Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2400596(TA87-2400596)

Le Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) a examiné la requête de M. A, demandeur d'asile nigérian, contestant la décision du 1er février 2024 par laquelle le directeur territorial de l'Ofii a mis fin à ses conditions matérielles d'accueil pour non-respect des exigences des autorités chargées de l'asile. Le tribunal a écarté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par l'Ofii, jugeant que le rétablissement provisoire des conditions d'accueil en exécution d'une ordonnance de référé ne privait pas l'instance de son objet. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision attaquée au motif que l'Ofii n'avait pas suffisamment pris en compte la vulnérabilité de M. A, liée à la dégradation de son état de santé mentale, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du principe de respect de la vie privée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401031(TA87-2401031)

Le Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 15 mars 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, assorti d'une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, le préfet ayant produit l'avis du collège de médecins de l'Ofii, et que la décision ne méconnaissait ni l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2101043(TA87-2101043)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande d'indemnisation de M. A, qui réclamait 1 900,92 euros à la commune de Brive-la-Gaillarde pour les dégâts subis par son véhicule après avoir roulé dans une excavation non signalée. Le tribunal a estimé que le requérant n'apportait pas de preuves suffisantes pour établir que cette défectuosité excédait celles qu'un usager doit normalement anticiper, et qu'il avait commis une faute d'imprudence ou d'inattention. En conséquence, la responsabilité de la commune pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public n'a pas été retenue. La décision s'appuie sur le régime de responsabilité pour dommages de travaux publics applicable aux usagers.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2101230(TA87-2101230)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. C, propriétaire riverain de la RD 914, d’un recours de plein contentieux contestant le refus du département de la Haute-Vienne de surélever un merlon et de supprimer une interdiction de tourner à gauche pour remédier à des nuisances sonores et à des problèmes de sécurité. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le département, estimant que la requête était suffisamment motivée au sens de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Sur le fond, le juge a rappelé que, dans le cadre d’un litige indemnitaire lié à des travaux ou ouvrages publics, il peut enjoindre à la personne publique de prendre des mesures pour faire cesser un dommage persistant. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le tribunal s’est fondé sur les dispositions du code de l’environnement et de l’arrêté du 5 mai 1995 relatif au bruit des infrastructures routières.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA87-2400368(TA87-2400368)

Le Tribunal Administratif de Limoges a pris acte du désistement pur et simple de M. A B, qui contestait un arrêté du 15 janvier 2024 fixant sa pension de retraite à l’indice majoré 678. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement et a clos l’instance. Aucun examen au fond de la légalité de l’arrêté attaqué n’a donc été effectué.

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OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA87-2400539(TA87-2400539)

Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par la société SAS WHITE d’un recours en plein contentieux contre le rejet de sa demande d’aide gaz/électricité par la direction générale des finances publiques de l’Indre. La société s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 17 septembre 2024, le président du tribunal a donné acte de ce désistement, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune contestation au fond n’a donc été tranchée.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA87-2101995(TA87-2101995)

Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé l'arrêté du 20 octobre 2021 par lequel le préfet de la Haute-Vienne avait ordonné à M. A de se dessaisir de ses armes, interdit d'en acquérir ou détenir, et retiré la validation de son permis de chasser. Le tribunal a jugé que les faits de violence isolés, commis six mois plus tôt et sans antécédents, ne suffisaient pas à établir un danger grave pour autrui ou une incompatibilité avec la détention d'armes au sens des articles L. 312-7 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure. La décision préfectorale a donc été annulée pour erreur d'appréciation.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2101253(TA87-2101253)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la SARL L'Etoile d'Auxerre contestant le refus de l'administration de lui octroyer les aides du fonds de solidarité pour les mois de décembre 2020 à mai 2021. La société soutenait que son activité, reprise en juillet 2020, devait être assimilée à une création d'entreprise, ce qui aurait permis de calculer son chiffre d'affaires de référence sur la période juillet-octobre 2020. Le tribunal a jugé que, la société ayant été créée en 2009 et ayant conservé le même numéro Siren, elle ne pouvait être considérée comme une entreprise créée après le 1er mars 2020. En conséquence, le chiffre d'affaires de référence devait être celui de l'année 2019, lequel était nul, justifiant le refus d'aide. La décision s'appuie sur les articles 3-18 à 3-27 du décret n° 2020-371 du 30 mars 2020 modifié.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2101786(TA87-2101786)

