Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
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N° TA87-2401582(TA87-2401582)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B visant à suspendre la décision du 16 mai 2024 par laquelle le président du conseil départemental de la Haute-Vienne lui a retiré son agrément d'accueillant familial pour personnes âgées. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés d'un vice de forme, d'une insuffisance de motivation ou d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 441-2 du code de l'action sociale et des familles, n'était propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'absence de moyen sérieux.
N° TA87-2401575(TA87-2401575)
Le Tribunal Administratif de Limoges, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était amené à statuer sur la demande de suspension de la décision de rejet d'une demande d'autorisation d'instruction en famille pour une enfant de 3 ans, fondée sur une situation propre (4° de l'article L. 131-5 du code de l'éducation). En cours d'instance, la rectrice de l'académie de Limoges a fait droit à la demande des requérants en autorisant l'instruction en famille, rendant ainsi la requête sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et a condamné l'État à verser 800 euros aux requérants au titre des frais de justice.
N° TA87-2401562(TA87-2401562)
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur une requête de M. D, a examiné la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 29 juillet 2024 suspendant son permis de conduire pour six mois suite à un contrôle positif aux stupéfiants. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas démontré une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle, malgré ses allégations de déplacements nécessaires. Aucun des moyens soulevés (incompétence, insuffisance de motivation, vice de procédure, erreur de droit ou de fait) n'a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2400592(TA87-2400592)
Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par M. C d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir l’élagage d’arbres bordant la voie publique, qu’il estimait nécessaire pour sa propriété. La commune de Nouhant a conclu au rejet de la demande et sollicité une somme au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. M. C s’est ensuite désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 19 septembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative et a rejeté la demande de la commune au titre des frais de justice.
N° TA87-2401331(TA87-2401331)
Reclassement indiciaire d’un masseur-kinésithérapeute. Le Tribunal administratif de Limoges, statuant par ordonnance sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. C comme manifestement irrecevable. Le requérant n’a formulé ni conclusions précises ni moyens de droit, se bornant à évoquer une incohérence de classement sans demande susceptible d’être accueillie. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2401382(TA87-2401382)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la société Hélio Finance Réunion, qui demandait le versement de la subvention "MaPrimeRénov'" au nom de son mandant. La juridiction a jugé que la société, bien que titulaire d'un mandat de perception, n'avait pas qualité pour agir en justice pour le compte du bénéficiaire de l'aide, conformément aux articles R. 431-4 et R. 431-5 du code de justice administrative. Le mandat produit ne conférait pas à la société le pouvoir de saisir le juge, car il ne tendait qu'à la perception de la prime et non à la représentation en justice. En conséquence, la requête a été déclarée manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2401383(TA87-2401383)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la société Hélio Finance Réunion, qui demandait le versement de la subvention "MaPrimeRénov'" à hauteur de 20 000 euros. La juridiction a jugé que la société, bien que mandatée par le bénéficiaire de l'aide, n'avait pas qualité pour agir en justice en son nom, conformément aux articles R. 431-4 et R. 431-5 du code de justice administrative. Le mandat produit ne conférait qu'un pouvoir de perception, sans habilitation à ester en justice. La requête a donc été déclarée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA87-2401384(TA87-2401384)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Limoges, rendue le 19 septembre 2024, rejette la requête de la société Hélio Finance Réunion qui demandait la condamnation de l'Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat (ANAH) à lui verser la subvention "MaPrimeRénov'". Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable, car la société, bien que mandatée par le bénéficiaire de l'aide, ne justifiait pas d'une qualité pour agir en justice en son nom propre, conformément aux articles R. 431-4 et R. 431-5 du code de justice administrative. Le mandat produit ne lui conférait pas le droit de saisir le juge pour le paiement de sommes dues à son mandant. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2401393(TA87-2401393)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société Hélio Finance Réunion, qui demandait le paiement de la subvention "MaPrimeRénov'". La juridiction a jugé que la société, bien que mandataire du bénéficiaire de l'aide, n'avait pas qualité pour agir en justice en son nom, faute de pouvoir se prévaloir des dispositions du code de justice administrative relatives à la représentation des parties. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1, R. 431-4 et R. 431-5 du code de justice administrative, estimant que le mandat civil ne conférait pas à la société le droit de saisir le juge pour le compte de son mandant.
