Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA87-2401495(TA87-2401495)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme B, ressortissante angolaise hébergée avec ses enfants, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 17 juillet 2024 par laquelle la préfète de la Creuse a mis fin à leur hébergement d’urgence. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la préfète, estimant que le courrier du 17 juillet 2024 constituait bien une décision administrative faisant grief. Sur le fond, le juge a annulé cette décision au motif qu’elle méconnaissait les dispositions des articles L. 345-2 et suivants du code de l’action sociale et des familles, l’administration n’ayant pas démontré que la famille disposait d’une solution alternative de logement ou qu’elle relevait de circonstances exceptionnelles justifiant la fin de la prise en charge. La solution retenue s’appuie sur le droit à l’hébergement d’urgence garanti par le code de l’action sociale et des familles.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2300151(TA87-2300151)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. et Mme D contestant leur taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2018, 2019 et 2020, et demandant une exonération de 100 euros pour les années 2008-2018. Le tribunal a constaté que les taxes pour 2019 et 2020 avaient déjà été dégrevées par l'administration, rendant les conclusions sans objet sur ce point. La demande pour 2018 a été rejetée comme irrecevable car la réclamation préalable, présentée en 2022, était tardive par rapport au délai de l'article R. 196-2 du livre des procédures fiscales. Enfin, la demande d'exonération pour les années 2008-2018 a été jugée irrecevable car elle n'avait pas été soulevée dans la réclamation préalable, conformément à l'article R. 200-2 du même livre.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2201738(TA87-2201738)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, capitaine personnel navigant, qui contestait la date d’effet de sa pension de retraite, fixée au 1er juin 2022 par le ministre de l’économie, et demandait son versement à compter du 12 mai 2022. Le tribunal a jugé que, conformément à l’article L. 90 du code des pensions civiles et militaires de retraite, la pension est due à compter du premier jour du mois suivant la cessation d’activité, sauf en cas de limite d’âge ou d’invalidité. En l’espèce, la radiation des contrôles n’étant pas intervenue pour limite d’âge, la date du 1er juin 2022 était légalement applicable. La requête a donc été rejetée.

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TA87-2201747(TA87-2201747)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande de Mme A, qui sollicitait la décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour son habitation principale au titre de l'année 2022. La requérante, âgée de 86 ans, invoquait son âge et une exonération antérieure. Le tribunal a examiné les articles 1390, 1391 et 1417 du code général des impôts. Il a constaté que Mme A ne justifiait pas être titulaire de l'allocation de solidarité aux personnes âgées et que, bien qu'âgée de plus de 75 ans, elle ne remplissait pas la condition de revenus, car sa fille cohabitante disposait de revenus supérieurs au plafond légal. En conséquence, la requête a été jugée non fondée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2301683(TA87-2301683)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en juge unique, a été saisi par M. A d’une opposition à une contrainte émise par la caisse d’allocations familiales de la Haute-Vienne pour le recouvrement d’un indu d’allocation de logement sociale de 258 euros. Le tribunal constate que la dette a été remboursée, ce qui rend sans objet l’opposition, et prononce un non-lieu à statuer. Il rejette comme irrecevables les conclusions reconventionnelles de la caisse tendant au remboursement des frais d’huissier, au motif que l’organisme dispose du pouvoir de délivrer une contrainte et ne peut demander au juge une mesure qu’il peut prendre lui-même. La décision se fonde sur le principe général d’irrecevabilité des conclusions reconventionnelles des organismes payeurs et sur les dispositions de l’article L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale.

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TA87-2301988(TA87-2301988)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté les demandes de Mme B tendant à l’annulation des décisions refusant la remise de dettes pour un trop-perçu de revenu de solidarité active (RSA), d’aide personnalisée au logement (APL) et de prime exceptionnelle de fin d’année. Le tribunal a examiné la situation de précarité et la bonne foi de la requérante au regard des articles L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles et L. 553-2 du code de la sécurité sociale. Il a estimé que les moyens soulevés, tirés d’une erreur de calcul et de difficultés financières, n’étaient pas fondés. En conséquence, les conclusions aux fins d’annulation ont été rejetées.

