Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401697(TA87-2401697)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de M. C, ressortissant macédonien, qui demandait l’annulation de deux arrêtés préfectoraux du 5 septembre 2024. Le premier arrêté l’obligeait à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de renvoi et prononçait une interdiction de retour de deux ans ; le second l’assignait à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’erreur manifeste d’appréciation, n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et du code des relations entre le public et l’administration.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401016(TA87-2401016)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, un ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corrèze fixant le Sénégal comme pays de destination pour son éloignement. Le tribunal a jugé que, M. B faisant l'objet d'une interdiction judiciaire du territoire français non contestée, le préfet était en situation de compétence liée et tenu d'exécuter cette peine. Le moyen tiré de l'atteinte à la vie privée et familiale a été écarté comme inopérant, et aucun risque de traitements contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme n'a été établi. La décision s'appuie sur les articles L. 641-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 131-30 du code pénal.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2400869(TA87-2400869)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme D, ressortissante algérienne, qui contestait le refus de titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Vienne. La requérante invoquait une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 6-5° de l’accord franco-algérien, mais le tribunal a estimé que son entrée récente et irrégulière en France, ainsi que l’absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables, ne justifiaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris les demandes d’injonction et de frais de justice. Les textes appliqués sont l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et la Convention européenne des droits de l’homme.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2300107(TA87-2300107)

Le Tribunal Administratif de Limoges rejette la requête de Mme A, qui contestait la décision du préfet de la Corrèze prononçant la déchéance totale des aides d’État et du Feader (47 800 euros) pour son projet d’installation agricole abandonné, et exigeant le reversement des sommes perçues. La requérante invoquait la nécessité de ces fonds pour financer un nouveau projet dans le Cantal. Le tribunal applique l’article 6 de la convention d’attribution des aides, qui prévoit le reversement total en cas de cessation d’activité avant le terme du plan d’entreprise. Il juge qu’aucune disposition ne permet le transfert des aides vers un autre projet, surtout situé dans une autre région. La solution retenue est le rejet de la requête, sans examiner les fins de non-recevoir.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2201777(TA87-2201777)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, qui contestait le refus de l’administration fiscale de lui accorder une demi-part supplémentaire de quotient familial pour l’imposition de ses revenus 2021. M. C invoquait sa qualité de titulaire d’une carte mobilité inclusion mention "invalidité", mais cette carte lui a été attribuée à compter du 1er mars 2022. En application des articles 195 et 196 bis du code général des impôts, la situation à prendre en compte est celle existant au 1er janvier de l’année d’imposition. Le tribunal a donc jugé que M. C ne remplissait pas les conditions requises à cette date.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxANNULE

TA87-2201652(TA87-2201652)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C, assistante socio-éducative supérieure de la fonction publique hospitalière, qui contestait le refus du département de la Creuse de lui verser la prime de revalorisation dite "prime Ségur". La requérante, bénéficiant d'une décharge totale d'activité pour exercer un mandat syndical, soutenait que cette prime devait lui être attribuée en application des dispositions garantissant le maintien des primes aux agents en décharge syndicale. Le tribunal a jugé que la prime litigieuse, instituée par le décret n°2022-738 du 28 avril 2022, est une prime de fonction réservée aux agents exerçant à titre principal des fonctions socio-éducatives, condition que Mme C ne remplissait pas du fait de sa décharge syndicale. Par conséquent, la décision de refus n'a méconnu ni les dispositions du décret n°2022-738, ni celles de l'article 7 du décret n°2017-1419 du 28 septembre 2017 relatif aux garanties accordées aux agents publics exerçant une activité syndicale.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201683(TA87-2201683)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. D, ouvrier de l’État, qui contestait le refus du ministre des Armées de l’admettre à la retraite anticipée pour travaux insalubres. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence de la signataire de la décision, celle-ci bénéficiant d’une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le requérant ne remplissait pas les conditions prévues par l’article 21 du décret n° 2004-1056 du 5 octobre 2004 et l’annexe I A du décret n° 67-711 du 18 août 1967, dès lors que ses fonctions d’ouvrier d’étude de travail ne figuraient pas parmi les emplois insalubres éligibles. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401305(TA87-2401305)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. C, détenu, qui contestait son affectation au centre pénitentiaire de Poitiers Vivonne. La décision d’affectation, notifiée le 2 décembre 2022 avec mention des voies et délais de recours, n’a été attaquée que le 18 juillet 2024, soit au-delà du délai de deux mois prévu par l’article R. 421-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 4° du même code, le tribunal a donc prononcé le rejet sans invitation à régulariser.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2201547(TA87-2201547)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, professeur, qui contestait le refus de la rectrice de l'académie d'Orléans-Tours de lui accorder la protection fonctionnelle. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière. Sur le fond, il a jugé que M. A n'apportait pas d'éléments suffisants pour présumer l'existence d'un harcèlement moral ou d'agissements fautifs de l'administration justifiant la protection prévue à l'article L. 134-5 du code général de la fonction publique.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2300305(TA87-2300305)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme D, assistante maternelle, qui contestait le retrait de son agrément par le département de la Haute-Vienne. La décision de retrait, fondée sur l'article L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles, a été jugée légale car les conditions d'accueil, notamment la présence d'animaux non isolés durant l'accueil, ne garantissaient pas la sécurité et l'hygiène des enfants. Le tribunal a écarté les moyens d'erreur de fait, d'erreur d'appréciation et d'atteinte à la vie privée, estimant que la décision était proportionnée et justifiée par les exigences de protection de l'enfance.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA87-2100406(TA87-2100406)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par la SAS Vilquin d’un litige l’opposant au CHU de Limoges concernant le décompte général du marché de travaux du lot n°3 « charpente métallique-serrurerie » pour la réalisation d’une passerelle. La société contestait notamment les moins-values et pénalités de retard appliquées, et demandait une indemnisation complémentaire pour des surcoûts liés à des carences du maître d’œuvre. Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes de la SAS Vilquin, validant le décompte général notifié par le CHU et les pénalités de retard. La décision s’appuie sur les principes du code de la commande publique, notamment en matière de forfaitisation des prix et de responsabilité contractuelle.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2201654(TA87-2201654)

