Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

7 917 décisions disponibles — page 181/396

OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA87-2401659(TA87-2401659)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait d’enjoindre au préfet de la Charente d’échanger son permis de conduire polynésien contre un permis français. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l’exécution d’une décision administrative de refus opposée par l’ANTS, ce qui ne satisfaisait pas aux conditions de l’article L. 521-3. La demande a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans examen de l’urgence ou de l’utilité.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA87-2401666(TA87-2401666)

Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé l'arrêté du 4 septembre 2024 par lequel la préfète de la Creuse avait assigné à résidence M. C, ressortissant algérien, sur la commune de Bourganeuf pour une durée de soixante jours. La décision a été censurée pour erreur de droit, la durée maximale légale d'une assignation à résidence étant fixée à quarante-cinq jours par l'article L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également condamné l'État à verser 800 euros à l'avocate de M. C au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA87-2401752(TA87-2401752)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'arrêté du préfet de l'Indre du 18 septembre 2024 réquisitionnant le site du laboratoire Bio 86 au Blanc durant une grève nationale. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la réquisition faisant échec à l'exercice du droit de grève, et que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à cette liberté fondamentale. Il a relevé que la réquisition était disproportionnée, le laboratoire n'assurant aucune analyse ni urgence et étant fermé le dimanche, et qu'elle méconnaissait les exigences de motivation et de proportionnalité prévues à l'article L. 2215-1 du code général des collectivités territoriales.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA87-2401744(TA87-2401744)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'arrêté de la préfète de la Creuse du 19 septembre 2024 réquisitionnant le laboratoire Biogroup Astralab d'Aubusson pendant une grève nationale. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, la réquisition étant de nature à faire échec au droit de grève. Surtout, il a estimé que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale du droit de grève, dès lors que la préfète n'a pas justifié de l'absence d'alternatives suffisantes pour assurer la continuité des soins, le laboratoire ne réalisant que des prélèvements sans analyses d'urgence. L'arrêté a été jugé disproportionné au regard de l'objectif de maintien d'un service minimum de santé.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA87-2401750(TA87-2401750)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a été saisi par la commune de Châteauroux sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation. La commune sollicitait la désignation d’un expert pour constater l’état d’un immeuble menaçant ruine, appartenant à M. D C, en raison de désordres structurels graves (effondrement partiel, poutres dégradées, risques de chute). Le juge a fait droit à cette demande en désignant un expert chargé d’examiner le bâtiment, de déterminer s’il présente un danger grave et imminent, et de proposer des mesures de mise en sécurité. Cette décision s’inscrit dans la procédure préalable à un éventuel arrêté de péril imminent.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA87-2401743(TA87-2401743)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'arrêté du préfet de la Corrèze du 19 septembre 2024 réquisitionnant le site et le personnel du laboratoire Biogroup Astralab à Ussel pour les 20, 21 et 23 septembre 2024. Le juge a estimé que cette mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit de grève, liberté fondamentale, en raison de son caractère disproportionné et de l'absence de justification précise des carences à pallier, en méconnaissance des dispositions du 4° de l'article L. 2215-1 du code général des collectivités territoriales. La solution retenue souligne que des alternatives moins attentatoires existaient, notamment le maintien par la société requérante de l'activité pour les analyses urgentes.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirNON_LIEU

TA87-2401741(TA87-2401741)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par la société Biogroup Astralab d'une demande de suspension d'un arrêté préfectoral de réquisition de son laboratoire. En cours d'instance, la préfète de la Creuse a retiré l'arrêté contesté. Le juge des référés a constaté que les conclusions à fin de suspension étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. L'État a été condamné à verser 800 euros à la société requérante au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401558(TA87-2401558)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat au paiement de la prime "MaPrimeRénov'". Le juge a considéré que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables, car le litige relatif à une subvention relève du recours pour excès de pouvoir et non d'une action en paiement. M. A aurait dû présenter des conclusions en annulation de la décision implicite de rejet de son recours préalable. La décision se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative et la jurisprudence relative aux subventions publiques.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA87-2401643(TA87-2401643)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la société DRAPO et de M. A, qui demandaient la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) à leur verser 4 000 euros au titre de la prime "MaPrimeRénov'". Le juge a considéré que les conclusions présentées étaient irrecevables car, s'agissant d'un litige relatif à une subvention, les requérants auraient dû former un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de leur demande, et non des conclusions indemnitaires. Cette irrecevabilité n'étant pas régularisable, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA87-2401644(TA87-2401644)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la société DRAPO et de M. B A, qui demandaient la condamnation de l’Agence nationale de l’habitat au versement de la prime « MaPrimeRénov’ ». La juridiction a jugé que les conclusions présentées étaient irrecevables car elles étaient indemnitaires, alors que le litige relatif à une subvention relève du recours pour excès de pouvoir et nécessite des conclusions en annulation. Cette irrecevabilité, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, n’était pas susceptible d’être régularisée.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA87-2401646(TA87-2401646)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de la société DRAPO et de M. A, qui demandaient la condamnation de l'Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat (ANAH) au paiement de la prime "MaPrimeRénov'". Le juge a estimé que les conclusions présentées, de nature indemnitaire, étaient irrecevables car les requérants auraient dû former un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de leur demande de subvention. Cette irrecevabilité, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, n'était pas susceptible d'être régularisée.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401689(TA87-2401689)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A B, qui demandait la restitution de ses armes saisies suite à une plainte classée sans suite. La juridiction a considéré que la requête était manifestement irrecevable, car elle ne concluait à l'annulation d'aucune décision administrative préalable, en méconnaissance des articles R. 421-1 et R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête sans examen au fond.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA87-2300741(TA87-2300741)

