Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA87-2300490(TA87-2300490)

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la demande de Mme B, qui contestait le refus du département de l'Indre de lui accorder le revenu de solidarité active (RSA) au motif qu'elle avait été suspendue de son emploi pour défaut de vaccination. Le tribunal a jugé que la suspension du contrat de travail, même résultant d'un choix personnel, interrompt de manière certaine la perception des revenus professionnels, sans que l'intéressé soit considéré comme involontairement privé d'emploi. En application des articles L. 262-2 et R. 262-13 du code de l'action sociale et des familles, il a annulé la décision de refus et enjoint au département de réexaminer la demande de Mme B.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2300715(TA87-2300715)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme A, infirmière anesthésiste au centre hospitalier de Brive, qui demandait réparation du préjudice financier subi en raison du paiement incomplet de ses heures de garde de 24 heures entre 2018 et 2022. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l'hôpital, estimant que l'existence d'une décision individuelle définitive sur la rémunération des gardes n'était pas établie. Sur le fond, le jugement a considéré que l'organisation du travail mise en place par l'établissement méconnaissait les dispositions du décret du 4 janvier 2002 relatif au temps de travail dans la fonction publique hospitalière, en ne rémunérant pas l'intégralité des heures de permanence comme du temps de travail effectif. En conséquence, le tribunal a condamné le centre hospitalier à verser à Mme A une indemnité de 36 660,89 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter de sa demande préalable, en réparation du préjudice résultant de cette faute.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2300718(TA87-2300718)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. B, infirmier anesthésiste, d’une demande d’indemnisation pour le paiement incomplet de ses heures de garde de 24 heures au centre hospitalier de Brive entre 2018 et 2022. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de l’exception de recours parallèle, faute pour l’établissement de justifier d’une décision individuelle devenue définitive. Sur le fond, il a jugé que l’organisation des gardes méconnaissait les dispositions du décret n° 2002-9 du 4 janvier 2002, les périodes de permanence constituant du temps de travail effectif non rémunéré intégralement. En conséquence, le tribunal a condamné le centre hospitalier à verser à M. B une indemnité de 30 693,11 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter de la demande préalable, avec capitalisation.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2300723(TA87-2300723)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme C, infirmière anesthésiste au centre hospitalier de Brive, d’une demande d’indemnisation pour le paiement incomplet de ses heures de garde de 24 heures entre juillet 2020 et octobre 2022. La requérante soutenait que ces périodes de permanence constituaient du temps de travail effectif non rémunéré conformément au décret du 4 janvier 2002. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de l’exception de recours parallèle, faute pour l’établissement de justifier d’une décision individuelle devenue définitive. Sur le fond, il a jugé que le centre hospitalier avait commis une faute en ne rémunérant pas l’intégralité des heures de travail effectif, en méconnaissance des dispositions du décret du 4 janvier 2002 et du décret du 25 avril 2002 relatif aux indemnités horaires pour travaux supplémentaires. En conséquence, le tribunal a condamné le centre hospitalier à verser à Mme C une indemnité de 16 700,10 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter de sa demande préalable et de leur capitalisation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2300906(TA87-2300906)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C B, commandant de police, qui contestait son arrêté de mutation du 12 janvier 2023. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, constatant que le délai de recours de deux mois avait expiré le 27 mars 2023, alors que la requête n'a été enregistrée que le 30 mai 2023. La notification de l'arrêté a été considérée comme régulière, le pli ayant été présenté au domicile du requérant le 26 janvier 2023. Aucun des autres moyens soulevés par le requérant n'a donc été examiné au fond.

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OrdonnancePlein contentieuxAUTRE

TA87-2402212(TA87-2402212)

Le Tribunal administratif de Limoges, saisi par la société Page Personnel d’un recours contre un ordre de recouvrement d’un trop-perçu d’aide aux employeurs d’apprentis, s’est déclaré territorialement incompétent. En application de l’article R. 312-10 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence du tribunal dans le ressort duquel se trouve l’établissement à l’origine du litige, soit Lyon (Rhône). Par conséquent, le dossier a été transmis au Tribunal administratif de Lyon.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA87-2301058(TA87-2301058)

Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par M. D C, fonctionnaire admis à la retraite pour invalidité, contestant le titre de pension qui lui refusait l'octroi d'une rente viagère d'invalidité. Le requérant soutenait que son invalidité (syndrome dépressif majeur) était imputable au service avec un taux de 30%, et que la décision était illégale en raison d'un défaut de base légale affectant l'arrêté préfectoral et l'avis conforme du ministre du budget. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le requérant n'avait pas été radié des cadres sur le fondement de l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite (invalidité imputable au service), mais pour une invalidité non imputable au service, ce qui exclut le bénéfice de la rente viagère d'invalidité prévue à l'article L. 28 du même code.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2301267(TA87-2301267)

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B et Mme A qui contestaient le refus de leur accorder le revenu de solidarité active (RSA) à compter de 2019. Le tribunal a rappelé que, dans le cadre d’un recours de plein contentieux, il lui appartient d’examiner les droits des intéressés et non les vices propres de la décision attaquée, rendant inopérant le moyen tiré d’un défaut de motivation. Il a également jugé que la saisine de la commission de recours amiable n’était pas obligatoire en l’espèce, conformément à la convention locale entre le département et la CAF. La solution retenue est fondée sur les articles L. 262-25, L. 262-47 et R. 262-89 du code de l’action sociale et des familles.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2301299(TA87-2301299)