Le Tribunal Administratif de Limoges, saisi d'un recours pour excès de pouvoir par les consorts B, a examiné leur demande d'annulation du refus du maire d'Azérables d'utiliser ses pouvoirs de police pour faire cesser un empiètement présumé sur la voie communale n°34. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision de refus était inopérant. Il a également estimé que la qualification de voie communale n'était pas établie, la commune ne disposant d'aucune décision de classement et la voie ne desservant que quelques habitations. La solution retenue est le rejet des conclusions des consorts B, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur l'empiètement allégué. Les textes appliqués sont le code de la voirie routière, le code général des collectivités territoriales et le code général de la propriété des personnes publiques.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2101819(TA87-2101819)

Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé les arrêtés des 16 septembre et 28 octobre 2021 par lesquels le maire de Châteauponsac s'était opposé à la déclaration préalable de la SAS Eolise pour l'installation provisoire d'un mât de mesure éolien. Le tribunal a jugé que le motif tiré de l'atteinte à l'environnement biologique, fondé sur l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, était entaché d'une erreur de droit, cet article ne permettant de s'opposer à un projet qu'en raison de son impact paysager et non écologique. Il a également écarté la demande de substitution de motif de la commune, relative à la proximité d'un monument historique, faute de démonstration d'une covisibilité ou d'une atteinte à la perspective monumentale. En conséquence, le tribunal a enjoint au maire de réexaminer la demande de la société dans un délai de deux mois.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA87-2102023(TA87-2102023)

Licenciement d'un salarié protégé autorisé par l'inspecteur du travail, contesté après l'annulation définitive du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) par la cour administrative d'appel de Bordeaux (arrêt du 12 octobre 2018, confirmé par le Conseil d'État le 27 janvier 2020). Le Tribunal Administratif de Limoges, saisi sur question préjudicielle par le conseil de prud'hommes, déclare illégale la décision du 12 septembre 2017 de l'inspecteur du travail de la Creuse. La solution retenue est fondée sur le code du travail et le code de justice administrative, l'annulation du PSE privant de base légale l'autorisation de licenciement.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2200608(TA87-2200608)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 23 décembre 2021 par lequel le maire du Pescher a accordé un permis de construire une maison individuelle aux époux A. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des règles de distance avec un bâtiment agricole (article L. 111-3 du code rural et de la pêche maritime) et l’insuffisance de la largeur de la voie d’accès (article UD3 du PLUi et articles L. 111-4 et L. 111-5 du code de l’urbanisme). Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour Mme B d’avoir notifié son recours aux bénéficiaires du permis dans le délai de quinze jours prévu à l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200730(TA87-2200730)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. A d’une demande d’indemnisation pour des fissures sur la plage de sa piscine et un mur de clôture, causées par les racines d’arbres situés sur le domaine public de la communauté urbaine Limoges Métropole (Culm). Le tribunal a reconnu la responsabilité sans faute de la Culm pour dommages de travaux publics, les désordres présentant un caractère grave et spécial. Il a condamné la Culm à verser à M. A une somme de 15 551,52 euros pour le préjudice matériel, 1 000 euros pour le préjudice moral, et 22,12 euros pour les frais d’huissier, tout en rejetant les demandes d’honoraires d’avocat et d’injonction. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité sans faute en matière de travaux publics, sans référence à des textes spécifiques.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2200978(TA87-2200978)

