Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
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N° TA87-2400735(TA87-2400735)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné les requêtes de M. et Mme A contestant le refus du CHU de Limoges de leur communiquer des documents relatifs au décès de leur fils. Concernant la demande de communication de la revue de mortalité et de morbidité (RMM), le tribunal a constaté que ce document avait été communiqué aux requérants en cours d'instance, rendant la requête sans objet. S'agissant de la demande de communication de tout rapport, document, étude ou analyse sur l'origine du décès, le tribunal a rejeté la requête, considérant que les requérants n'avaient pas formulé de demande préalable spécifique pour la déclaration d'événement indésirable grave et que les autres documents sollicités ne relevaient pas du droit à communication prévu par les articles L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration et L. 1110-4 du code de la santé publique.
N° TA87-2400865(TA87-2400865)
Le Tribunal administratif de Limoges a annulé la sanction d'exclusion temporaire de deux ans infligée le 27 mars 2024 par La Poste à M. A, fonctionnaire, pour comportement managérial inadapté et usage personnel d'un véhicule de service. La juridiction a estimé que les faits reprochés, bien qu'établis pour partie, ne justifiaient pas une sanction aussi lourde, relevant une disproportion entre la gravité des fautes et la mesure prise. La décision s'appuie sur les articles L. 533-1 et suivants du code général de la fonction publique relatifs aux sanctions disciplinaires.
N° TA87-2401055(TA87-2401055)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 16 avril 2024 lui refusant un certificat de résidence pour raisons de santé, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la procédure d'avis du collège de médecins de l'Ofii était régulière et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant qu'un traitement approprié était disponible en Algérie. La décision a été fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et la convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA87-2401173(TA87-2401173)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C, ressortissante gabonaise, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 29 avril 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de diplômes obtenus, du caractère peu assidu de ses études et de ses attaches familiales conservées au Gabon. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français, fondée sur ce refus légal, a également été jugée valide. La requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA87-2401776(TA87-2401776)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. A, ressortissant congolais, contestant la décision du 13 septembre 2024 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) a mis fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le requérant soutenait que cette décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, car l'Ofii ne lui avait pas délivré le titre de voyage nécessaire pour se rendre à Bordeaux afin d'exécuter son transfert vers la Belgique. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen invoqué n'était pas fondé. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 551-8.
N° TA87-2101079(TA87-2101079)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par l'office public de l'habitat Limoges-Habitat d'une demande de condamnation de la société Teknisols à lui verser 8 447,68 euros au titre du surcoût engendré par la résiliation pour faute du marché de travaux du lot n°11 "revêtements céramiques". Le tribunal a jugé que, conformément aux articles 46, 47 et 48 du CCAG travaux, la résiliation aux frais et risques de l'entreprise défaillante justifiait la mise à sa charge du supplément de dépenses résultant du marché de substitution. La solution retenue est donc la condamnation de la société Teknisols à verser la somme demandée à Limoges-Habitat.
N° TA87-2401787(TA87-2401787)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, ressortissante macédonienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 27 septembre 2024 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et que la mesure, fondée sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était pas disproportionnée au regard de la liberté d'aller et venir ou du droit à la vie privée et familiale, compte tenu de la menace pour l'ordre public liée au maintien irrégulier de l'intéressée. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA87-2400875(TA87-2400875)
Le Tribunal Administratif de Limoges, saisi en référé par la société Sham Relyens Mutual Insurance (assureur dommages-ouvrage), a ordonné une mesure d'expertise judiciaire sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à déterminer la nature et l'origine des fissures affectant les façades d'un Ehpad à Bénévent L'Abbaye, afin d'évaluer si les désordres relèvent de la garantie décennale. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées, notamment par la société Axa France IARD, estimant que l'assureur justifiait d'un intérêt suffisant à agir sans avoir à démontrer une subrogation préalable. Il a également écarté les objections sur la compétence de l'expert, considérant que la mission confiée est utile pour éclairer le juge du fond sur l'application des garanties contractuelles et légales.
N° TA87-2400921(TA87-2400921)
Le Tribunal Administratif de Limoges, saisi par la société Sham Relyens Mutual Insurance (assureur dommages-ouvrage) sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d'expertise pour déterminer la nature et l'origine des fissures affectant un Ehpad à Bénévent L'Abbaye. La solution retenue est la désignation d'un expert, malgré les protestations et réserves de plusieurs parties, notamment sur la compétence de l'expert pour qualifier la garantie décennale et sur la recevabilité de l'assureur. Le tribunal a écarté les fins de non-recevoir soulevées, jugeant la mesure utile pour éclairer le litige potentiel sur la responsabilité décennale des constructeurs. La décision applique les dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative relatives aux mesures d'instruction utiles.