N° TA87-2401394(TA87-2401394)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la société Hélio Finance Réunion, qui demandait la condamnation de l'Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat (ANAH) à lui verser la subvention "MaPrimeRénov'". La juridiction a considéré que la requête était manifestement irrecevable, car la société, bien que mandataire du bénéficiaire de la subvention, n'avait pas qualité pour agir en justice en son nom propre pour réclamer le paiement de sommes dues à son mandant. Cette irrecevabilité, fondée sur les articles R. 431-4 et R. 431-5 du code de justice administrative, n'était pas susceptible d'être régularisée. La décision a été prise en application de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA87-2401552(TA87-2401552)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A C, qui demandait la révision d’une décision concernant son épouse. Le juge a constaté que M. C n’avait pas qualité pour agir au nom de Mme D C, faute de mandat ou de représentation légale. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’inviter le requérant à régulariser sa demande.
N° TA87-2401632(TA87-2401632)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête en référé-suspension de M. B, qui contestait l'arrêté du 25 juin 2024 du préfet de l'Indre suspendant son permis de conduire pour six mois à la suite d'un contrôle routier positif aux stupéfiants. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les contraintes professionnelles et familiales invoquées par le requérant ne suffisaient pas à caractériser une atteinte grave et immédiate à sa situation, au regard de l'intérêt public lié à la sécurité routière. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige à la fois l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de l'acte pour ordonner une suspension.
N° TA87-2401736(TA87-2401736)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a été saisi par la commune de La Châtre sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune sollicitait la désignation d'un expert pour examiner un bâtiment menaçant ruine, situé 8 place Laisnel de la Salle, appartenant à M. F A et M. C D, et proposer des mesures de mise en sécurité. Le juge a fait droit à cette demande, estimant que les éléments produits (photographies montrant un délabrement des murs) justifiaient l'expertise. L'expert désigné devra se prononcer dans les 24 heures sur l'existence d'un danger grave et imminent et, le cas échéant, proposer les mesures nécessaires pour garantir la sécurité publique.
N° TA87-2401599(TA87-2401599)
Le Tribunal Administratif de Limoges, saisi en référé par l'association One voice, a examiné la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 1er août 2024 autorisant des battues "affinitaires" contre les sangliers dans l'Indre. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la suspension de l'arrêté entraînerait le retour à un régime de battues administratives classiques, sans démontrer une atteinte grave et immédiate aux intérêts défendus par l'association. Aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 123-19-1 et L. 427-6 du code de l'environnement, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA87-2401168(TA87-2401168)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de remise de sa dette de prime d'activité par la CAF de la Creuse. La requête a été jugée irrecevable car la requérante n'a pas fourni l'argumentation ou les pièces justificatives nécessaires pour démontrer que la décision méconnaissait ses droits, malgré une demande de régularisation notifiée le 4 juillet 2024. La décision se fonde sur les articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, qui permettent de rejeter une requête insuffisamment motivée après mise en demeure.
N° TA87-2401642(TA87-2401642)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. A C et M. B D d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Corrèze du 2 septembre 2024 les mettant en demeure de quitter le stade municipal d’Ussel. Les requérants se sont désistés de leur requête par un mémoire du 9 septembre 2024. Par ordonnance du 18 septembre 2024, le magistrat désigné a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée sur ce désistement.
N° TA87-2401436(TA87-2401436)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B A, qui contestait l'installation d'une ventouse pour chaudière sur la façade de l'hôtel Crublier de Fougères à Châteauroux, situé dans une aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine. Le juge a constaté que la requête ne visait l'annulation d'aucune décision administrative et demandait uniquement une injonction, ce qui la rendait manifestement irrecevable. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la demande sans examiner le fond, faute de recours contre une décision préalable.
N° TA87-2400976(TA87-2400976)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A contestant une décision de retrait de son permis de conduire. La requérante n'avait pas joint l'acte attaqué à sa requête, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée par courrier recommandé, elle n'a pas produit la décision dans le délai imparti de 15 jours. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a donc rejeté la requête sans examen au fond.
N° TA87-2401122(TA87-2401122)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B contestant une obligation de quitter le territoire français. Le requérant n’a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation notifiée par courrier recommandé avec accusé de réception. Cette absence de production, sans justification d’impossibilité, a conduit au rejet sur le fondement de l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.
N° TA87-2101295(TA87-2101295)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la SAS Mattress France, qui demandait l'annulation de la délibération du 25 juin 2021 par laquelle la communauté de communes Creuse Sud-Ouest a vendu la propriété de Prugnolas au conservatoire d'espaces naturels Nouvelle-Aquitaine. Le tribunal a jugé que la procédure de vente, bien que critiquée sur l'absence d'avis des domaines et la définition des critères de sélection, n'était pas entachée d'irrégularités suffisantes pour justifier l'annulation, et que la collectivité n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en privilégiant l'intérêt écologique du projet. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code général de la propriété des personnes publiques.