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C, qui contestait la décision implicite de la caisse d'allocations familiales (CAF) de la Haute-Vienne refusant de réexaminer des indus de revenu de solidarité active (RSA), d'aide personnalisée au logement (APL) et d'aides exceptionnelles de fin d'année. La requête a été jugée irrecevable en raison de l'absence de recours administratif préalable obligatoire, conformément aux articles R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation pour l'APL et L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles pour le RSA. Le tribunal a également constaté que Mme C n'avait pas justifié avoir saisi la commission de recours amiable compétente ni le président du conseil départemental avant d'introduire son recours contentieux. Par conséquent, la demande d'annulation, d'injonction et de dommages-intérêts a été rejetée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2001018(TA87-2001018)

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par la société Eiffage Construction Limousin d’une demande de condamnation de la ville de Limoges à lui verser près de 3 millions d’euros pour des surcoûts liés à l’exécution du lot n°3 du marché de restructuration du stade de Beaublanc. La société invoquait des fautes contractuelles de la maîtrise d’ouvrage, notamment des retards et des insuffisances dans la fourniture des documents d’exécution, ainsi qu’une mauvaise gestion du planning. La ville de Limoges a opposé l’irrecevabilité de la requête en raison d’un protocole transactionnel signé en 2019, et a subsidiairement cherché à faire garantir les condamnations par les maîtres d’œuvre. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les préjudices invoqués étaient couverts par la transaction, et a condamné la société Eiffage à verser 3 000 euros à la ville au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401470(TA87-2401470)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 12 juillet 2024 lui refusant un certificat de résidence et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence du signataire, le sous-préfet bénéficiant d'une délégation régulière. Sur le fond, il a jugé que la délivrance d'un certificat de résidence de dix ans en qualité d'ascendant de Français, prévue par l'article 7 bis b) de l'accord franco-algérien, n'est pas subordonnée à la présentation d'un visa de long séjour, mais uniquement à la régularité du séjour. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les textes appliqués sont l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401469(TA87-2401469)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Vienne. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et que le moyen tiré de l'incompétence manquait en fait. Il a également estimé que la demande de certificat de résidence de dix ans en tant qu'ascendant de Français était infondée, car Mme C ne justifiait pas d'un visa de long séjour, condition nécessaire pour l'obtention de ce titre selon l'accord franco-algérien. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, fondé sur les stipulations de l'accord franco-algérien et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401458(TA87-2401458)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Vienne. Le tribunal a estimé que la décision de refus ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment intenses et stables en France. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixant le pays de destination, dépourvues de base légale du fait de la légalité du refus de titre, ont également été validées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401453(TA87-2401453)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de M. et Mme C, ressortissants turcs, qui contestaient les arrêtés préfectoraux refusant leur admission au séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article L. 425-10 du CESEDA relatif au séjour des parents d'enfant malade, de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que l'avis du collège de médecins de l'Ofii, concluant que le défaut de prise en charge médicale de leur fils autiste n'aurait pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité, n'était pas contesté par des éléments probants. En conséquence, les décisions de refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement ont été jugées légales.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401452(TA87-2401452)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de M. et Mme C, ressortissants turcs, qui contestaient les arrêtés préfectoraux refusant leur admission au séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif au séjour pour soins d'un enfant mineur, ainsi que des articles 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que le collège médical de l'Ofii avait conclu que le défaut de prise en charge médicale de leur fils autiste n'entraînerait pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité, et que les requérants n'apportaient pas d'éléments suffisants pour contredire cet avis. En conséquence, le tribunal a jugé que les décisions de refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement étaient légales.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA87-2401446(TA87-2401446)

Le Tribunal Administratif de Limoges annule l'arrêté du 10 juillet 2024 par lequel le préfet de la Corrèze a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. C, ressortissant marocain victime de traite des êtres humains, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal juge que le préfet a méconnu l'article L. 425-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car la procédure pénale engagée par M. C n'était pas achevée à la date de l'arrêté, le classement sans suite ayant été contesté. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français est également annulée pour défaut de base légale. Le tribunal enjoint au préfet de renouveler le titre de séjour de M. C pour un an dans un délai d'un mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2400103(TA87-2400103)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B, qui contestait une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de l'Indre pour le recouvrement d’un indu d’aide personnalisée au logement de 533,93 euros. La requérante invoquait uniquement sa précarité financière pour demander une réduction de ses mensualités. Le juge a rappelé que, sur le fondement des articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale, l’opposition à contrainte ne peut porter que sur le principe, la quotité ou l’exigibilité de la créance. Faute de contester ces éléments, le moyen tiré de l’incapacité de payer a été jugé inopérant, entraînant le rejet de l’ensemble des conclusions.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2400098(TA87-2400098)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de M. C, qui contestait les décisions implicites du ministre de l'intérieur refusant de lui restituer des points de permis de conduire retirés suite à une infraction de circulation en sens interdit le 16 octobre 2020. Le juge a considéré que l'absence de notification individuelle du retrait de points n'affecte pas la légalité de ce retrait, mais seulement son opposabilité et le délai de recours. La réalité de l'infraction a été établie par l'émission d'un titre exécutoire, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route. Les conclusions à fin d'annulation ont donc été jugées infondées.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA87-2400029(TA87-2400029)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 8 952,06 euros. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions relatives au bien-fondé de l’indu, faute pour le requérant d’avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l’article L. 262-47 du code de l’action sociale et des familles. La demande de remise gracieuse ne valant pas contestation de l’indu lui-même, la décision du président du conseil départemental de l’Indre du 21 novembre 2023 a été confirmée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA87-2401630(TA87-2401630)

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A D, ressortissant brésilien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Vienne. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée récente en France et de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment établis. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'obligation de quitter le territoire, jugée légale par exception d'illégalité du refus de séjour.

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