N° TA87-2400992(TA87-2400992)
Le Tribunal administratif de Limoges a pris acte du désistement de Mme A épouse B, qui contestait le refus de titre de séjour opposé par le préfet de la Haute-Vienne. Ce désistement est intervenu après le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, faute de moyen sérieux, et faute pour la requérante d’avoir confirmé le maintien de son recours dans le délai d’un mois prévu à l’article R.612-5-2 du code de justice administrative. L’ordonnance constate ce désistement en application de l’article R.222-1 du même code.
N° TA87-2401003(TA87-2401003)
Le Tribunal Administratif de Limoges, par une ordonnance du 7 octobre 2024, a constaté le désistement de M. A de sa requête en excès de pouvoir dirigée contre le refus de conditions matérielles d'accueil de l'OFII. Ce désistement est intervenu automatiquement, en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, faute pour le requérant d'avoir confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés.
N° TA87-2401769(TA87-2401769)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 23 juillet 2024 par laquelle le président du département de la Corrèze a refusé d'acter la renonciation de Mme C à son agrément d'assistante familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la baisse de revenus et les charges invoquées par la requérante ne caractérisant pas un préjudice suffisamment grave et immédiat au regard de la nature de la décision contestée. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et de l'erreur de droit.
N° TA87-2401767(TA87-2401767)
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C, assistante familiale, qui demandait la suspension de la décision du président du département de la Corrèze refusant d'acter sa renonciation à son agrément. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante ne démontrait pas un préjudice suffisamment grave et immédiat résultant du refus, malgré ses difficultés financières alléguées. En conséquence, l'ordonnance a rejeté la demande sans examiner les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, erreur de droit, détournement de procédure, erreur d'appréciation).
N° TA87-2401811(TA87-2401811)
Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi en référé suspension par Mme A, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 septembre 2024 suspendant son permis de conduire pour six mois. Le juge des référés a rejeté la requête sans examiner le fond, au motif que la juridiction était territorialement incompétente. En application de l'article R. 312-8 du code de justice administrative, le litige relevant du pouvoir de police, la compétence territoriale est celle du tribunal du lieu de résidence de la requérante, soit Toulouse. La requête a donc été rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 522-8-1 du même code.
N° TA87-2101921(TA87-2101921)
Le Tribunal Administratif de Limoges a pris acte, par ordonnance du 3 octobre 2024, du désistement pur et simple de M. A dans le litige l’opposant à la commune de Lureuil. Le requérant demandait initialement l’annulation du refus implicite du maire de réaliser des travaux de remise en eau de son étang, ainsi qu’une injonction sous astreinte. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement et en a donné acte, mettant ainsi fin à l’instance.
N° TA87-2401746(TA87-2401746)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de naturalisation du préfet de la Haute-Vienne. Le juge a estimé que la demande de M. A constituait un recours gracieux et non un recours en annulation d’une décision, ce qui la rendait manifestement irrecevable. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête sans invitation à régulariser.
N° TA87-2401740(TA87-2401740)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B, relative à un accident sur un chemin communal dû à un défaut de signalisation. Le juge a constaté que la requête ne contenait pas de conclusions claires, telles qu’une demande d’annulation d’une décision administrative ou de condamnation d’une personne publique, en violation des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2401596(TA87-2401596)
Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Haute-Vienne de renouveler son récépissé de demande de titre de séjour. En cours d’instance, le conseil du requérant a informé le tribunal du décès de M. A, précisant l’absence de famille connue. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête, prononçant un non-lieu à statuer.
N° TA87-2401397(TA87-2401397)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A B, qui demandait une injonction au centre de détention d'Uzerche pour lui permettre d'exercer une activité professionnelle. Le juge a considéré que la demande était manifestement irrecevable, car il n'appartient pas au juge administratif de prononcer des injonctions à l'encontre de l'administration en dehors des cas prévus par le code de justice administrative (exécution d'une décision de justice ou procédures de référé). La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2200336(TA87-2200336)
Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite du préfet de la Haute-Vienne lui refusant un titre de séjour. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions. M. B n’ayant pas répondu dans le délai imparti, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance du 3 octobre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement d’instance.