Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401864(TA87-2401864)

Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé la décision du 3 octobre 2024 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) a refusé à M. B, demandeur d'asile, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que cette décision était insuffisamment motivée en fait et entachée d'un défaut d'examen sérieux de la situation de vulnérabilité du requérant, qui ne disposait d'aucune ressource ni solution d'hébergement. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'Ofii de réexaminer la situation de M. B dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Cette solution s'appuie sur les articles L. 551-8 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive 2013/33/UE.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA87-2200883(TA87-2200883)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de Mme B, directrice adjointe d’établissements hospitaliers, contestant la décision du 13 janvier 2022 du centre hospitalier de Buzançais réduisant la part fonctionnelle de sa prime de fonctions et de résultats (PFR) de 2,9 à 2,7 et supprimant son doublement. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, une absence de modification de ses fonctions justifiant la baisse, l’illégalité de l’effet rétroactif de la décision au 1er décembre 2021, et une erreur de droit concernant la suppression du doublement. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de Mme B, estimant que la décision était suffisamment motivée et légalement fondée sur les dispositions du décret n° 2012-749 du 9 mai 2012, sans qu’il soit établi d’erreur de droit ou de fait dans la nouvelle cotation de son emploi.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401880(TA87-2401880)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Corrèze du 10 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai en exécution d'une interdiction judiciaire de retour de cinq ans. Le juge a estimé que le requérant n'avait apporté aucun élément permettant d'apprécier le bien-fondé de son recours, malgré la possibilité qui lui avait été offerte. La décision s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention européenne des droits de l'homme.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA87-2401836(TA87-2401836)

Litige relatif à un titre de recouvrement émis par l'Agence de services et de paiement pour un trop-perçu d'indemnités d'activité partielle. Le Tribunal administratif de Limoges se déclare incompétent et transmet l'affaire au Tribunal administratif de Paris. La solution retenue est fondée sur les articles R. 351-3 et R. 312-10 du code de justice administrative, qui attribuent compétence au tribunal du lieu de l'établissement dont l'activité est à l'origine du litige, en l'espèce Paris.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA87-2401324(TA87-2401324)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, qui contestait une décision de la caisse d'allocation familiale de la Haute-Vienne relative au recouvrement d'un indu de prestations sociales de 1 324,62 euros. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme B n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la commission de recours amiable, conformément à l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale. Malgré une demande de régularisation, l'intéressée n'a pas fourni les éléments requis dans le délai imparti. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA87-2401554(TA87-2401554)

Rejet d’une requête par le Tribunal Administratif de Limoges (ordonnance du 21 octobre 2024) concernant une demande de remise de dette d’un indu de prime d’activité de 3 635,28 euros. La requérante n’a pas fourni d’argumentation opérante malgré une demande de régularisation fondée sur l’article R. 772-6 du code de justice administrative. La requête est rejetée en application des articles R. 222-1 7° et R. 772-6 du même code.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA87-2401692(TA87-2401692)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B contestant un refus de remise de dette pour un indu de prime d'activité. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA87-2401857(TA87-2401857)

Le Tribunal administratif de Limoges, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet du Doubs classant sans suite une demande de naturalisation, s’est déclaré incompétent territorialement. En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a estimé que la requête relevait de la compétence du tribunal administratif de Besançon, dans le ressort duquel se trouve le siège de l’autorité ayant pris la décision attaquée. Par ordonnance du 21 octobre 2024, le dossier a été transmis à cette juridiction.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA87-2401853(TA87-2401853)

