Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA87-2301802(TA87-2301802)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les trois requêtes de Mme F, qui contestait des indus d'aide personnalisée au logement (7 311 euros), d'aide exceptionnelle de solidarité (1 000 euros) et d'aide exceptionnelle de fin d'année (609,80 euros). Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'absence de preuve d'assermentation de l'agent contrôleur, la méconnaissance du droit de communication, le défaut de motivation, et la violation du contradictoire, n'étaient pas fondés. Il a également considéré que la prescription biennale n'était pas acquise et que la bonne foi de la requérante ne justifiait pas une remise de dette. Les décisions de la caisse d'allocations familiales de l'Indre ont donc été validées, et les demandes de décharge et de frais de justice rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2302231(TA87-2302231)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné les requêtes de M. B C contestant trois décisions de la caisse d'allocations familiales de la Corrèze lui réclamant des indus d'aide exceptionnelle de fin d'année (152,45 euros pour 2020 et 2021) et de prime d'activité (200,91 euros). Le requérant invoquait notamment l'absence d'information sur l'usage d'un traitement algorithmique, le défaut de procédure contradictoire, et contestait le motif de ces indus, à savoir la perte de sa résidence habituelle en France. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la caisse avait légalement justifié les indus. La décision s'appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration, du code de la sécurité sociale et du code de l'action sociale et des familles.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2201804(TA87-2201804)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme E, professeure, contestant l'arrêté du 20 octobre 2022 l'admettant à la retraite d'office pour invalidité non imputable au service. La requérante soutenait une insuffisance de motivation, une irrégularité de la commission de réforme et une erreur d'appréciation sur l'imputabilité de sa pathologie. Le tribunal a écarté le moyen de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également rejeté les autres moyens, confirmant la légalité de la décision de la rectrice de l'académie de Limoges, fondée sur le code des pensions civiles et militaires de retraite et le décret n°2022-353.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2400490(TA87-2400490)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et l'obligation de quitter le territoire français prise par le Préfet de la Haute-Vienne. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard des articles L. 422-1 et R. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en raison du manque de sérieux et de progression dans les études de la requérante. Le tribunal a également écarté le moyen tiré d'une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale, garanti par l'article L. 423-23 du CESEDA. En conséquence, l'arrêté préfectoral du 27 décembre 2023 a été jugé légal.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA87-2401130(TA87-2401130)

