Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
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N° TA87-2401302(TA87-2401302)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A D, ressortissant géorgien, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 9 juillet 2024 lui retirant son attestation de demande d'asile, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté disposait d'une délégation de signature régulière, que la décision de retrait était légale car la demande d'asile avait été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) et que le recours pendant devant la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) ne faisait pas obstacle à cette mesure. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 531-24 relatif à la procédure applicable aux ressortissants de pays sûrs.
N° TA87-2300743(TA87-2300743)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. D C d’une demande d’indemnisation de 100 euros pour le préjudice moral résultant d’une fouille à nu subie le 19 janvier 2021, qu’il estimait constitutive d’un traitement dégradant prohibé par l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la fouille était justifiée par les nécessités de l’ordre public et les contraintes du service pénitentiaire, conformément aux articles 57 de la loi du 24 novembre 2009 et R. 57-7-79 et R. 57-7-80 du code de procédure pénale. Il a estimé que la mesure était adaptée et proportionnée aux risques pour la sécurité, et qu’elle n’avait pas excédé ce qui était nécessaire au maintien du bon ordre dans l’établissement. En conséquence, la responsabilité de l’État n’a pas été engagée.
N° TA87-2301618(TA87-2301618)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Corrèze de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". Le juge a examiné si, au regard des critères fixés par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, le handicap de M. A justifiait l'attribution de cette carte. Il a estimé que les certificats médicaux produits, faisant état de lombalgies, ne démontraient pas que l'intéressé remplissait les conditions requises, notamment un périmètre de marche limité et inférieur à 200 mètres ou la nécessité d'une aide humaine ou technique systématique. En conséquence, le tribunal a confirmé la légalité de la décision de refus.
N° TA87-2301933(TA87-2301933)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. D qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Corrèze de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". Le juge a estimé que l'intéressé, qui invoquait des difficultés à marcher, ne démontrait pas que son périmètre de marche était limité à moins de 200 mètres ni qu'il devait systématiquement recourir à une aide technique ou humaine pour ses déplacements, conditions fixées par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le juge ayant exercé un contrôle de plein contentieux sur la situation de M. D à la date de sa décision.
N° TA87-2401264(TA87-2401264)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. D, ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 20 juin 2024 refusant le renouvellement de son attestation de demande d'asile et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge unique a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, au regard notamment de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les décisions fixant le pays de renvoi et interdisant le retour sur le territoire français pour un an ont été jugées légales.
N° TA87-2300517(TA87-2300517)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. E B contestant le refus de la MDPH de la Haute-Vienne de l’orienter vers un centre de rééducation professionnelle ou une structure similaire. Statuant en qualité de juge de plein contentieux de l’aide sociale, le tribunal a estimé que, malgré la nécessité d’une reconversion professionnelle, l’intéressé ne justifiait pas d’un besoin d’accompagnement spécifique justifiant une orientation en établissement spécialisé. La décision s’appuie sur les articles L. 5213-1 du code du travail et L. 241-6 du code de l’action sociale et des familles.
N° TA87-2301432(TA87-2301432)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. C qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Haute-Vienne de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement". Le juge a estimé que, malgré l'usage de béquilles et l'allocation aux adultes handicapés, les pièces du dossier, notamment le certificat médical, ne démontraient pas une réduction de la capacité de déplacement à pied à un périmètre inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine, conditions requises par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. La demande d'expertise médicale a également été rejetée.
N° TA87-2401193(TA87-2401193)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande de M. B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corrèze du 17 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le recours formé par M. B devant la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) contre le rejet de sa demande de réexamen d'asile ne faisait pas obstacle à la mesure d'éloignement, car ce recours n'était pas suspensif. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 542-1 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA87-2401671(TA87-2401671)
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 31 mai 2024 par lequel le préfet de la Haute-Vienne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A, en situation irrégulière depuis plusieurs années et n'ayant pas exécuté deux précédentes obligations de quitter le territoire, ne justifiait pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire immédiate. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et rappelle que, hors refus de renouvellement de titre, il incombe au requérant de démontrer une urgence spécifique.