Cette décision du Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) concerne un litige fiscal portant sur le refus de l'exonération de plus-value immobilière pour la cession d'un bien présenté comme la résidence principale du requérant, M. B. Le tribunal a rejeté la requête de M. B, qui demandait la décharge de suppléments d'impôt sur le revenu, de contributions sociales et de taxe sur les plus-values immobilières d'un montant total de 44 699 euros. La solution retenue est fondée sur l'application du 1° du II de l'article 150 U du code général des impôts, qui exonère les plus-values de cession de la résidence principale. Le tribunal a estimé que M. B ne rapportait pas la preuve que le bien cédé constituait sa résidence principale au jour de la cession, en raison d'éléments contradictoires (domiciliation déclarée ailleurs, consommations d'énergie faibles, attestations peu probantes).

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA87-2201234(TA87-2201234)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme B épouse A d'une demande de décharge de l'obligation de payer une somme de 1 642,77 euros, résultant d'une saisie administrative à tiers détenteur émise le 21 mars 2022 pour le recouvrement de cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties dues au titre des années 2006 à 2010. La requérante soutenait que l'action en recouvrement était prescrite en application de l'article L. 274 du livre des procédures fiscales, faute d'actes interruptifs valablement notifiés à son adresse en Serbie. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la prescription n'était pas acquise. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2200071(TA87-2200071)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de l’Association de réinsertion sociale du Limousin (ARSL) qui demandait l’annulation de l’arrêté préfectoral du 22 novembre 2021 autorisant la création d’un centre d’accueil pour demandeurs d’asile à Saint-Léonard-de-Noblat. Le tribunal a jugé que la requérante ne pouvait utilement se prévaloir de la note d’information ministérielle de 2021, faute pour celle-ci d’avoir été publiée sur un site internet désigné par décret conformément aux articles L. 312-2 et L. 312-3 du code des relations entre le public et l’administration. En l’absence de tout autre fondement légal ou réglementaire imposant une procédure d’appel à projet ou de publicité préalable, le moyen tiré de la méconnaissance de ces obligations a été écarté.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA87-2400936(TA87-2400936)

Le Tribunal Administratif de Limoges annule l'arrêté du 4 avril 2024 par lequel le préfet de la Haute-Vienne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. D, ressortissant britannique né en 2007 et entré en France peu après sa naissance. Le tribunal estime que le préfet n'a pas démontré que le comportement de l'intéressé, mis en cause pour des faits de violences non encore jugés, constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société, au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 28 du décret n° 2020-1417 du 19 novembre 2020. La demande de sursis à statuer du préfet, qui souhaitait attendre la décision du juge judiciaire, est rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2400971(TA87-2400971)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C, ressortissante macédonienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 17 avril 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait commis ni erreur manifeste d'appréciation ni violation des textes, en raison de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment intenses, anciens et stables en France. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination, fondées sur ce refus légal, ont également été validées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401187(TA87-2401187)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a examiné la requête de M. B, ressortissant afghan, contestant l'arrêté préfectoral du 5 juin 2024 lui retirant son attestation de demande d'asile, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a constaté que la délivrance d'une nouvelle attestation de demande d'asile à M. B le 2 septembre 2024, postérieure à l'arrêté attaqué, n'avait pas pour effet de retirer implicitement les autres mesures contestées. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais l'analyse porte sur la légalité de l'arrêté au regard des articles 2 et 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 611-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2301960(TA87-2301960)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B A et autres demandant l'annulation d'un arrêté du 12 juin 2023 par lequel le maire de Limoges a délivré un permis de construire modificatif à la SCI Limoges Rue de Londres. Les requérants contestaient notamment l'incomplétude du dossier de demande et la méconnaissance du règlement du plan local d'urbanisme (PLU). Le tribunal a jugé que les modifications autorisées n'affectaient pas directement les conditions de jouissance de leur bien, les privant ainsi d'intérêt à agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité, sans examen au fond.

Résumé IA