Le Tribunal Administratif de Limoges annule l'arrêté du 22 septembre 2022 par lequel la préfète de la Haute-Vienne avait interdit définitivement à M. C, éducateur sportif, d'exercer ses fonctions. Le tribunal juge que, conformément à l'article L. 212-13 du code du sport, en l'absence de décision judiciaire définitive dans le cadre des poursuites pénales en cours, seule la mesure d'interdiction temporaire initiale devait continuer à s'appliquer. La décision d'interdiction définitive est donc annulée pour erreur de droit.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401006(TA87-2401006)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. A, ressortissant guinéen, pour contester un arrêté préfectoral du 22 avril 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligeant à quitter le territoire. En cours d'instance, le préfet de la Haute-Vienne a délivré à l'intéressé une carte de séjour temporaire "salarié" d'un an, régularisant sa situation. Le tribunal a constaté que ce nouveau titre produisait des effets équivalents à ceux demandés, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes et rejeté les conclusions relatives aux frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401708(TA87-2401708)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté les requêtes de M. B C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 12 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi, prononçant une interdiction de retour de trois ans et l'assignant à résidence. Le juge a estimé que le préfet avait compétence pour signer l'acte et que la décision était suffisamment motivée, notamment au regard de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a considéré que les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur de droit n'étaient pas fondés, M. C ne justifiant pas d'une vie privée et familiale stable en France. Enfin, la durée de l'interdiction de retour a été jugée proportionnée, et l'assignation à résidence légalement prononcée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401698(TA87-2401698)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de M. B C, ressortissant macédonien, qui demandait l’annulation de deux arrêtés préfectoraux du 5 septembre 2024. Le premier arrêté l’obligeait à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de renvoi et prononçait une interdiction de retour de deux ans ; le second l’assignait à résidence pour 45 jours. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’erreur manifeste d’appréciation, n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des demandes d’annulation et des conclusions accessoires, sans faire droit à la demande de frais du préfet.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401011(TA87-2401011)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 21 mai 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prolongeant son interdiction de retour. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour était légal, car M. C ne justifiait pas d'un visa de long séjour, condition préalable à la délivrance d'une carte de séjour "salarié" en vertu des articles L. 412-1 et L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni ne méconnaissait l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la CIDE). Par conséquent, les décisions d'éloignement et d'interdiction de retour, fondées sur ce refus, ont été jugées légales.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401013(TA87-2401013)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, ressortissant comorien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 14 mai 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses en France. Par conséquent, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français a été jugée légale. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401161(TA87-2401161)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant kosovar, qui contestait l'arrêté préfectoral du 24 mai 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision de refus ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni les articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant de justifier de liens familiaux stables en France. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination, fondées sur ce refus légal, ont été jugées valides.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401167(TA87-2401167)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, ressortissante kosovare, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Vienne. Le tribunal a estimé que la décision de refus ne méconnaissait ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment intenses et stables en France après le retrait du statut de réfugié. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination ont été jugées légales.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401670(TA87-2401670)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corrèze du 3 septembre 2024 l'assignant à résidence à Brive-la-Gaillarde pour 45 jours. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée et que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu, car M. B avait pu présenter ses observations sur la mesure d'éloignement. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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