Le Tribunal Administratif de Limoges, saisi en excès de pouvoir par le préfet de la Corrèze, annule le contrat à durée déterminée du 21 décembre 2023 par lequel le président du CCAS de Chabrignac a recruté Mme D comme directrice de l'EHPAD Les Hortensias. Le tribunal retient que ce contrat est entaché d'une illégalité grave, car il n'a pas été précédé de la déclaration de vacance d'emploi prévue à l'article L. 313-4 du code général de la fonction publique. De plus, Mme D ne justifie pas des diplômes requis par les articles D. 312-176-6 et D. 312-176-7 du code de l'action sociale et des familles, ni des conditions de dérogation de l'article D. 312-176-8 du même code. En conséquence, le contrat est déclaré nul et non avenu.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401848(TA87-2401848)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme F, assistante familiale, qui sollicitait la suspension de la décision du 8 août 2024 du président du conseil départemental de la Corrèze suspendant son agrément pour une durée maximale de quatre mois. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la privation temporaire de revenus n'étant pas, en l'espèce, constitutive d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle. En conséquence, la suspension de la décision et les conclusions accessoires ont été rejetées.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2301610(TA87-2301610)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de Mme A contestant des indus d’aides exceptionnelles de fin d’année (2020-2022), de prime d’activité (2020-2023), d’aides exceptionnelles de solidarité (2020-2022) et d’allocation de logement familiale (2020-2023), pour un montant total de 15 831,07 euros. La requérante invoquait la prescription biennale et contestait sa situation maritale avec M. E, mais le tribunal a jugé que les moyens n’étaient pas fondés. Les décisions de la caisse d’allocations familiales de la Corrèze ont été confirmées, et les demandes de frais de justice ont été rejetées. Les textes appliqués incluent le code de la sécurité sociale, le code de la construction et de l’habitation, et les décrets relatifs aux aides exceptionnelles.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2301427(TA87-2301427)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a examiné les requêtes de M. A D contestant les décisions implicites de rejet de ses recours contre des indus de revenu de solidarité active (28 833,30 €), d’aide personnalisée au logement (17 008 €) et d’aide exceptionnelle de solidarité (1 000 €). Le requérant invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du contradictoire et la prescription des indus. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans faire droit aux demandes de décharge, d’injonction ou de frais irrépétibles. La solution s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale relatives aux indus de prestations sociales.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401327(TA87-2401327)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C, ressortissante comorienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Vienne. La requête a été jugée irrecevable car tardive, le recours contentieux ayant été introduit au-delà du délai de trente jours suivant la notification de la décision, conformément aux articles L. 614-1 et L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également rejeté les conclusions accessoires aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2300566(TA87-2300566)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, qui contestait son exclusion définitive de l'IFSI d'Ussel prononcée le 13 décembre 2022. La requérante invoquait des vices de procédure (défaut d'information sur le risque d'exclusion et impartialité d'un membre invité) et contestait le bien-fondé des faits reprochés. Le tribunal a jugé que la procédure prévue par l'arrêté du 21 avril 2007 avait été respectée et que la décision d'exclusion n'était pas entachée d'erreur d'appréciation au regard des manquements graves commis en stage. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de Mme B, y compris sa demande d'injonction.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA87-2401297(TA87-2401297)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, éducateur sportif, qui contestait la sanction de révocation prononcée par le maire de la commune du Blanc pour des manquements graves et répétés à ses obligations de surveillance, d'hygiène et de respect de la hiérarchie. Le tribunal a estimé que les faits reprochés, notamment l'abandon du bassin sans surveillance et des absences non justifiées, étaient matériellement établis et constituaient des fautes disciplinaires. Il a jugé que la sanction de révocation, prévue au 4ème groupe des sanctions disciplinaires par l'article L. 533-1 du code général de la fonction publique, n'était pas disproportionnée compte tenu de la gravité et du caractère répété des manquements. La décision a également écarté les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et de la méconnaissance du droit de se taire, ce dernier n'étant pas applicable en l'espèce.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2300116(TA87-2300116)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. E D, qui contestait l'arrêté du 24 août 2022 du Centre National de Gestion (CNG) prononçant son détachement dans le corps des directeurs d'hôpital pour une durée de deux ans, et non une intégration directe. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, jugeant que la décision émanait d'une autorité compétente et n'était pas soumise à une obligation de motivation formelle. Il a considéré que le requérant ne démontrait pas remplir les conditions légales pour bénéficier d'une intégration directe, et que la procédure de détachement n'était entachée d'aucun vice ni erreur d'appréciation. La solution retenue s'appuie notamment sur le code général de la fonction publique et les décrets n°88-976 et n°2005-921.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2200999(TA87-2200999)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de Mme A D, officier de police judiciaire, contestant sa notation individuelle pour les années 2018 à 2020, établie par la procureure générale près la cour d'appel de Limoges. La requérante invoquait une violation de l'article 44-4 du code de procédure pénale, l'absence de communication préalable de la notation définitive l'ayant privée d'un droit au recours effectif, ainsi que des erreurs de fait et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des dispositions des articles D. 45, D. 45-1 et D. 45-2 du code de procédure pénale. La solution retenue confirme la légalité de la procédure de notation suivie par l'autorité judiciaire.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA87-2300646(TA87-2300646)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné trois requêtes de M. B C contestant des indus d'aide exceptionnelle de fin d'année (2020 et 2021) et de prime d'activité, mis à sa charge par la caisse d'allocations familiales de la Corrèze. Le requérant invoquait notamment l'absence d'information sur l'usage d'un traitement algorithmique, le défaut de procédure contradictoire, et contestait le motif de perte de résidence habituelle en France retenu par la caisse. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la caisse avait légalement justifié les indus. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration et du code de la sécurité sociale.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2101795(TA87-2101795)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la SARL Serrurerie Batoufer, qui demandait l'annulation d'un marché subséquent attribué par la région Nouvelle-Aquitaine. La société contestait le rejet de son offre, invoquant une motivation insuffisante et un défaut de transparence dans la méthode de notation. Le tribunal a jugé que la région avait suffisamment motivé le rejet en réponse à la demande de la requérante, conformément aux articles R. 2181-1 et R. 2181-2 du code de la commande publique. Il a également estimé que le recalcul du prix de l'offre à partir du bordereau des prix unitaires de l'accord-cadre, critère prévu par la lettre de consultation, ne méconnaissait pas les principes de transparence et d'égalité.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402120(TA87-2402120)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le juge unique a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance du droit à l'information et des règlements européens (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013, ainsi que la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, en application du règlement Dublin III et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402119(TA87-2402119)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant les arrêtés du 12 novembre 2024 du préfet de la Haute-Vienne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans et une assignation à résidence. Le juge a estimé que le signataire des arrêtés était compétent et que les moyens soulevés, notamment l'erreur de fait sur la date d'entrée en France et l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale (articles 8 de la CESDH et 7 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et le juge a également refusé l'aide juridictionnelle provisoire et les frais de justice demandés.

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DécisionPlein contentieuxDESISTEMENT

TA87-2401814(TA87-2401814)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé provision, a pris acte du désistement de l'association Vélo club Gouzonnais. Celle-ci réclamait une provision de 5 052,87 euros au département de la Creuse pour des dommages causés par un mineur placé sous sa responsabilité dans le cadre de l'aide sociale à l'enfance. Le désistement, intervenu après que l'assureur du département a annoncé le règlement du litige, a été considéré comme pur et simple. L'ordonnance se fonde sur les dispositions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA87-2402073(TA87-2402073)

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de la préfète de la Creuse refusant la création d'un syndicat intercommunal pour l'eau et l'assainissement. Les communes requérantes n'ont pas démontré l'urgence, condition nécessaire à la suspension, en se bornant à évoquer un délai butoir sans établir un préjudice grave et immédiat. La requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, conformément à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA87-2402139(TA87-2402139)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par la commune de Naillat sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, afin de désigner un expert pour examiner un bâtiment appartenant à M. A B, présentant un danger grave et imminent pour la sécurité publique. Le juge des référés a fait droit à cette demande en nommant un expert avec pour mission de constater l'état du bâtiment, de déterminer l'existence d'un danger grave et imminent, et de proposer les mesures nécessaires pour y remédier. L'expert devra accomplir sa mission dans les vingt-quatre heures suivant sa nomination et déposer son rapport au greffe dans les plus brefs délais.

Résumé IA