Le Tribunal administratif de Limoges, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le requérant réside habituellement à Argenteuil (Val-d’Oise), il a fait application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative. Par ordonnance du 21 octobre 2024, il a transmis le dossier au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, seul compétent pour connaître du litige.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2200760(TA87-2200760)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B contestant le retrait partiel de sa prime de rénovation énergétique par l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (ANAH). Le juge a constaté que le recours administratif préalable obligatoire, exigé par l’article 9 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020, avait été introduit après l’expiration du délai de deux mois suivant la notification de la décision du 17 décembre 2021. En conséquence, ce recours n’a pu interrompre le délai de recours contentieux, rendant la requête tardive. La solution est fondée sur les articles L. 411-2 et L. 412-3 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401291(TA87-2401291)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait le refus de titre de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Vienne. Le juge a constaté que la requête ne comportait pas la signature originale du requérant, en méconnaissance de l’article R. 431-4 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée et reçue par l’intéressé, celui-ci n’a pas fourni la signature requise. L’ordonnance a donc été rendue sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA87-2401107(TA87-2401107)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de la MDPH de la Corrèze de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention stationnement. La requête a été jugée manifestement irrecevable, car Mme A n'a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401889(TA87-2401889)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A B, qui demandait qu’il soit enjoint au maire de Saint-Médard-la-Rochette de prendre des mesures contre la divagation de chats errants. Le juge a considéré que cette demande d’injonction directe, sans lien avec l’exécution d’une décision de justice ou une procédure de référé, était manifestement irrecevable. Il a rappelé qu’il n’appartient pas au juge administratif de prononcer des injonctions en dehors des cas prévus par le code de justice administrative. La décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401886(TA87-2401886)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal du 11 juin 2024. Cet arrêté mettait en demeure Mme A de démolir son immeuble situé à Argentat-sur-Dordogne, en raison d'un péril grave et imminent constaté par deux expertises judiciaires. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le délai de six mois accordé pour les travaux n'était pas excessif et que la requérante n'avait pas justifié d'une urgence particulière. En outre, les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la prétendue production d'un faux et à la méconnaissance du code de la construction et de l'habitation, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA87-2401759(TA87-2401759)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que le centre hospitalier de Saint-Junien avait, en cours d’instance, rectifié l’attestation d’employeur contestée par Mme B, rendant sans objet sa demande de suspension de la décision implicite de rejet de son recours gracieux. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension et d’injonction. Il a toutefois condamné le centre hospitalier à verser 800 euros à Mme B au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, compte tenu de ce qu’elle n’a obtenu satisfaction qu’en cours d’instance.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401830(TA87-2401830)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de la Corrèze l’assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que le préfet était territorialement compétent en application de l’article R. 732-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que la signataire de l’arrêté disposait d’une délégation de signature régulière. Les moyens tirés de l’erreur manifeste d’appréciation et de la méconnaissance des articles 2 et 4 de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen, de l’article 7 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ont été écartés. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2200445(TA87-2200445)

Le Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) a été saisi par Mme E B épouse D, ressortissante algérienne, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 5 mai 2022 de la préfète de la Creuse lui refusant la délivrance d’un titre de séjour « vie privée et familiale ». La requérante invoquait notamment une erreur de fait, la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, du 5) de l’article 6 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et des stipulations de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision attaquée n’était entachée d’aucune illégalité au regard des textes applicables.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2101826(TA87-2101826)

Le Tribunal Administratif de Limoges, dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir, a été saisi par la SARL Parc éolien des Bouiges suite à un jugement avant dire droit du 24 février 2022, qui avait sursis à statuer sur la légalité d’un arrêté préfectoral autorisant l’exploitation d’éoliennes, en application de l’article L. 181-18 du code de l’environnement. La société demandait l’annulation du refus du préfet de l’Indre de régulariser cet arrêté, en soutenant notamment que les études chiroptérologiques étaient suffisantes et que les recommandations d’Eurobats sur les distances aux haies n’étaient pas contraignantes. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet avait suffisamment motivé son refus et que les vices identifiés (insuffisance des inventaires et non-respect des distances de sécurité) n’avaient pas été régularisés. La solution retenue confirme ainsi l’illégalité de l’autorisation initiale, faute de régularisation conforme aux exigences environnementales.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2101623(TA87-2101623)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. B A d’une demande de condamnation solidaire de la commune d’Isle, du département de la Haute-Vienne et de la communauté urbaine de Limoges métropole pour des préjudices résultant de la mauvaise gestion des eaux de ruissellement sur sa propriété. Le requérant invoque la responsabilité pour faute des collectivités en raison de travaux ayant aggravé l’écoulement des eaux, notamment la modification d’un bassin versant et la conception défectueuse d’un bassin de rétention. Il sollicite diverses indemnités pour des préjudices matériels, de jouissance et économiques, ainsi qu’un complément d’expertise. Le tribunal a examiné les moyens relatifs à la prescription, à la qualité pour agir et aux fautes alléguées sur le fondement des articles 640 du code civil et des principes de la responsabilité administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2101473(TA87-2101473)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par la société d'exploitation de Gournay d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du préfet de l’Indre du 16 juillet 2021, qui limitait à 25 000 tonnes pour 2021 et 15 000 tonnes pour 2022 l’autorisation de réception de déchets non dangereux en provenance de la Creuse. La société soutenait notamment que l’arrêté était insuffisamment motivé, entaché d’un vice de procédure et d’une erreur de droit, et qu’il méconnaissait le principe de proximité. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, jugeant que le préfet n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en fixant des limitations temporaires et quantitatives, et que la décision était conforme aux objectifs nationaux et aux plans régionaux de gestion des déchets, sans méconnaître le principe de proximité. La requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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