Le Tribunal Administratif de Limoges a pris acte, par ordonnance du 19 septembre 2024, du désistement pur et simple de la société Decutis de sa requête en plein contentieux. Cette requête visait à obtenir la condamnation de la ville de Limoges au paiement de sommes pour des travaux supplémentaires impayés. La solution retenue est un simple constat de désistement, sans examen au fond, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA87-2401645(TA87-2401645)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la société DRAPO et de M. A, qui demandaient la condamnation de l'Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat (ANAH) au versement de la prime "MaPrimeRénov'". La juridiction a jugé que les conclusions présentées, de nature indemnitaire, étaient irrecevables car, s'agissant d'un litige relatif à une subvention, les requérants auraient dû former un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de leur demande. Cette irrecevabilité, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, n'était pas susceptible d'être régularisée.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401395(TA87-2401395)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société Hélio Finance Réunion, qui demandait le versement de la subvention "MaPrimeRénov'". La société, bien que mandatée par le bénéficiaire pour percevoir l'aide, n'avait pas qualité pour agir en justice en son nom propre, cette qualité relevant des seuls avocats ou mandataires habilités par le code de justice administrative. Le juge a relevé que le mandat ne conférait pas à la société le droit de saisir le tribunal, et qu'aucune régularisation n'était possible. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA87-2401385(TA87-2401385)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la société Hélio Finance Réunion, qui demandait le paiement de la subvention "MaPrimeRénov'" par l'Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable, car la société, bien que mandataire du bénéficiaire de l'aide, n'avait pas qualité pour agir en justice en son nom. Le tribunal a appliqué les articles R. 431-4 et R. 431-5 du code de justice administrative, qui imposent une représentation par avocat pour les personnes morales, et a estimé que le mandat civil ne conférait pas un tel pouvoir. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401381(TA87-2401381)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de la société Hélio Finance Réunion, qui demandait la condamnation de l'Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat (ANAH) à lui verser 16 000 euros au titre de la subvention "MaPrimeRénov'". La juridiction a jugé que la société, bien que mandatée par le bénéficiaire de l'aide, n'avait pas qualité pour agir en justice en son nom, conformément aux articles R. 431-4 et R. 431-5 du code de justice administrative. Le mandat produit ne conférait qu'un pouvoir de perception et non une capacité à ester en justice pour le compte du mandant. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401637(TA87-2401637)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 30 juillet 2024 par lequel le préfet de la Corrèze a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée et que le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancrage familial et personnel de l'intéressé en France depuis l'enfance, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de quinze jours. La décision s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401629(TA87-2401629)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme D, ressortissante marocaine, qui contestait son assignation à résidence pour 45 jours à Châteauroux, prise par le préfet de l’Indre sur le fondement de l’article L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, la secrétaire générale de la préfecture bénéficiant d’une délégation régulière. Il a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CESDH), faute pour la requérante de justifier de liens personnels stables et anciens en France. La décision a donc été validée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401628(TA87-2401628)

Le Tribunal Administratif de Limoges, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la SARL Espace des halles visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 21 juin 2024 ordonnant la fermeture administrative de son établissement "L'After" pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intérêt public lié à la préservation de l'ordre public et de la sécurité publique faisant obstacle à la reconnaissance d'une situation d'urgence pour la société requérante. Il a également considéré qu'aucun doute sérieux n'existait sur la légalité de la décision, la procédure contradictoire ayant été respectée et la mesure étant proportionnée aux faits de violence constatés. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de la santé publique.

Résumé IA