévus par le code de justice administrative (exécution d’une décision de justice ou procédures de référé). La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA87-2401441(TA87-2401441)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A qui contestait une contrainte émise par Pôle Emploi (devenu France Travail) pour le recouvrement d'allocations de retour à l'emploi indûment versées. La solution retenue est un rejet pour incompétence de la juridiction administrative. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, les litiges relatifs aux prestations d'assurance chômage relèvent de la compétence du juge judiciaire.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA87-2301730(TA87-2301730)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de l’Agence nationale de l’habitat au versement de la prime "MaPrimeRénov’". Le juge a estimé que les conclusions présentées étaient irrecevables car de nature indemnitaire, alors que le litige relatif à une subvention relève du recours pour excès de pouvoir et nécessite des conclusions en annulation. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, sans régularisation possible.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2300128(TA87-2300128)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) lui retirant sa prime de transition énergétique. Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable pour cause de tardiveté, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Le recours administratif préalable obligatoire, prévu par l'article 9 du décret n° 2020-26, avait été formé après l'expiration du délai de deux mois suivant la notification de la décision, et n'avait donc pu proroger le délai de recours contentieux.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401718(TA87-2401718)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la requête en suspension présentée par Mme A. Le juge a estimé que la demande ne justifiait pas de l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sans instruction ni audience, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401411(TA87-2401411)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, qui demandait le calcul de ses droits au revenu de solidarité active et la transmission de son dossier à la caisse d'allocations familiales. Le juge a constaté que ces conclusions ne constituaient pas un recours contre une décision administrative, condition nécessaire pour saisir le juge administratif. Malgré une invitation à régulariser sa requête, M. B n'a pas fourni les éléments requis dans le délai imparti. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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