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TA87-2300953(TA87-2300953)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B contestant un indu d'aide personnalisée au logement (APL) de 652,99 euros. Le juge a estimé que l'activité salariée du requérant, non contestée, mettait fin à l'abattement de 30 % sur ses ressources prévu par les articles R. 822-14 et R. 822-15 du code de la construction et de l'habitation, justifiant ainsi le trop-perçu pour la période de février à juillet 2021. La décision de la caisse d'allocations familiales de l'Indre a donc été validée, le tribunal considérant que le bien-fondé de l'indu était établi.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2300473(TA87-2300473)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme D contestant les décisions de la CAF de la Haute-Vienne qui lui accordaient une remise partielle sur des trop-perçus d’aide personnalisée au logement et de prime d’activité. La requérante invoquait sa précarité financière pour obtenir une remise totale. Le tribunal a jugé que, malgré sa bonne foi, les sommes restant dues (106,98 euros) n’excèdent pas ses capacités contributives, compte tenu de son quotient familial et de la remise de 75 % déjà accordée. La décision s’appuie sur les articles L. 845-3 du code de la sécurité sociale et L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2301695(TA87-2301695)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A qui demandait l’annulation du refus de la caisse d’allocations familiales de la Haute-Ville de lui accorder une remise gracieuse d’un trop-perçu de prime d’activité de 3 266,74 euros. Le juge a rappelé que la remise peut être accordée en cas de bonne foi ou de précarité, sur le fondement de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. Constatant que la bonne foi n’était pas contestée, il a estimé que M. A n’établissait pas sa situation de précarité, faute de produire des éléments sur ses ressources et charges, et que la dette n’excédait pas manifestement ses capacités contributives. La requête a donc été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA87-2401493(TA87-2401493)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a annulé la décision du 17 juillet 2024 par laquelle la préfète de la Creuse avait mis fin à l'hébergement d'urgence de Mme C et de ses deux enfants. Le juge a considéré que cette décision, prise sans que l'intéressée ait été mise à même de présenter des observations préalables, méconnaissait les dispositions de l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il a enjoint à la préfète de rétablir la prise en charge de la famille au sein du dispositif d'hébergement d'urgence.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2300837(TA87-2300837)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme D contestant la décision de la caisse d'allocations familiales de l'Indre qui n’avait accordé qu’une remise partielle de 799,36 euros sur un trop-perçu de 1 598,71 euros d’allocation de logement sociale. Le juge a estimé que l’indu résultait d’une erreur dans les déclarations de la requérante, ce qui ne permettait pas de contester son bien-fondé. Concernant la demande de remise gracieuse, il a considéré que, malgré la bonne foi de Mme D, sa situation de précarité n’était pas démontrée, justifiant le maintien de la remise partielle accordée. La décision s’appuie sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2400432(TA87-2400432)

Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par Mme A, ressortissante franco-ivoirienne, d’une requête en excès de pouvoir contre le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire ivoirien contre un permis français. En cours d’instance, le préfet a abrogé sa décision initiale et opposé un nouveau refus, fondé sur l’arrêté du 12 janvier 2012. Le tribunal a constaté que le premier refus était devenu sans objet et a rejeté le surplus des conclusions, faute pour la requérante d’avoir contesté utilement le nouveau refus dans le délai imparti.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401158(TA87-2401158)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A B, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que cette requête était identique à une précédente requête (n° 2401665) déjà jugée par le tribunal administratif de Poitiers le 3 juillet 2024. En raison de l'autorité de la chose jugée, la demande a été déclarée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA87-2301482(TA87-2301482)

Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par la SCI de la Grosille d’une demande en décharge de la taxe foncière à laquelle elle était assujettie au titre de l’année 2022. L’administration fiscale a toutefois prononcé le dégrèvement de cette imposition par une décision du 21 août 2024. Constatant que la requête avait ainsi perdu son objet, le tribunal a, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2301025(TA87-2301025)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la commune de Bazaiges, qui contestait la délibération du 23 juin 2022 de la communauté de communes Eguzon Argenton Vallée de la Creuse fixant les tarifs de la redevance des ordures ménagères pour 2022. La requête a été jugée manifestement irrecevable en raison de sa tardiveté, car elle a été enregistrée le 13 juin 2023, soit plus de deux mois après la publication et la transmission au contrôle de légalité de la délibération le 27 juin 2022, en méconnaissance de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la communauté de communes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2301026(TA87-2301026)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la commune de Celon, qui contestait une délibération du conseil communautaire d'Eguzon Argenton Vallée de la Creuse fixant les tarifs de la redevance des ordures ménagères pour 2022. La juridiction a constaté que la requête, enregistrée le 13 juin 2023, était tardive car introduite plus de deux mois après la publication de la délibération le 27 juin 2022, en application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de l'ensemble des conclusions de la commune, y compris celles relatives aux frais de justice. Les conclusions de la communauté de communes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2301027(TA87-2301027)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la commune de Chasseneuil, qui contestait la délibération du 23 juin 2022 de la communauté de communes Eguzon Argenton Vallée de la Creuse fixant les tarifs de la redevance des ordures ménagères. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive, en application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal a constaté que la délibération avait été publiée le 27 juin 2022 et que le recours, enregistré le 13 juin 2023, dépassait le délai de deux mois. Les conclusions de la communauté de communes au titre des frais de justice ont également été rejetées.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2401135(TA87-2401135)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme D. Cette dernière, à la suite de complications survenues lors d'une révision utérine au centre hospitalier de Guéret (perforation utérine et lésions), souhaite déterminer les causes de ses préjudices et la qualité de sa prise en charge. Le tribunal a fait droit à la demande, considérant la mesure utile en vue d'un éventuel litige en responsabilité hospitalière. Il a rejeté les demandes de production immédiate du relevé de créance par la CPAM et de prise en charge des dépens, ces questions relevant de l'expert ou de la phase ultérieure du jugement.

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OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA87-2201803(TA87-2201803)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. A d’un recours en plein contentieux contestant le rejet de sa demande de révision de son titre de pension. En cours d’instance, l’administration a fait droit à sa demande en prenant un nouvel arrêté liquidant sa pension sur un grade supérieur. Le tribunal a constaté par ordonnance que les conclusions principales étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, il a condamné l’État à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401102(TA87-2401102)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, présentée en langue anglaise, pour irrecevabilité manifeste. En application des articles 110 et 111 de l’ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539, les requêtes doivent être rédigées en français. Malgré une demande de régularisation adressée le 6 août 2024, le requérant n’a pas fourni de traduction assermentée dans le délai imparti de 15 jours. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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