N° TA87-2401510(TA87-2401510)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B C visant à suspendre la décision de l'Université de Limoges d'ouvrir une nouvelle procédure de recrutement (concours 27MCF4506) pour un poste de maître de conférences. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. C n'avait pas candidaté à ce nouveau concours et ne démontrait pas de préjudice grave et immédiat. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2401549(TA87-2401549)
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 20 juin 2024 par laquelle la présidente de la section disciplinaire de l'Université de Limoges a exclu M. C de l'établissement pour une durée d'un an. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, considérant que l'intérêt public lié au maintien de l'ordre et au bon fonctionnement de l'université prévalait sur la situation personnelle de l'étudiant, qui pouvait se réinscrire ultérieurement. Il a également jugé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, insuffisance de motivation, vice de procédure, erreur de qualification juridique des faits, erreur d'appréciation, disproportion de la sanction) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA87-2401621(TA87-2401621)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de M. B, ressortissant égyptien en situation irrégulière, contestant un arrêté préfectoral du 28 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la mesure d'éloignement était fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'entrée irrégulière et de l'absence de titre de séjour, et non sur une menace pour l'ordre public, écartant ainsi le moyen soulevé. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du CESEDA et de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA87-2401390(TA87-2401390)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. A B, ressortissant camerounais, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) du 29 juillet 2024 de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. En cours d'instance, l'Ofii a rétabli M. B dans ses droits, rendant la requête sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, la décision attaquée ayant perdu son effet. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 551-8 et L. 551-15.
N° TA87-2401653(TA87-2401653)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier contestait des faits de harcèlement moral et autres violences professionnelles qu'il imputait à l'université de Limoges. La requête a été jugée irrecevable car elle était dépourvue de conclusions, ne permettant pas d'identifier les mesures que le juge des référés aurait pu ordonner. La décision applique les articles L. 521-2, L. 522-3 et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2401620(TA87-2401620)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de M. A B, ressortissant égyptien en situation irrégulière, contestant un arrêté préfectoral du 28 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a estimé que la mesure d'éloignement était fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'entrée irrégulière et de l'absence de titre de séjour de l'intéressé, et que les moyens tirés de l'absence de menace pour l'ordre public et de l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale étaient infondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA87-2401497(TA87-2401497)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B. Ce dernier demandait la suspension de la décision du préfet de la Corrèze du 20 octobre 2023 lui retirant sa carte de résident. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, M. B ayant été expulsé vers la Tunisie le 8 août 2024, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. La requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
N° TA87-2401603(TA87-2401603)
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en juge unique, a annulé la décision du 26 août 2024 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) a refusé à Mme B, demandeuse d'asile en réexamen, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que cette décision méconnaissait les dispositions de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la vulnérabilité de l'intéressée, caractérisée par son état de santé et sa charge de deux enfants mineurs. Il a enjoint à l'Ofii de lui accorder ces conditions matérielles d'accueil dans un délai d'un mois, sans astreinte, et a mis à la charge de l'Ofii une somme de 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA87-2401547(TA87-2401547)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a annulé la décision du 12 août 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) avait refusé à Mme E, demandeuse d'asile, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a considéré que cette décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, car l'Ofii n'avait pas suffisamment pris en compte la situation de vulnérabilité de la requérante, notamment son état de santé et sa charge de deux enfants en bas âge. En conséquence, il a enjoint à l'Ofii de rétablir ces conditions matérielles d'accueil à compter du 31 août 2024, jusqu'à ce qu'il soit statué définitivement sur sa demande d'asile. Cette solution s'appuie sur les dispositions de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose une évaluation individualisée de la vulnérabilité.
N° TA87-2401162(TA87-2401162)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contestant la régularité des résultats des élections législatives du 30 juin 2024 dans la deuxième circonscription de la Corrèze. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a rappelé que, conformément à l’article 59 de la Constitution du 4 octobre 1958, seul le Conseil constitutionnel est compétent pour statuer sur les contestations relatives à l’élection des députés.
N° TA87-2401330(TA87-2401330)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A, ressortissant algérien de 75 ans, d'une demande d'injonction visant à contraindre le préfet de la Haute-Vienne à enregistrer et instruire sa demande de titre de séjour "retraité" et à lui délivrer un récépissé. En cours d'instance, la préfecture a finalement enregistré la demande et délivré un récépissé valable jusqu'au 22 novembre 2024. Par conséquent, le tribunal a constaté que les conclusions principales de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a en revanche condamné l'État à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice.